Calculateur Salaire
Intérim Net
Convertissez votre taux horaire en salaire net réel. Notre outil intègre automatiquement les 10% d'IFM, les 10% de Congés Payés, vos primes et le CET.
Votre mission
Renseignez vos informations, le calcul est instantané.
Le repas pris sur chantier est exonéré de cotisations et d'impôt dans la limite de 10,40 € par jour en 2026 (BOSS, frais professionnels). Au-delà, la différence est un complément de salaire : elle entre dans le brut, supporte les cotisations et l'impôt. Renseignez votre panier journalier réel : l'outil remplit tout seul la case « Primes Non-Imposables » (part nette) et la case « Paniers / IPD soumis » (part brute).
Détail de votre fiche de paie
| Rubrique | Montant |
|---|---|
|
Salaire de Base
13,50 €/h × 151,67h
|
0 € |
| Primes imposables | 0 € |
| Sous-total Brut | 0 € |
| 10% IFM (Précarité) | 0 € |
|
10% ICCP (Congés)
Calculé sur Base + Primes + IFM (double détente)
|
0 € |
| TOTAL BRUT GLOBAL | 0 € |
| Charges salariales (22%) | - 0 € |
| Paniers & Indemnités (Non taxé) | + 0 € |
| NET À PAYER | 0 € |
Barème rapide — Taux horaire → Net mensuel
| Taux horaire brut | Salaire de base | + IFM (10%) | + ICCP (10%) | Total brut | ≈ Net à payer |
|---|
Comprendre le salaire intérimaire en 2026
En résumé : un intérimaire à 13,50 €/h brut touche environ 1 930 € net par mois grâce aux +10% d'IFM et +10% de congés payés versés chaque mois. C'est ~20% de plus qu'un CDI au même taux horaire.
Qu'est-ce que l'IFM (Indemnité de Fin de Mission) ?
L'IFM est une prime de précarité de 10% versée à la fin de chaque mission d'intérim (ou chaque mois selon l'agence). Elle compense l'absence de stabilité de l'emploi. Elle est calculée sur la totalité de la rémunération brute : heures normales + heures supplémentaires + primes imposables.
L'IFM n'est pas versée dans certains cas : embauche en CDI immédiate, rupture à l'initiative du salarié, faute grave, ou mission dans le cadre d'un emploi saisonnier.
Heures supplémentaires en intérim : +25 % et +50 %
Un intérimaire n'est pas payé « au forfait » au-delà de 35 h. En vertu du principe d'égalité de traitement (art. L1251-18 du Code du travail), il perçoit la même rémunération qu'un salarié de l'entreprise utilisatrice au même poste, majorations d'heures supplémentaires comprises.
Le décompte se fait par semaine civile (du lundi 0 h au dimanche 24 h), et non sur le mois. Les taux légaux (art. L3121-36) sont :
Un accord de branche ou d'entreprise peut fixer d'autres taux, sans jamais descendre en dessous de 10 % : le simulateur permet de saisir vos taux réels dans les champs « Majoration 1 » et « Majoration 2 ».
Exemple : 180 h dans le mois à 13,50 €/h
- 151,67 h au taux normal = 2 047,55 €
- 28,33 h majorées à +25 % (16,875 €/h) = 478,07 €
- Salaire de base réel = 2 525,62 €, contre 2 430 € si l'on multipliait bêtement 180 h × 13,50 € : 95,62 € de majoration perdus — sans compter l'IFM et l'ICCP qui se calculent dessus.
Deux avantages s'ajoutent, appliqués par défaut dans le simulateur (bouton « Exonération heures sup. ») :
- Réduction de cotisations salariales de 11,31 % maximum sur la rémunération des heures supplémentaires (art. L241-17 du Code de la sécurité sociale) : assurance vieillesse de base et retraite complémentaire.
- Exonération d'impôt sur le revenu des heures supplémentaires, dans la limite de 7 500 € nets par an (plafond commun avec les RTT monétisées). Au-delà, l'excédent redevient imposable.
