Concours DGFiP et douane (catégorie C)
Les cas pratiques d'admissibilité

Module 3 / 4  ·  Sommaire complet de la formation

Module 3 : Les cas pratiques 18 min de lecture

3.2 Exploiter le dossier et répondre aux questions en 3 heures

Trois heures pour quinze pages de documents, quatre questions et un support : sans plan de bataille, le temps file. Le guide de l'ENFiP propose une répartition en quatre étapes. Ce chapitre la détaille et montre comment construire des réponses courtes, puis le développement de deux pages de la quatrième question.

La répartition indicative du guide ENFiP pour 3 heures

25'

Découverte du sujet et analyse des questions

1 h

Exploitation du dossier documentaire

1 h 30

Rédaction des réponses

5'

Relecture de la copie

1

Un plan de bataille en quatre étapes

Le guide de l'épreuve d'admissibilité propose, « à titre indicatif », quatre étapes : découverte du sujet (25 minutes), exploitation du dossier (1 heure), rédaction (1 h 30) et relecture (5 minutes). Il insiste sur la rédaction : c'est « l'étape la plus longue » et elle « constitue le seul élément visible de votre travail ».

Ces durées couvrent toute l'épreuve, support de communication compris. À l'intérieur de l'heure et demie de rédaction, une répartition possible (conseil de méthode, à ajuster à l'entraînement) :

Questions 1 à 3Question 4Support de communication
≈ 10 à 12 min chacune≈ 35 min≈ 20 min

L'essentiel est de décider de ces bornes avant l'épreuve et de s'y tenir : une question laissée blanche faute de temps coûte plus cher qu'une réponse un peu moins aboutie à la précédente. Cette épreuve suit le QCM dans la même journée : la fatigue compte aussi.

2

Découvrir le sujet : identifier la « commande »

Les 25 premières minutes ne servent pas à lire le dossier en entier. Le guide décrit trois gestes :

  1. Lire le sujet dans son intégralité pour identifier le thème de chaque question grâce à ses mots-clés, et repérer les consignes de forme et de longueur.
  2. Survoler les documents à partir de la liste qui suit l'énoncé, en lisant les titres et sous-titres, pour relier chaque document aux questions.
  3. Analyser chaque question en profondeur : « identifier précisément la "commande" », se poser les questions qui permettent de circonscrire le sujet.

Analyser la commande, c'est repérer ce que la question demande exactement. Une question de la forme « Quelles sont les principales évolutions de X, et comment les acteurs y ont-ils répondu ? » contient deux demandes : un constat et une réaction. Une réponse qui traite seulement la première est incomplète, même bien écrite.

Réflexe utile : souligner (au crayon, sur le sujet) chaque verbe de la question (« expliquez », « analysez », « exposez », « présentez ») et chaque élément à couvrir. Le nombre d'éléments soulignés donne souvent le nombre de paragraphes de la réponse.
3

Exploiter le dossier en une heure

L'objectif de cette étape, selon le guide, est « d'extraire du dossier les éléments essentiels et utiles pour élaborer les réponses ». Il recommande de se fixer un temps limité de lecture et de prendre des notes « afin de reformuler les informations et les idées importantes ».

Un outil simple pour organiser ces notes (conseil de méthode) : un tableau croisé documents × questions, rempli au fil de la lecture.

DocumentQ1Q2Q3Q4Support
Doc. 1 (rapport)idée clé + chiffre——I-Achiffre clé
Doc. 2 (article)—avantage / risque—II-B—
Doc. 3 (infographie)——tendance—graphique
…

Les surligneurs sont admis sur la table pour annoter le dossier (jamais sur la copie). Un code simple, une couleur par question, permet de retrouver vite une information au moment de rédiger.

Les infographies, tableaux et graphiques méritent une attention particulière : ils condensent souvent les chiffres les plus utiles, notamment pour le support de communication. Attention à citer les chiffres avec leur unité, leur date et leur périmètre, tels qu'ils figurent dans le document.

