Affections provoquées par l'aldéhyde formique et ses polymères
Le tableau 28 du régime agricole couvre les affections non cancéreuses provoquées par l'aldéhyde formique (formaldéhyde, formol) et ses polymères : dermatites irritatives (délai 7 jours), lésions eczématiformes (renvoi tableau 44 RA), rhinite-asthme-dyspnée asthmatiforme (renvoi tableau 45 A RA). Liste indicative des travaux : désinfection, champignonnières, traitement des peaux. Le cancer du nasopharynx relève du tableau 28 bis RA.
Texte officiel du tableau — source Légifrance
Désignation des maladies
Désignation des maladies, délai de prise en charge et liste indicative des travaux
Texte officiel — Annexe II du Code rural et de la pêche maritime (régime agricole). Tableau modifié par le décret n° 2012-665 du 4 mai 2012, en vigueur depuis le 7 mai 2012. Source : Légifrance — LEGIARTI000025830676.
Désignation des maladies Délai de prise en charge Liste indicative des principaux travaux susceptibles de provoquer ces maladies Dermatites irritatives. 7 jours Travaux comportant la préparation, la manipulation ou l'emploi de l'aldéhyde formique, de ses solutions et de ses polymères, notamment :
- travaux de désinfection ;
- préparation des couches dans les champignonnières ;
- traitement des peaux.
Lésions eczématiformes (voir tableau n° 44 du régime agricole). Voir tableau n° 44 RA Rhinite, asthme ou dyspnée asthmatiforme (voir tableau n° 45, section A du régime agricole). Voir tableau n° 45 A RA Type de liste : indicative. Contrairement aux tableaux à liste limitative, la liste indicative n'épuise pas les situations d'exposition donnant droit à reconnaissance : la victime peut se prévaloir d'autres travaux exposant à l'aldéhyde formique dès lors que les conditions médicales et de délai sont satisfaites. À défaut, le dossier relève du CRRMP (article L. 461-1 al. 4 du Code de la sécurité sociale, applicable au régime agricole via l'article L. 752-2 du Code rural).Cancer du nasopharynx et aldéhyde formique : le cancer du nasopharynx (et autres affections cancéreuses) lié au formaldéhyde n'est pas couvert par le tableau 28 RA mais par le tableau 28 bis du régime agricole, créé par le même décret du 4 mai 2012 pour intégrer l'évolution des connaissances scientifiques (classement CIRC groupe 1 du formaldéhyde depuis 2004).
Qu'est-ce que c'est concrètement ?
Le tableau n° 28 du régime agricole couvre les affections provoquées par l'aldéhyde formique (formaldéhyde, formol, HCHO) et ses polymères. Il regroupe les atteintes non cancéreuses liées à l'exposition à ce composé chimique très réactif : dermatites irritatives, eczémas allergiques et atteintes respiratoires (rhinite, asthme). Les affections cancéreuses sont traitées séparément dans le tableau 28 bis RA.
De quoi parle-t-on ?
L'aldéhyde formique, plus communément appelé formaldéhyde ou commercialisé en solution sous le nom de formol, est un gaz incolore à l'odeur très irritante. Très utilisé pour ses propriétés antiseptiques, conservatrices et tannantes, il pénètre dans l'organisme principalement par inhalation mais aussi par contact cutané. C'est un puissant irritant des muqueuses et un sensibilisant reconnu, capable de déclencher des réactions allergiques cutanées (eczéma) et respiratoires (rhinite, asthme).
Les trois familles d'affections couvertes
- Dermatites irritatives (atteinte directe, non allergique) : rougeurs, brûlures, dessèchement et fissures de la peau aux zones de contact, apparaissant rapidement après exposition.
- Lésions eczématiformes (atteinte allergique cutanée) : vésicules, prurit, suintement, récidivant à chaque réexposition. Le tableau 28 renvoie pour cette atteinte au tableau 44 RA (lésions eczématiformes professionnelles).
- Rhinite, asthme ou dyspnée asthmatiforme (atteinte respiratoire sensibilisante) : éternuements, écoulement nasal obstructif, crises d'asthme objectivées par exploration fonctionnelle respiratoire. Le tableau renvoie au tableau 45 A RA (affections respiratoires allergiques).
