Colonies et centres de loisirs · en vigueur au 5 octobre 2026

Rémunération d'un animateur en contrat d'engagement éducatif : minimum par jour, cotisations, net

Le minimum légal d'un animateur en CEE est de 4,30 fois le SMIC horaire par jour, soit 52,93 € brut pour un SMIC horaire de 12,31 €. Saisissez le tarif journalier et le nombre de jours : l'outil compare au minimum et estime les cotisations et le net.

Calculer la rémunération d'un contrat

Les données restent dans votre navigateur et rien n'est envoyé au serveur.
Le tarif prévu au contrat, en brut par jour travaillé. Virgule acceptée.
Jours travaillés prévus au contrat. Si les dates sont saisies et ce champ est vide, tous les jours de la période sont comptés.
Les dates servent à décomposer la période en mois, semaines et jours de date à date pour les bases forfaitaires. Sans dates, la période est supposée continue ; elle doit alors compter moins de 28 jours.
La limite est de 80 jours sur 12 mois consécutifs, tous employeurs confondus.
Rémunération brute
—
Minimum légal par jour
—
Jours sur 12 mois
—
Assiette forfaitaire
—
Net estimé (base forfaitaire)
—
Net estimé (salaire réel)
—
    Récapitulatif copié.

    Estimation indicative sur les textes en vigueur au 5 octobre 2026. Le contrat de travail, la fiche de paie et l'Urssaf font foi.

    Publicité

    Comprendre la rémunération en contrat d'engagement éducatif

    1. Qui peut être engagé en CEE

    Le contrat d'engagement éducatif (CEE) permet à un organisateur d'accueil collectif de mineurs d'engager des animateurs et des directeurs occasionnels, pendant les vacances scolaires, les congés professionnels ou les loisirs. Il est aussi ouvert aux formateurs du BAFA et du BAFD et à certains accompagnateurs de séjours de vacances adaptées (articles L. 432-1 et suivants du Code de l'action sociale et des familles).

    Il est exclu pour la personne qui anime ou gère à titre permanent une structure d'accueil collectif de mineurs et pour celle qui anime quotidiennement les accueils en période scolaire (article D. 432-1) : l'animation périscolaire du quotidien relève d'un contrat de droit commun, dont le simulateur de salaire d'un animateur périscolaire donne des repères.

    2. Le minimum légal : 4,30 fois le SMIC horaire par jour

    La rémunération se fixe par jour, et non à l'heure ni au mois. Le plancher est de 4,30 fois le SMIC horaire (article D. 432-2), depuis le 1er mai 2025 (décret n° 2024-1151 du 4 décembre 2024) ; il était de 2,20 fois auparavant. Au SMIC horaire de 12,31 €, il s'établit à 52,93 € brut par jour. Le SMIC mensuel et la rémunération mensuelle minimale du Code du travail ne s'appliquent pas, et la prise d'un repos compensateur ne réduit pas la rémunération du jour.

    Minimum légal brut selon le nombre de jours rémunérés (au SMIC horaire de 12,31 €)
    JoursMinimum brut
    1 jour52,93 €
    5 jours264,65 €
    7 jours370,51 €
    14 jours741,02 €
    21 jours1 111,53 €
    28 jours1 482,04 €
    80 jours4 234,40 €

    Quand les fonctions supposent une présence continue auprès des publics accueillis, la nourriture et l'hébergement sont entièrement à la charge de l'organisateur et ne sont jamais des avantages en nature. La durée est limitée à 80 jours sur 12 mois consécutifs et à 48 heures par semaine en moyenne sur 6 mois (article L. 432-4).

    3. Cotisations : base forfaitaire ou salaire réel

    Pour les animateurs et directeurs recrutés à titre temporaire, l'employeur peut calculer les cotisations de Sécurité sociale, la CSG et la CRDS sur des bases forfaitaires au lieu du salaire réel, ce qui réduit les cotisations (arrêté du 11 octobre 1976, bases publiées par l'Urssaf). Elles sont fixées en multiples du SMIC horaire du 1er janvier (12,02 € en 2026), pour des semaines et des mois comptés de date à date.

    Bases forfaitaires de cotisations au 1er janvier 2026
    FonctionPar jourPar semainePar mois
    Animateur rémunéré, assistant sanitaire18 € (1,5 × SMIC)90 € (7,5 ×)361 € (30 ×)
    Directeurpas de base journalière301 € (25 ×)1 202 € (100 ×)
    • Cotisations sur la base forfaitaire : maladie, invalidité, décès, vieillesse, allocations familiales, CSG et CRDS (sans l'abattement de 1,75 % pour frais professionnels), Fnal et contribution au dialogue social.
    • Cotisations sur le salaire réel : l'assurance chômage et la retraite complémentaire Agirc-Arrco, que ce soit en base forfaitaire ou non.
    • Seuil : quand la rémunération atteint 1,5 plafond de la Sécurité sociale correspondant à la durée de travail, l'assiette forfaitaire ne peut pas être inférieure à 70 % de la rémunération.
    • Choix de l'employeur : l'outil montre les deux calculs ; la fiche de paie indique celui qui a été retenu.

    Pour comparer avec un salaire de droit commun, le convertisseur brut net et le barème des taux de cotisations détaillent les taux salariaux utilisés ici.

    4. Comment est estimé le net

    Le net estimé retire du brut les cotisations salariales du régime général au 1er janvier 2026 : vieillesse plafonnée 6,90 %, vieillesse déplafonnée 0,40 %, CSG 9,20 % et CRDS 0,50 %. Sur la base forfaitaire, ces taux s'appliquent à l'assiette forfaitaire. Sur le salaire réel, la CSG et la CRDS portent sur 98,25 % du brut.

