Avantages en nature · 2026

Avantage en nature véhicule

Avantage en nature véhicule de fonction (barème 2026)

L'avantage en nature véhicule évalue l'usage privé d'un véhicule de fonction. Depuis l'arrêté du 25 février 2025 : 15 % du coût d'achat (10 % au-delà de 5 ans) ou 50 % du coût global de location, avec un abattement de 70 % plafonné à 4 641,60 € par an en 2026 pour les véhicules 100 % électriques. Les véhicules remis avant le 1er février 2025 restent à 9 % / 30 %.

Catégorie Avantages en nature
Taux salarial soumis comme un salaire (ajouté au brut, déduit du net)
Taux patronal soumis comme un salaire
Assiette 15 % du coût d'achat ou 50 % du coût global de location (mise à disposition depuis le 01/02/2025) — abattement 70 % si 100 % électrique
Millésime 2026

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Qu'est-ce que c'est ?

L'avantage en nature véhicule correspond à la mise à disposition permanente d'un véhicule de fonction que le salarié peut utiliser à des fins privées : trajets domicile-travail, week-ends, vacances. Cette économie de dépense constitue un complément de rémunération : elle est évaluée en euros, ajoutée au salaire brut pour le calcul des cotisations et de l'impôt, puis déduite du net à payer puisqu'elle n'est pas versée en argent.

Le point décisif, et la principale source d'erreur en paie depuis 2025, est la date de mise à disposition du véhicule. L'arrêté du 25 février 2025 a relevé les taux forfaitaires (de 9 % à 15 % pour un véhicule acheté, de 30 % à 50 % pour un véhicule loué) mais uniquement pour les véhicules remis au salarié à compter du 1er février 2025. Les véhicules attribués avant cette date restent évalués selon l'ancien barème, aussi longtemps qu'ils sont mis à disposition. Une même flotte fait donc coexister deux modes de calcul.

La contrepartie de ce durcissement est un avantage nettement renforcé pour les véhicules 100 % électriques : l'abattement est passé de 50 % à 70 %, avec un plafond porté à 4 641,60 € par an en 2026, sous condition de score environnemental. Les hybrides, y compris rechargeables, sont exclus de cet abattement.

À l'inverse, un véhicule utilisé exclusivement pour le travail — restitué en fin de journée ou de semaine, usage privé contractuellement interdit — ne génère aucun avantage en nature. C'est la distinction entre véhicule de fonction (usage privé autorisé, avantage à déclarer) et véhicule de service (usage professionnel seul, rien à déclarer).

Comment c'est calculé ?

Deux barèmes coexistent depuis 2025. L'arrêté du 25 février 2025 a fortement relevé les taux forfaitaires. Le barème applicable dépend uniquement de la date de mise à disposition du véhicule au salarié, pas de l'année de paie : un véhicule remis en 2023 reste évalué à 9 % en 2026, un véhicule remis en mars 2025 est évalué à 15 %. Une même entreprise applique donc souvent les deux barèmes en parallèle sur sa flotte.

Méthode 1 — Évaluation forfaitaire

Véhicules mis à disposition depuis le 1er février 2025 (arrêté du 25 février 2025) :

Type de véhiculeSans prise en charge du carburantAvec carburant privé payé par l'employeur
Acheté, âgé de 5 ans ou moins15 % du coût d'achat TTC15 % + frais réels de carburant privé sur factures, ou 20 % du coût d'achat
Acheté, plus de 5 ans10 % du coût d'achat TTC10 % + frais réels sur factures, ou 15 % du coût d'achat
Loué ou en LOA / LLD50 % du coût global annuel (location + entretien + assurance)50 % + frais réels sur factures, ou 67 % du coût global carburant et taxes compris

Véhicules mis à disposition avant le 1er février 2025 — ancien barème, toujours en vigueur pour ces véhicules :

Type de véhiculeSans carburantAvec carburant privé
Acheté, 5 ans ou moins9 % du coût d'achat TTC9 % + frais réels, ou 12 %
Acheté, plus de 5 ans6 % du coût d'achat TTC6 % + frais réels, ou 9 %
Loué / LOA / LLD30 % du coût global annuel TTC30 % + frais réels, ou 40 %

Deux plafonds à ne pas oublier sur les véhicules loués : l'avantage évalué pour un véhicule loué est plafonné au montant qui aurait été obtenu si l'employeur avait acheté le véhicule. Le prix de référence retenu est le prix d'achat TTC payé par le loueur, rabais compris dans la limite de 30 % du prix conseillé par le constructeur à la date de début du contrat.

