Bornes 55/57 ans en vigueur · vérifié Unédic

Chômage après 55 ans :
vos règles 2026, âge par âge

Depuis le décalage des bornes d'âge, tout se joue à 55 et 57 ans : durée d'indemnisation allongée, période de référence étendue, exemption de dégressivité. Et une alerte calendrier : après le 1er septembre 2026, la rupture conventionnelle coûtera cher aux seniors.

Vos durées d'indemnisation selon votre âge

Depuis avril 2025, les bornes d'âge des « filières seniors » ont été décalées de deux ans, en cohérence avec la réforme des retraites. L'âge retenu est celui de la fin de votre contrat :

Âge à la fin du contratDurée maximale d'indemnisationPériode de recherche de l'affiliation
Moins de 55 ans18 mois (548 jours)24 derniers mois
55 – 56 ans22,5 mois (685 jours)36 derniers mois
57 ans et +27 mois (822 jours)

Les 53-54 ans, qui disposaient d'une filière intermédiaire avant 2025, relèvent désormais du droit commun (18 mois).

Les trois avantages spécifiques aux 55 ans et +

  • Affiliation sur 36 mois : vos 130 jours (ou 910 heures) sont recherchés sur les trois dernières années au lieu de deux — précieux après un parcours haché ou une longue maladie ;
  • +137 jours en cas de formation : suivre une formation en cours d'indemnisation peut allonger vos droits d'environ 4,5 mois — un vrai levier de reconversion de fin de carrière, à activer avec votre conseiller ;
  • Exemption de dégressivité : la réduction de 30 % qui frappe les hautes allocations au 7e mois ne s'applique qu'aux moins de 55 ans — voir notre page dégressivité des cadres.

⚠️ L'alerte de septembre 2026 : la rupture conventionnelle

Pour les ruptures conventionnelles conclues à compter du 1er septembre 2026, la durée maximale tombe à 20,5 mois pour tous les 55 ans et + : les 57 ans et plus perdent 6,5 mois par rapport aux 27 mois du droit commun. Un licenciement ou une fin de CDD conserve les durées pleines. Avant de signer, lisez notre page dédiée rupture conventionnelle : ce qui change au 1er septembre 2026.

Cette réforme vise explicitement les départs « négociés » de fin de carrière. Pour un senior, le choix du mode de rupture n'a jamais autant pesé sur les droits.

Jusqu'à la retraite : le maintien de droits

Un dispositif permet, sous conditions strictes, de prolonger l'indemnisation jusqu'à la retraite à taux plein pour les allocataires en fin de droits proches de l'âge requis : il faut notamment être indemnisé depuis au moins un an, justifier de 12 ans d'affiliation à l'assurance chômage et de 100 trimestres validés. Les âges d'accès suivent le calendrier de la réforme des retraites — vérifiez votre génération avec le simulateur d'âge légal et confirmez votre éligibilité auprès de France Travail : c'est un examen au cas par cas.

Pensez aussi aux passerelles : carrière longue si vous avez commencé tôt, cumul emploi-retraite si vous liquidez votre pension en continuant une activité.

Montant : les mêmes règles que tout le monde

L'âge ne change pas la formule de calcul de l'ARE — seulement sa durée. Estimez votre allocation selon votre paie avec l'ARE par niveau de salaire ou le simulateur complet, et votre date de premier versement avec le simulateur de différé.

Sources : unedic.org (« ce qui change au 1er avril »), francetravail.fr (indemnisation chômage des seniors), code.travail.gouv.fr (rupture conventionnelle au 01/09/2026). Page vérifiée le 31/07/2026.

Questions fréquentes

Selon l'âge à la fin du contrat : jusqu'à 18 mois (548 jours) avant 55 ans, 22,5 mois (685 jours) à 55-56 ans, et 27 mois (822 jours) à partir de 57 ans. Ces bornes, décalées de deux ans par rapport à l'ancien système (53/55 ans), s'appliquent aux fins de contrat depuis le 1er avril 2025, en cohérence avec la réforme des retraites.

Oui : à partir de 55 ans, l'affiliation (130 jours ou 910 heures) est recherchée sur les 36 derniers mois au lieu de 24. Un senior avec un parcours haché a donc plus de chances d'ouvrir des droits complets.

Les allocataires d'au moins 55 ans qui suivent une formation peuvent voir leur durée de droits allongée de 137 jours (environ 4,5 mois). C'est un levier à activer avec votre conseiller France Travail, en particulier pour une reconversion en fin de carrière.

Non : la réduction de 30 % qui frappe les hautes allocations à partir du 7e mois ne concerne que les allocataires de moins de 55 ans à la fin de leur contrat (règle en vigueur depuis avril 2025 ; le seuil d'exemption était auparavant fixé à 57 ans). À partir de 55 ans, l'allocation reste entière toute la durée du droit.

Oui, c'est le point noir : pour les ruptures conventionnelles conclues à compter du 1er septembre 2026, la durée maximale tombe à 20,5 mois — y compris pour les 57 ans et plus, qui perdent 6,5 mois par rapport aux 27 mois du droit commun. Un licenciement ou une fin de CDD conserve en revanche les durées pleines.

Un dispositif de maintien de droits permet, sous conditions strictes (notamment une longue durée d'indemnisation en cours, 12 ans d'affiliation à l'assurance chômage et 100 trimestres validés), de prolonger l'indemnisation jusqu'à l'âge de la retraite à taux plein. Les bornes suivent le calendrier de la réforme des retraites : vérifiez votre cas précis auprès de France Travail et avec nos simulateurs retraite.