Méthode INRS — Art. L4121-1 Code du travail

Arbre des Causes : analyse d'accident du travail (méthode INRS)

Construisez votre arbre des causes pas à pas : identifiez l'accident, recueillez les faits (ITAMAMI), établissez les liens logiques, identifiez les causes racines et définissez votre plan d'actions correctives.

Méthode INRS Arbre visuel PDF complet Sauvegarde locale
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Identification
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Recueil des faits
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Construction arbre
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Plan d'actions
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Export PDF
Progression : 0% Remplissez les champs pour démarrer

Que souhaitez-vous analyser ? Le formulaire s'adapte automatiquement selon votre choix.

Niveau d'aide
Nouveau sur l'arbre des causes ?
L'arbre des causes est une méthode sans culpabilisation qui remonte de l'accident vers toutes les causes qui l'ont rendu possible. En 5 étapes : vous identifiez l'événement, vous listez les faits (méthode ITAMAMI), vous dessinez l'arbre en reliant les causes, vous définissez un plan d'actions et vous exportez un rapport PDF prêt à partager au CSE.
Astuce : cliquez sur « Charger un exemple de démonstration » pour voir l'outil pré-rempli avec un cas réel INRS (chute d'un intérimaire), puis modifiez-le à votre analyse.
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Identification de l'accident
Étape 1 — Que remplir ici ?
Décrivez le contexte factuel : où (entreprise, lieu précis), qui (victime et son profil), quoi (nature de l'accident et lésions). Ces informations servent de base au rapport et à la déclaration DAT.
Exemple : « Soudeur, 3 ans d'ancienneté, blessé par chute d'une pièce dans l'atelier B le 12/04/2026 à 10h30. Fracture poignet droit. »

Entreprise

Victime

Accident

Fait ≠ opinion. « Il ne portait pas ses gants » = fait. « Il était négligent » = opinion à bannir.
Obligations légales déclenchées

Témoins

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Recueil des faits — Méthode ITAMAMI
Étape 2 — Qu'est-ce qu'un « fait » ?
Un fait est une information observable et vérifiable. Ce n'est ni une opinion, ni un jugement, ni une cause supposée. ITAMAMI classe les faits en 4 familles : Individu, Tâche, Matériel, Milieu.
✅ « Le carter de la machine était retiré » (fait)
❌ « L'opérateur était imprudent » (opinion — à bannir)

Cochez tous les faits constatés lors de l'enquête terrain. Vous pouvez aussi ajouter des faits personnalisés. Ces faits seront utilisés à l'étape 3 pour construire l'arbre.

I Individu État physique, mental, formation, expérience

T Tâche Opération en cours, mode opératoire, consignes

Ma Matériel Outils, machines, EPI, état et maintenance

Mi Milieu Environnement, organisation, conditions de travail

T+ Spécifique trajet Facteurs liés au déplacement domicile-travail

Faits sélectionnés : 0
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Construction de l'arbre des causes
Étape 3 — Comment construire l'arbre ?
1) Cliquez sur un fait de l'arbre (en commençant par l'accident à droite) pour le sélectionner comme « point d'accroche ». 2) Choisissez le fait qui l'a causé (parmi ceux cochés à l'étape 2 ou en saisie libre). 3) Indiquez le lien logique : → simple enchaînement, ET si plusieurs faits étaient tous nécessaires, OU si un seul des deux aurait suffi. 4) Continuez jusqu'aux causes racines (= faits sur lesquels vous pouvez agir) et marquez-les avec le drapeau 🚩.
Exemple : Accident (chute) ← ET ← Sol glissant + Pas de chaussures antidérapantes. Deux branches : une pour le sol, une pour les chaussures. Chaque branche remonte à une cause racine organisationnelle.

L'accident est le point de départ (à droite). Pour chaque fait, ajoutez les faits qui ont été nécessaires pour qu'il se produise. Remontez jusqu'aux causes racines.

