Intérim · CDD · CDI intérimaire

Capacité d'emprunt en intérim ou en CDD

La règle des 35 % est la même pour tout le monde. Ce qui change, quand le contrat est précaire, c'est le revenu que la banque accepte de retenir. Ce simulateur rend cet écart visible — et montre sur quels leviers vous pouvez réellement agir.

Votre situation

Seuil FASTT : 414 h.
Hors IFM et congés payés.
Moyenne mensuelle.
Mensualités hors logement.
C'est le paramètre déterminant, et il n'est fixé par aucun texte : chaque établissement applique sa propre politique, de 0 % à la totalité. Faites varier le curseur pour voir ce qui se joue sur votre dossier.
%
À remplacer par votre proposition.
%
Comprise dans les 35 %.
Revenu retenu
Mensualité maximale
Capital empruntable

Ce que la banque regarde, et ce qu'elle ne regarde pas

Une idée fausse circule : « on ne peut pas emprunter en intérim ». Aucun texte ne l'interdit, et la règle prudentielle est rigoureusement la même pour tous. L'obstacle est ailleurs, et il est double : la reconstitution du revenu et la durée d'activité.

Le revenu est lissé, pas photographié

Pour un salarié en CDI, la banque prend le dernier bulletin de salaire. Pour un contrat précaire, elle reconstitue un revenu moyen sur une période longue — le plus souvent deux ans, parfois trois — à partir des avis d'imposition et des bulletins. Un bon mois ne compte donc pas plus qu'un mois creux, et une interruption entre deux missions pèse dans la moyenne.

Les IFM et les congés payés sont du revenu variable

C'est le point le moins compris, et le plus lourd de conséquences. L'indemnité de fin de mission et l'indemnité compensatrice de congés payés représentent ensemble plus d'un cinquième de ce que touche un intérimaire. Mais elles n'existent que s'il y a des missions : les établissements les traitent donc comme du revenu variable, retenu à une fraction de son montant, parfois écarté.

Aucun texte ne fixe cette fraction — d'où le curseur du simulateur. Faites-le varier : vous verrez que l'écart entre 0 % et 100 % de prise en compte pèse davantage sur votre capacité que le taux d'intérêt lui-même. C'est aussi ce qui explique que deux banques répondent différemment au même dossier.

La règle des 35 %, la même pour tous

Le taux d'effort maximal de 35 % des revenus nets, assurance emprunteur comprise, et la durée maximale de 25 ans — portée à 27 ans lorsque le remboursement commence après une phase de différé — résultent d'une décision du Haut Conseil de stabilité financière, juridiquement contraignante depuis le 1er janvier 2022.

Les banques disposent d'une marge de flexibilité portant sur 20 % de leur production trimestrielle de crédits, qu'elles réservent en priorité à l'acquisition d'une résidence principale. C'est une marge, pas un droit : elle ne se demande pas, elle s'obtient sur la qualité du reste du dossier.

Trois leviers concrets

Le seuil des 414 heures

Le FASTT, le fonds d'action sociale du travail temporaire, ouvre ses services d'accès au crédit et au logement à partir de 414 heures d'intérim sur les douze derniers mois. Le seuil a été abaissé : il était auparavant de 600 heures. Les services de base, eux, sont accessibles gratuitement dès la première mission.

Le CDI intérimaire

C'est un véritable contrat à durée indéterminée, conclu avec l'entreprise de travail temporaire et prévu aux articles L1251-58-1 et suivants du code du travail. Il garantit une rémunération mensuelle minimale y compris entre les missions — exactement la visibilité qui manque à la banque en intérim classique. Il ouvre aussi les services du FASTT sans condition d'heures.

L'apport et l'épargne régulière

L'apport ne modifie pas votre taux d'effort : il réduit le capital emprunté. Son effet réel est ailleurs — une épargne constituée régulièrement, mois après mois, démontre précisément ce que la banque cherche à vérifier quand les revenus sont irréguliers : que vous savez absorber les creux.

Sources et méthode

  • Taux d'effort de 35 % assurance comprise, durée de 25 ans (27 ans avec différé) et marge de flexibilité de 20 % : décision du Haut Conseil de stabilité financière, contraignante depuis le 1er janvier 2022.
  • Seuil de 414 heures d'intérim sur douze mois pour l'accès aux services crédit et logement, gratuité dès la première mission : FASTT, fonds d'action sociale du travail temporaire.
  • CDI intérimaire : articles L1251-58-1 et suivants du code du travail.
  • Indemnité de fin de mission et indemnité compensatrice de congés payés : articles L1251-32 et L1251-19 du code du travail.

La pondération des revenus variables ne relève d'aucun texte : c'est une politique propre à chaque établissement. Le simulateur la laisse volontairement à votre main plutôt que de figer une valeur qui ne vaudrait pour aucune banque en particulier. Résultat indicatif, qui ne vaut pas accord de prêt.

Questions fréquentes

Oui. Aucun texte ne l'interdit et la règle des 35 % s'applique à tous de la même façon. Ce qui change, c'est la reconstitution du revenu : la banque lisse sur 24 mois au lieu de prendre le dernier bulletin, et ne retient qu'une partie des IFM et des primes.

Le FASTT ouvre ses services d'accès au crédit et au logement à partir de 414 heures sur les douze derniers mois — le seuil était auparavant de 600 heures. Le CDI intérimaire ouvre les mêmes droits sans condition d'heures.

Beaucoup. C'est un véritable CDI conclu avec l'agence, prévu aux articles L1251-58-1 et suivants du code du travail, qui garantit une rémunération minimale entre les missions. Il donne à la banque la visibilité qui manque en intérim classique.

Partiellement, et cela varie d'une banque à l'autre. L'indemnité de fin de mission et l'indemnité de congés payés dépassent 20 % de la rémunération d'un intérimaire, mais elles sont liées à l'existence de missions : les établissements les retiennent à une fraction de leur montant, voire pas du tout.

Aucune règle ne l'impose, mais c'est le levier le plus efficace. L'apport ne change pas votre taux d'effort : il réduit le capital à emprunter et démontre une capacité d'épargne régulière, précisément ce que la banque cherche à vérifier.

La logique est la même qu'en intérim : revenus lissés et prise en compte partielle du variable. Deux éléments pèsent favorablement — une succession de CDD chez le même employeur, et une perspective de titularisation écrite. Un CDD en cours de renouvellement est mieux considéré qu'un CDD isolé.

Cela dépend de votre horizon. Un CDI en période d'essai n'est pas mieux traité qu'un intérim ancien : la banque attend le plus souvent la fin de la période d'essai. À l'inverse, deux ans d'intérim continu dans un secteur en tension constituent un dossier défendable.
Simulateur à but informatif. Seul un établissement bancaire peut se prononcer sur votre dossier, après étude de l'ensemble de votre situation.

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