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Plan de prévention, PPSPS ou protocole de sécurité : lequel établir ?

Entreprise extérieure, chantier de BTP, chargement ou déchargement : déterminez lequel des trois documents établir (plan de prévention, PPSPS ou protocole de sécurité) et si le plan de prévention doit être écrit.

Trois documents répondent à trois situations de coactivité, et ils ne se cumulent pas pour une même opération : le plan de prévention (intervention d'une entreprise extérieure dans une entreprise utilisatrice, articles R4511-1 et suivants du Code du travail), le PPSPS (chantier de bâtiment ou de génie civil clos et indépendant soumis à coordination SPS, articles L4532-9 et R4532-56 et suivants) et le protocole de sécurité (chargement ou déchargement par un transporteur, articles R4515-1 et suivants).

Cet assistant vous oriente vers le bon document, puis, pour le plan de prévention, précise s'il doit être écrit : au moins 400 heures sur 12 mois, ou travaux de la liste réglementaire des travaux dangereux, quelle que soit la durée. Il ne remplace pas l'analyse conjointe des employeurs ni l'avis du service de prévention.

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Toutes les réponses possibles

PPSPS, dans le cadre de la coordination SPS (pas de plan de prévention)

Sur un chantier de bâtiment ou de génie civil clos et indépendant, la prévention de la coactivité relève de la coordination SPS (articles R4532-1 et suivants), et non du plan de prévention. Dès lors que le chantier est soumis à un plan général de coordination (PGC), chaque entreprise, sous-traitants compris, établit son PPSPS (article L4532-9, articles R4532-56 et suivants) dans les 30 jours suivant la réception du contrat signé, puis le remet au coordonnateur. Une entreprise qui intervient seule peut aussi y être tenue au-delà de seuils de durée et d'effectif fixés par l'article L4532-9.

Si le chantier n'est finalement pas clos et indépendant (site occupé), reprenez le test : c'est alors le plan de prévention qui s'applique.

Protocole de sécurité (chargement / déchargement)

Pour les opérations de chargement ou de déchargement effectuées par une entreprise de transport dans une entreprise d'accueil, le document applicable est le protocole de sécurité, établi par écrit (articles R4515-1 et suivants du Code du travail, écrit selon R4515-4), et non le plan de prévention. Un test dédié détaille ses conditions et son contenu.

Pas d'entreprise extérieure : plan de prévention non requis

Sans intervention d'une entreprise extérieure, les dispositifs « plan de prévention », PPSPS et protocole de sécurité ne s'appliquent pas. La prévention relève alors de l'évaluation des risques de l'entreprise (DUERP).

Plan de prévention écrit obligatoire (travaux dangereux)

Dès lors que les travaux figurent sur la liste réglementaire des travaux dangereux, le plan de prévention doit être établi par écrit avant le début de l'intervention, quelle que soit sa durée. Il est précédé d'une inspection commune préalable et d'une analyse des risques d'interférence, et précise les mesures de prévention, les consignes, les installations mises à disposition et la répartition des responsabilités. Le CSE et le médecin du travail en sont informés.

Plan de prévention écrit obligatoire (≥ 400 heures)

Lorsque l'opération atteint au moins 400 heures sur 12 mois, le plan de prévention doit être écrit. Il fait suite à l'inspection commune préalable et à l'analyse des risques d'interférence, et formalise les mesures de prévention, les modalités d'accès et de circulation, les installations, et la coordination entre l'entreprise utilisatrice et la ou les entreprises extérieures.

Analyse obligatoire ; plan écrit non imposé

Sous le seuil de 400 heures et hors travaux dangereux, le plan de prévention n'est pas obligatoirement écrit, mais l'inspection commune préalable et l'analyse des risques d'interférence demeurent obligatoires. Il est fortement recommandé de formaliser malgré tout le plan par écrit pour tracer les mesures convenues. Si la durée ou la nature des travaux évolue, réévaluez l'obligation d'un plan écrit.

Questions fréquentes

Le plan de prévention est obligatoirement écrit lorsque l'intervention de l'entreprise extérieure atteint au moins 400 heures sur 12 mois, ou lorsque les travaux figurent sur la liste réglementaire des travaux dangereux, quelle que soit leur durée.

C'est une visite des lieux réalisée conjointement par l'entreprise utilisatrice et la ou les entreprises extérieures avant le début des travaux, afin d'identifier les risques d'interférence et de définir les mesures de prévention. Elle est obligatoire même quand le plan n'est pas écrit.

Cela dépend du lieu et de la nature de l'opération. Sur un chantier de bâtiment ou de génie civil clos et indépendant soumis à coordination SPS, chaque entreprise établit un PPSPS. Pour l'intervention d'une entreprise extérieure dans une entreprise utilisatrice (maintenance, travaux en site occupé), c'est le plan de prévention. Les deux ne se cumulent pas pour une même opération.

Le plan de prévention concerne la coactivité d'entreprises extérieures. Pour les opérations de chargement et de déchargement entre une entreprise d'accueil et un transporteur, c'est un protocole de sécurité, établi par écrit, qui s'applique (articles R4515-1 et suivants).

Non. Il s'agit d'un outil d'orientation général. L'obligation et le contenu du plan s'apprécient au cas par cas, avec l'appui du service de prévention.
Cet assistant a une vocation purement informative et ne constitue pas un conseil juridique ou réglementaire. Pour une analyse de votre situation, rapprochez-vous d'un professionnel compétent (avocat, conseil de prud'hommes, inspection du travail, DREETS…).