Textes agréés · vérifié au 31 juillet 2026

Réforme du chômage 2026 :
ce qui change, avec les vraies dates

Entre les annonces recyclées et les mesures réellement en vigueur, difficile de s'y retrouver. Voici la chronologie 2026 vérifiée sur les textes : coefficient du différé en janvier, bonus-malus en mars, 5 mois pour les primo-demandeurs en avril, gel des allocations en juillet — et le gros morceau de septembre sur les ruptures conventionnelles.

La chronologie 2026, mesure par mesure

DateMesureQui est concerné
1er janvier Coefficient du différé spécifique porté à 111,8 (circulaire Unédic n° 2026-01) Salariés touchant des indemnités de rupture au-delà du minimum légal
1er mars Bonus-malus resserré : 6 secteurs (sortie du bois-papier-imprimerie), taux médian calculé par sous-secteur Employeurs des secteurs à forte rotation de contrats courts
1er avril Ouverture de droits dès 5 mois travaillés (108 jours ou 758 heures) pour les primo-demandeurs Personnes jamais indemnisées au cours des 20 dernières années
30 juin Pas de revalorisation des allocations au 1er juillet (vote 25-25 au CA de l'Unédic) : montants du 01/07/2025 maintenus Tous les allocataires
1er septembre Durée d'indemnisation réduite après rupture conventionnelle : 15 mois avant 55 ans, 20,5 mois ensuite Salariés dont la rupture conventionnelle est conclue à compter de cette date

Le détail de chaque mesure : primo-demandeurs, rupture conventionnelle de septembre, seniors et dégressivité des cadres.

Ce qui est déjà en vigueur (et que 2026 ne change pas)

  • Mensualisation du paiement (depuis avril 2025) : l'ARE d'un mois complet est payée sur une base de 30 jours quel que soit le mois ; les jours des mois de 31 sont reportés en fin de droits ;
  • Filières seniors décalées (depuis avril 2025) : 22,5 mois d'indemnisation maximale dès 55 ans, 27 mois dès 57 ans, affiliation recherchée sur 36 mois à partir de 55 ans ;
  • Dégressivité recentrée : la réduction de 30 % au 7e mois ne concerne que les moins de 55 ans à la fin de contrat (seuil d'allocation : 92,57 €/jour) ;
  • Sanctions rénovées (décret n° 2025-478, juin 2025) : « suspension-remobilisation » d'au moins 30 % de l'allocation pendant 1 à 2 mois (jusqu'à 4 en récidive) en cas de manquement au contrat d'engagement ;
  • Inscription automatique à France Travail des bénéficiaires du RSA et des jeunes suivis en mission locale (loi plein emploi, depuis janvier 2025).

Ce que ça change concrètement pour vous

Vous débutez : la porte d'entrée s'ouvre — 5 mois de travail suffisent désormais pour un premier droit. Vous envisagez une rupture conventionnelle : la date de signature devient stratégique — avant ou après le 1er septembre, ce sont jusqu'à 6,5 mois de droits d'écart pour un senior. Vous êtes déjà indemnisé : rien ne change sur votre droit en cours, mais le gel des allocations au 1er juillet signifie un montant inchangé jusqu'à la prochaine revalorisation.

Pour chiffrer votre situation : le simulateur chômage (montant et durée), l'ARE selon votre salaire et le simulateur de différé (date du premier versement).

Sources : convention d'assurance chômage du 15 novembre 2024 et ses avenants (unedic.org), loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025 et décret du 28 mars 2026 (primo-demandeurs), loi n° 2026-470 du 11 juin 2026 et arrêté d'agrément du 19 juin 2026 (rupture conventionnelle), urssaf.fr (bonus-malus), circulaire Unédic n° 2026-01. Page vérifiée le 31/07/2026.

Questions fréquentes

Dans l'ordre : coefficient du différé spécifique porté à 111,8 (1er janvier), bonus-malus employeurs resserré à 6 secteurs avec un calcul par sous-secteur (1er mars), ouverture de droits dès 5 mois travaillés pour les primo-demandeurs (1er avril), pas de revalorisation des allocations (décision du 30 juin), et réduction de la durée d'indemnisation après rupture conventionnelle (1er septembre).

Non : uniquement les « primo-entrants », c'est-à-dire les personnes qui n'ont pas eu de droit à l'assurance chômage au cours des 20 dernières années. Pour eux, 108 jours travaillés ou 758 heures (environ 5 mois) sur les 24 derniers mois suffisent depuis le 1er avril 2026. Pour les autres, la règle reste 130 jours ou 910 heures (environ 6 mois).

La durée maximale d'indemnisation est réduite pour les ruptures conventionnelles conclues à compter du 1er septembre 2026 : 15 mois au lieu de 18 avant 55 ans, 20,5 mois au lieu de 22,5 pour les 55-56 ans et au lieu de 27 pour les 57 ans et plus (en métropole). Le montant de l'allocation et le différé d'indemnisation ne changent pas.

Non : le conseil d'administration de l'Unédic du 30 juin 2026 n'a pas dégagé de majorité (vote à égalité 25-25). Les montants du 1er juillet 2025 restent donc applicables au second semestre 2026 : allocation minimale de 32,13 € par jour, partie fixe de 13,18 €, plancher de dégressivité de 92,57 €.

Non, elle est en vigueur depuis avril 2025 (plein régime en juillet 2025) : l'ARE d'un mois complet est payée sur une base de 30 jours quel que soit le mois, les jours des mois de 31 étant reportés en fin de droits. En 2026, c'est simplement le régime de croisière.

Sur unedic.org (textes de la convention du 15 novembre 2024, avenants et circulaires), francetravail.fr (fiches pratiques), code.travail.gouv.fr (rupture conventionnelle septembre 2026) et urssaf.fr (bonus-malus). Cette page est mise à jour à chaque évolution réglementaire.