Calcul de la retraite d'un fonctionnaire

État, territoriale ou hospitalière : la pension vaut 75 % du traitement indiciaire de vos six derniers mois, au prorata de vos trimestres, puis décote ou surcote. Renseignez votre indice et votre carrière : le simulateur applique les règles en vigueur pour les pensions prenant effet depuis le 1er septembre 2026.

Estimer ma pension de fonctionnaire

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Âge de départ (vide = âge légal)
ans mois
Indice de votre grade et échelon au départ (bulletin de paie).
Services dans la fonction publique
ans mois
Services comme titulaire ou stagiaire, temps partiel au prorata.
Privé et public confondus, temps partiel compté à temps plein : elle sert à la décote et à la surcote.
Rempli d'après votre génération ; modifiable.
Affiner : bonifications, NBI, RAFP
Enfants nés avant 2004, services hors d'Europe, bonification d'un trimestre par enfant né depuis 2004…
Figurent sur votre relevé de situation individuelle.

Estimation à partir de la valeur du point d'indice actuelle (traitement annuel de l'IM 100 : 5 907,34 €), sans revalorisation future. Seule l'estimation de votre caisse (ENSAP pour l'État, espace personnel CNRACL) fait foi.

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Âge de départ et trimestres requis par génération

Né(e)Âge légal (sédentaire)Trimestres requis
De 1955 à 1957 62 ans 166
De 1958 à 1960 62 ans 167
De janvier à août 1961 62 ans 168
De septembre à décembre 1961 62 ans 3 mois 169
En 1962 62 ans 6 mois 169
En 1963 62 ans 9 mois 170
En 1964 62 ans 9 mois 170
De janvier à mars 1965 62 ans 9 mois 170
De avril à décembre 1965 63 ans 171
En 1966 63 ans 3 mois 172
En 1967 63 ans 6 mois 172
En 1968 63 ans 9 mois 172
À partir de 1969 64 ans 172

Pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025, article 105). Âge d'annulation de la décote : 67 ans pour toutes ces générations. Catégorie active : âge abaissé de 5 ans (57 à 59 ans selon la génération), décote annulée à 62 ans.

Comment se calcule la retraite d'un fonctionnaire

La formule : 75 % du traitement des six derniers mois

La pension civile est calculée sur le traitement indiciaire brut correspondant à l'emploi, au grade et à l'échelon détenus depuis au moins six mois au moment du départ (code des pensions civiles et militaires de retraite, article L15). Une promotion obtenue moins de six mois avant le départ n'est donc pas retenue. Les primes et indemnités n'entrent pas dans ce calcul.

Pension = traitement indiciaire × 75 % × trimestres liquidables ÷ trimestres requis × (1 − décote ou + surcote)

Exemple publié par le Service des retraites de l'État : avec un traitement de 2 602,22 € brut, 148 trimestres et 168 requis, le taux est de 66,07 % et la pension de 1 719,28 € brut par mois.

Le taux plafonne à 75 % lorsque les trimestres liquidables atteignent la durée requise ; les bonifications peuvent le porter jusqu'à 80 % (article L12, dernier alinéa). Pour passer d'un indice à un traitement mensuel, le convertisseur indice majoré → traitement fait le calcul ; les indices de chaque corps figurent dans les grilles indiciaires de la fonction publique.

Trimestres liquidables et durée d'assurance

Deux durées interviennent. Les trimestres liquidables (services effectifs dans la fonction publique et bonifications) fixent le taux de la pension ; les périodes à temps partiel y comptent pour leur durée réelle, sauf surcotisation (voir le simulateur de temps partiel). La durée d'assurance, tous régimes confondus et temps partiel compté à temps plein, sert seulement à mesurer la décote ou la surcote.

Le nombre de trimestres requis est celui du régime général pour la même génération (article L13 renvoyant à l'article L161-17-3 du code de la sécurité sociale). Pour les pensions prenant effet depuis le 1er septembre 2026, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a ramené la génération 1964 à 170 trimestres et 62 ans 9 mois ; la génération 1966 part à 63 ans 3 mois avec 172 trimestres et les générations 1969 et suivantes à 64 ans.

Décote et surcote

La décote réduit la pension de 1,25 % par trimestre manquant, dans la limite de 20 trimestres (article L14). On retient le plus petit de deux nombres : les trimestres qui manquent pour atteindre la durée requise, et ceux qui séparent l'âge de départ de l'âge d'annulation de la décote, fixé à 64 ans plus 3 ans, soit 67 ans en catégorie sédentaire (article L14 bis). Le résultat est arrondi au trimestre supérieur.

La surcote augmente la pension de 1,25 % par trimestre accompli au-delà de l'âge légal et au-delà de la durée requise. Elle ne compte que les trimestres entiers cotisés depuis le 1er janvier 2004 et ne concerne que les fonctionnaires civils. Le régime général applique des règles voisines mais sur une autre base : le calculateur de surcote et de décote du privé traite ce cas.

Catégorie active

Les emplois classés en catégorie active (par exemple certains emplois hospitaliers, de la surveillance ou de la sécurité) ouvrent un départ cinq ans avant l'âge légal aux agents qui ont accompli 17 ans de services actifs (article L24) : 57 ans pour les agents nés avant le 1er septembre 1966, jusqu'à 59 ans pour les générations 1974 et suivantes. Leur décote s'annule à 62 ans. Les agents nés avant septembre 1966 voient leur durée requise fixée selon leur année d'ouverture des droits : elle est indiquée sur leur estimation et se saisit dans le simulateur. Les emplois dits super-actifs (police, surveillance pénitentiaire) relèvent de règles propres, non simulées ici.