Ajout rapide depuis les faits cochés à l'étape 2 Cliquez pour ajouter directement au parent sélectionné (L'accident)
Cochez d'abord des faits à l'étape 2 pour les retrouver ici.
Rappel des liens logiques
Enchaînement (→)
Un seul fait a suffi pour provoquer le suivant
Conjonction (ET)
Plusieurs faits simultanés étaient tous nécessaires
Disjonction (OU)
Plusieurs faits possibles, un seul a suffi

Ajouter une cause à : L'accident

Visualisation de l'arbre

L'arbre s'affichera ici au fur et à mesure de la construction

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Plan d'actions correctives
Étape 4 — Une action efficace est SMART
Spécifique (on sait quoi faire), Mesurable (on peut la vérifier), Atteignable, Réaliste, Temporelle (délai fixé). Privilégiez la hiérarchie de prévention : supprimer le danger > substituer > protéger collectivement > protection individuelle > formation.
❌ « Faire plus attention » (vague).
✅ « Installer des caillebotis antidérapants zone B avant le 30/06/2026, responsable : M. Durand, budget 1 800 € ».

Pour chaque cause racine identifiée, définissez une ou plusieurs actions correctives selon la hiérarchie de prévention.

Hiérarchie de prévention (priorité décroissante)
1 Suppression du danger
2 Substitution
3 Protection collective
4 Protection individuelle
5 Formation / information
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Synthèse & Export
Étape 5 — Que faire ensuite ?
Exportez le PDF pour le classer dans votre registre. Partagez-le au CSE/CSSCT (obligatoire si arrêt > 24 j). Mettez à jour le DUERP avec les nouveaux risques identifiés. Planifiez une revue à 3 et 6 mois pour vérifier l'efficacité des actions.
Obligation de prévention (art. L4121-1 Code du travail)

L'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs, incluant des actions de prévention, d'information et de formation, et la mise en place d'une organisation adaptée. L'analyse par arbre des causes est la méthode recommandée par l'INRS et la CARSAT pour comprendre les accidents et prévenir leur récurrence.

Guide complet : l'arbre des causes en entreprise

Qu'est-ce que l'arbre des causes ?

L'arbre des causes (ADC) est une méthode d'analyse a posteriori des accidents du travail développée par l'INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité). Contrairement à une approche culpabilisante qui cherche un « coupable », l'arbre des causes recherche l'ensemble des faits ayant contribué à l'accident pour identifier les causes racines sur lesquelles agir.

Le principe fondamental : un accident n'a jamais une cause unique. C'est toujours la combinaison de plusieurs facteurs (humains, techniques, organisationnels, environnementaux) qui conduit à l'événement indésirable. L'arbre des causes permet de visualiser ces interactions.

La méthode ITAMAMI : classer les faits

Pour ne rien oublier lors du recueil des faits, l'INRS recommande la classification ITAMAMI :

  • I — Individu : état physique et psychologique, formation, expérience, aptitude médicale, comportement au moment de l'accident
  • T — Tâche : activité en cours, mode opératoire suivi (ou non), consignes de sécurité, habilitations nécessaires
  • Ma — Matériel : outils, machines, équipements de protection, état de maintenance, conformité
  • Mi — Milieu : environnement physique (bruit, éclairage, sol), conditions météo, organisation du travail, encadrement, communication

Les 3 types de liens logiques

L'arbre des causes utilise trois types de relations entre les faits :

Enchaînement (→)
Un fait A a suffi à lui seul pour provoquer le fait B. Exemple : le sol mouillé a provoqué la glissade.
Conjonction (ET)
Les faits A ET B étaient tous les deux nécessaires pour provoquer C. Supprimer l'un des deux aurait suffi à éviter C.
Disjonction (OU)
Le fait A OU le fait B aurait suffi seul à provoquer C. Identifier les deux permet de doubler les mesures de prévention.

