Gestion des approvisionnements

Calculateur de stock de sécurité et de point de commande

Le stock de sécurité absorbe les écarts de demande et de délai pendant le réapprovisionnement. Renseignez votre consommation, votre délai et le niveau de service visé : le point de commande s'affiche aussitôt.

Données de l'article

Les valeurs d'exemple permettent de voir le calcul tout de suite
Calculer la moyenne et l'écart-type depuis un historique

Résultat

Stock de sécurité
—
unités
Point de commande
—
unités
Coefficient z
—
 

    Estimation fondée sur des méthodes de calcul conventionnelles et sur des données supposées stables. Elle ne remplace pas une analyse de l'historique réel et du coût de rupture propres à l'entreprise.

    Exercice corrigé : stock de sécurité et point de commande

    Chaque tirage génère de nouvelles données. Cherchez la réponse, puis affichez la correction pas à pas.

    Le stock de sécurité en bref

    Le stock de sécurité est la quantité détenue en plus du stock nécessaire pour couvrir la consommation attendue pendant le délai de réapprovisionnement. Il protège des deux aléas principaux : une demande plus forte que prévu, un fournisseur plus lent que prévu.

    Le point de commande (stock d'alerte) indique à quel niveau déclencher une commande : consommation moyenne pendant le délai, plus le stock de sécurité.

    Les quatre méthodes de calcul

    MéthodeFormuleQuand l'utiliser
    ForfaitaireSS = d × nombre de joursPeu de données, article peu critique, règle interne simple
    Max – moyenneSS = (dmax − d) × LQuand seule la consommation maximale est connue ; tend à surdimensionner
    Statistique, demande variableSS = z × σd × √LHistorique exploitable, délai quasi constant
    Statistique, demande et délai variablesSS = z × √(L × σd² + d² × σL²)Fournisseur dont le délai varie, demande et délai indépendants

    d : consommation moyenne par période ; L : délai ; σd et σL : écarts-types de la consommation et du délai, dans la même unité de temps ; z : coefficient de la loi normale associé au niveau de service.

    Coefficient z selon le niveau de service

    Niveau de service90 %95 %97,5 %99 %99,9 %
    z1,2821,6451,9602,3263,090

    Chaque point de service supplémentaire coûte de plus en plus cher : de 95 % à 99 %, le stock de sécurité augmente d'environ 41 % (2,326 / 1,645). Le niveau retenu se décide par article, en pesant le coût d'une rupture contre le coût de possession ; la classification ABC aide à différencier ces niveaux.

    Exemple chiffré

    Consommation moyenne de 50 unités par jour, écart-type de 12, délai de 9 jours, niveau de service de 95 % (z = 1,645) :

    • SS = 1,645 × 12 × √9 = 1,645 × 12 × 3 ≈ 59,2, soit 60 unités ;
    • point de commande = 50 × 9 + 59,2 ≈ 509,2, soit 510 unités.

    Limites et bonnes pratiques

    • Les formules statistiques supposent une demande à peu près normale et indépendante d'une période à l'autre ; elles conviennent mal aux consommations sporadiques.
    • Le délai s'entend de la décision de commander à la mise à disposition en stock (contrôle réception inclus).
    • Le niveau de service calculé ici est une probabilité de non-rupture par cycle, et non un taux de remplissage.
    • Pour la quantité à commander à chaque réapprovisionnement, voir la formule de Wilson ; pour juger de l'effet sur le stock immobilisé, le calcul de rotation et de couverture.

    Questions fréquentes

    Quatre méthodes courantes existent. Forfaitaire : consommation moyenne multipliée par un nombre de jours de couverture choisi. Max-moyenne : (consommation maximale − consommation moyenne) × délai de réapprovisionnement. Statistique avec demande variable : SS = z × σ × √L. Statistique avec demande et délai variables : SS = z × √(L × σd² + d² × σL²). Ici z dépend du niveau de service retenu (1,645 pour 95 %), σ est l'écart-type de la demande par période et L le délai exprimé dans la même unité de temps.

    Point de commande = consommation moyenne par période × délai de réapprovisionnement + stock de sécurité. Dès que le stock disponible (physique plus commandes en cours, moins les réservations) descend à ce niveau, une commande est lancée. Le stock de sécurité couvre les aléas de la demande ou du délai pendant l'attente de la livraison.

    Il s'agit ici de la probabilité de ne pas tomber en rupture pendant le délai de réapprovisionnement d'un cycle (niveau de service « cycle »). À 95 %, une rupture est attendue en moyenne un cycle sur vingt. Ce n'est pas le taux de remplissage (part des quantités demandées servies sans attente), qui se calcule différemment et ressort en général plus élevé pour un même stock de sécurité.

    À partir de l'historique des consommations par période (jour, semaine ou mois) : écart-type de l'échantillon, c'est-à-dire la racine de la somme des carrés des écarts à la moyenne divisée par (n − 1). L'outil le calcule à partir d'une liste de valeurs collée. Au moins une douzaine de périodes rendent l'estimation plus fiable, sur une demande sans tendance ni saisonnalité marquée.

    Elle suppose une demande à peu près normale, indépendante d'une période à l'autre. Elle convient mal aux articles à consommation sporadique (quelques demandes isolées, beaucoup de périodes à zéro), aux articles en fin de vie et aux produits très saisonniers. Pour ces cas, la méthode forfaitaire ou une analyse au cas par cas est généralement préférée.

    Non : chaque unité de stock de sécurité immobilise de la trésorerie et génère des coûts de possession (stockage, assurance, obsolescence). Le niveau de service marginal coûte de plus en plus cher : passer de 95 % à 99 % augmente le stock de sécurité d'environ 41 % pour une demande normale, de 1,645 à 2,326 écarts-types. Le choix résulte d'un arbitrage entre coût de rupture et coût de possession.