Outil gratuit — grilles officielles 2026

Êtes-vous payé au moins au minimum de votre convention collective ?

Sélectionnez votre convention et votre classification : le simulateur compare votre salaire au minimum conventionnel en vigueur (accords étendus, garantie SMIC, prorata temps partiel) et vous indique l'écart exact — avec les démarches si vous êtes en dessous.

Le nom de votre convention et le code IDCC figurent sur votre bulletin de paie. Retrouver ma convention avec mon SIRET →
35 h = temps plein. À temps partiel, le minimum est proratisé.
Salaire de base brut, avant primes (ligne « salaire de base » du bulletin).
0 €Minimum conventionnel
Ce qui compte dans la comparaison (assiette)

Publicité

Conventions couvertes par le simulateur

Chaque grille provient du dernier accord de salaires en vigueur (étendu par arrêté ministériel sauf mention contraire) et est datée. Pour le détail complet de vos droits — primes, préavis, congés, classification — consultez la page dédiée de votre convention.

ConventionIDCCAccord de référenceVérifié le
Métallurgie 3248 Grille SMH 2026 (annexe 6-1, base 35 h), avenant UIMM du 20 février 2026 (+0,88 %) 17/07/2026
CCN 51 — FEHAP, sanitaire et social privé non lucratif 0029 Valeur du point 4,58 € depuis le 1er juillet 2022 (recommandation patronale FEHAP agréée par arrêté du 21 décembre 2022) 17/07/2026
CCN 66 — médico-social, personnes handicapées 0413 Valeur du point 3,93 € depuis le 1er juillet 2022 (Nexem ; 3,82 € pour certains non-adhérents), non revalorisée depuis 17/07/2026
Syntec — bureaux d'études, ESN, conseil 1486 Accord du 26 juin 2024 (annexe III), étendu par arrêté du 8 novembre 2024, en vigueur depuis le 1er janvier 2025 17/07/2026
Hôtels, cafés, restaurants — HCR 1979 Avenant n° 33 du 19 juin 2024, étendu par arrêté du 5 novembre 2024, applicable depuis le 1er décembre 2024 17/07/2026
Propreté et services associés 3043 Avenant n° 27 du 18 décembre 2025 (+1,21 % moyen), étendu par arrêté du 24 février 2026, applicable depuis le 1er avril 2026 17/07/2026
Transport routier de marchandises — ouvriers roulants 0016 Accord du 11 octobre 2023 (marchandises), étendu par arrêté du 19 décembre 2023 — aucune revalorisation depuis (NAO 2025 et 2026 sans accord) 17/07/2026
Prévention et sécurité privée 1351 Accord triennal du 25 septembre 2023 (palier +2,8 % au 1er janvier 2026), étendu par arrêté du 20 décembre 2023 17/07/2026
Transports urbains de voyageurs 1424 Accord de branche du 18 février 2026 (+1,20 % moyen), étendu par arrêté du 27 mai 2026 17/07/2026
Aide et soins à domicile — BAD 2941 Avenant 43 (classification), coefficients employés revalorisés par l'avenant 61 du 6 octobre 2023, en vigueur depuis le 1er janvier 2024 (valeur du point 5,77 €) 17/07/2026
Pharmacie d'officine 1996 Accord de salaires du 19 janvier 2026 (valeur du point 5,278 €, +1,20 %), étendu par arrêté du 2 avril 2026 (JO du 17 avril 2026) 17/07/2026
Restauration rapide 1501 Avenant n° 72 du 5 juin 2025, étendu par arrêté du 31 juillet 2025 (JO du 7 août 2025) 17/07/2026
Commerce à prédominance alimentaire — grande distribution 2216 Avenant n° 99 du 17 avril 2026 (+1,09 %), étendu par arrêté du 6 juillet 2026 (JO du 10 juillet 2026), opposable à tous à compter du 1er août 2026 17/07/2026
Coiffure et professions connexes 2596 Avenant n° 51 du 3 décembre 2025 (+2,42 % en moyenne), applicable au 1er mars 2026 17/07/2026

Votre convention n'est pas dans la liste ? Consultez le wiki des conventions par code IDCC ou toutes nos conventions décryptées.

Salaire minimum conventionnel : le guide pour vérifier votre paie

Le minimum conventionnel prime sur le contrat de travail

En droit du travail français, votre rémunération ne peut jamais être inférieure au minimum prévu par la convention collective applicable pour votre classification. Peu importe ce que dit le contrat de travail : une clause prévoyant un salaire inférieur au minimum conventionnel est inopposable, et l'employeur doit la régulariser. Ce plancher conventionnel s'ajoute au plancher légal qu'est le SMIC — c'est toujours le plus favorable des deux qui s'applique.

