IDCC 7018 · En vigueur

Convention collective nationale des entreprises du paysage du 10 octobre 2008

L'IDCC 7018 couvre les entreprises du paysage : création et entretien d'espaces verts, élagage, végétalisation. Salariés au régime agricole (MSA). Repères sur la classification et les indemnités de petits déplacements.

IDCC
7018
Brochure JORF
3617
Secteur
Agriculture
Date de création
10/10/2008

Présentation

La convention collective nationale des entreprises du paysage (IDCC 7018) a été signée le 10 octobre 2008 (brochure JO 3617), puis étendue par arrêté ministériel. Elle régit les salariés des entreprises spécialisées dans la création, l'aménagement et l'entretien des espaces verts, des jardins, des parcs et des espaces naturels.

Champ d'application

La convention 7018 s'applique aux entreprises dont l'activité principale relève des services de paysagisme, notamment :

  • la création et l'aménagement de jardins, parcs, espaces verts publics et privés ;
  • l'entretien régulier des espaces verts (tonte, taille, désherbage, fertilisation) ;
  • les travaux d'élagage, abattage et soins aux arbres ;
  • la végétalisation urbaine (toitures végétalisées, façades, aménagements paysagers) ;
  • les terrains de sport engazonnés (création et entretien).

Les entreprises relèvent du régime social agricole (MSA), distinct du régime général.

Catégories couvertes

La convention 7018 distingue les ouvriers paysagistes, les techniciens et agents de maîtrise, et les cadres. La classification combine niveaux et coefficients, en tenant compte de la qualification technique (CAP, BEP, bac pro, BTS aménagements paysagers) et de la responsabilité.

Spécificités notables

  • une forte saisonnalité (pic au printemps et en été, ralentissement en hiver) avec des dispositifs d'aménagement du temps de travail ;
  • des règles spécifiques sur le travail en extérieur (intempéries, chaleur, ozone), avec obligation d'évaluation des risques au DUERP ;
  • l'usage du matériel motorisé (tondeuses autoportées, débroussailleuses, tronçonneuses, élévateurs) avec formations spécifiques (CACES, certificats d'aptitude) ;
  • un régime de prévoyance et de frais de santé spécifique géré dans le cadre du régime agricole ;
  • des dispositions sur les frais de déplacement et l'indemnisation des trajets chantiers.

Pour les montants exacts (salaire mini par niveau, indemnités de petits déplacements, primes), consultez la version en vigueur sur Légifrance et le dernier avenant salaires.

Champ d'application

Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :

81.30Z

Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.

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Points clés

  • IDCC 7018 : convention collective nationale des entreprises du paysage, signée le 10 octobre 2008 (brochure JO 3617), puis étendue par arrêté ministériel.
  • Champ couvert : création et entretien d'espaces verts, aménagement de jardins et parcs, élagage, végétalisation urbaine, terrains de sport engazonnés.
  • Régime social : régime agricole (MSA) — distinct du régime général de Sécurité sociale.
  • Catégories : ouvriers paysagistes, techniciens et agents de maîtrise, cadres, avec grilles distinctes par niveau et coefficient.
  • Saisonnalité : pics d'activité au printemps et en été, dispositifs d'aménagement du temps de travail possibles par accord.
  • Travail en extérieur : risques liés aux intempéries, à la chaleur et à l'exposition solaire — obligation d'évaluation au DUERP et de prévention.
  • Matériel motorisé : formations spécifiques exigées (CACES pour certains engins, certificats d'aptitude pour les tronçonneuses, l'élagage en hauteur, etc.).
  • Indemnités de petits déplacements : indemnisation conventionnelle des trajets vers les chantiers et des repas pris en cours de mission.
  • Vérification du rattachement : bulletin de paie obligatoire mentionnant la convention (article R3243-1 du Code du travail).

Cas pratiques

Cas n° 1 — Travail par forte chaleur

Une équipe paysagiste intervient en plein été sur un chantier de tonte et de taille. L'employeur est tenu d'évaluer le risque de stress thermique au document unique (articles L.4121-1 et suivants du Code du travail), de mettre à disposition de l'eau fraîche, d'aménager les horaires en cas de canicule (alerte préfectorale) et de prévoir des temps de pause à l'ombre. Le manquement à ces obligations peut engager la responsabilité de l'employeur.

Cas n° 2 — Élagueur en intervention en hauteur

Un élagueur grimpeur intervient en hauteur (cordes, harnais). L'employeur doit fournir un équipement de protection individuelle conforme, vérifié périodiquement, et s'assurer que le salarié dispose des qualifications adéquates (certificat de spécialisation taille et soins aux arbres, recyclage des formations). Tout travail isolé en hauteur doit faire l'objet de procédures spécifiques de surveillance et de secours.

Cas n° 3 — Saisonnalité et annualisation du temps de travail

Une entreprise du paysage applique une annualisation du temps de travail pour absorber les pics du printemps et de l'été. Ce dispositif suppose un accord collectif applicable, le respect des durées maximales légales et des repos quotidien et hebdomadaire. Les heures effectuées au-delà des seuils fixés par l'accord d'annualisation constituent des heures supplémentaires donnant droit à majoration ou repos compensateur, payables au terme de la période d'annualisation.

Questions fréquentes

L'IDCC 7018 désigne la convention collective nationale des entreprises du paysage, signée le 10 octobre 2008 (brochure JO 3617). Elle couvre la création, l'aménagement et l'entretien des espaces verts, jardins et parcs.

Les entreprises du paysage sont rattachées au régime social agricole : leurs salariés cotisent à la Mutualité sociale agricole (MSA) et non au régime général, ce qui explique le numéro IDCC de la série 7000 (conventions agricoles).

Un jardinier employé directement par un particulier relève de la convention du particulier employeur (IDCC 3239). L'IDCC 7018 concerne les salariés des entreprises du paysage.

Les minima par niveau et coefficient (ouvriers, TAM, cadres) sont fixés par avenants étendus publiés sur Légifrance. Consultez le dernier avenant salaires en vigueur.

La convention collective applicable doit obligatoirement figurer sur votre bulletin de paie (article R3243-1 du Code du travail).
Cette fiche a une vocation informative. La convention collective réellement applicable à votre situation peut différer (accord d'entreprise, dérogation, multi-activité). Vérifiez la mention « Convention collective applicable » sur votre bulletin de paie (article R3243-1 du Code du travail) ou demandez-la à votre employeur. Pour le texte officiel en vigueur, référez-vous à Légifrance.
Page mise à jour le 22/07/2026.