Convention Boulangerie-Pâtisserie Industrielle et Œuf 2026 (IDCC 3255) : Salaires et Droits
Pétrisseur en 5x8, conducteur de four ou de ligne, opérateur de surgélation, agent de conditionnement d'une casserie d'œufs, technicien de maintenance d'astreinte : environ 45 000 salariés travaillent dans les usines de pain préemballé, de viennoiserie surgelée, de pâtisserie industrielle — et, depuis la fusion des branches, dans le conditionnement et la transformation des œufs et ovoproduits. Leur texte de référence a changé : la convention collective nationale des activités industrielles de boulangerie et pâtisserie et des professionnels de l'œuf (IDCC 3255), signée le 1ᵉʳ octobre 2024, étendue par arrêté du 20 novembre 2025 et applicable à toute la branche depuis le 1ᵉʳ décembre 2025.
Cette nouvelle convention remplace et se substitue aux anciennes conventions de la boulangerie-pâtisserie industrielle (IDCC 1747, texte de 1993) et des centres de conditionnement et de transformation des œufs (IDCC 2075). Pour les salariés, la bascule n'est pas qu'un changement de numéro sur le bulletin de paie : elle apporte un 13ᵉ mois conventionnel — jusqu'ici réservé aux accords d'entreprise —, une classification commune en 13 niveaux (A à M) et une protection sociale unifiée. Le quotidien du secteur, lui, ne change pas : un travail majoritairement posté et nocturne (les viennoiseries livrées au petit matin se fabriquent la nuit), des fours qui ne s'arrêtent jamais, une exposition à la farine qui fait de l'« asthme du boulanger » l'une des maladies professionnelles les plus fréquentes de l'agroalimentaire.
Ce guide fait le point complet après la fusion : la grille de salaires en vigueur (avenant n° 4 du 22 janvier 2026, étendu), ce que la nouvelle convention change concrètement, les majorations de nuit et de poste, la pénibilité, la santé au travail et les règles de rupture — le tout vérifié sur les textes officiels, en signalant ce qui reste à consolider dans un texte encore jeune.
ÉTAPE 0 : Qui relève de l'IDCC 3255 (et qui n'en relève pas) ?
Le champ couvre la fabrication, la transformation et/ou la vente industrielles de produits de boulangerie, pâtisserie et viennoiserie (y compris les produits salés prêts à consommer), ainsi que toute la filière œuf :
⚠️ N'en relèvent pas : la boulangerie-pâtisserie artisanale — les boulangeries de quartier restent sous l'IDCC 843 —, les rayons boulangerie de la grande distribution (conventions du commerce) et la restauration. Le critère est l'activité principale réellement exercée, à dominante industrielle. À noter : le texte cite désormais aussi la nomenclature NAF 2025 (10.71G, 47.24Y, 10.85Y, 56.11J, 10.89Y, 46.33Y). En cas de doute, la convention appliquée figure obligatoirement sur votre bulletin de paie (article R3243-1 du Code du travail).
Sommaire
- La fusion 1747 + 2075 → 3255 : ce qui change
- Les métiers de la branche
- Classification : niveaux A à M
- Grille de salaires 2026 (avenant n° 4)
- Simulateur de paie
- Le 13ᵉ mois conventionnel
- Nuit, 5x8, dimanches et fériés
- Prime d'ancienneté
- Asthme du boulanger et pénibilité (C2P)
- Maladie, prévoyance, inaptitude
- Préavis et indemnités de rupture
- Questions fréquentes
- Sources officielles
1. La fusion 1747 + 2075 → 3255 : ce qui change pour vous
Le rapprochement des deux branches ne date pas d'hier : engagé dès 2019 par un accord de fusion des champs (avenant n° 29 du 15 avril 2019, la boulangerie industrielle servant de branche de rattachement), il a abouti à une convention entièrement réécrite, signée le 1ᵉʳ octobre 2024 par la FEB (Fédération des Entreprises de Boulangerie) et les organisations syndicales, puis étendue par arrêté du 20 novembre 2025 (JORF du 27 novembre 2025). Depuis le 1ᵉʳ décembre 2025, elle s'applique à toutes les entreprises du champ, adhérentes ou non — seuls le titre II (classification) et les chapitres santé/prévoyance du titre VII ont leurs propres dates d'entrée en vigueur. Le préambule est sans ambiguïté : le nouveau texte « remplace et se substitue à toutes les dispositions conventionnelles existantes ». Si votre bulletin de paie mentionne encore l'IDCC 1747 ou 2075, c'est le contenu de la CCN 3255 qui fait foi.
