Démission : ai-je droit au chômage ?
Démission légitime, projet de reconversion, réexamen après 4 mois : vérifiez en quelques questions vos droits à l'allocation chômage après une démission.
En principe, la démission est une privation volontaire d'emploi qui n'ouvre pas droit à l'allocation chômage (ARE). Trois grandes exceptions existent : les démissions légitimes (cas listés par la réglementation d'assurance chômage), la démission pour projet de reconversion professionnelle (sous conditions strictes, dont environ 5 ans d'activité continue et un projet validé), et le réexamen de la situation après 121 jours de chômage non indemnisé.
Cet assistant vous aide à situer vos droits. Il ne remplace pas l'analyse de France Travail ni d'un conseiller en évolution professionnelle.
Toutes les réponses possibles
Démission légitime : droits au chômage possibles
Si votre situation correspond à l'un des cas de démission légitime listés par la réglementation d'assurance chômage, votre démission est assimilée à une privation involontaire d'emploi : vous pouvez percevoir l'ARE si vous remplissez les autres conditions (durée d'affiliation, inscription, recherche d'emploi). Préparez les justificatifs propres à votre cas (mutation du conjoint, preuves des salaires impayés, dépôt de plainte…) avant l'inscription à France Travail.
Démission-reconversion : possible, mais la démarche précède la démission
Le dispositif « démissionnaire » permet de percevoir l'ARE pour un projet de reconversion réelle et sérieuse (formation ou création/reprise d'entreprise), sous conditions : environ 5 ans d'activité salariée continue, demande de conseil en évolution professionnelle (CEP) avant la démission, puis validation du projet par la commission paritaire régionale. Ne démissionnez pas avant d'avoir obtenu cette validation, sous peine de perdre le bénéfice du dispositif.
Réexamen possible après 121 jours
Après 121 jours (environ 4 mois) de chômage non indemnisé suivant une démission, vous pouvez saisir l'instance paritaire régionale de France Travail pour demander le réexamen de votre situation. Vous devrez démontrer des recherches actives d'emploi (candidatures, entretiens, formations suivies). En cas de décision favorable, l'ARE peut vous être attribuée à compter du 122e jour.
Pas de droit à l'ARE dans l'immédiat
Hors démission légitime et hors dispositif reconversion, la démission n'ouvre pas droit à l'allocation chômage. Avant de démissionner, explorez les alternatives : rupture conventionnelle (qui ouvre droit à l'ARE), mobilisation du CPF, ou préparation d'un dossier démission-reconversion. Si la démission est déjà actée, le réexamen après 121 jours reste possible en justifiant vos recherches.