Tuberculose pulmonaire : combien de jours d'arrêt de travail ?
Traitement antibiotique 6 mois. ALD 29. Éviction obligatoire jusqu'à négativation des prélèvements.
CIM-10 A15
Maladies infectieuses
Durée d'arrêt indicative — Référentiel CNAM
90 à 365jours
Durée de référence : 180 jours
1 j
30 j
3 mois
6 mois
1 an
Durée selon votre poste de travail
Sédentaire
90j
Bureau, télétravail, juriste, comptable, développeur, télévendeur.
Physique
180j
Vendeur, infirmier, agent d'entretien, technicien, chauffeur léger.
Pénible
270j
BTP, métallurgie, manutention lourde, déménagement, agriculture.
Facteurs qui peuvent allonger l'arrêt
- Forme multirésistante
- Métier au contact du public ou soignant
Démarches à effectuer
1
Sous 48 heures : transmettre les volets 1 et 2 au médecin-conseil de la CPAM, le volet 3 à l'employeur (sauf hospitalisation ou télétransmission).
2
Respecter les heures de présence : sortie autorisée 9h-11h et 14h-16h, sauf mention « sorties libres » du médecin.
3
Prolongation : seul le médecin prescripteur initial ou le médecin traitant déclaré peut prolonger l'arrêt (sauf urgences/spécialiste).
4
Reprise : visite de pré-reprise possible dès 30 jours, visite de reprise obligatoire au-delà de 60 jours (probable dans le cas présent).
Combien vais-je toucher pendant l'arrêt ?
Les indemnités journalières (IJSS) sont versées à partir du 4ᵉ jour (3 jours de carence en régime général). Montant : 50 % du salaire journalier de base, plafonné à 1,8 SMIC.
~53 €
/ jour brut max
3 jours
de carence
360 j
sur 3 ans (max)
Questions fréquentes
Le référentiel CNAM indique une fourchette de 90 à 365 jours, avec une durée de référence de 180 jours. Travail sédentaire : 90 jours, travail physique : 180 jours, travail pénible : 270 jours. La durée exacte dépend de la sévérité et de l'évolution clinique : seul le médecin traitant prescrit la durée adaptée à votre situation.
Forme multirésistante ; Métier au contact du public ou soignant.
Le médecin-conseil peut convoquer l'assuré pour un entretien médical. Il peut proposer une reprise anticipée ou maintenir l'arrêt. En cas de désaccord, l'assuré peut demander une expertise médicale (article L141-1 CSS), saisir la CMRA puis le tribunal judiciaire (pôle social).
L'arrêt maladie ne suspend pas la possibilité de licencier, mais la cause doit être étrangère à la maladie (faute, motif économique, désorganisation pérenne dûment caractérisée). Tout licenciement motivé par l'état de santé est nul.
Oui, avec accord du médecin (visite de reprise anticipée). Pour les arrêts longs, une reprise en temps partiel thérapeutique est souvent recommandée : vous travaillez à temps partiel tout en percevant des IJSS pour la part non travaillée.
Pour certaines maladies contagieuses, une éviction est recommandée voire obligatoire pour les métiers de l'alimentation, de la santé et de la petite enfance. La durée d'éviction est fixée par le médecin ; l'employeur ne peut pas exiger la reprise d'un salarié sous arrêt.
Pathologies similaires
Données issues du Référentiel des durées indicatives d'arrêts de travail publié par l'Assurance Maladie (ameli.fr/medecin) et des recommandations HAS. Information à but pédagogique, ne se substituant pas à l'avis d'un médecin.