Qui est concerné en milieu agricole ?
Le formaldéhyde est largement utilisé dans le monde agricole. Sont notamment exposés :
- Les ouvriers de champignonnières, pour la désinfection des couches de culture (pasteurisation des composts, traitement des locaux) ;
- Les vétérinaires, agents d'élevage et personnels d'abattoir, pour la désinfection des locaux, des matériels et des cheptels ;
- Les ouvriers de mégisserie et tanneries en activité agricole (traitement des peaux) ;
- Les opérateurs de désinfection en horticulture, pépinière, élevage hors-sol ;
- Les laborantins de laboratoires de recherche agronomique ou vétérinaire (formol comme fixateur histologique).
Pourquoi un tableau spécifique au régime agricole ?
Le régime agricole de protection sociale (MSA) couvre les salariés et non-salariés agricoles. Les tableaux de l'Annexe II du Code rural lui sont propres, distincts de l'Annexe II du Code de la sécurité sociale qui s'applique au régime général. Le décret n° 2012-665 du 4 mai 2012 a profondément révisé les tableaux MP agricoles, dont le tableau 28, pour intégrer les évolutions des connaissances scientifiques sur le formaldéhyde.
Procédure de reconnaissance
La reconnaissance d'une affection inscrite au tableau 28 du régime agricole ouvre droit à la présomption d'origine professionnelle (article L. 461-1 al. 2 du Code de la sécurité sociale, applicable au régime agricole via l'article L. 752-2 du Code rural) : dès lors que les conditions du tableau sont remplies, le caractère professionnel est acquis sans que la victime ait à prouver elle-même le lien de causalité. Pour le régime agricole, la déclaration s'effectue auprès de la MSA (Mutualité sociale agricole) et non de la CPAM.
Étape 1 — Certificat médical initial (CMI)
Le médecin (médecin traitant, allergologue, dermatologue, pneumologue ou médecin du travail) établit un certificat médical initial mentionnant explicitement le tableau 28 du régime agricole et l'affection visée (ex. : « dermatite irritative — tableau 28 RA », « eczéma au formaldéhyde — tableau 28 RA renvoi 44 RA », « asthme au formaldéhyde — tableau 28 RA renvoi 45 A RA »). Le CMI marque le point de départ de la procédure.
Étape 2 — Déclaration à la MSA
La victime (ou ses ayants droit en cas de décès) adresse à sa caisse de MSA le formulaire Cerfa S6100 « Déclaration de maladie professionnelle », accompagné des deux premiers volets du CMI et de l'attestation de salaire de l'employeur. Délai de prescription : 2 ans à compter de la date à laquelle la victime est informée par un certificat médical du lien possible entre sa maladie et son activité professionnelle (article L. 431-2 et L. 461-5 CSS).
Étape 3 — Instruction par la MSA
La MSA ouvre une enquête contradictoire. Elle dispose de 120 jours à compter de la réception du dossier complet pour rendre sa décision, avec possibilité d'extension à 240 jours si le dossier nécessite des investigations complémentaires (article R. 461-9 CSS, applicable au régime agricole). L'employeur est informé du dossier et peut le consulter.
Étape 4 — Le cas échéant : CRRMP
Si une condition du tableau n'est pas remplie (notamment le délai de prise en charge dépassé), le dossier est transmis au Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP). Le CRRMP examine si la maladie est « directement causée par le travail habituel de la victime » (article L. 461-1 al. 4 CSS). Sa décision s'impose à la MSA.
Spécificité de la liste indicative
Le tableau 28 RA repose sur une liste indicative de travaux et non limitative. Toute exposition professionnelle réelle à l'aldéhyde formique ou à ses polymères, même hors des trois exemples cités (désinfection, champignonnières, traitement des peaux), peut être admise pour ouvrir la présomption d'origine. C'est un avantage par rapport aux tableaux à liste limitative, où seuls les travaux énumérés permettent une reconnaissance automatique.
Sources : MSA — Maladies professionnelles · articles L. 461-1 à L. 461-5 et R. 461-9 du Code de la sécurité sociale ; article L. 752-2 du Code rural et de la pêche maritime.