Comment réaliser l'analyse en 5 étapes

  1. Recueillir les faits immédiatement — Entretiens avec la victime, les témoins, le responsable. Visite du lieu de l'accident. Photos. Relevé des conditions (météo, éclairage, état du sol).
  2. Classer les faits (ITAMAMI) — Individu, Tâche, Matériel, Milieu. Ne retenir que des faits vérifiables, pas des opinions.
  3. Construire l'arbre — Partir de l'accident (fait ultime) et remonter de droite à gauche : « qu'est-ce qui a été nécessaire pour que ce fait se produise ? »
  4. Identifier les causes racines — Ce sont les faits aux extrémités de l'arbre sur lesquels une action est possible.
  5. Définir le plan d'actions — Selon la hiérarchie de prévention : supprimer, substituer, protéger collectivement, protéger individuellement, former.

Qui doit participer à l'analyse ?

L'analyse doit être pluridisciplinaire pour éviter les biais :

  • Le préventeur / animateur HSE qui mène l'analyse
  • Le responsable hiérarchique de la zone concernée
  • Un ou plusieurs témoins directs
  • Un représentant du CSE / CSSCT
  • La victime (si son état le permet)
  • Le médecin du travail (si pertinent)

Erreurs courantes à éviter

  • Chercher un coupable au lieu de comprendre le système
  • Se limiter à une cause unique (« il n'a pas fait attention »)
  • Confondre fait et opinion : « il était négligent » n'est pas un fait, « il ne portait pas ses gants » en est un
  • Négliger les causes organisationnelles (pression production, manque d'effectif, formation insuffisante)
  • Ne pas définir de plan d'actions ou définir des actions vagues (« être plus prudent »)

Différence entre arbre des causes, 5 Whys, Ishikawa et Bow-Tie

L'arbre des causes n'est pas la seule méthode d'analyse causale. Comprendre ce qui la distingue aide à choisir la bonne méthode selon le contexte.

Méthode Usage typique Forces Limites
Arbre des causes (INRS) Analyse a posteriori d'un accident du travail Visuel, rigoureux, met en lumière les combinaisons (ET/OU), validé par la CARSAT Demande de la pratique, peu adapté aux risques chroniques (TMS, RPS)
5 Whys (5 Pourquoi) Recherche rapide de cause racine, qualité industrielle (Toyota) Simple, rapide, utilisable en réunion flash Mono-causale par construction, manque de profondeur sur accidents complexes
Ishikawa (5M / arête de poisson) Cartographie large des causes potentielles avant analyse Brainstorming structuré (Main d'œuvre, Méthode, Matériel, Milieu, Matière) Catalogue plat sans hiérarchisation des liens logiques
Bow-Tie (nœud papillon) Risques majeurs (Seveso, ATEX, sécurité industrielle) Lie causes ET conséquences, intègre les barrières de prévention/protection Lourd, plutôt prospectif qu'a posteriori, requiert un facilitateur expert

En pratique : pour un accident du travail, l'arbre des causes reste la méthode de référence en France (recommandée par l'INRS et la CARSAT). Les 5 Whys peuvent compléter pour creuser une branche. Ishikawa s'utilise plutôt en amont, lors de l'évaluation des risques (DUERP). Le Bow-Tie est réservé aux scénarios majeurs.

Historique : pourquoi l'INRS a créé l'arbre des causes

La méthode a été développée par l'INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) à la fin des années 1970, en s'appuyant sur les travaux de chercheurs comme Robert Cuny et Jean-François Boissin. Le constat de départ : les enquêtes accident traditionnelles désignaient quasi-systématiquement « l'erreur humaine » comme cause unique, ce qui empêchait toute action de prévention durable.