Ces heures majorées entrent intégralement dans l'assiette de l'IFM (10 %) et de l'ICCP (10 %) : une heure supplémentaire rapporte donc en réalité ≈ 21 % de plus que sa seule majoration. En cas d'annualisation ou de modulation du temps de travail dans l'entreprise utilisatrice, le décompte se fait en fin de période de référence : votre relevé d'heures fait alors foi, utilisez la saisie manuelle.
La règle de la "Double Détente" pour les Congés Payés
En intérim, les congés payés sont versés sous forme d'Indemnité Compensatrice de Congés Payés (ICCP) à hauteur de 10%. La particularité est que cette ICCP est calculée sur le salaire brut incluant l'IFM. C'est ce qu'on appelle la « double détente ».
Exemple concret :
Salaire brut : 2 047 € → IFM (10%) = 204,70 € → ICCP (10% de 2 251,70 €) = 225,17 €
Total brut = 2 047 + 204,70 + 225,17 = 2 476,87 €
Le Compte Épargne Temps (CET)
Proposé par la plupart des agences d'intérim, le CET permet de placer tout ou partie de vos IFM et ICCP. L'argent est bloqué et génère des intérêts dont le taux varie selon l'agence (souvent autour de 5% par an). Vous pouvez débloquer les fonds :
- À la fin de votre contrat d'intérim
- Sur demande (avec un délai variable selon l'agence)
- En cas de CDI, mariage, naissance, achat immobilier…
Les primes non imposables en intérim
En plus du salaire, les intérimaires perçoivent souvent des indemnités de frais professionnels qui ne sont pas soumises aux cotisations ni à l'impôt sur le revenu :
Quand le panier dépasse le plafond : deux lignes sur le bulletin
Ces indemnités ne sont exonérées que dans la limite des barèmes URSSAF. Pour un repas pris sur un chantier, le plafond est de 10,40 € par jour en 2026 (BOSS, frais professionnels). Si l'entreprise utilisatrice paie le panier 16,50 €, la répartition est la suivante :
- 10,40 € par jour restent des frais professionnels : ni cotisations, ni CSG-CRDS, ni impôt. C'est la case « Primes Non-Imposables » du simulateur.
- 6,10 € par jour deviennent un complément de salaire : la somme entre dans le brut, supporte les cotisations salariales et l'impôt sur le revenu. C'est la case « Paniers / IPD soumis ».
L'indemnité de trajet du BTP suit le même traitement : elle est intégralement soumise à cotisations, car elle indemnise une sujétion et non un frais (Cour de cassation, 2e civ., 15 juin 2017, n° 16-19.162). L'option « Répartir automatiquement » fait le calcul à partir de votre panier journalier et de votre nombre de jours de chantier. Pour connaître les montants conventionnels de votre région, utilisez le calculateur des indemnités de petits déplacements BTP.
Par défaut, cette part soumise n'est pas intégrée à l'assiette de l'IFM et des ICCP : les indemnités de petits déplacements conservent la nature d'indemnité de frais professionnels, seule leur fraction excédentaire étant réintégrée dans l'assiette des cotisations. Si votre bulletin les intègre malgré tout, une case permet de le reproduire.
Principes d'égalité de traitement
La loi impose que l'intérimaire reçoive au minimum la même rémunération qu'un salarié permanent occupant le même poste dans l'entreprise utilisatrice. Cela inclut le salaire de base, mais aussi les primes liées au poste (13e mois, prime de rendement, etc.).
Foire aux questions
Exemple : 2 000 € salaire + 200 € IFM = 2 200 €. Vos congés seront de 220 € (et non 200 €).
Sources officielles : Code du travail, art. L1251-32 et L1251-19 (Légifrance) · info.gouv.fr — SMIC revalorisé au 1ᵉʳ juin 2026 · URSSAF — Frais professionnels (repas) · Code du travail, art. L3121-36 — majorations des heures supplémentaires (Légifrance) · URSSAF — Réduction de cotisations salariales sur les heures supplémentaires (11,31 %) · Service-public.fr — Exonération d'impôt des heures supplémentaires (7 500 € nets/an)
Contenu vérifié — dernière vérification : août 2026
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