- 15 avril 2019 — accord de fusion des champs : les professionnels de l'œuf (IDCC 2075) rejoignent la branche de la boulangerie industrielle (IDCC 1747).
- 13 février 2024 — accord sur la classification commune (niveaux A à M) et première grille de salaires partagée.
- 1ᵉʳ octobre 2024 — signature de la nouvelle CCN unifiée « activités industrielles de boulangerie et pâtisserie et professionnels de l'œuf » (IDCC 3255).
- 20 novembre 2025 — arrêté d'extension (JORF du 27 novembre 2025) ; application générale au 1ᵉʳ décembre 2025.
- 22 janvier 2026 — avenant n° 4 : grille de salaires revalorisée de +1,18 %, en vigueur au 1ᵉʳ mars 2026 (étendu par arrêté du 2 avril 2026).
① Un 13ᵉ mois conventionnel pour tous les salariés ayant au moins 1 an d'ancienneté, avec montée en charge progressive jusqu'au 31 décembre 2028 (détail en section 6) — sous l'ex-1747, il ne relevait que des accords d'entreprise. ② Une classification unique A à M pour les deux ex-branches, à critères classants. ③ Une protection sociale unifiée (frais de santé et prévoyance harmonisés entre boulangers industriels et professionnels de l'œuf).
2. Les métiers de la branche
Contrairement au fournil artisanal, l'usine de boulangerie fonctionne comme n'importe quel site agroalimentaire : lignes automatisées, salles blanches, chaîne du froid. Les postes types — utiles pour se situer dans la classification de la section suivante :
Pétrisseur
Dosage des ingrédients, conduite du pétrin (300-500 kg de pâte), protocoles de fermentation.
Conducteur de four
Pilotage des fours rotatifs ou tunnels (200-280 °C), qualité des produits, réglages process.
Conducteur de ligne
Façonnage, mise en plaque, surgélation, conditionnement — polyvalence sur plusieurs postes.
Opérateur casserie / ovoproduits
Calibrage, mirage et conditionnement des œufs, conduite des lignes de casse et de pasteurisation.
Contrôleur qualité
Contrôles visuels et analytiques, prélèvements laboratoire, traçabilité HACCP.
Technicien de maintenance
Préventif et curatif sur lignes, fours, pétrins, surgélateurs — astreintes fréquentes en 5x8.
3. Classification : 13 niveaux, de A à M
La classification commune, issue de l'accord du 13 février 2024 et intégrée au titre II de la convention, ne raisonne pas en coefficients mais en 13 niveaux lettrés répartis en trois catégories : Ouvriers/Employés (A à E), Techniciens/Agents de maîtrise (F à I) et Cadres (J à M), la plupart déclinés en échelons (1 à 3 ; les niveaux I et M sont uniques). Le positionnement se fait par critères classants — connaissances et compétences, initiative et autonomie, technicité et complexité, animation et communication, encadrement et responsabilité. Un garde-fou apprécié pour les débutants : le passage de l'échelon A1 à A2 est automatique après 6 mois. Votre niveau et votre échelon doivent figurer sur le contrat de travail et le bulletin de paie ; en cas d'écart entre vos missions réelles et votre positionnement, la fiche de poste est la première pièce à confronter à la grille des critères.
