Sécurité incendie · Moyens de premier secours

Combien d'Extincteurs
dans mon établissement ?

Le minimum légal et ce que demande votre assureur ne sont pas la même chose. Cet outil calcule les deux séparément, et indique l'agent extincteur adapté à chacun de vos risques.

Art. R. 4227-29 Règle APSAD R4 Classes NF EN 2 100% gratuit
Ceci est une pré-évaluation, pas une étude Le dimensionnement définitif d'une installation d'extincteurs relève d'un installateur qualifié, qui tient compte de la nature réelle des matières, de la configuration des locaux, des cheminements et des exigences de votre assureur. Cet outil sert à préparer cet échange et à repérer une sous-dotation manifeste — il ne certifie aucune conformité.
1

Votre établissement

Surface de plancher, niveaux, type d'activité
Tous niveaux confondus.
niv.
Sous-sols et mezzanines compris.
appareils
Pour obtenir le verdict.
Unité de base retenue par la règle APSAD R4 en tertiaire : extincteur à eau de 6 litres.
m
Sert à vérifier la règle des 15 m à parcourir. Mettez 0 pour ignorer.
Option retenue par certains assureurs sur les activités à charge calorifique élevée.
2

Risques particuliers

Art. R. 4227-30 — extincteurs appropriés, en supplément

Chaque risque coché appelle un appareil dédié, adapté à la classe de feu, placé à proximité immédiate (la règle APSAD R4 retient moins de 5 mètres pour un danger localisé). Ces appareils s'ajoutent à la dotation de base, ils ne s'y substituent pas.

Votre dotation

Minimum légal et dotation assurantielle, séparément
Minimum légal
6
art. R. 4227-29
Dotation recommandée
8
APSAD R4 + risques particuliers
Installés
8

Détail du calcul

Règle appliquée Base Appareils
Contrôle de la règle des 15 mètres
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Liste de dotation à présenter à votre installateur

Emplacement / risque Type d'appareil Classe Nb
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Classes de feu NF EN 2 et agent adapté

Un extincteur mal choisi peut aggraver le sinistre. Les pictogrammes portés sur l'appareil indiquent les classes qu'il couvre.

Classe Combustible Agent extincteur usuel
ASolides formant des braises : bois, papier, carton, tissu, cuir, plastiques dursEau pulvérisée, avec ou sans additif
BLiquides et solides liquéfiables : hydrocarbures, solvants, alcools, peintures, vernis, goudronsEau pulvérisée avec additif, poudre BC ou ABC, dioxyde de carbone
CGaz combustibles : propane, butane, méthane, gaz naturelPoudre. Couper l'arrivée de gaz avant d'éteindre — un gaz éteint qui continue de fuir crée un risque d'explosion
DMétaux combustibles : magnésium, sodium, aluminium en copeaux, lithiumPoudre spéciale classe D uniquement. Ni eau ni CO₂
FHuiles et graisses de cuisson (friteuses, cuisines professionnelles)Solution à base d'acétate de potassium. Jamais d'eau
Équipement électrique sous tension (la classe E n'existe plus dans NF EN 2)Dioxyde de carbone : ne conduit pas l'électricité, ne laisse aucun résidu. Une fois l'alimentation coupée, le feu redevient de classe A ou B

Dimensionner sa dotation en extincteurs

Deux exigences qui ne se confondent pas

La question « combien d'extincteurs faut-il ? » a deux réponses, et c'est la source de la plupart des malentendus. Le Code du travail fixe un plancher très bas : un extincteur à eau pulvérisée de 6 litres minimum pour 200 m² de plancher, et au moins un appareil par niveau. La règle APSAD R4, elle, est un référentiel technique du CNPP, sans valeur réglementaire — mais exigée par la plupart des assureurs professionnels, donc contraignante par le contrat.

Une entreprise peut donc être parfaitement en règle au regard de l'inspection du travail et se voir opposer une réduction d'indemnité par son assureur après un sinistre. C'est pour cela que ce calculateur affiche les deux chiffres séparément, et ne présente jamais la valeur assurantielle comme une obligation légale.

Ce que dit précisément l'article R. 4227-29

« Le premier secours contre l'incendie est assuré par des extincteurs en nombre suffisant et judicieusement répartis. Il existe au moins un extincteur portatif à eau pulvérisée d'une capacité minimale de 6 litres pour 200 mètres carrés de plancher. Il existe au moins un appareil par niveau. »

Trois mots comptent plus que le calcul : « en nombre suffisant et judicieusement répartis ». Le ratio de 200 m² est un minimum absolu, pas un dimensionnement. Un entrepôt de stockage de palettes et un plateau de bureaux de même surface n'appellent évidemment pas la même dotation, et c'est l'article R. 4227-30 qui prend le relais : lorsque des risques particuliers sont présents, des extincteurs appropriés en nombre et en type doivent être mis en place.

La règle des 15 mètres, souvent plus contraignante que celle des 200 m²

La règle APSAD R4 retient moins de 15 mètres à parcourir depuis tout point pour atteindre un extincteur. Cette contrainte se traduit géométriquement par un espacement maximal de 30 mètres entre deux appareils le long d'un cheminement. Dans un hall de 60 mètres de long, deux extincteurs suffiraient pour la surface mais trois deviennent nécessaires pour la distance.

Attention : il s'agit du chemin réellement parcouru, pas de la distance à vol d'oiseau. Cloisons, machines, rayonnages, portes coupe-feu et sens de circulation rallongent le trajet, parfois du double. En atelier encombré, un métré sur plan vaut mieux qu'une estimation.

