Convention collective, contrat ou usage — pas d'obligation légale

Calculateur Prime de
13e Mois 2026

Estimez votre 13e mois brut et net dans toutes les situations : prorata en cas d'arrivée ou de départ en cours d'année, temps partiel, absences, versement en 1, 2 ou 12 fois.

Instantané Prorata temporis Brut & Net + PAS 100% gratuit

Votre situation

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La base exacte est fixée par votre convention, accord ou contrat
euros/mois
Hors primes et heures supplémentaires, sauf si votre texte les inclut
euros/an
Rémunération brute perçue sur la période de référence (12 mois)
euros brut
Montant brut prévu par votre convention ou accord d'entreprise
Fixé par le texte qui institue la prime
Le prorata s'applique en cas d'année incomplète
Laisser vide si présent avant 2026
Laisser vide si toujours présent
Clause de prorata temporis dans la convention / le contrat
Options avancées (temps partiel, absences, impôt)
Prime proratisée selon la durée de travail
%
Ex : 80 % pour un 4/5e
jours
Jours calendaires d'absence non assimilée à du travail effectif (si le texte prévoit un abattement)
%
Votre taux personnalisé (visible sur votre bulletin de paie). Laissez 0 pour l'ignorer
Vérifiez la clause de votre convention : si le texte conditionne le versement à la présence dans l'entreprise à la date de paiement sans prévoir de prorata, la jurisprudence admet qu'un salarié parti avant cette date puisse ne rien percevoir. À l'inverse, si un prorata est prévu, il vous est dû même en cas de départ. Le montant ci-dessous est calculé en hypothèse de prorata temporis.
Le 13e mois n'est pas prévu par le Code du travail : il n'est dû que si votre convention collective, un accord, votre contrat de travail ou un usage d'entreprise l'institue. Ce calculateur estime le montant une fois le droit acquis.
13e mois plein
0 euros
brut, année complète
Votre prorata
100 %
365/365 jours
Net estimé
0 euros
après cotisations (~22 %)
Net après impôt
0 euros
hors PAS (taux à 0)
Votre prime de 13e mois 2026
0 euros
brut
0 euros net estimé

Détail du calcul

Base retenue
1 mois de salaire de base
0 euros
Temps partiel Proratisation durée du travail
0 euros
Prorata Présence sur l'année 2026
0 euros
Absences Abattement absences non assimilées
0 euros
13e mois brut 0 euros
Cotisations salariales estimées (22 % — sécurité sociale, retraite, CSG/CRDS) 0 euros
Net avant impôt 0 euros
Prélèvement à la source (0 %) 0 euros
Net en poche estimé 0 euros

Échéancier de versement

* Estimation indicative. Le mode de calcul exact (base, prorata, condition de présence, absences) est fixé par le texte qui institue la prime dans votre entreprise : il prime sur toute règle générale.
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13e mois : montants selon le salaire et la présence

Exemples pour un 13e mois égal à un mois de salaire de base, avec prorata temporis en jours calendaires (année 2026 : 365 jours). Net estimé non-cadre (~22 % de cotisations), avant impôt.

Salaire de baseAnnée complète (brut)Net estiméEntrée 1er avril (275 j)Entrée 1er septembre (122 j)
1 900 euros1 900 euros1 482 euros1 432 euros635 euros
2 200 euros2 200 euros1 716 euros1 658 euros735 euros
2 500 euros2 500 euros1 950 euros1 884 euros836 euros
2 800 euros2 800 euros2 184 euros2 110 euros936 euros
3 200 euros3 200 euros2 496 euros2 411 euros1 070 euros
4 000 euros4 000 euros3 120 euros3 014 euros1 337 euros

Qui a droit au 13e mois ? Les 4 fondements possibles

FondementCe que ça implique
Convention collective / accord de brancheLe droit, la base de calcul, le prorata et la date de versement sont fixés par le texte conventionnel. C'est le cas le plus fréquent (banque, commerces, certains accords d'entreprise…).
Accord d'entrepriseMêmes effets qu'un accord de branche, négocié au niveau de l'entreprise.
Contrat de travailLe 13e mois devient un élément contractuel de rémunération : l'employeur ne peut pas le supprimer sans votre accord.
Usage d'entreprise / engagement unilatéralLa prime versée de façon constante (répétée), générale (à tous les salariés ou à une catégorie) et fixe (mode de calcul stable) devient obligatoire. L'employeur ne peut y mettre fin qu'en respectant une procédure de dénonciation (information des salariés et du CSE, délai de prévenance suffisant).