| Catégorie | Niveaux | Profil type | Exemples de postes |
|---|---|---|---|
| Ouvriers / Employés | A – B | Ouvrier d'exécution | Conditionneur, manutentionnaire, agent de tri |
| C – D | Opérateur qualifié | Opérateur de ligne, opérateur surgélation, opérateur casserie, magasinier | |
| E | Ouvrier hautement qualifié | Pétrisseur, conducteur de four, conducteur de ligne | |
| Techniciens / AM | F – G | Technicien / agent de maîtrise | Chef d'équipe, technicien maintenance, technicien méthodes |
| H – I | Maîtrise confirmée | Responsable d'équipe, technicien supérieur | |
| Cadres | J – M | Cadre à cadre dirigeant | Responsable production, ingénieur process, directeur d'usine |
Accord du 13 février 2024 relatif à la classification, intégré au titre II de la CCN 3255 — texte sur Légifrance.
4. Grille de salaires 2026 (avenant n° 4)
Les minima en vigueur résultent de l'avenant n° 4 du 22 janvier 2026 (revalorisation moyenne de +1,18 %), étendu par arrêté du 2 avril 2026 (JORF du 17 avril 2026) et applicable depuis le 1ᵉʳ mars 2026. Aucun avenant salaires plus récent n'était signé au 7 août 2026. Les montants s'entendent en brut mensuel pour 35 heures (151,67 h), hors prime d'ancienneté, majorations de nuit et de poste, et 13ᵉ mois — c'est-à-dire hors l'essentiel de ce qui fait la paie réelle du secteur.
| Niveau · échelon | Profil type | Minimum au 01/03/2026 |
|---|---|---|
| A1 | Conditionneur, manutentionnaire débutant | |
| A2 | Conditionneur (après 6 mois) | |
| B1 | Manutentionnaire confirmé | |
| B2 | Agent de conditionnement confirmé | |
| C1 | Opérateur de ligne | 1 877,42 € |
| C2 | Opérateur de ligne | 1 894,32 € |
| C3 | Opérateur surgélation / casserie | 1 915,16 € |
| D1 | Opérateur qualifié, magasinier | 1 940,35 € |
| D2 | Opérateur qualifié | 1 955,88 € |
| D3 | Magasinier expert | 1 977,39 € |
| E1 | Conducteur de ligne débutant | 2 012,29 € |
| E2 | Pétrisseur, conducteur de four | 2 044,48 € |
| E3 | Pétrisseur / conducteur four confirmé | 2 098,66 € |
| F1 | Chef d'équipe | 2 227,46 € |
| F2 | Technicien maintenance | 2 248,61 € |
| F3 | Technicien méthodes | 2 280,10 € |
| G1 | Agent de maîtrise | 2 326,72 € |
| G2 | Contrôleur qualité | 2 369,76 € |
| G3 | Technicien supérieur | 2 440,85 € |
| H1 | Responsable d'équipe | 2 574,03 € |
| H2 | Maîtrise confirmée | 2 640,95 € |
| H3 | Technicien expert | 2 750,55 € |
| I | Maîtrise supérieure (niveau unique) | 2 925,42 € |
| J1 | Cadre débutant | 3 107,05 € |
| J2 | Cadre | 3 212,69 € |
| J3 | Responsable production | 3 318,70 € |
| K1 | Ingénieur process | 3 502,38 € |
| K2 | Cadre confirmé | 3 691,50 € |
| K3 | Responsable de service | 3 879,77 € |
| L1 | Cadre supérieur | 4 067,16 € |
| L2 | Directeur adjoint | 4 327,46 € |
| L3 | Directeur d'usine | 4 632,55 € |
| M | Cadre dirigeant (niveau unique) | 5 222,43 € |
Salaires minima bruts mensuels, base 35 h, hors ancienneté et majorations. Avenant n° 4 du 22 janvier 2026 à la CCN 3255 (article 21), étendu par arrêté du 2 avril 2026 (JORF du 17 avril 2026), en vigueur au 1ᵉʳ mars 2026 — conteneur Légifrance de la CCN 3255.