Le piège de l'extincteur mal choisi

Deux erreurs reviennent constamment. La première : l'eau sur une friteuse. Projetée sur de l'huile à haute température, elle se vaporise instantanément et projette l'huile enflammée — le sinistre est aggravé en une seconde. Les feux de classe F exigent un appareil à l'acétate de potassium, qui agit par saponification.

La seconde : croire qu'il existe une « classe E » pour l'électricité. Elle a disparu de la norme NF EN 2. Un feu d'origine électrique est un feu de classe A ou B une fois l'alimentation coupée ; tant que l'équipement reste sous tension, on utilise du dioxyde de carbone, qui ne conduit pas l'électricité et ne laisse aucun résidu — d'où sa présence systématique près des armoires électriques et des salles serveurs. La première mesure reste toujours la coupure de l'alimentation.

Poser n'est pas suffisant : implantation, signalisation, vérification

  • Hauteur. La règle APSAD R4 retient une poignée de portage à 1,20 m maximum du sol : l'appareil doit être saisissable immédiatement, sans effort ni escabeau.
  • Emplacement. Sur les cheminements d'évacuation et à proximité des issues — on prend l'extincteur en sortant, pas en s'enfonçant vers le feu. Visible, signalé, dégagé en permanence : jamais derrière une porte ouverte, jamais masqué par du stockage.
  • Danger localisé. Pour un risque ponctuel identifié (chaufferie, poste de charge, bac de solvants), la règle APSAD R4 retient un appareil adapté à moins de 5 mètres.
  • Vérification annuelle. Le contrôle annuel par un technicien compétent relève de la règle APSAD R4 et du contrat d'assurance ; le Code du travail impose plus largement le maintien en état de conformité des installations. Une inspection visuelle interne trimestrielle est recommandée.
  • Exercices semestriels. L'article R. 4227-39 impose que les essais et visites périodiques du matériel de lutte contre l'incendie et les exercices de manœuvre aient lieu au moins tous les six mois, leur date et les observations étant consignées sur un registre tenu à disposition de l'inspection du travail.

Les limites de ce calculateur

  • Il raisonne sur des surfaces et des niveaux. Il ne connaît ni la charge calorifique réelle, ni la nature exacte des matières stockées, ni le compartimentage, ni la présence d'une extinction automatique — autant d'éléments qui modifient la dotation.
  • Il suppose les niveaux de surface équivalente. Si vos étages sont très inégaux, refaites le calcul niveau par niveau.
  • Il ne traite pas les ERP (établissements recevant du public), soumis en plus au règlement de sécurité qui leur est propre selon le type et la catégorie, ni les ICPE, dont l'arrêté préfectoral peut imposer des moyens bien supérieurs.
  • Il ne dimensionne ni les robinets d'incendie armés, ni les colonnes sèches ou humides, ni les installations fixes d'extinction automatique visés à l'article R. 4227-30, ni le système d'alarme sonore de l'article R. 4227-34.
  • Les valeurs APSAD R4 utilisées ici sont les repères couramment publiés du référentiel. Votre police d'assurance fait foi : c'est elle qu'il faut lire avant de commander.

Questions fréquentes

Combien d'extincteurs pour 500 m² ?

Sur un seul niveau, le minimum légal est de 3 appareils (500 ÷ 200 arrondi au supérieur). La règle APSAD R4 aboutit au même chiffre, puisque le minimum de deux appareils par établissement est déjà dépassé. À ce socle s'ajoutent les extincteurs de risque particulier : armoire électrique, chaufferie, stockage de solvants, cuisine.

Faut-il un extincteur dans chaque bureau ?

Non. Le raisonnement porte sur la surface et sur la distance à parcourir, pas sur le nombre de pièces. Un plateau de bureaux de 180 m² sur un même niveau peut n'exiger qu'un appareil au titre du Code du travail — deux au titre de la règle APSAD R4, qui impose un minimum de deux appareils par établissement. L'important est qu'aucun poste ne se trouve à plus de 15 mètres de trajet d'un extincteur.

Un extincteur ABC suffit-il partout ?

Non, malgré son nom. La poudre ABC couvre les classes A, B et C mais reste inadaptée aux feux de métaux (classe D, poudre spéciale) et aux huiles de cuisson (classe F, acétate de potassium). Elle est par ailleurs très salissante et corrosive pour l'électronique : près d'un serveur ou d'une armoire, on lui préfère le dioxyde de carbone. Et le Code du travail impose spécifiquement l'eau pulvérisée pour la dotation de base.

Que risque-t-on en cas de sous-dotation ?

Sur le plan réglementaire, l'inspection du travail peut relever l'infraction et mettre en demeure. Sur le plan assurantiel, l'écart aux exigences du contrat — souvent calquées sur la règle APSAD R4 — peut fonder une réduction d'indemnité après sinistre. Et en cas d'accident, l'insuffisance des moyens de premier secours pèse lourdement dans la caractérisation d'un manquement à l'obligation de sécurité de l'employeur.

Faut-il former le personnel à leur utilisation ?

Oui. L'article R. 4227-39 prévoit que le personnel apprenne à se servir des moyens de premier secours et que ces exercices aient lieu au moins tous les six mois, avec consignation sur un registre. Un extincteur correctement dimensionné mais que personne ne sait décapsuler ni orienter à la base des flammes ne protège de rien.

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Art. R. 4227-29

« Il existe au moins un extincteur portatif à eau pulvérisée d'une capacité minimale de 6 litres pour 200 mètres carrés de plancher. Il existe au moins un appareil par niveau. »

Un plancher, pas un dimensionnement.

Permis de feu

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