Bonifications et majoration pour enfants

Les enfants nés ou adoptés avant le 1er janvier 2004 ouvrent une bonification d'un an chacun, à condition d'avoir interrompu ou réduit son activité (article L12 b). Pour les pensions prenant effet depuis le 1er septembre 2026, les femmes fonctionnaires ayant accouché après leur recrutement bénéficient d'une bonification d'un trimestre par enfant né depuis 2004 (article L12 b ter, issu de la loi de financement pour 2026). Ces trimestres se saisissent dans « Affiner ».

Le fonctionnaire qui a élevé au moins trois enfants pendant neuf ans au moins bénéficie d'une majoration de 10 % de sa pension, plus 5 % par enfant au-delà du troisième (article L18). La pension majorée ne peut pas dépasser le traitement ayant servi de base au calcul.

Le minimum garanti

Lorsque la pension calculée est faible, le minimum garanti (article L17) la remplace. Il est accordé à ceux qui ont la durée d'assurance requise ou qui partent à l'âge d'annulation de la décote, et dépend des années de services effectifs : 57,5 % du montant de référence pour 15 ans, plus 2,5 points par année jusqu'à 30 ans et 0,5 point par année jusqu'à 40 ans. Montants au 1er janvier 2026 :

Services effectifsPourcentageMinimum garanti mensuel brut
15 ans (60 trimestres)57,5 %785,65 €
20 ans (80 trimestres)70,0 %956,44 €
25 ans (100 trimestres)82,5 %1 127,24 €
30 ans (120 trimestres)95,0 %1 298,03 €
35 ans (140 trimestres)97,5 %1 332,19 €
40 ans (160 trimestres)100,0 %1 366,35 €

En dessous de 15 ans de services, le minimum est proportionnel au nombre de trimestres requis. Il est réduit lorsque le total des pensions perçues dépasse un plafond, et suppose d'avoir liquidé toutes ses autres retraites. Contrairement à une erreur courante, il ne correspond pas à l'indice majoré 227 multiplié par la valeur actuelle du point : il est revalorisé comme les pensions depuis 2004.

NBI et retraite additionnelle (RAFP)

La nouvelle bonification indiciaire ouvre un supplément de pension : moyenne annuelle de la NBI perçue × durée de perception en trimestres × 75 % ÷ trimestres requis (loi n° 91-73 du 18 janvier 1991, article 27). Les autres primes cotisent à la retraite additionnelle de la fonction publique, un régime par points : en 2026, chaque point rapporte 0,05671 € par an (délibération du conseil d'administration de l'ERAFP du 16 décembre 2025). Les petits droits sont versés en capital.

De la pension brute au net

La pension supporte la CSG (8,3 % au taux normal, 6,6 % au taux médian, 3,8 % au taux réduit), la CRDS (0,5 %) et la CASA (0,3 %, sauf au taux réduit), selon le revenu fiscal de référence. Les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers relèvent de la CNRACL, dont le décret n° 2003-1306 reprend les mêmes règles de calcul que le code des pensions de l'État. Les dates de paiement figurent sur les calendriers des pensions de l'État et de la CNRACL. Les militaires disposent d'un simulateur de retraite militaire dédié.

Une carrière commencée dans le privé ouvre aussi une pension du régime général et de l'Agirc-Arrco, à estimer avec le simulateur de retraite des salariés.

Questions fréquentes

La pension est égale au traitement indiciaire brut de l'indice détenu depuis au moins six mois, multiplié par 75 % et par le rapport entre les trimestres de services et bonifications et le nombre de trimestres requis pour la génération (CPCMR, articles L13 et L15). Le résultat est ensuite minoré par la décote ou majoré par la surcote. Les primes n'entrent pas dans ce calcul : elles relèvent de la retraite additionnelle (RAFP).

Pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026, il faut 170 trimestres pour les fonctionnaires nés en 1963, en 1964 et de janvier à mars 1965, 171 pour ceux nés d'avril à décembre 1965 et 172 à partir de la génération 1966. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a ramené de 171 à 170 la durée de la génération 1964.

La pension est minorée de 1,25 % par trimestre manquant, dans la limite de 20 trimestres, soit 25 % au plus. Le nombre de trimestres retenu est le plus petit entre les trimestres manquants pour atteindre la durée requise, tous régimes confondus, et ceux qui séparent l'âge de départ de l'âge d'annulation de la décote : 67 ans en catégorie sédentaire, 62 ans en catégorie active.

C'est un plancher de pension accordé à ceux qui ont la durée d'assurance requise ou qui partent à l'âge d'annulation de la décote. Au 1er janvier 2026, il atteint 1 366,35 € brut par mois pour 40 ans de services, 1 298,03 € pour 30 ans et 785,65 € pour 15 ans (Service des retraites de l'État). Il est réduit si le retraité perçoit d'autres pensions importantes.

Oui : la nouvelle bonification indiciaire donne droit à un supplément de pension, égal à la moyenne annuelle de la NBI perçue, multipliée par la durée de perception en trimestres et par 75 % divisés par le nombre de trimestres requis (loi n° 91-73, article 27). Les autres primes ne comptent pas dans la pension principale.

Oui. Les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers relèvent de la CNRACL, dont le décret n° 2003-1306 reprend les mêmes règles que le code des pensions de l'État : 75 % du traitement indiciaire des six derniers mois, décote et surcote de 1,25 % par trimestre, minimum garanti, majoration pour trois enfants et catégorie active à 17 ans de services.
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L'essentiel

Basetraitement indiciaire (6 mois)
Taux maximum75 % (80 % avec bonifications)
Décote / surcote1,25 % par trimestre
Annulation de la décote67 ans (actifs : 62)

Minimum garanti (40 ans)1 366,35 € / mois
3 enfants+ 10 %