Indemnisation
Une maladie professionnelle reconnue au titre du tableau 28 du régime agricole ouvre droit à plusieurs prestations cumulatives, à partir de la date du certificat médical initial. Les règles d'indemnisation du régime agricole sont alignées sur celles du régime général.
Pendant l'arrêt de travail : indemnités journalières (IJ)
Versées par la MSA dès le 1ᵉʳ jour d'arrêt (pas de délai de carence en MP) selon les modalités suivantes (article R. 433-1 CSS) :
- du 1ᵉʳ au 28ᵉ jour : 60 % du salaire journalier de référence ;
- à partir du 29ᵉ jour : 80 % du salaire journalier de référence.
Les non-salariés agricoles (chefs d'exploitation, collaborateurs, aides familiaux) relèvent du régime AT/MP des non-salariés agricoles (ATEXA), avec un barème spécifique d'indemnités journalières.
À la consolidation : taux d'incapacité permanente (IPP)
Lorsque l'état de santé est stabilisé, le médecin conseil de la MSA évalue le taux d'incapacité permanente partielle (IPP) selon le barème indicatif d'invalidité (annexe I de l'article R. 434-32 CSS).
- IPP < 10 % : indemnité en capital versée en une seule fois.
- IPP ≥ 10 % : rente viagère trimestrielle, calculée sur la base du salaire annuel des 12 derniers mois × taux d'IPP corrigé (taux ÷ 2 jusqu'à 50 %, puis taux × 1,5 au-delà).
Un asthme persistant lié au formaldéhyde peut justifier une IPP significative, notamment lorsqu'il impose un éloignement définitif de l'agent et un reclassement professionnel.
En cas de décès
Le décès d'un travailleur d'une affection inscrite au tableau 28 RA ouvre droit pour les ayants droit (conjoint, enfants) à une rente survivants proportionnelle au salaire annuel du défunt (40 % pour le conjoint, 25 % par enfant à charge dans la limite de 85 % au total), conformément aux articles L. 434-7 à L. 434-14 CSS.
Faute inexcusable de l'employeur
Si le salarié (ou ses ayants droit) démontre que l'employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger et qu'il n'a pas pris les mesures nécessaires pour préserver sa santé (article L. 452-1 CSS), la rente est majorée jusqu'au taux maximum et la victime obtient l'indemnisation des préjudices personnels : souffrances physiques et morales, préjudice esthétique, préjudice d'agrément, perte ou diminution des possibilités de promotion professionnelle. Le classement du formaldéhyde comme cancérogène avéré (CIRC groupe 1 depuis 2004) et son inscription parmi les agents chimiques dangereux du Code du travail facilitent la démonstration de la conscience du danger.
Sources : articles L. 431-1, L. 433-1, L. 434-1 à L. 434-14, L. 452-1 à L. 452-5 du Code de la sécurité sociale ; MSA — Indemnisation AT/MP. Les montants sont indicatifs et dépendent du barème MSA, du taux d'IPP et du salaire de référence.
Jurisprudence
Le contentieux des affections liées à l'aldéhyde formique s'inscrit dans le cadre général de l'obligation de sécurité de l'employeur et de la reconnaissance des affections allergiques professionnelles. Plusieurs principes jurisprudentiels structurent l'application du tableau 28 du régime agricole.
1. L'obligation de sécurité de l'employeur
Cass. soc., 28 février 2002, n° 99-17.221 (arrêts « amiante ») — La Cour de cassation a posé le principe selon lequel l'employeur est tenu envers son salarié d'une obligation de sécurité dont le manquement a le caractère d'une faute inexcusable « lorsque l'employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé le salarié et qu'il n'a pas pris les mesures nécessaires pour l'en préserver ». Cette jurisprudence s'applique à l'ensemble des risques professionnels, y compris à l'exposition au formaldéhyde dans les exploitations agricoles, élevages et champignonnières.
