Claim Management
Constituer le dossier de réclamation
Module 3 / 5
Sommaire
Validation des acquis
Quiz du Module 3
Vous avez parcouru la preuve contemporaine, l'analyse de retard et le lien de causalité, puis le chiffrage en trois étages (coûts directs, prolongation, désorganisation).
Répondez aux 5 questions ci-dessous pour valider vos acquis.
Question 1 Sur le claim du retard d'accès, votre conducteur de travaux remplit le journal de chantier chaque vendredi pour toute la semaine écoulée. Quel est le problème ?
Réponse : La force du journal vient de sa contemporanéité. Rempli le soir même, jour après jour, il devient un récit continu et crédible. Rempli le vendredi pour toute la semaine, personne ne croit qu'on se souvient des effectifs exacts du mardi : il perd sa valeur probante.
Question 2 Le maître d'ouvrage vous oppose : « Vous étiez déjà en retard de votre fait. » Que doit faire votre analyse de retard ?
Réponse : C'est l'argument réflexe de toute défense. L'analyse doit isoler proprement l'effet de l'événement contesté et écarter les retards concurrents imputables à l'entreprise, qui ne s'indemnisent pas. Reconnaître et chiffrer sa propre part renforce même la crédibilité du dossier.
Question 3 Une tâche prend 3 semaines de retard mais elle dispose de 4 semaines de marge (float) et n'est pas sur le chemin critique. Quel effet sur la date de livraison ?
Réponse : Seul un retard sur le chemin critique décale la fin. Une tâche disposant de marge peut glisser sans conséquence tant que le retard reste dans cette marge (ici 3 sem. < 4 sem. de float). C'est pourquoi il faut savoir lire les marges avant de réclamer un retard.
Question 4 L'analyse a établi 4 semaines de retard projet. Pour les coûts de prolongation, sur quelle durée chiffrer les frais de chantier hebdomadaires ?
Réponse : La prolongation se chiffre sur la part imputable à l'événement, établie par l'analyse de retard. Le coût de prolongation = coût par unité de temps × prolongation démontrée. Chiffrer plus que la part établie revient à gonfler le dossier et le rend attaquable.
Question 5 Vous hésitez à ajouter un poste « désorganisation » de 150 k€ pour gonfler la demande, sans mesure de référence solide. Quelle est la bonne décision ?
Réponse : Mieux vaut un total inattaquable qu'une demande gonflée. Un seul poste manifestement exagéré ou « à la louche » donne à la partie adverse de quoi discréditer l'ensemble. La désorganisation ne se réclame que si la comparaison zone perturbée / zone saine est vraiment solide.
Répondez à toutes les questions pour continuer.