Les quatre premiers échelons (A1, A2, B1, B2 — de 1 826,03 € à 1 861,32 €) sont passés sous le SMIC du 1ᵉʳ juin 2026 (1 867,02 € pour 151,67 h, arrêté du 22 mai 2026) : ces salariés doivent obligatoirement percevoir au moins le SMIC, quel que soit le minimum affiché par la grille. Le premier minimum conventionnel réellement opérant est le C1 (1 877,42 €). Une prochaine grille devra régulariser ce bas de tableau.
5. Simulateur de paie boulangerie industrielle 2026
Le salaire réel du secteur se construit au-delà de la grille : ancienneté, majorations de poste (2x8, 3x8, 5x8 — fixées par accord d'entreprise) et nuits travaillées. Ce simulateur assemble les briques pour estimer votre brut mensuel.
Votre situation
base + ancienneté + poste + majoration de nuit
Estimation indicative (net ≈ 78 % du brut). Prime d'ancienneté par paliers estimés (3 à 15 %) et primes de poste d'ordre de grandeur : les taux exacts relèvent du texte de branche et de votre accord d'entreprise. Hors 13ᵉ mois conventionnel et indemnités de panier.
6. Le 13ᵉ mois conventionnel : la grande nouveauté
C'est le changement le plus tangible de la fusion. Sous l'ancienne convention 1747, le 13ᵉ mois n'existait que par accord d'entreprise ou usage — répandu dans les grands groupes, absent des plus petites structures. La CCN 3255 en fait un droit de branche : tout salarié justifiant d'au moins 1 an d'ancienneté y a droit, quelle que soit la taille de l'entreprise. La base de calcul retient le salaire de base annuel moyen des 12 derniers mois, heures supplémentaires et majorations légales et conventionnelles comprises, déduction faite de certaines absences. Pour lisser le coût dans les entreprises qui partaient de zéro, le texte organise une montée en charge progressive selon l'ancienneté, jusqu'au 31 décembre 2028 : d'ici là, le montant versé peut être une fraction du 13ᵉ mois complet — vérifiez la ligne correspondante sur votre bulletin de décembre, et l'accord d'entreprise éventuel s'il est plus favorable (il continue de s'appliquer dans ce cas).
7. Nuit, 5x8, dimanches et jours fériés
Le travail de nuit est massif dans la branche — la production des viennoiseries fraîches livrées entre 5 h et 8 h se fait la nuit, les lignes automatisées tournent en continu pour être amorties, et certaines pâtes exigent 8 à 24 heures de fermentation. La convention rémunère cette réalité : les heures accomplies entre 21 h et 6 h sont majorées de 25 %, majoration remplaçable par un repos équivalent à la demande du salarié. Le dimanche travaillé est majoré de 15 %, et un jour férié travaillé est payé, au choix de l'employeur, à 115 % ou à +25 % assorti d'un repos compensateur à prendre dans les 8 à 30 jours — sans cumul entre majorations de dimanche et de férié (la plus élevée s'applique). Le 1ᵉʳ mai travaillé reste payé double, obligation légale. S'y ajoutent les heures supplémentaires (+25 % pour les 8 premières, +50 % au-delà) et une indemnité de panier pour le personnel posté — son montant est indexé sur le minimum garanti, vérifiez la valeur applicable sur votre bulletin.
Les primes de poste (2x8, 3x8, 5x8), en revanche, ne sont pas fixées par la branche : elles relèvent des accords d'entreprise et varient sensiblement d'une usine à l'autre — de l'ordre de +5 à 12 % en 2x8, +7 à 22 % en 3x8 et +13 à 35 % en 5x8 feu continu, cumulables avec la majoration de nuit conventionnelle. Pour un pétrisseur E3 en 5x8, l'ensemble (majorations, paniers, prime de poste) représente couramment plusieurs centaines d'euros bruts mensuels au-dessus de la grille. Les équipes de suppléance de fin de semaine bénéficient d'une majoration propre. Estimez votre cas avec notre calculateur de primes 2x8/3x8/5x8.
