2 réacteurs · 1 300 MW (P4) 2,67 GW En exploitation

Centrale Nucléaire de Saint-Alban

À 50 kilomètres au sud de Lyon, entre le couloir de la chimie et les coteaux de Condrieu, Saint-Alban alimente près d'un tiers de la région en électricité — et se prépare au grand rendez-vous des VD4, à partir de 2027.

CommuneSaint-Alban-du-Rhône
DépartementIsère (38)
Réacteurs2 × 1 300 MW (P4)
Puissance2 670 MW
Mise en service1985-1986
RefroidissementRhône · circuit ouvert
Effectifs≈ 1 070 permanents
Production 201918,48 TWh

Le tableau des tranches

Réacteur
1
PalierP4 · 1 300 MW
Divergenceaoût 1985
VD4 prévue à partir de 2027
Réacteur
2
PalierP4 · 1 300 MW
Divergencejuin 1986
En exploitation (arrêt maintenance 2025 satisfaisant)

Deux réacteurs à eau pressurisée du palier P4 (1 335 MW nets chacun), environ 2 670 MW au total. Leurs quatrièmes visites décennales sont programmées à partir de 2027, dans la foulée de la tête de série du palier 1 300 MW réalisée à Paluel.

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Histoire : le 1 300 MW du pays roussillonnais

Autorisée par décret en novembre 1981 et construite sur les communes de Saint-Alban-du-Rhône et Saint-Maurice-l'Exil (Isère), en rive gauche du Rhône à 50 km au sud de Lyon, la centrale a mis en service ses deux réacteurs du palier P4 — divergences en août 1985 et juin 1986, services commerciaux en mai 1986 et mars 1987. Elle s'inscrit dans un paysage industriel dense : le pays roussillonnais et sa plateforme chimique, le couloir de la chimie lyonnais en amont, la vallée du Rhône nucléaire en aval (Cruas, Tricastin).

Avec de l'ordre de 16 à 18 TWh par an (18,48 TWh en 2019), Saint-Alban couvre environ 30 % des besoins électriques de l'ancienne région Rhône-Alpes — l'une des plus industrielles et des plus peuplées de France. Le grand carénage y a déjà représenté un investissement d'environ un milliard d'euros sur la période 2015-2018.

Le Rhône en partage

Comme le Bugey et le Tricastin, Saint-Alban vit au rythme du fleuve : son refroidissement fonctionne en circuit ouvert, sans tours aéroréfrigérantes — d'où sa silhouette basse, inhabituelle pour un 1 300 MW. Le prélèvement d'eau est plafonné à 140 m³ par seconde et l'échauffement du Rhône strictement encadré : par forte chaleur et bas débit, la production doit s'adapter pour respecter les limites de température en aval — un enjeu partagé avec les autres usagers du fleuve, de la chimie à l'agriculture, et croissant avec le changement climatique.

Repère : un réacteur refroidi en circuit ouvert restitue au fleuve la quasi-totalité de l'eau prélevée, légèrement réchauffée ; un circuit fermé (avec tour) prélève beaucoup moins d'eau mais en évapore une partie. Le choix dépend du débit disponible — abondant ici grâce au Rhône.

Arrêts de tranche : cap sur les VD4 de 2027

Chaque réacteur s'arrête périodiquement pour rechargement et maintenance : arrêt pour simple rechargement (ASR), visite partielle (VP) ou visite décennale (VD), le réexamen complet qui conditionne dix années d'exploitation sous le contrôle de l'ASNR. En 2025, le réacteur 2 a réalisé un arrêt de maintenance et de rechargement dans des conditions de sûreté satisfaisantes, avec la rénovation de systèmes d'instrumentation menée conformément aux exigences.

La grande échéance est devant : les quatrièmes visites décennales, programmées à partir de 2027, dans la foulée de la tête de série du palier 1 300 MW réalisée à Paluel en 2026. L'ASNR souligne que l'exploitation de 2025 s'est déroulée dans le contexte de cette préparation — des chantiers de plusieurs mois par réacteur qui feront de la fin de la décennie une période d'activité exceptionnelle pour le site et ses prestataires.

Sûreté et contrôle : ce que dit l'ASNR

Dans son appréciation portant sur l'année 2025, l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) estime que les installations de Saint-Alban « sont exploitées et maintenues de façon satisfaisante » — l'une des appréciations les plus sereines du parc cette année-là.

La radioprotection est jugée satisfaisante, avec une exposition des travailleurs maîtrisée, malgré « quelques écarts en matière de culture de radioprotection » et de rigueur de balisage des chantiers. Côté environnement, l'autorité relève une amélioration du traitement des incidents techniques affectant les dispositifs de protection, et des « dispositifs de rétention […] dans un état technique satisfaisant ».

Travailler à Saint-Alban

Avec 823 salariés EDF et environ 250 prestataires permanents, la centrale est un employeur majeur du pays roussillonnais et viennois, au sein d'un bassin où se côtoient chimie, métallurgie et énergie. La perspective des VD4 à partir de 2027 annonce plusieurs années de très forte activité : robinetterie, soudage-tuyauterie, échafaudage-calorifugeage, contrôles non destructifs, radioprotection, logistique nucléaire — des centaines d'intervenants supplémentaires par arrêt. L'accès en zone contrôlée exige des habilitations spécifiques et un suivi dosimétrique individuel : voir nos outils dédiés en sidebar.

FAQ — Centrale de Saint-Alban

Deux réacteurs à eau pressurisée de 1 335 MW nets (palier P4), divergence en août 1985 et juin 1986, soit ~2 670 MW, à 50 km au sud de Lyon (Isère).

En circuit ouvert par l'eau du Rhône, sans tours aéroréfrigérantes, avec un prélèvement plafonné (jusqu'à 140 m³/s) et un échauffement du fleuve strictement encadré.

À partir de 2027, dans la foulée de la tête de série du palier 1 300 MW réalisée à Paluel en 2026. Le site s'y prépare activement selon l'ASNR.

Pour 2025 : des installations « exploitées et maintenues de façon satisfaisante », radioprotection satisfaisante (quelques écarts de culture et de balisage), rétentions en bon état et gestion environnementale en amélioration.

De l'ordre de 16 à 18 TWh par an (18,48 TWh en 2019), environ 30 % des besoins de l'ancienne région Rhône-Alpes.

Environ 823 salariés EDF et 250 prestataires permanents — davantage pendant les arrêts de tranche et à l'approche des VD4.

Sources officielles

Dossier documentaire établi à partir de sources publiques officielles (ASNR, EDF, IAEA, débats publics CNDP). Les données d'exploitation évoluent : dernière vérification le 2026-07-25. Cette page ne constitue pas une communication d'EDF ni de l'ASNR.