Prime de 13e mois : le guide complet 2026

En résumé : un salarié à 2 500 euros brut avec un 13e mois « un mois de salaire de base » perçoit 2 500 euros brut, soit environ 1 950 euros net avant impôt. Arrivé le 1er avril, il touche un prorata d'environ 1 884 euros brut — si sa convention prévoit le prorata.

Le 13e mois est-il obligatoire ?

Non. Contrairement à une idée répandue, aucune disposition du Code du travail n'impose le versement d'un 13e mois. C'est un avantage de rémunération facultatif qui ne devient obligatoire que s'il est institué par l'une des quatre sources suivantes : la convention collective ou un accord de branche, un accord d'entreprise, le contrat de travail, ou un usage d'entreprise (voire un engagement unilatéral de l'employeur).

Pour qu'un usage soit reconnu par les juges, trois critères cumulatifs dégagés par la jurisprudence de la Cour de cassation doivent être réunis : la constance (la prime a été versée plusieurs années de suite), la généralité (elle bénéficie à l'ensemble du personnel ou à une catégorie objective de salariés) et la fixité (son mode de calcul est stable et déterminé). Une fois l'usage établi, l'employeur ne peut le supprimer qu'en le dénonçant régulièrement : information individuelle des salariés, information du CSE et respect d'un délai de prévenance suffisant.

Comment se calcule le 13e mois ?

C'est le texte qui institue la prime qui fixe sa base de calcul. En pratique, trois formules dominent :

  • Un mois de salaire de base : la formule la plus courante. Le salaire de base s'entend en général hors primes, hors heures supplémentaires et hors avantages en nature — sauf si le texte en dispose autrement. C'est souvent le salaire de base de novembre ou décembre qui sert de référence.
  • 1/12e de la rémunération annuelle brute : la prime lisse alors les variations de salaire sur l'année (utile en cas d'augmentation en cours d'année ou de rémunération variable).
  • Un montant forfaitaire : certains accords fixent un montant en euros, identique pour tous ou par catégorie.

En cas de doute, la règle d'or : relisez le texte applicable (convention collective — retrouvez la vôtre via l'IDCC sur votre bulletin de paie —, accord d'entreprise ou contrat). En l'absence de précision, les juges se réfèrent à la pratique constante de l'entreprise.

Arrivée ou départ en cours d'année : le prorata temporis

C'est le point qui génère le plus de litiges. Deux cas de figure :

  • Le texte prévoit un prorata : le salarié entré ou sorti en cours d'année perçoit la fraction correspondant à son temps de présence (calculée en jours calendaires ou en mois selon le texte). Le prorata est alors versé avec le solde de tout compte en cas de départ.
  • Le texte conditionne le versement à la présence à une date donnée (par exemple « être présent au 31 décembre ») : la jurisprudence constante de la Cour de cassation admet la licéité de cette condition de présence. Un salarié qui quitte l'entreprise avant la date de versement peut alors ne rien percevoir, sauf si le texte prévoit malgré tout un prorata en cas de départ.

Attention : lorsque le 13e mois est mensualisé (1/12e versé chaque mois), les fractions déjà versées restent acquises quoi qu'il arrive — elles rémunèrent le travail déjà accompli. La condition de présence ne peut jouer que pour un versement annuel ou semestriel à venir.

Temps partiel, absences, maladie : ce qui réduit (ou non) la prime

Temps partiel : le principe d'égalité de traitement impose que le salarié à temps partiel bénéficie des mêmes droits que le temps plein, proportionnellement à sa durée de travail. Un salarié à 80 % perçoit donc en général 80 % du 13e mois, sauf disposition plus favorable.

Absences : le texte instituant la prime peut prévoir un abattement pour les absences non assimilées à du travail effectif (maladie non professionnelle, congé sans solde…). Deux garde-fous jurisprudentiels : l'abattement doit être prévu par le texte et appliqué de manière identique à toutes les absences de même nature — une réduction qui ne viserait que les absences pour grève ou pour maladie serait discriminatoire. Les congés payés, les congés maternité et les absences assimilées à du travail effectif ne doivent pas, en principe, réduire la prime lorsque le texte raisonne en temps de présence assimilé.

Quand le 13e mois est-il versé ?

  • Versement unique : le plus souvent avec la paie de novembre ou de décembre — d'où son surnom de « prime de fin d'année ».
  • Deux versements : classiquement 50 % en juin et 50 % en décembre.
  • Mensualisation : le 13e mois est intégré à la rémunération sous forme de 1/12e chaque mois. Le salaire annuel est alors annoncé « sur 13 mois ». À salaire annuel égal, vous ne gagnez ni plus ni moins : seule la répartition change.