8. Prime d'ancienneté
La convention prévoit une prime d'ancienneté qui s'ajoute au salaire minimum conventionnel — elle est expressément exclue de l'assiette des minima — et doit figurer sur une ligne distincte du bulletin de paie. Elle se calcule sur le minimum conventionnel de votre niveau et progresse par paliers d'ancienneté : les sources de branche indiquent des paliers de 3 % (3 ans) à 15 % (15 ans), par bonds de 3 points tous les 3 ans. Les taux exacts applicables à votre situation figurent dans le texte de la CCN 3255 et, le cas échéant, dans votre accord d'entreprise s'il est plus favorable : la prime étant nominative sur le bulletin, un contrôle visuel suffit à vérifier que le bon palier vous est appliqué — c'est l'une des erreurs de paie les plus fréquentes du secteur, notamment lors des changements de niveau.
9. Asthme du boulanger et pénibilité (C2P)
L'asthme du boulanger est l'une des maladies professionnelles respiratoires les plus fréquentes de l'agroalimentaire. Il est causé par l'inhalation prolongée de poussières de farine (blé, seigle), d'additifs (alpha-amylase, levures) et d'améliorants. Il est inscrit au tableau n° 66 des maladies professionnelles du régime général (« rhinites et asthmes professionnels », farine expressément listée) : la présomption d'imputabilité facilite la reconnaissance, avec un délai de prise en charge de 7 jours après la dernière exposition. La déclaration passe par le médecin traitant ou le médecin du travail (spirométrie, tests), puis par la CPAM. L'Assurance maladie fixe un seuil de vigilance à 0,5 mg/m³ de poussières de farine inhalables dans les fournils et ateliers.
Pour tout salarié exposé aux poussières de farine : captage à la source sur les pétrins et lignes (aspiration centralisée), EPI adaptés (masque FFP3 en exposition élevée), surveillance médicale renforcée (spirométrie, dépistage allergologique), formation à l'embauche puis périodique, nettoyage par aspiration (jamais à la balayette, qui remet les poussières en suspension) et préférence pour les améliorants sans poussière (forme liquide ou granulée). Si l'asthme est déclaré, l'employeur doit rechercher un reclassement avant tout licenciement pour inaptitude — et l'indemnité est doublée si l'inaptitude est d'origine professionnelle.
Côté pénibilité, la boulangerie industrielle coche la plupart des six facteurs du compte professionnel de prévention (C2P) : travail de nuit (à partir de 120 nuits/an), équipes successives alternantes (5x8, à partir de 50 nuits/an), travail répétitif sur ligne, températures extrêmes (chaleur des fours, froid des tunnels de surgélation) et bruit. La manutention manuelle, les postures pénibles et les agents chimiques ne donnent plus de points C2P depuis 2017 — ils relèvent d'un suivi distinct. L'acquisition est plafonnée à 4 points par an (100 sur la carrière) ; ces points financent une formation de reconversion, un passage à temps partiel sans perte de salaire ou un départ anticipé à la retraite. Vérifiez votre solde sur compteprofessionnelprevention.fr.
10. Maladie, prévoyance, inaptitude
La nouvelle convention a fait de la protection sociale l'un de ses chantiers d'harmonisation : le titre VII organise des régimes de frais de santé et de prévoyance communs aux deux ex-branches (garanties décès, incapacité, invalidité, rente éducation, portabilité), entrés en vigueur selon leur propre calendrier. Le maintien de salaire en cas d'arrêt maladie suppose une ancienneté minimale d'un an et la perception des indemnités journalières de la Sécurité sociale, avec des durées d'indemnisation qui progressent par paliers d'ancienneté ; le texte étant récent et ses commentaires publics encore contradictoires sur les pourcentages et délais exacts, reportez-vous au titre VII de la CCN 3255 sur Légifrance ou à votre service RH pour votre cas précis — et comparez avec ce que verse la Sécurité sociale seule via notre calculateur d'IJSS.