Véhicules 100 % électriques : l'abattement de 70 %

Pour un véhicule fonctionnant exclusivement à l'énergie électrique, mis à disposition entre le 1er février 2025 et le 31 décembre 2027 et respectant le score environnemental qui conditionne l'éligibilité au bonus écologique :

  • on applique le barème forfaitaire ci-dessus, puis un abattement de 70 % sur le montant obtenu ;
  • cet abattement est plafonné à 4 641,60 € par an en 2026 (4 582 € à la publication de l'arrêté, montant revalorisé chaque année) ;
  • les frais d'électricité pris en charge par l'employeur pour recharger le véhicule n'entrent pas dans le calcul de l'avantage.

Pour un véhicule électrique mis à disposition entre le 1er janvier 2020 et le 31 janvier 2025, l'ancien régime continue de s'appliquer : abattement de 50 %, plafonné à 2 026,30 € par an en 2026, sans condition de score environnemental.

Le taux de 70 % ne vaut que pour l'évaluation au forfait. C'est le piège le moins connu de la réforme : pour un véhicule électrique mis à disposition depuis le 1er février 2025, l'employeur qui retient l'évaluation sur les dépenses réelles n'applique pas 70 % mais 50 %, plafonnés à 2 026,30 € par an en 2026. Le choix du réel, souvent présenté comme plus favorable, peut donc coûter plus cher sur un véhicule électrique.

L'éco-score s'apprécie au jour de la mise à disposition du véhicule au salarié. Le véhicule y satisfait lorsque sa version figure dans la classification établie par l'arrêté du 14 décembre 2023 fixant la liste des versions de voitures particulières électriques ayant atteint le score environnemental minimal ouvrant droit aux aides à l'achat.

Hybrides : aucun abattement. L'arrêté réserve l'abattement aux véhicules fonctionnant exclusivement à l'électricité. Un hybride, même hybride rechargeable, ne bénéficie donc d'aucune réduction : il est évalué au barème plein (15 % / 10 % / 50 %). C'est l'erreur de paie la plus fréquente depuis 2025.

Méthode 2 — Évaluation sur les dépenses réelles

L'employeur peut préférer évaluer l'avantage au réel. On additionne les dépenses annuelles engagées, puis on applique le rapport entre kilométrage privé et kilométrage total :

Dépenses à retenir
Véhicule achetéAmortissement du coût d'achat TTC sur 5 ans, soit 20 % par an (10 % par an si le véhicule a plus de 5 ans) + assurance + frais d'entretien
Véhicule loué / LOACoût global annuel de la location + assurance + entretien, toutes taxes comprises

Formule :

Avantage = (amortissement + assurance + entretien) × (km privés ÷ km totaux) + carburant privé pris en charge

Le suivi des kilomètres privés doit être documenté (carnet de bord, relevés télématiques). Sans justificatif du kilométrage, l'URSSAF applique le forfait en cas de contrôle.

Forfait ou réel : comment choisir

ForfaitRéel
IntérêtAucun suivi à tenir, montant stable et prévisibleSouvent plus faible quand l'usage privé est marginal
Coût administratifNulÉlevé : justificatifs kilométriques à conserver
Plutôt favorable siUsage privé important, ou véhicule ancien déjà amortiUsage privé faible (moins de 20-25 % du kilométrage), véhicule cher
Risque en contrôleFaibleRequalification au forfait si le kilométrage privé n'est pas prouvé

Le choix appartient à l'employeur, mais il doit être appliqué de façon homogène et se fait en fin d'exercice : rien n'interdit de retenir la méthode la plus favorable au salarié, à condition de pouvoir la justifier. Le mode d'évaluation peut différer d'un salarié à l'autre s'il est justifié, mais pas être changé rétroactivement pour un même salarié sur un exercice clos.

