Simulateur Mi-Temps Thérapeutique
Salaire employeur + IJ CPAM 2026
Estimez votre revenu mensuel en temps partiel thérapeutique : salaire au prorata du temps travaillé + indemnités journalières (50 % du salaire de base, sans jour de carence, plafonnées à la perte de gain).
Ce simulateur couvre le temps partiel thérapeutique des salariés du régime général (maladie ou accident non professionnels). Après un accident du travail ou une maladie professionnelle, le dispositif équivalent est la « reprise de travail léger » (article L433-1 CSS, IJ à 60/80 %) — voir le simulateur IJSS. Agents publics : régime différent (plein traitement, quotité 50-90 %, limite d'un an) — voir l'encart dédié plus bas.
Votre situation
Salaire avant le temps partiel thérapeutique et quotité travailléeVotre revenu mensuel estimé en TPT
Estimation indicative (net social, base 30 jours). Le montant réel dépend de l'attestation de salaire transmise chaque mois par l'employeur, d'un éventuel arrêt à temps plein précédant le TPT (l'IJ ne peut alors pas dépasser celle de cet arrêt) et d'un éventuel complément prévu par votre convention collective (non simulé).
Revenu estimé selon le salaire et la quotité (2026)
| Salaire net avant TPT | Mi-temps 50 % | 60 % | 80 % |
|---|
Total mensuel net estimé (salaire au prorata + IJ nettes, brut estimé à partir du net ÷ 0,78, base 30 jours). Au-delà de ~2 614 € brut, le plafond 1,4 SMIC écrête les IJ : la part du revenu conservée diminue.
Mi-temps thérapeutique : comment ça marche en 2026 ?
Le temps partiel thérapeutique (TPT), souvent appelé « mi-temps thérapeutique » même quand la quotité n'est pas de 50 %, permet de reprendre ou de conserver une activité professionnelle aménagée lorsque votre état de santé le justifie : le travail à temps réduit doit être reconnu comme favorisant l'amélioration de votre état de santé, ou accompagner une rééducation/réadaptation professionnelle (article L323-3 du Code de la Sécurité sociale).
Les 3 accords nécessaires
- Le médecin traitant prescrit le temps partiel thérapeutique. Depuis 2020, plus besoin d'un arrêt à temps complet préalable : la prescription peut intervenir dès l'apparition du problème de santé.
- L'employeur donne son accord et établit une attestation (nature de l'emploi, rémunération). Il peut refuser pour des raisons liées au fonctionnement de l'entreprise, mais doit motiver son refus par écrit au salarié et au médecin du travail (article L4624-6 du Code du travail).
- La CPAM (médecin-conseil) valide le versement des indemnités journalières.
Comment sont calculées les indemnités journalières ?
Depuis le décret n° 2019-856, l'IJ du temps partiel thérapeutique est calculée comme une IJ maladie classique (article R323-3 CSS) :
- 50 % du salaire journalier de base — moyenne des 3 derniers salaires bruts divisée par 91,25, chaque mois étant plafonné à 1,4 SMIC (2 613,83 € à partir de juillet 2026) ;
- soit une IJ maximale de 42,97 € brut/jour (valeur à partir de juillet 2026) ;
- l'IJ ne peut jamais dépasser la perte de gain liée à la réduction d'activité — et si un arrêt à temps plein précédait le TPT, elle ne peut pas non plus dépasser l'IJ de cet arrêt ;
- aucun jour de carence ne s'applique ;
- CSG (6,2 %) et CRDS (0,5 %) sont prélevées sur les IJ.
Concrètement : l'employeur transmet chaque mois à la CPAM une attestation de salaire indiquant le salaire versé et le salaire temps plein théorique ; la caisse verse les IJ à terme échu (le mois suivant).
Combien de temps ?
Il n'existe pas de durée maximale légale propre au TPT dans le privé : les IJ s'imputent sur vos droits maladie ordinaires — 360 IJ sur 3 ans hors ALD, 3 ans en ALD — et peuvent être prolongées d'un an au maximum au-delà des 3 ans en cas de reprise du travail (article R323-3 CSS). En pratique, la prescription se fait par périodes courtes renouvelées, réévaluées par le médecin-conseil. La « limite d'un an » fréquemment citée est celle de la fonction publique.
Impôts : le cas particulier de l'ALD
Les IJ maladie — y compris en TPT — sont imposables, sauf lorsqu'elles sont versées dans le cadre d'une affection de longue durée exonérante : elles sont alors exonérées d'impôt sur le revenu (BOFiP BOI-RSA-CHAMP-20-30-20). Le salaire versé par l'employeur reste imposable normalement.
Vous êtes agent public ?
Le temps partiel pour raison thérapeutique de la fonction publique obéit à des règles totalement différentes : quotité de 50 à 90 %, traitement indiciaire versé en totalité (plein traitement), par autorisations de 1 à 3 mois dans la limite d'un an pour une même affection. Pas d'IJ de la CPAM, pas de perte de rémunération (fiche service-public F12788). Consultez aussi nos grilles indiciaires de la fonction publique.
Questions fréquentes
Sources officielles (vérifiées le 1ᵉʳ août 2026)
- ameli.fr — Indemnités journalières maladie (plafonds 2026)
- ameli.fr — Reprise à temps partiel thérapeutique (employeurs)
- Article L323-3 du Code de la Sécurité sociale (Légifrance)
- Article R323-3 du Code de la Sécurité sociale (Légifrance)
- service-public.fr — Temps partiel thérapeutique dans la fonction publique (F12788)
- BOFiP — BOI-RSA-CHAMP-20-30-20 (exonération des IJ en ALD)