L'arbre des causes a introduit deux ruptures conceptuelles majeures :

  • L'accident est plurifactoriel : il résulte toujours d'une combinaison de défaillances (techniques, organisationnelles, humaines).
  • Le système prime sur l'individu : agir sur l'organisation (formation, procédures, équipements) prévient mieux la récurrence que sanctionner un opérateur.

La méthode est aujourd'hui diffusée par la brochure INRS ED 6163 « L'analyse de l'accident du travail – La méthode de l'arbre des causes ». Elle est utilisée par la CARSAT, l'Inspection du travail, les CHSCT puis CSE/CSSCT, et constitue un standard de fait dans toutes les grandes entreprises industrielles françaises.

Logiciel arbre des causes : pourquoi en utiliser un ?

Historiquement, l'arbre des causes se construisait sur paperboard ou dans un tableur. Un logiciel arbre des causes (comme le présent outil en ligne) apporte plusieurs gains concrets :

  • Gain de temps : recueil des faits guidé par la grille ITAMAMI, liens logiques (ET/OU) cliquables, pas de redessinage manuel à chaque modification.
  • Standardisation : tous les analystes de l'entreprise produisent des arbres avec la même nomenclature, facilitant la consolidation et le retour d'expérience (REX).
  • Traçabilité : export PDF horodaté, exploitable pour la CARSAT, le CSE, l'inspection du travail ou en cas de contentieux faute inexcusable.
  • Mode débutant : un préventeur novice peut produire un arbre exploitable sans formation préalable lourde, là où une feuille blanche est intimidante.
  • Pas d'installation : un outil web (comme celui-ci, gratuit, sans inscription) évite les contraintes IT d'un logiciel client.

Ce site propose un outil 100 % gratuit, sans création de compte, avec sauvegarde locale dans le navigateur (les données ne quittent jamais votre poste).

Modèle vierge d'arbre des causes

Vous cherchez un modèle vierge d'arbre des causes à imprimer (Word, PDF, A3) pour une analyse en réunion ? L'outil ci-dessus génère automatiquement un PDF complet avec un arbre vide si vous cliquez sur « Exporter PDF » sans remplir les champs — utile comme support imprimable de réunion d'analyse. Vous pouvez aussi simplement charger l'exemple, l'effacer et imprimer la structure résultante comme canevas.

Astuce : combinez un modèle vierge en réunion (recueil collectif des faits sur paperboard) puis recopiez la structure dans l'outil pour l'export PDF officiel et l'archivage.

Exemple complet d'arbre des causes : chute d'un intérimaire en entrepôt

Pour illustrer la méthode INRS de bout en bout, voici un cas d'école inspiré d'accidents réels du secteur logistique. Cet exemple commenté reprend les 4 étapes : récit, recueil des faits ITAMAMI, construction de l'arbre, plan d'actions.

1. Récit de l'accident

Pierre, 23 ans, intérimaire, est arrivé ce lundi à 8h pour son premier jour dans un entrepôt logistique. Aucun accueil sécurité ne lui a été dispensé : on lui a remis un gilet jaune et confié la préparation de commandes. À 10h45, son chef lui demande « en urgence » d'aller chercher un carton stocké sur une étagère à 3 mètres de hauteur, derrière la zone de picking.

Pierre saisit la première échelle qu'il trouve dans l'allée — une échelle simple en aluminium dont un patin caoutchouc est cassé. Il porte ses chaussures de ville (aucune chaussure de sécurité ne lui a été remise). Le sol de l'allée est jonché de cartons écrasés.

Au troisième barreau, l'échelle ripe vers l'arrière. Pierre tombe d'environ 1,50 m. Entorse cheville droite, arrêt de travail 15 jours. Aucun témoin direct.