Bornes de recharge électrique

  • Borne installée sur le lieu de travail : l'avantage résultant de son utilisation privée par le salarié est évalué à zéro, frais d'électricité compris.
  • Borne hors du lieu de travail (au domicile du salarié) : la prise en charge par l'employeur des frais liés à l'utilisation de la borne, ou du coût d'un contrat de location de borne — hors frais d'électricité — est exclue de l'assiette des cotisations dans la limite de 50 % des dépenses réelles que le salarié aurait dû engager.
  • Borne achetée et installée au domicile, non restituée à la fin du contrat de travail : la prise en charge est exclue de l'assiette à hauteur de 50 % des dépenses réelles, dans la limite de 1 057,10 €. Si la borne a plus de cinq ans, la fraction monte à 75 %, dans la limite de 1 585,50 €.

Montants au 1er janvier 2026. La distinction tient à la restitution : une borne rendue à l'employeur reste son bien et ne génère pas d'avantage ; une borne conservée par le salarié enrichit son patrimoine, d'où le plafonnement.

Calculez l'avantage en nature de votre véhicule

Calcul indicatif sur la base du barème forfaitaire URSSAF. Pour un véhicule loué, l'avantage réel est en outre plafonné au montant qu'aurait donné l'achat du véhicule — plafond non intégré ici, faute de connaître le prix d'achat du loueur.

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Qui fait quoi ?

L'avantage en nature véhicule est un élément de rémunération au sens de l'article L. 242-1 du Code de la Sécurité sociale. Il est donc :

  • soumis à toutes les cotisations sociales, salariales et patronales ;
  • soumis à la CSG-CRDS (sans abattement d'assiette, les avantages en nature n'étant pas des frais professionnels) ;
  • imposable : intégré au net imposable et à l'assiette du prélèvement à la source ;
  • générateur de droits : il entre dans le salaire porté au compte pour la retraite, et dans l'assiette des indemnités journalières.

Le mécanisme de la double inscription sur le bulletin

Exemple d'un salarié à 3 000 € brut avec un véhicule acheté 30 000 € TTC en mars 2025, employeur ne prenant pas en charge le carburant privé : l'avantage annuel est de 30 000 × 15 % = 4 500 €, soit 375 € par mois.

Ligne du bulletinMontantEffet
Salaire de base3 000,00 €—
+ Avantage en nature véhicule+ 375,00 €Ajouté au brut soumis à cotisations
= Brut soumis à cotisations3 375,00 €Base des cotisations et du net imposable
− Déduction avantage en nature− 375,00 €Retirée du net à payer : le salarié a déjà reçu le véhicule
= Net à payerNet calculé sur 3 000 €Aucun euro supplémentaire versé

Le salarié paie des cotisations et de l'impôt sur le véhicule sans percevoir la somme en numéraire : son net à payer baisse du montant des cotisations et de l'impôt générés par l'avantage. En contrepartie, il ne supporte ni l'achat, ni l'assurance, ni l'entretien.

Déclaration en DSN

L'avantage doit être déclaré chaque mois en DSN, sur une rubrique dédiée aux avantages en nature. L'omission expose l'employeur, en cas de contrôle URSSAF, à un redressement sur trois ans majoré, au titre de la réintégration des cotisations non versées. Le salarié, lui, risque un rappel d'impôt.

Quand il n'y a pas d'avantage en nature

  • Véhicule restitué à l'entreprise hors temps de travail (soir, week-end, congés).
  • Interdiction d'usage privé établie par écrit (contrat, charte de flotte, note de service) et effectivement respectée.
  • Véhicule utilitaire présenté comme tel : l'URSSAF admet l'absence d'avantage pour les véhicules utilitaires dont l'usage privé est exclu par une mention écrite. La simple carte grise « utilitaire » ne suffit pas si le salarié en dispose librement le week-end.
  • Salarié qui participe aux frais : la participation vient en déduction du montant de l'avantage, à due concurrence.