Cotisations, CSG et impôt : que reste-t-il en net ?

Le 13e mois est un élément de salaire à part entière. À ce titre, il est intégralement :

  • soumis aux cotisations sociales salariales et patronales ainsi qu'à la CSG/CRDS — comme votre salaire de base (source : URSSAF, assiette des cotisations) ;
  • soumis à l'impôt sur le revenu via le prélèvement à la source : le mois du versement, votre taux personnalisé s'applique sur une paie gonflée, d'où un montant d'impôt plus élevé ce mois-là (c'est mécanique, pas une sur-taxation) ;
  • pris en compte dans le calcul de vos droits sociaux (retraite, indemnités journalières, allocation chômage…), puisqu'il entre dans l'assiette des cotisations.

En pratique, pour passer du brut au net, comptez environ 22 % de cotisations salariales pour un non-cadre et 25 % pour un cadre — les mêmes ordres de grandeur que pour votre salaire mensuel. Notre calculatrice brut / net détaille ligne par ligne ces cotisations.

À noter : contrairement à la prime de partage de la valeur (PPV), le 13e mois ne bénéficie d'aucune exonération fiscale ou sociale. Et la PPV ne peut pas se substituer à un 13e mois existant.

13e mois et SMIC : attention au piège

Le 13e mois versé en une fois n'est pris en compte pour vérifier le respect du SMIC que sur le mois de son versement : un employeur ne peut pas payer sous le SMIC onze mois de l'année au motif qu'un 13e mois est versé en décembre. En revanche, lorsqu'il est mensualisé, chaque fraction mensuelle entre dans la comparaison au SMIC du mois concerné. Pour vérifier votre minimum conventionnel, utilisez notre vérificateur de salaire minimum conventionnel.

Sources officielles

  • Code du travail numérique (Ministère du Travail) — fiche « La prime de 13e mois » : fondements, prorata, condition de présence.
  • Service-Public.fr — fiche « Prime de fin d'année dite du 13e mois » : conditions d'attribution et de versement.
  • URSSAF et BOSS (Bulletin officiel de la Sécurité sociale) — assujettissement des primes à cotisations.
  • Légifrance — texte de votre convention collective (recherche par numéro IDCC, mentionné sur votre bulletin de paie).
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Foire aux questions

Non, le Code du travail ne l'impose pas. Il n'est dû que s'il est prévu par la convention collective, un accord collectif, le contrat de travail, un engagement unilatéral ou un usage d'entreprise (versement constant, général et fixe). Une fois institué, son versement devient en revanche obligatoire.

Tout dépend du texte applicable. S'il prévoit un prorata temporis, vous percevez environ 9/12e de la prime avec votre solde de tout compte. S'il exige d'être présent à la date de versement (clause licite selon la jurisprudence), vous risquez de ne rien percevoir. Relisez votre convention collective et votre contrat avant de fixer votre date de départ.

En général non : la base la plus courante est le salaire de base, hors primes, hors heures supplémentaires et hors avantages en nature. Mais c'est le texte qui institue la prime qui tranche : certains accords retiennent 1/12e de la rémunération annuelle totale, qui inclut alors ces éléments.

Le prélèvement à la source applique votre taux personnalisé à la totalité de la paie du mois. Le mois du versement, l'assiette double presque : le montant prélevé augmente d'autant. Ce n'est pas une sur-taxation — votre taux reste le même — mais un effet mécanique de concentration du revenu sur un seul mois.

Cela dépend de sa source. Contrat de travail : impossible sans votre accord (c'est une modification du contrat). Usage ou engagement unilatéral : possible, mais uniquement via une dénonciation régulière (information individuelle des salariés, information du CSE, délai de prévenance suffisant). Convention ou accord collectif : seulement par révision ou dénonciation de l'accord selon les règles du dialogue social.

À montant annuel égal, aucune différence sur le total perçu. La mensualisation lisse la trésorerie et sécurise les fractions déjà versées en cas de départ ; le versement unique fait un « gros mois » en décembre mais concentre le prélèvement à la source. Attention lors d'une négociation d'embauche : un salaire annoncé « sur 13 mois » doit être comparé en annuel brut, pas en mensuel.

Non. L'intégralité du calcul s'effectue dans votre navigateur. Aucune donnée personnelle n'est envoyée à nos serveurs ni stockée. C'est 100 % confidentiel.
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