2. La présomption d'origine et les renvois entre tableaux
La particularité du tableau 28 RA est de renvoyer aux tableaux 44 et 45 A pour les lésions eczématiformes et les affections respiratoires. La Cour de cassation a confirmé à plusieurs reprises que ce mécanisme de renvoi n'affaiblit pas la présomption d'origine : dès lors que l'agent (aldéhyde formique) et la pathologie sont caractérisés conformément aux conditions médicales du tableau de renvoi, la reconnaissance est acquise sans démonstration supplémentaire du lien causal.
3. Liste indicative et latitude d'appréciation
Le caractère indicatif de la liste de travaux (à la différence du tableau 47 RG sur les poussières de bois, par exemple, dont la liste est limitative) confère une plus grande latitude aux juges du fond pour apprécier la réalité de l'exposition à l'aldéhyde formique dans des situations non explicitement citées (laboratoires vétérinaires, désinfection en élevage hors-sol, fabrication d'engrais et de produits zootechniques…). La jurisprudence sociale interprète largement cette liste, conformément à l'esprit du texte.
4. Articulation avec le cancer du nasopharynx (tableau 28 bis)
Depuis la création du tableau 28 bis RA par le décret du 4 mai 2012, les juges et les CRRMP examinent distinctement les affections non cancéreuses (relevant du 28) et le cancer du nasopharynx (relevant du 28 bis). Cette distinction est essentielle : une exposition documentée au formaldéhyde dans une exploitation agricole, qui aurait pu jadis être rejetée comme « hors tableau », dispose désormais d'un cadre dédié pour les cancers (latence longue, présomption applicable sous conditions).
Pour aller plus loin : rechercher sur Judilibre les mots-clés « formaldéhyde + maladie professionnelle » ou « tableau 28 régime agricole » pour suivre l'évolution récente. Source du cadre légal : décret n° 2012-665 du 4 mai 2012.
Prévention
Le formaldéhyde est classé cancérogène avéré pour l'homme (CIRC groupe 1) depuis 2004 et figure parmi les agents chimiques visés par la réglementation CMR du Code du travail (articles R. 4412-59 et suivants). Sa prévention obéit à une logique de substitution, de réduction à la source et de protection collective prioritaire sur la protection individuelle.
Valeur limite d'exposition professionnelle
Une valeur limite d'exposition professionnelle contraignante du formaldéhyde a été fixée par le décret n° 2020-1546 du 9 décembre 2020 et codifiée à l'article R. 4412-149 du Code du travail (depuis le 1ᵉʳ juillet 2023 : 0,37 mg/m³ en moyenne 8h, 0,738 mg/m³ sur 15 minutes ; soit respectivement 0,3 ppm et 0,6 ppm). Des mesurages réguliers de l'atmosphère par un organisme accrédité sont nécessaires pour vérifier son respect.
Substitution prioritaire
Conformément aux articles R. 4412-66 et R. 4412-69 du Code du travail (CMR), l'employeur doit en priorité substituer le formaldéhyde par un agent ou un procédé moins dangereux chaque fois que cela est techniquement possible. En agriculture, des alternatives existent pour la désinfection (péroxyde d'hydrogène stabilisé, dérivés d'ammonium quaternaire, vapeur, ozone…) et le traitement des peaux.
Mesures techniques de prévention collective
- Travail en système clos chaque fois que possible (cuves de pasteurisation, automates de traitement) ;
- Captage à la source sur les postes émetteurs (ventilation localisée à proximité immédiate du point d'émission) ;
- Ventilation générale et apport d'air neuf dans les locaux de travail ;
- Stockage du formol en bidons fermés, dans des locaux ventilés, à l'écart des locaux de vie ;
- Procédures écrites pour les opérations de désinfection (dilution, pulvérisation, durée, ré-entrée dans les locaux après aération).
Protection individuelle
Lorsque la protection collective ne suffit pas à descendre sous la VLEP, port d'équipements de protection individuelle adaptés : appareil de protection respiratoire à cartouche filtrante anti-gaz B (vapeurs inorganiques), gants en nitrile ou en butyle (le latex n'est pas étanche au formaldéhyde), lunettes de sécurité étanches, vêtements de travail imperméables, en complément et non en substitution des mesures collectives.
