Valeur 2026 : 4,50 €/heure (franchise URSSAF)

Gratification de stage :
4,50 € par heure en 2026

Dès que le stage dépasse 2 mois, la gratification devient obligatoire — et son montant minimal suit le plafond horaire de la Sécurité sociale. Calcul exact, exonérations et droits associés : la référence 2026.

La valeur 2026

4,50 €
par heure de présence · 15 % × 30 €
693 €
pour un mois type de 154 h
> 2 mois
seuil d'obligation · 308 h

Le minimum légal est indexé sur le plafond horaire de la Sécurité sociale (30 € en 2026) : il évolue donc chaque 1er janvier. Une convention de branche ou un accord professionnel étendu peut prévoir un montant supérieur — jamais inférieur (article L124-6 du Code de l'éducation).

Calculer la gratification de votre stage

Le calcul officiel ne se fait ni en mois calendaires ni en jours ouvrés, mais en heures de présence effective. Renseignez la durée réelle : l'outil applique les équivalences légales (7 h = 1 jour, 22 jours = 1 mois), dit si la gratification est obligatoire et sépare la part exonérée de cotisations.

Calculateur de gratification de stage
€/h
Minimum légal 2026 : 4,50 €. Vérifiez votre convention de branche.
Heures de présence
—
Équivalence légale
—
Par mois (moyenne)
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Total du stage
—
Détail du calcul

    Estimation fondée sur les heures déclarées. Les absences non rémunérées, les jours fériés chômés et les clauses plus favorables de la convention de stage peuvent modifier le total réel.

    Obligatoire ou pas ? La règle des 2 mois

    Durée du stage (même organisme, même année d'enseignement)Gratification
    Jusqu'à 2 mois (≤ 44 jours à 7 h, ≤ 308 h)Facultative
    Plus de 2 mois — consécutifs ou nonObligatoire dès la 1re heure

    Point souvent raté : quand le seuil est franchi, la gratification est due pour l'ensemble du stage, rétroactivement au premier jour — pas seulement au-delà des 2 mois.

    Le calcul au réel, mois par mois

    • Heures de présence effectives × 4,50 € : un mois de 140 h donne 630 €, un mois de 161 h donne 724,50 € ;
    • Le lissage (montant identique chaque mois) est possible d'un commun accord, mais le total doit correspondre aux heures réelles ;
    • Versement mensuel (pas en fin de stage), dès le premier mois ;
    • Absences et congés prévus par la convention : non gratifiés, sauf clause plus favorable.

    Gratification brute ou nette ?

    C'est la question la plus posée, et la réponse est inhabituelle : au minimum légal, brut et net sont identiques. Deux raisons se cumulent.

    • La gratification n'a pas le caractère d'un salaire au sens du Code du travail (article L124-6 du Code de l'éducation) : le stagiaire n'est pas un salarié.
    • Jusqu'à 15 % du plafond horaire — soit 4,50 €/h en 2026 — elle est exonérée de cotisations et contributions sociales, CSG et CRDS comprises. Il n'y a donc rien à retrancher.

    Le raisonnement s'inverse dès que l'organisme verse davantage : seule la fraction au-dessus de 4,50 €/h est soumise à cotisations, et c'est elle seule qui creuse un écart entre le brut et le net. Un stage gratifié 6 €/h laisse ainsi 4,50 € exonérés et 1,50 € traités comme du salaire. Le calculateur ci-dessus affiche cette répartition.

    Exonérations : la « franchise » de cotisations

    Jusqu'au minimum légal (4,50 €/h), la gratification est exonérée de toutes cotisations et contributions sociales, côté organisme comme côté stagiaire — seule la cotisation AT/MP reste due par l'établissement d'enseignement ou l'organisme. Au-delà du minimum, la fraction excédentaire est soumise à cotisations comme un salaire. Côté impôt, les gratifications sont exonérées dans la limite du SMIC annuel.