À quoi ça sert ?

Le véhicule de fonction reste l'un des compléments de rémunération les plus recherchés, en particulier pour les fonctions commerciales, les cadres et les métiers techniques itinérants.

Pour le salarié

  • Disposer d'un véhicule récent sans supporter l'achat, l'assurance, l'entretien ni la décote.
  • Une économie réelle généralement supérieure au coût fiscal de l'avantage : le salarié ne paie que les cotisations et l'impôt sur la valeur forfaitaire, pas le véhicule.
  • Un point à négocier explicitement : l'avantage augmente le salaire brut, donc l'assiette des cotisations retraite — il n'est pas neutre sur les droits.

Pour l'employeur

  • Levier d'attractivité et de fidélisation, souvent moins coûteux qu'une augmentation de salaire équivalente en perception.
  • Flotte centralisée : conditions d'achat ou de location négociées, entretien mutualisé, image professionnelle.
  • Charge sociale à anticiper : depuis février 2025, le passage de 9 % à 15 % augmente d'environ deux tiers l'assiette de cotisations sur chaque véhicule nouvellement attribué.

Le calcul du verdissement

L'écart de traitement entre thermique et électrique est devenu considérable. Pour un même véhicule à 40 000 € TTC mis à disposition en 2026 :

MotorisationAvantage annuelPar mois
Thermique ou hybride6 000,00 €500,00 €
100 % électrique éligible (abattement 70 %)1 800,00 €150,00 €

Soit 350 € de brut cotisé en moins par mois pour le même véhicule, plus la neutralisation des frais d'électricité. C'est un argument financier direct pour le salarié comme pour l'employeur, et l'un des principaux moteurs de l'électrification des flottes d'entreprise. À noter que cet abattement est borné au 31 décembre 2027 : au-delà, sauf prorogation, les véhicules nouvellement mis à disposition seront évalués au barème plein.

Évolutions récentes

  • Arrêté du 10 décembre 2002 — texte fondateur : instauration du choix entre évaluation forfaitaire (9 % du coût d'achat, 6 % au-delà de 5 ans, 30 % du loyer global) et évaluation sur les dépenses réellement engagées.
  • 1er janvier 2020 — création du régime de faveur pour les véhicules 100 % électriques : abattement de 50 % sur l'évaluation, plafonné, et neutralisation des frais d'électricité pris en charge par l'employeur.
  • Arrêté du 25 février 2025 — réforme d'ampleur applicable aux véhicules mis à disposition à compter du 1er février 2025 :
    • véhicule acheté : 9 % → 15 % (6 % → 10 % au-delà de 5 ans) ;
    • véhicule loué ou en LOA : 30 % → 50 % du coût global annuel, et 40 % → 67 % avec carburant ;
    • véhicules 100 % électriques : abattement porté de 50 % à 70 %, plafond relevé à 4 582 € par an, sous condition de score environnemental, pour les mises à disposition jusqu'au 31 décembre 2027 ;
    • bornes de recharge : avantage évalué à zéro sur le lieu de travail, et exclusion d'assiette à hauteur de 50 % des dépenses réelles pour une borne hors lieu de travail.
  • 1er janvier 2026 — revalorisation annuelle des plafonds d'abattement : 4 641,60 € pour le régime à 70 %, 2 026,30 € pour l'ancien régime à 50 %.

La coexistence des deux barèmes est durable : un véhicule mis à disposition en janvier 2025 restera évalué à 9 % pendant toute la durée de sa mise à disposition, même en 2027 ou 2028. En paie, le champ à renseigner et à conserver est donc la date de remise du véhicule au salarié, pas la date du contrat ni celle de la première immatriculation.

Cas pratiques

Cas 1 — Véhicule thermique acheté, remis en 2026

Véhicule acheté 30 000 € TTC, moins de 5 ans, mis à disposition en avril 2026, employeur ne prenant pas en charge le carburant privé.