2. Recueil des faits classés ITAMAMI

Individu
  • Intérimaire, premier jour de mission
  • Aucun accueil sécurité réalisé
  • Aucune formation à l'utilisation d'échelle
  • Pas de visite médicale d'embauche encore réalisée
Tâche
  • Travail en hauteur (≥ 1 m) non prévu dans la fiche de poste
  • Demande verbale « urgente » du chef d'équipe
  • Aucune procédure écrite pour l'accès aux étagères hautes
  • Aucun mode opératoire pour l'usage d'une échelle
Matériel
  • Échelle avec patin antidérapant cassé
  • Aucune vérification périodique tracée
  • Chaussures de ville (pas de coque, pas d'antiglisse)
  • Aucune chaussure de sécurité remise à l'arrivée
Milieu
  • Sol jonché de cartons écrasés
  • Plan de circulation non respecté
  • Pression production (« en urgence »)
  • Aucun référent intérimaire désigné

3. Construction de l'arbre des causes

L'arbre se lit de droite à gauche : on part de l'accident (fait ultime) et on remonte vers les causes racines en se demandant à chaque fait « qu'est-ce qui a été nécessaire pour que cela arrive ? ». Les causes racines (encadrées en rouge) sont les points d'entrée du plan d'actions.

Exemple d'arbre des causes : chute d'un intérimaire en entrepôt Cause racine 1 Pas d'accueil sécurité Cause racine 2 EPI non fournis à l'intérim Cause racine 3 Pas de vérif. échelles Cause racine 4 Sol encombré (pas de 5S) Cause racine 5 Pression production Cause racine 6 Pas de procédure hauteur Pas de formation à l'usage de l'échelle Chaussures de ville (pas d'antiglisse) Patin antidérapant cassé sur l'échelle Cartons au sol au pied de l'échelle Tâche en hauteur demandée « en urgence » Mauvaise prise de l'opérateur L'échelle ripe vers l'arrière Travail en hauteur sans EPI adapté ACCIDENT Chute de 1,50 m Entorse cheville Causes racines (action prioritaire) Faits intermédiaires Accident (fait ultime)
Exemple d'arbre des causes — accident du travail intérimaire (méthode INRS). Lecture de droite à gauche : 6 causes racines convergent vers l'accident final.

4. Plan d'actions correctives SMART

À chaque cause racine identifiée correspond au moins une action, en respectant la hiérarchie de prévention (supprimer > substituer > protection collective > protection individuelle > formation).

Cause racine Action corrective Pilote Échéance
Pas d'accueil sécurité intérimaires Mettre en place un parcours d'accueil sécurité obligatoire (1h, signature du livret, visite des zones à risque) RH + HSE 30 jours
EPI non fournis à l'intérimaire Inclure chaussures de sécurité S3 dans le kit d'arrivée (commande systématique dès la signature du contrat) HSE + ETT 15 jours
Pas de vérification périodique des échelles Créer un registre de vérification mensuelle des échelles + retirer les échelles dégradées Maintenance 15 jours
Sol encombré (pas de 5S) Audit 5S quotidien des allées + signaler les zones de stockage interdites au sol Chef d'équipe 7 jours
Pression production Sensibiliser l'encadrement aux safety stops ; toute demande « en urgence » doit prévoir le moyen d'accès adapté Direction 60 jours
Pas de procédure travail en hauteur Rédiger une procédure « accès aux étagères > 1 m » + formation spécifique (PEMP/échelle/plateforme) HSE 90 jours
À retenir sur cet exemple

Cet accident apparemment « banal » (chute d'échelle) cumule en réalité 6 causes racines dont 4 d'origine organisationnelle. C'est précisément ce que la méthode arbre des causes met en lumière : aucun accident n'a une cause unique, et chercher « la faute » de l'intérimaire (« il aurait dû faire attention ») ferait passer à côté des défaillances système qui peuvent reproduire l'accident demain avec un autre opérateur.

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Questions fréquentes

L'arbre des causes est une méthode d'analyse des accidents du travail développée par l'INRS. Il permet de remonter de l'accident vers l'ensemble des faits qui l'ont rendu possible, en établissant des liens logiques (enchaînement, conjonction ET, disjonction OU). L'objectif est d'identifier les causes racines pour mettre en place des actions de prévention efficaces, sans chercher de coupable.