Surveillance médicale renforcée
Les travailleurs exposés au formaldéhyde (agent CMR) bénéficient d'un suivi individuel renforcé (SIR) par le médecin du travail (article R. 4624-23 et s. du Code du travail), avec examen médical avant affectation et dossier médical conservé. À la cessation d'exposition : attestation d'exposition et possibilité d'un suivi médical post-professionnel à la charge de la MSA, compte tenu du risque de cancer du nasopharynx couvert par le tableau 28 bis RA.
Droit d'alerte et de retrait
En cas de danger grave et imminent (forte odeur de formol, ventilation défaillante, irritation aiguë), le salarié peut exercer son droit de retrait (article L. 4131-1 du Code du travail) sans qu'aucune sanction ne puisse en résulter.
Sources : INRS — FT 7 Aldéhyde formique ; articles R. 4412-59 et suivants, R. 4412-149 et R. 4624-23 du Code du travail ; décret n° 2020-1546 du 9 décembre 2020.
Cas pratiques
Les cas ci-dessous sont anonymisés et reconstitués à des fins pédagogiques à partir de situations types rencontrées par les caisses de MSA et les juridictions sociales. Ils n'identifient aucune entreprise.
Cas 1 — Dermatite irritative chez un ouvrier de champignonnière (tableau 28 RA)
M. A., 34 ans, ouvrier en champignonnière depuis 5 ans, participe deux fois par semaine aux opérations de désinfection au formol des couches et des locaux de culture. Il développe des rougeurs, des fissures et des brûlures cutanées sur les mains et les avant-bras, malgré un port irrégulier de gants en latex. Le médecin du travail établit le CMI au titre du tableau 28 RA, premier alinéa (dermatites irritatives). Le délai de 7 jours est respecté et l'exposition à l'aldéhyde formique en désinfection figure dans la liste indicative du tableau. La MSA reconnaît la MP. Suite à la déclaration, l'exploitation remplace les gants par des gants en nitrile et engage une étude de substitution du formol.
Cas 2 — Eczéma allergique chez une laborantine vétérinaire (tableau 28 RA, renvoi tableau 44 RA)
Mme B., 41 ans, technicienne dans un laboratoire de pathologie vétérinaire d'une coopérative agricole, manipule quotidiennement du formol comme fixateur histologique. Elle développe un eczéma des mains avec vésicules, prurit et suintement, récidivant à chaque reprise du travail. Le test épicutané au formaldéhyde est positif. Le dermatologue établit le CMI au titre du tableau 28 RA renvoyant au tableau 44 RA (lésions eczématiformes). La reconnaissance est acquise. Un aménagement de poste avec captage local renforcé et substitution partielle (formol en cassettes pré-dosées) est mis en place.
Cas 3 — Asthme professionnel chez un opérateur de désinfection en élevage (tableau 28 RA, renvoi tableau 45 A RA)
M. C., 47 ans, salarié d'une entreprise de désinfection intervenant dans des élevages de volailles, présente depuis 18 mois une dyspnée d'effort qui s'aggrave les jours d'intervention. L'exploration fonctionnelle respiratoire (EFR) objective un asthme avec test de réversibilité positif. Le test de réexposition documente la récidive en milieu de travail. Le CMI mentionne le tableau 28 RA renvoyant au tableau 45 A RA (asthme professionnel). La MSA reconnaît la MP. M. C. est définitivement écarté du formaldéhyde et engage une procédure de reclassement avec maintien partiel du salaire.
Cas 4 — Exposition hors liste indicative, dossier reconnu au titre du tableau 28 RA
Mme D., 38 ans, employée dans une entreprise de fabrication d'engrais organiques agréée pour le régime agricole, est exposée à des vapeurs de formol utilisé comme conservateur dans certaines formulations. Cette activité ne figure pas explicitement dans la liste indicative du tableau (qui cite la désinfection, les champignonnières et le traitement des peaux). Atteinte d'une rhinite obstructive récidivante avec test cutané positif au formaldéhyde, sa MP est néanmoins reconnue par la MSA au titre du tableau 28 RA (renvoi 45 A) en raison du caractère indicatif de la liste, qui permet de prendre en compte d'autres situations d'exposition réelles à l'aldéhyde formique.
Questions fréquentes
Page mise à jour le 29/05/2026.