Hygiène, sécurité & environnement

Chaleur et canicule : mes obligations d'employeur sont-elles remplies ?

Risque chaleur au DUERP, eau fraîche, horaires aménagés, plan d'action en cas d'épisode de chaleur intense : vérifiez vos obligations face aux fortes chaleurs.

Les fortes chaleurs exposent les travailleurs à des risques graves (déshydratation, coup de chaleur, accidents). Au titre de son obligation de sécurité (article L4121-1 du Code du travail), l'employeur doit évaluer le risque chaleur dans le DUERP et prendre des mesures : eau potable fraîche (au moins 3 litres par jour et par travailleur sur les chantiers du BTP — article R4534-143), aménagement des horaires et des tâches, pauses, zones d'ombre ou rafraîchies. La réglementation renforce en outre les obligations lors des épisodes de chaleur intense signalés par la vigilance météo, avec des mesures et un plan d'action adaptés.

Cet assistant éclaire vos obligations. Il ne remplace pas l'évaluation des risques ni l'avis du service de prévention.

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Toutes les réponses possibles

Exposition faible, mais restez attentif aux épisodes extrêmes

Sans exposition notable à la chaleur, les mesures spécifiques ne s'imposent pas au quotidien. Les épisodes de canicule peuvent toutefois rendre des locaux habituellement tempérés pénibles (pannes de climatisation, pics exceptionnels) : prévoyez de l'eau fraîche, surveillez la vigilance météo et réévaluez le risque (DUERP) chaque été ou en cas de changement de locaux.

Évaluation et mesures de prévention à mettre en place

Face à un risque chaleur identifié, vous devez : l'intégrer au DUERP, fournir de l'eau potable fraîche (au moins 3 litres par jour et par travailleur sur les chantiers — R4534-143), aménager horaires et tâches (heures les moins chaudes, pauses, rotation), prévoir des zones d'ombre ou rafraîchies, adapter les EPI et former les salariés aux signes du coup de chaleur. Le manquement engage votre obligation de sécurité, particulièrement en cas d'accident.

Plan « chaleur intense » à formaliser

Au-delà des mesures permanentes, les épisodes de chaleur intense signalés par la vigilance météo imposent des mesures renforcées : réorganisation du travail, hydratation et pauses accrues, surveillance mutuelle des salariés, information sur les risques et la conduite à tenir, voire suspension des tâches les plus exposées. Formalisez un plan d'action déclenché par les niveaux de vigilance, en lien avec le service de prévention et le CSE. En cas de danger grave et imminent, le droit de retrait peut s'appliquer.

Dispositif chaleur a priori en place

Évaluation au DUERP, mesures permanentes et plan d'action en cas d'épisode de chaleur intense : votre dispositif paraît complet. Maintenez-le opérationnel : vérification des points d'eau et des zones rafraîchies avant l'été, information annuelle des salariés et des nouveaux arrivants, attention particulière aux travailleurs vulnérables (intérimaires, jeunes, salariés sous traitement) et retour d'expérience après chaque épisode.

Questions fréquentes

Non, le Code du travail ne fixe pas de température maximale au-delà de laquelle le travail serait automatiquement interdit. L'employeur doit en revanche évaluer le risque chaleur et prendre les mesures nécessaires, renforcées lors des épisodes de chaleur intense signalés par la vigilance météo.

L'employeur met à disposition de l'eau potable et fraîche. Sur les chantiers du BTP, le minimum est de 3 litres par jour et par travailleur (article R4534-143).

Mettre en œuvre des mesures renforcées : aménagement des horaires vers les heures les moins chaudes, pauses et hydratation accrues, surveillance des salariés, information sur les signes du coup de chaleur, et suspension des tâches les plus exposées si la protection ne peut être assurée.

Non. Il s'agit d'un outil d'orientation général. Les mesures exactes découlent de l'évaluation des risques propre à vos situations de travail, avec l'appui du service de prévention.
Cet assistant a une vocation purement informative et ne constitue pas un conseil juridique ou réglementaire. Pour une analyse de votre situation, rapprochez-vous d'un professionnel compétent (avocat, conseil de prud'hommes, inspection du travail, DREETS…).