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4

Les trois questions courtes : 15 lignes au plus

Pour les trois premières questions, le guide attend des réponses « relativement courtes », structurées, qui font « preuve d'esprit de synthèse ». Les réponses doivent être « justifiées, argumentées et structurées ». Une trame possible pour 15 lignes (conseil de méthode) :

1. Réponse directe

Une à deux phrases qui répondent à la commande, sans introduction générale.

2. Deux ou trois idées

Chacune dans une phrase ou deux, avec un fait ou un chiffre tiré du dossier.

3. Phrase de bilan

Qui relie les idées et répond à la seconde partie de la question, s'il y en a une.

Répondre sans paraphraser est la consigne la plus souvent oubliée. Recopier une phrase du document ne prouve pas qu'on l'a comprise. Reformuler, c'est dire la même idée avec ses propres mots, en la reliant à la question : « Le document 2 montre que… », « Cette évolution s'explique par… ».

Les connecteurs logiques (d'abord, en outre, en revanche, ainsi, par conséquent) rendent visible la hiérarchie des idées demandée par le guide, sans consommer de lignes.

5

La quatrième question : un développement de deux pages

La quatrième question demande « des développements plus importants ». Le guide recommande une construction précise :

  • une introduction en trois parties : une accroche qui pose le sujet, une problématique relative aux enjeux du thème, une annonce de plan ;
  • un plan en deux parties (I, II), chacune composée de deux sous-parties (A, B), « matérialisé par des titres apparents » ;
  • une conclusion qui permet notamment d'ouvrir le sujet ou d'en évoquer les perspectives.

Souvent, l'énoncé suggère lui-même les deux parties : dans le sujet test 2026, la question demandait d'exposer « dans une première partie » un modèle, puis « dans une seconde partie » les nouveaux défis. Suivre cet ordre est la façon la plus sûre de répondre à la commande.

En deux pages, chaque sous-partie dispose d'environ un tiers de page : un paragraphe argumenté, avec une idée directrice, deux ou trois éléments du dossier et une phrase de transition. Les réponses aux trois premières questions fournissent souvent la matière de la quatrième : le tableau croisé de l'étape d'exploitation sert ici.

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6

Soigner la copie et la relire

« Veillez à ce que votre devoir soit plaisant à lire pour le correcteur », écrit le guide, qui détaille ses attentes :

Maîtriser l'orthographe et la grammaire
Des phrases courtes, correctes sur le plan de la syntaxe
Un style agréable et neutre
Une mise en page aérée : sauter des lignes entre les développements
Une écriture lisible
Une règle pour souligner
Le blanc correcteur seulement en cas de nécessité, avec modération

La relecture finale, cinq minutes selon le guide, sert à corriger les erreurs d'inattention : fautes d'orthographe, mots oubliés. Elle se fait question par question, en vérifiant aussi que chaque réponse est bien numérotée et que la numérotation des feuilles (01/05, 02/05…) est complète.

Pour travailler l'orthographe et la grammaire en amont, le QCM de français pour les concours aide à repérer ses points faibles.

Le squelette de la quatrième question (d'après le guide ENFiP)

Introduction : accroche · problématique · annonce du plan

I. Titre apparent

A. …
B. …

II. Titre apparent

A. …
B. …

Conclusion : bilan · ouverture ou perspectives

Deux pages au maximum.

Sources

À retenir

  • Répartition indicative : 25 min de découverte, 1 h d'exploitation du dossier, 1 h 30 de rédaction, 5 min de relecture.
  • Identifier la « commande » de chaque question : souvent deux demandes en une.
  • Prendre des notes reformulées ; un tableau documents × questions fait gagner du temps.
  • Questions 1 à 3 : 15 lignes, réponse directe, idées hiérarchisées, sans paraphrase.
  • Question 4 : introduction en 3 temps, plan I/II avec A/B et titres apparents, conclusion ouverte, 2 pages.
  • La rédaction est « le seul élément visible de votre travail » : copie aérée, lisible, relue.

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