Le piège n°1 : l'assiette de comparaison

« Être payé au minimum » ne se vérifie pas de la même façon d'une branche à l'autre. Trois grandes familles existent :

  • Comparaison sur le salaire de base seul (propreté, sécurité privée, transports urbains…) : les primes conventionnelles (panier, expérience, ancienneté…) se versent en plus du minimum et n'entrent pas dans la comparaison ;
  • Comparaison sur un cumul annuel (métallurgie et son SMH annuel, Syntec…) : primes et 13ᵉ mois sont intégrés, et un mois isolé sous le minimum mensuel n'est pas forcément illégal si le cumul annuel rattrape ;
  • Systèmes indiciaires (CCN 51, CCN 66…) : le minimum est un salaire indiciaire (coefficient × valeur du point), les indemnités conventionnelles s'ajoutant par-dessus.

Le simulateur applique automatiquement la bonne assiette et vous l'explique avec le verdict : c'est ce qui évite les fausses alertes (« je touche moins que la grille » alors que la prime d'ancienneté comble l'écart… ou l'inverse).

Quand la grille passe sous le SMIC

Après chaque revalorisation du SMIC (1 867,02 € brut mensuel pour 35 h, soit 12,31 €/h, depuis le 1ᵉʳ juin 2026), les premiers niveaux de nombreuses grilles de branche se retrouvent temporairement « rattrapés ». Dans ce cas, l'employeur doit verser au moins le SMIC, sans attendre que la branche renégocie. Le simulateur applique cette garantie automatiquement et vous signale quand c'est le SMIC — et non la grille — qui fixe votre plancher.

Temps partiel, ancienneté : les ajustements qui changent le verdict

À temps partiel, le minimum mensuel est proratisé (28 h/semaine = 28/35ᵉ du minimum). Les taux horaires minima restent identiques. Certaines conventions majorent par ailleurs le minimum avec l'ancienneté (transports urbains : +3 % à +23 % ; transport routier : +2 % à +8 %…) : le simulateur intègre ces majorations quand elles existent.

Payé en dessous du minimum : la marche à suivre

  1. Vérifiez votre classification sur le bulletin de paie (niveau, échelon, coefficient). Une classification sous-évaluée est souvent la vraie cause de l'écart — et se conteste aussi ;
  2. Demandez la régularisation par écrit (recommandé avec AR), en citant l'accord de salaires applicable et l'article L3245-1 du Code du travail. Notre générateur de courrier de contestation de paie produit la lettre en 2 minutes ;
  3. Mobilisez le CSE ou un syndicat de l'entreprise, ou l'inspection du travail ;
  4. Saisissez les prud'hommes à défaut de régularisation : le rappel de salaire peut porter sur 3 ans (et l'employeur s'expose à des dommages-intérêts).

Ce que risque l'employeur

Outre le rappel de salaire majoré des congés payés afférents, le non-respect des minima conventionnels étendus constitue une infraction pénale (contravention de 5ᵉ classe par salarié concerné, R2263-3 du Code du travail) et peut caractériser du travail dissimulé en cas de minoration systématique. Aux prud'hommes, l'exécution déloyale du contrat peut justifier des dommages-intérêts supplémentaires.

Questions fréquentes

C'est le salaire plancher fixé par votre convention collective pour votre niveau de classification (coefficient, échelon, groupe ou position). Négocié par les partenaires sociaux de la branche, il s'impose à l'employeur dès que la convention s'applique. Il est presque toujours supérieur au SMIC pour les niveaux qualifiés.

Non. Si la convention s'applique (accord étendu ou employeur adhérent), le minimum de votre classification s'impose. Un salaire inférieur ouvre droit à un rappel de salaire sur 3 ans. Seule nuance : si le minimum conventionnel est inférieur au SMIC, c'est le SMIC qui s'applique.

Cela dépend de la convention : certaines comparent le seul salaire de base (propreté, sécurité privée), d'autres un cumul annuel primes comprises (métallurgie, Syntec). Le simulateur affiche l'assiette exacte de votre convention avec le verdict.

Vérifiez votre classification, demandez la régularisation par écrit (LRAR), mobilisez le CSE ou l'inspection du travail, puis saisissez les prud'hommes à défaut. Le rappel peut remonter à 3 ans (article L3245-1 du Code du travail).

3 ans à compter du jour où vous avez connu ou auriez dû connaître les faits. En cas de rupture du contrat, la demande peut porter sur les 3 années précédant la rupture. Conservez tous vos bulletins de paie.

Toujours le plus élevé des deux. Quand une grille n'a pas suivi une hausse du SMIC, ses premiers niveaux sont « rattrapés » : l'employeur doit verser au moins 1 867,02 € brut mensuel (35 h) depuis le 1er juin 2026.

Sur le bulletin de paie (intitulé de la convention, code IDCC, classification) et dans le contrat de travail. En cas de doute, notre outil SIRET → convention retrouve l'IDCC applicable à votre entreprise.

Oui pour les minima mensuels et annuels (prorata de la durée du travail). Les taux horaires minima restent identiques quel que soit le volume d'heures.