En cas d'inaptitude prononcée par le médecin du travail — asthme du boulanger, troubles musculo-squelettiques (lombalgies, tendinites d'épaule), surdité professionnelle, brûlures invalidantes — l'employeur dispose d'un mois pour proposer un reclassement adapté (articles L1226-2 et L1226-10 du Code du travail selon l'origine). À défaut de reclassement possible, le licenciement pour inaptitude ouvre droit à l'indemnité de licenciement, doublée lorsque l'inaptitude est d'origine professionnelle — cas fréquent dans le secteur.
11. Préavis et indemnités de rupture
| Catégorie | Démission | Licenciement < 2 ans | Licenciement ≥ 2 ans |
|---|---|---|---|
| Ouvriers / Employés (A – E) | 1 mois | 1 mois | 2 mois |
| Techniciens / AM (F – I) | 2 mois | 2 mois | 2 mois |
| Cadres (J – M) | 3 mois | 3 mois | 3 mois |
Ces durées s'appliquent sous réserve de dispositions plus favorables de votre contrat ou d'un accord d'entreprise — calculez vos dates avec notre calculateur de préavis. Côté indemnité de licenciement, la référence pratique est le barème légal (article R1234-2 : 1/4 de mois par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, 1/3 au-delà, dès 8 mois d'ancienneté), calculé sur une assiette qui inclut salaire de base, prime d'ancienneté, majorations de poste, 13ᵉ mois proratisé et heures supplémentaires — et doublé en cas d'inaptitude d'origine professionnelle. La CCN 3255 comporte ses propres articles sur le licenciement, la rupture conventionnelle et la retraite ; pour un départ précis, chiffrez votre cas avec notre simulateur d'indemnité de licenciement et vérifiez le texte en vigueur.
12. Questions fréquentes
13. Sources officielles
- CCN des activités industrielles de boulangerie et pâtisserie et des professionnels de l'œuf du 1ᵉʳ octobre 2024 (Légifrance, IDCC 3255) — étendue par arrêté du 20 novembre 2025 (JORF du 27 novembre 2025), applicable au 1ᵉʳ décembre 2025 ; se substitue aux ex-CCN 1747 (boulangerie-pâtisserie industrielle, 1993) et 2075 (professionnels de l'œuf)
- Avenant n° 4 du 22 janvier 2026 relatif aux salaires minima (article 21), étendu par arrêté du 2 avril 2026 (JORF du 17 avril 2026), en vigueur au 1ᵉʳ mars 2026 · accord du 13 février 2024 (classification A-M) · avenant n° 1 du 8 juillet 2025, étendu par arrêté du 27 novembre 2025 · avenant n° 3 du 18 novembre 2025, étendu par arrêté du 1ᵉʳ juin 2026 (JORF du 12 juin 2026)
- Fiche IDCC 3255 — Code du travail numérique (Ministère du Travail) · FEB — Fédération des Entreprises de Boulangerie (texte signé de la CCN)
- INRS — tableau n° 66 des maladies professionnelles (rhinites et asthmes professionnels) · Ameli — prévention en boulangeries et pâtisseries industrielles · Code du travail (L1226-2, L1226-10, L3133-6, R1234-2, L4163-1 s. sur le C2P)
- SMIC au 1ᵉʳ juin 2026 : arrêté du 22 mai 2026 (JORF du 24 mai 2026) · effectifs : ≈ 45 000 salariés (données de branche 2024)
Données vérifiées le 7 août 2026 sur les textes officiels. Certaines modalités du texte (durées exactes du maintien maladie, barème détaillé de la prime d'ancienneté, paliers du 13ᵉ mois transitoire) font l'objet de commentaires divergents entre sources : reportez-vous au texte consolidé sur Légifrance pour votre cas. Ce site n'est pas un site gouvernemental : pour un conseil individuel, rapprochez-vous de vos représentants du personnel, d'un syndicat ou d'un avocat en droit social.