Syndrome du nerf ulnaire au coude (cubital) : combien de jours d'arrêt de travail ?

Compression du nerf ulnaire dans la gouttière épitrochléo-olécrânienne. Tableau MP n° 57. Neurolyse chirurgicale en cas d'atteinte confirmée à l'EMG.

CIM-10 G56.2 Dos, articulations & TMS
Durée d'arrêt indicative — Référentiel CNAM
14 à 60jours
Durée de référence : 28 jours
1 j 30 j 3 mois 6 mois 1 an

Durée selon votre poste de travail

Sédentaire
14j
Bureau, télétravail, juriste, comptable, développeur, télévendeur.
Pénible
45j
BTP, métallurgie, manutention lourde, déménagement, agriculture.

Facteurs qui peuvent allonger l'arrêt

  • Déficit moteur (main)
  • Côté dominant
  • Appui prolongé du coude ou gestes répétitifs

Démarches à effectuer

1
Sous 48 heures : transmettre les volets 1 et 2 au médecin-conseil de la CPAM, le volet 3 à l'employeur (sauf hospitalisation ou télétransmission).
2
Respecter les heures de présence : sortie autorisée 9h-11h et 14h-16h, sauf mention « sorties libres » du médecin.
3
Prolongation : seul le médecin prescripteur initial ou le médecin traitant déclaré peut prolonger l'arrêt (sauf urgences/spécialiste).
4
Reprise : visite de pré-reprise possible dès 30 jours, visite de reprise obligatoire au-delà de 60 jours (probable dans le cas présent).

Combien vais-je toucher pendant l'arrêt ?

Les indemnités journalières (IJSS) sont versées à partir du 4ᵉ jour (3 jours de carence en régime général). Montant : 50 % du salaire journalier de base, plafonné à 1,8 SMIC.

~53 €
/ jour brut max
3 jours
de carence
360 j
sur 3 ans (max)
Calculer mes IJSS
Maladie professionnelle (MP). Plusieurs pathologies musculo-squelettiques figurent aux tableaux des MP (n° 57, 79, 97, 98). Une déclaration auprès de la CPAM ouvre droit à une indemnisation sans carence et à un capital ou rente en cas de séquelles.

Questions fréquentes

Le référentiel CNAM indique une fourchette de 14 à 60 jours, avec une durée de référence de 28 jours. Travail sédentaire : 14 jours, travail physique : 28 jours, travail pénible : 45 jours. La durée exacte dépend de la sévérité et de l'évolution clinique : seul le médecin traitant prescrit la durée adaptée à votre situation.

Déficit moteur (main) ; Côté dominant ; Appui prolongé du coude ou gestes répétitifs.

Le médecin-conseil peut convoquer l'assuré pour un entretien médical. Il peut proposer une reprise anticipée ou maintenir l'arrêt. En cas de désaccord, l'assuré peut demander une expertise médicale (article L141-1 CSS), saisir la CMRA puis le tribunal judiciaire (pôle social).

L'arrêt maladie ne suspend pas la possibilité de licencier, mais la cause doit être étrangère à la maladie (faute, motif économique, désorganisation pérenne dûment caractérisée). Tout licenciement motivé par l'état de santé est nul.

Oui, avec accord du médecin (visite de reprise anticipée). Pour les arrêts longs, une reprise en temps partiel thérapeutique est souvent recommandée : vous travaillez à temps partiel tout en percevant des IJSS pour la part non travaillée.

De nombreux troubles musculo-squelettiques figurent aux tableaux de maladies professionnelles (n° 57, 79, 97, 98). Si les conditions du tableau sont remplies (gestes répétitifs, port de charges, vibrations…), la déclaration à la CPAM ouvre droit à des indemnités majorées sans carence et à une rente en cas de séquelles.

Données issues du Référentiel des durées indicatives d'arrêts de travail publié par l'Assurance Maladie (ameli.fr/medecin) et des recommandations HAS. Information à but pédagogique, ne se substituant pas à l'avis d'un médecin.