Le plus tôt possible après l'accident, idéalement dans les 24 à 48 heures, quand les souvenirs sont frais et les conditions n'ont pas été modifiées. L'arbre des causes est recommandé pour tout accident du travail, mais aussi pour les presqu'accidents (incidents significatifs sans blessure), car la démarche de prévention est la même.

L'arbre des causes n'est pas nommément obligatoire dans le Code du travail. Cependant, l'obligation générale de prévention (art. L4121-1) et l'obligation d'évaluer les risques (DUERP) imposent à l'employeur d'analyser les accidents pour empêcher leur récurrence. L'arbre des causes est la méthode recommandée par l'INRS, la CARSAT et l'Inspection du travail. Ne pas analyser un accident grave peut constituer un manquement à l'obligation de sécurité.

La DAT (Déclaration d'Accident du Travail) est une obligation légale (48h) destinée à la CPAM pour déclencher la prise en charge des soins et indemnités. L'arbre des causes est une démarche interne d'analyse visant à comprendre pourquoi l'accident est survenu et à définir des mesures de prévention. Les deux sont complémentaires et indispensables.

Les causes racines sont les faits situés aux extrémités de l'arbre, pour lesquels on ne peut plus remonter plus loin. Ce sont typiquement des défaillances organisationnelles (manque de formation, pression production, absence de procédure), des défauts de conception (machine non protégée) ou des manques de moyens (EPI inadapté). Chaque cause racine doit donner lieu à au moins une action corrective concrète, mesurable et planifiée.

ITAMAMI est un acronyme mnémotechnique pour classer les faits : Individu (état physique, mental, formation), Tâche (activité, mode opératoire, consignes), Matériel (outils, machines, EPI) et Milieu (environnement, organisation, communication). Cette grille de lecture aide à être exhaustif dans le recueil des faits et à ne pas se focaliser uniquement sur le facteur humain.

Une analyse complète prend généralement entre 1 et 4 heures selon la complexité de l'accident. Le recueil des faits (entretiens, visite du lieu, collecte de documents) représente environ la moitié du temps. La construction de l'arbre et la définition du plan d'actions prennent 1 à 2 heures. Pour un accident grave ou complexe (multi-victimes, coactivité), l'analyse peut prendre une journée.

Oui, absolument. Analyser les presqu'accidents (incidents sans blessure) est même l'un des meilleurs leviers de prévention. Selon la pyramide de Bird, pour 1 accident grave il y a 600 presqu'accidents. Analyser ces événements avec un arbre des causes permet d'agir avant l'accident. Dans l'outil, sélectionnez simplement « Presqu'accident » en haut : les champs s'adaptent et vous pouvez renseigner une gravité potentielle estimée.

Oui. Bien que l'accident de trajet (art. L411-2 CSS) échappe pour partie à la responsabilité de l'employeur, son analyse reste recommandée dans le cadre du risque routier professionnel. Sélectionnez « Accident de trajet » en haut de l'outil : des champs spécifiques apparaissent (point de départ, arrivée, moyen de transport, tiers impliqué, conditions du trajet) et une catégorie de faits « Spécifique trajet » est proposée à l'étape 2 (chaussée, visibilité, véhicule, téléphone au volant…).

L'outil a un mode « Je débute » activé par défaut : des encarts bleus expliquent chaque étape avec des exemples. Cliquez sur « Charger un exemple de démonstration » pour pré-remplir un cas d'école (chute d'un intérimaire avec EPI manquant) : vous verrez l'arbre construit, les causes racines marquées et le plan d'actions SMART. Modifiez ensuite les champs pour votre propre analyse. Les tooltips ? à côté des libellés donnent des explications techniques. Quand vous êtes à l'aise, basculez sur le mode Expert pour masquer les aides.