  • Avantage annuel : 30 000 × 15 % = 4 500 €
  • Soit 375 € par mois ajoutés au brut soumis à cotisations puis déduits du net à payer
  • Sous l'ancien barème, le même véhicule aurait donné 2 700 €/an (225 €/mois) : l'écart est de + 150 € de brut cotisé par mois

Cas 2 — Même véhicule, mais remis en 2024

Véhicule identique, mis à disposition en septembre 2024 et toujours attribué au même salarié en 2026.

  • Avantage annuel : 30 000 × 9 % = 2 700 €, soit 225 €/mois
  • L'ancien barème reste applicable tant que le véhicule est mis à disposition : la réforme ne s'applique pas rétroactivement
  • Attention : un changement d'attributaire ou la remise d'un véhicule de remplacement constitue une nouvelle mise à disposition, donc un basculement vers le barème à 15 %

Cas 3 — Véhicule 100 % électrique en LLD

Véhicule électrique éligible au bonus écologique, en LLD, mis à disposition en 2026. Coût global annuel (loyer + entretien + assurance) : 9 600 €. L'employeur paie les recharges.

  • Avantage brut : 9 600 × 50 % = 4 800 €
  • Abattement 70 % : 4 800 × 70 % = 3 360 € — inférieur au plafond de 4 641,60 €, donc retenu intégralement
  • Avantage retenu : 4 800 − 3 360 = 1 440 €/an, soit 120 €/mois
  • Les frais d'électricité payés par l'employeur ne s'ajoutent pas

Cas 4 — Hybride rechargeable : le piège

Véhicule hybride rechargeable acheté 45 000 € TTC, mis à disposition en 2026.

  • Avantage annuel : 45 000 × 15 % = 6 750 €, soit 562,50 €/mois
  • Aucun abattement : l'abattement de 70 % est réservé aux véhicules fonctionnant exclusivement à l'électricité
  • Le même budget en 100 % électrique éligible ramènerait l'avantage à 2 025 €/an, soit 168,75 €/mois

Cas 5 — Usage privé faible, évaluation au réel

Véhicule acheté 25 000 € TTC (moins de 5 ans), 30 000 km parcourus dans l'année dont 4 500 km privés (15 %). Assurance 900 €, entretien 700 €. Le salarié paie son carburant privé.

  • Dépenses annuelles : amortissement 25 000 × 20 % = 5 000 € + 900 + 700 = 6 600 €
  • Quote-part privée : 6 600 × (4 500 ÷ 30 000) = 990 €/an, soit 82,50 €/mois
  • Au forfait, l'avantage serait de 25 000 × 15 % = 3 750 €/an : le réel est ici nettement plus favorable
  • Condition impérative : pouvoir justifier le kilométrage privé (carnet de bord, télématique). À défaut, l'URSSAF retient le forfait
À vérifier avant chaque paie : la date de mise à disposition (barème applicable), la motorisation exacte (électrique pur ou non), l'éligibilité au score environnemental, et la prise en charge éventuelle du carburant privé. Ces quatre paramètres suffisent à déterminer le montant.

Questions fréquentes

Tout dépend de la date à laquelle le véhicule a été remis au salarié. Pour une mise à disposition depuis le 1er février 2025 : 15 % du coût d'achat TTC par an si le véhicule a 5 ans ou moins, 10 % au-delà, ou 50 % du coût global annuel s'il est loué (location, entretien, assurance). Si l'employeur paie aussi le carburant privé, on ajoute les frais réels sur factures ou on applique le forfait majoré (20 %, 15 % ou 67 %). Pour un véhicule remis avant le 1er février 2025, l'ancien barème reste applicable : 9 %, 6 % ou 30 %.

On applique d'abord le barème forfaitaire normal, puis un abattement de 70 % sur le montant obtenu, plafonné à 4 641,60 € par an en 2026. Trois conditions cumulatives : le véhicule fonctionne exclusivement à l'énergie électrique, il respecte le score environnemental qui conditionne le bonus écologique, et il a été mis à disposition entre le 1er février 2025 et le 31 décembre 2027. Les frais d'électricité payés par l'employeur pour la recharge ne sont jamais ajoutés à l'avantage. Pour un véhicule électrique remis entre 2020 et janvier 2025, l'abattement reste de 50 %, plafonné à 2 026,30 € par an en 2026.