    Ce que le stagiaire doit aussi recevoir

    • Titres-restaurant ou accès au restaurant d'entreprise, dans les mêmes conditions que les salariés (calculateur titres-restaurant) ;
    • 50 % de l'abonnement de transports en commun domicile-lieu de stage ;
    • Protection sociale (accident du travail), inscription au registre du personnel, durées maximales (6 mois par organisme et par année d'enseignement, soit 924 h de présence effective), délai de carence entre deux stages sur un même poste ;
    • Et après le stage : possibilité de racheter jusqu'à 2 trimestres de retraite à tarif préférentiel dans les 2 ans (simulateur rachat de trimestres).

    Stage, apprentissage : ne pas confondre

    Le stagiaire n'est pas un salarié : pas de contrat de travail, pas de SMIC, pas de congés payés au sens strict. L'apprenti, lui, est salarié avec une grille en % du SMIC selon l'âge et l'année — comparez avec le simulateur salaire apprenti si vous hésitez entre les deux statuts pour une même mission longue.

    Évolution du taux horaire

    AnnéePlafond horaire SSGratification minimaleMois type de 154 h
    202529 €4,35 €/h669,90 €
    202630 €4,50 €/h693,00 €

    La revalorisation prend effet au 1er janvier et s'applique aux conventions en cours : un stage à cheval sur deux années civiles change de taux en janvier.

    Sources officielles : articles L124-6 et L124-5 du Code de l'éducation (Légifrance), urssaf.fr (stagiaire étudiant), service-public.fr. Valeur vérifiée en septembre 2026 — page mise à jour chaque 1er janvier.

    Questions fréquentes

    4,50 € par heure de présence effective, soit 15 % du plafond horaire de la Sécurité sociale (30 € en 2026). Pour un mois type de 154 heures (22 jours × 7 h), cela représente 693 €. Une convention de branche ou un accord d'entreprise peut prévoir davantage.

    Dès que le stage dépasse 2 mois — consécutifs ou non — au cours de la même année d'enseignement chez le même organisme, soit plus de 44 jours à 7 heures ou plus de 308 heures. En dessous, la gratification est facultative (mais possible).

    Jusqu'à 4,50 €/heure (le minimum légal), elle est exonérée de toutes cotisations sociales — seule la fraction au-delà est cotisée. Côté impôt, les gratifications sont exonérées dans la limite du SMIC annuel, un seuil rarement atteint en stage.

    Au minimum légal, brut et net sont identiques. La gratification n'a pas le caractère d'un salaire (article L124-6 du Code de l'éducation) et elle est exonérée de cotisations, de CSG et de CRDS jusqu'à 4,50 €/heure : il n'y a rien à retrancher. Seule la fraction versée au-delà de ce seuil est cotisée, et c'est elle seule qui crée un écart entre le brut et le net.

    Six mois par organisme d'accueil et par année d'enseignement, soit 924 heures de présence effective (article L124-5 du Code de l'éducation). Le décompte suit les mêmes équivalences que la gratification : 7 heures de présence valent un jour, 22 jours valent un mois. Aucune dérogation n'est prévue.

    Au réel : heures de présence effectives du mois × 4,50 €. Le décompte se fait mois par mois (pas de lissage obligatoire, mais possible d'un commun accord). Les congés et absences autorisés ne sont pas rémunérés, sauf dispositions plus favorables de la convention de stage.

    Les mêmes que les salariés pour les titres-restaurant ou l'accès au restaurant d'entreprise, et le remboursement de 50 % de l'abonnement de transports en commun. Le stagiaire bénéficie aussi des protections de base : durées maximales, présence dans le registre du personnel, protection contre le harcèlement.

    Pas automatiquement (la gratification exonérée ne valide pas de trimestres), mais les périodes de stage gratifiées peuvent être rachetées à tarif préférentiel dans les 2 ans suivant la fin du stage, dans la limite de 2 trimestres — un dispositif distinct du rachat d'années d'études.

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