    Ce « net » est un net avant retraite complémentaire et avant prélèvement à la source. La retraite complémentaire Agirc-Arrco, due sur le salaire réel, et l'impôt dépendent de la caisse et du taux de prélèvement : ils ne sont pas calculés. Une indemnité compensatrice de congés payés, égale à un dixième de la rémunération totale, s'ajoute si les congés n'ont pas été pris ; l'indemnité de fin de contrat n'est pas due.

    5. Le stagiaire BAFA

    Le stage pratique du BAFA dure au moins 14 jours effectifs, en deux parties au plus. Ce n'est pas un stage au sens du droit : il n'y a ni convention de stage, ni indemnité de stage. Le stagiaire est soit bénévole, soit salarié, par exemple en CEE. Aucun texte n'impose de le rémunérer ; la rémunération est conseillée. S'il est payé en CEE, le minimum journalier de 52,93 € s'applique et ses jours comptent dans les 80 jours annuels.

    Les stagiaires ne peuvent pas dépasser la moitié de l'équipe d'encadrement ; un mineur reste soumis aux règles protectrices du Code du travail (8 heures par jour, 35 heures par semaine).

    6. Ce que l'outil ne calcule pas

    • Les bases forfaitaires d'un directeur : le tableau ci-dessus les donne, mais l'outil ne les applique pas.
    • La retraite complémentaire, le prélèvement à la source et le régime d'Alsace-Moselle : leurs taux dépendent de la caisse, du foyer et du département.
    • Le plafond de la Sécurité sociale sur la vieillesse plafonnée : sans effet pour les rémunérations courantes d'un CEE.
    • La décomposition en mois, semaines et jours suit le contrat de date à date ; en cas de période discontinue ou de doute sur la base à retenir, l'Urssaf fait foi.
    • Les accords locaux : un organisateur ou une collectivité peut prévoir un tarif supérieur au minimum, mais jamais inférieur.

    Questions fréquentes

    La rémunération journalière ne peut pas être inférieure à 4,30 fois le SMIC horaire (article D. 432-2 du Code de l'action sociale et des familles). Ce coefficient est en vigueur depuis le 1er mai 2025, en application du décret n° 2024-1151 du 4 décembre 2024 : il était de 2,20 auparavant. Avec un SMIC horaire de 12,31 € brut, le minimum est de 52,93 € brut par jour. Le SMIC mensuel et la rémunération mensuelle minimale du Code du travail ne s'appliquent pas au CEE. Le minimum est un plancher : le contrat peut prévoir davantage.

    Au plus 80 jours sur 12 mois consécutifs, tous contrats de CEE confondus (article L. 432-4 du Code de l'action sociale et des familles) ; le titulaire certifie dans le contrat ne pas dépasser cette limite. La durée du travail ne doit pas excéder 48 heures par semaine en moyenne sur 6 mois consécutifs. Pour les mineurs, les règles protectrices du Code du travail s'appliquent : 8 heures par jour et 35 heures par semaine au plus.

    L'employeur peut calculer les cotisations de Sécurité sociale, la CSG et la CRDS sur des bases forfaitaires plutôt que sur le salaire réel. Pour un animateur rémunéré, la base est de 18 € par jour (1,5 fois le SMIC horaire), 90 € par semaine (7,5 fois) et 361 € par mois (30 fois), semaines et mois étant comptés de date à date ; ces montants sont ceux de 2026, établis sur le SMIC horaire du 1er janvier (12,02 €). Pour un directeur, la base est de 301 € par semaine et 1 202 € par mois. L'assurance chômage et la retraite complémentaire Agirc-Arrco restent calculées sur la rémunération réelle.

    Aucun texte ne l'impose. Le stage pratique du BAFA n'est pas un stage au sens du droit : il n'y a ni convention de stage, ni indemnité de stage. Le stagiaire est soit bénévole, soit salarié, par exemple en contrat d'engagement éducatif, et sa rémunération dépend de ce statut. La préfecture de Loire-Atlantique précise que la reconnaissance du travail fourni sous forme de rémunération est conseillée. S'il est payé en CEE, le minimum de 4,30 fois le SMIC horaire par jour s'applique comme à tout titulaire de ce contrat.

    Lorsque les fonctions supposent une présence continue auprès des publics accueillis, la nourriture et l'hébergement sont entièrement à la charge de l'organisateur et ne sont jamais des avantages en nature. L'indemnité de fin de contrat (indemnité de précarité) n'est pas due. En revanche, une indemnité compensatrice de congés payés égale à un dixième de la rémunération totale est versée lorsque les congés n'ont pas pu être pris avant la fin du contrat (article L. 3141-28 du Code du travail).

    Les personnes qui participent occasionnellement à l'animation ou à la direction d'un accueil collectif de mineurs à caractère éducatif, les formateurs du BAFA et du BAFD, et certains accompagnateurs de séjours de vacances adaptées. Sont exclus la personne qui anime ou gère à titre permanent une structure d'accueil collectif de mineurs, et celle qui anime quotidiennement les accueils en période scolaire, par exemple sur les temps périscolaires : ce contrat dérogatoire ne leur est pas ouvert (article D. 432-1 du Code de l'action sociale et des familles).
    Publicité

    Les repères

    Minimum par jour4,30 × SMIC horaire
    Soit, au SMIC de 12,31 €52,93 € brut
    Durée maximale80 jours / 12 mois
    Base forfaitaire jour18 €
    Base forfaitaire semaine90 €
    Base forfaitaire mois361 €