Non. L'arrêté réserve l'abattement aux véhicules fonctionnant exclusivement au moyen de l'énergie électrique. Un hybride, même rechargeable, est donc évalué au barème plein : 15 % du coût d'achat pour un véhicule de moins de 5 ans, ou 50 % du coût global s'il est loué. C'est l'erreur de paie la plus fréquente depuis 2025 : sur un véhicule à 45 000 €, la confusion représente 4 725 € d'assiette de cotisations par an.

Le choix appartient à l'employeur et se fait en fin d'exercice. Le forfait ne demande aucun suivi et sécurise le calcul. L'évaluation au réel — (amortissement de 20 % par an du coût d'achat, ou 10 % au-delà de 5 ans, plus assurance et entretien) multipliée par le rapport kilomètres privés sur kilomètres totaux, plus le carburant privé pris en charge — devient plus favorable quand l'usage privé est faible, généralement en dessous de 20 à 25 % du kilométrage. Elle exige en revanche de pouvoir justifier le kilométrage privé : sans carnet de bord ni relevé télématique, l'URSSAF retient le forfait en cas de contrôle.

L'ancien barème, aussi longtemps que le véhicule reste mis à disposition du même salarié : 9 % du coût d'achat pour un véhicule de moins de 5 ans, 6 % au-delà, 30 % du coût global annuel s'il est loué. La réforme n'est pas rétroactive et ne se déclenche pas au changement d'année. Attention en revanche : l'attribution du véhicule à un autre salarié, ou la remise d'un véhicule de remplacement, constitue une nouvelle mise à disposition et fait basculer au barème de 15 % ou 50 %.

Oui. Il est ajouté au salaire brut, donc soumis à toutes les cotisations sociales, à la CSG-CRDS, et intégré au net imposable comme à l'assiette du prélèvement à la source. Le salarié paie donc cotisations et impôt sur une somme qu'il ne perçoit pas en argent, puisqu'il en a déjà bénéficié sous forme de véhicule. En contrepartie, l'avantage entre dans le salaire porté au compte pour la retraite et dans l'assiette des indemnités journalières.

Pas s'il est réellement réservé à l'usage professionnel. L'URSSAF admet l'absence d'avantage en nature lorsque l'usage privé est exclu par une mention écrite — contrat de travail, charte de flotte, note de service — et que cette interdiction est effectivement respectée, le véhicule étant restitué en fin de journée ou de semaine. La seule mention « utilitaire » sur la carte grise ne suffit pas : si le salarié dispose librement du véhicule le week-end, l'avantage est dû.

Sur le lieu de travail, non : l'avantage résultant de l'utilisation privée d'une borne installée dans l'entreprise est évalué à zéro, frais d'électricité compris. Hors du lieu de travail, au domicile du salarié, la prise en charge par l'employeur des frais liés à l'utilisation de la borne ou du coût d'un contrat de location de borne — hors électricité — est exclue de l'assiette des cotisations dans la limite de 50 % des dépenses réelles que le salarié aurait dû engager.

L'avantage doit être déclaré chaque mois en DSN. Son omission constitue une minoration d'assiette : en cas de contrôle, l'URSSAF procède à un redressement sur les trois années précédentes, assorti de majorations. Le salarié s'expose de son côté à un rappel d'impôt sur le revenu. Formaliser par écrit soit le montant de l'avantage, soit l'interdiction d'usage privé, est le seul moyen de sécuriser la situation.
Information à titre indicatif : les taux, plafonds et assiettes mentionnés sont ceux en vigueur au 2026. Vérifiez systématiquement la dernière version sur BOSS et URSSAF. Pour une analyse personnalisée de votre bulletin, consultez votre service paie ou un expert-comptable.
Page mise à jour le 15/09/2026.