Convention Collective Cadres du Bâtiment 2026 (IDCC 2420) : Salaires, Forfait Jours, Primes

Mise à jour : 12/06/2026 Convention collective

Ingénieur d'études, conducteur de travaux, chef d'agence ou directeur de filiale : si vous êtes cadre dans une entreprise du bâtiment, votre contrat est régi par la convention collective nationale des cadres du bâtiment du 1ᵉʳ juin 2004 (IDCC 2420, brochure 3322). Ce guide décrypte la grille des salaires applicable depuis le 1ᵉʳ février 2026, le fonctionnement du forfait jours et sa majoration de 10 %, la prime de vacances de 30 %, le maintien de salaire en cas de maladie et les indemnités de rupture — avec, à chaque fois, l'article de la convention et la source officielle.

Coefficient 60 (entrée)
2 356 €
brut / mois
Coefficient 162 (direction)
5 472 €
brut / mois
Forfait jours
218 j
minimum majoré de 10 %
Prime de vacances
30 %
de l'indemnité de congés

1. Qui est couvert par l'IDCC 2420 ?

La convention collective nationale des cadres du bâtiment a été conclue le 1ᵉʳ juin 2004 entre les fédérations patronales du bâtiment et les organisations syndicales de cadres, puis étendue par arrêté ministériel : elle s'applique donc à toutes les entreprises du bâtiment, qu'elles soient ou non adhérentes d'une organisation signataire. Elle couvre les ingénieurs, assimilés cadres et cadres des entreprises de gros œuvre, second œuvre, installation électrique, plomberie, couverture, menuiserie et de l'ensemble des activités du bâtiment.

Elle est l'un des trois piliers conventionnels du bâtiment, aux côtés de la convention des ouvriers du bâtiment et de celle des ETAM du bâtiment (IDCC 2609). Les cadres des travaux publics relèvent d'un texte distinct, la convention des cadres des travaux publics. Le passage du statut ETAM au statut cadre est un moment charnière : il déclenche l'application de l'IDCC 2420, avec un préavis plus long, une indemnité de licenciement plus favorable et, le plus souvent, un forfait annuel en jours.

Comment vérifier votre rattachement

L'IDCC applicable figure obligatoirement sur votre bulletin de paie (mention « convention collective ») et dans votre contrat de travail. Si votre bulletin mentionne « Cadres du bâtiment » ou l'IDCC 2420, l'ensemble des droits décrits sur cette page vous est applicable — votre contrat ou un accord d'entreprise pouvant uniquement prévoir mieux, jamais moins.

2. Classification : positions A, B et C

La convention classe les cadres du bâtiment en trois positions, déclinées en coefficients hiérarchiques de 60 à 162. C'est ce coefficient, inscrit sur le bulletin de paie, qui détermine votre salaire minimum conventionnel. Quatorze coefficients jalonnent la grille : 60, 65, 70, 75, 80, 85, 90, 95, 100, 103, 108, 120, 130 et 162.

A

Position A — Cadres débutants

Ingénieurs et cadres en début de carrière, exerçant avec une autonomie encore encadrée : ingénieur d'études junior, conducteur de travaux débutant. Coefficients 60 à 85.

2 356 – 3 197 €brut / mois (2026)
B

Position B — Cadres confirmés

Cadres assumant la responsabilité de projets, de chantiers ou d'équipes : ingénieur confirmé, conducteur de travaux principal, chef de service. Coefficients 90 à 120.

3 353 – 4 145 €brut / mois (2026)
C

Position C — Cadres de direction

Cadres exerçant des fonctions de direction avec une large autonomie : chef d'agence, directeur de travaux, directeur régional. Coefficients 130 et 162.

4 411 – 5 472 €brut / mois (2026)
Votre coefficient doit suivre vos responsabilités

Le coefficient n'est pas figé : si vos fonctions réelles évoluent (encadrement d'une équipe, responsabilité complète d'un chantier), vous pouvez demander la révision de votre classification. En cas de litige, ce sont les fonctions réellement exercées qui priment sur l'intitulé du contrat — un rappel de salaire peut être réclamé sur 3 ans devant le conseil de prud'hommes.

3. Grille des salaires 2026 (en vigueur depuis le 1ᵉʳ février)

Les minima des cadres du bâtiment sont fixés au niveau national — c'est une particularité par rapport aux ouvriers et ETAM, dont les grilles sont régionales. La grille 2026 résulte de l'avenant n° 78 du 19 janvier 2026, applicable au 1ᵉʳ février 2026, qui revalorise l'ensemble des coefficients de 1,20 % en moyenne. Elle est établie sur la base conventionnelle de 39 heures hebdomadaires (169 heures par mois).

Comme la majorité des cadres sont au forfait jours (voir section 4), la grille ci-dessous indique aussi le minimum majoré de 10 % qui leur est applicable.

Coeff. Position Base nationale 169 h Forfait jours (+ 10 %)
60A2 356,00 €2 591,60 €
65A2 553,00 €2 808,30 €
70A2 740,00 €3 014,00 €
75A2 853,00 €3 138,30 €
80A3 036,00 €3 339,60 €
85A3 197,00 €3 516,70 €
90B3 353,00 €3 688,30 €
95B3 504,00 €3 854,40 €
100B3 622,00 €3 984,20 €
103B3 693,00 €4 062,30 €
108B3 827,00 €4 209,70 €
120B4 145,00 €4 559,50 €
130C4 411,00 €4 852,10 €
162C5 472,00 €6 019,20 €

Avenant n° 78 du 19 janvier 2026 à la convention collective nationale des cadres du bâtiment, applicable au 1ᵉʳ février 2026. Base 39 h hebdomadaires (169 h/mois) ; majoration de 10 % pour le forfait jours (accord national du 11 décembre 2012). Grille nationale, consultable sur Légifrance.

3.1. Cette grille s'applique-t-elle à votre employeur ?

L'avenant n° 78 ne s'impose pas uniformément à toutes les entreprises : sa portée dépend de l'affiliation patronale de l'employeur, tant que l'arrêté ministériel d'extension n'est pas publié au Journal officiel.

  • Entreprises adhérentes à la FFB (signataire avec la CFDT, la CFTC, la CFE-CGC-BTP et FO) : application obligatoire dès le 1ᵉʳ février 2026 ;
  • Entreprises affiliées à la seule CAPEB (non signataire) : pas d'obligation d'appliquer ce barème ; la grille de référence reste celle des accords antérieurs, sauf alignement volontaire ou accord d'entreprise plus favorable ;
  • Entreprises non adhérentes (ni FFB ni CAPEB) : la nouvelle grille ne devient obligatoire qu'après publication de l'arrêté d'extension ; jusque-là, l'avenant n° 77 du 16 janvier 2025 (ou le SMIC) sert de référence.
Majoration Nord et Pas-de-Calais : + 2,78 %

Seule exception au caractère national de la grille : dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais, les minima des cadres sont majorés de 2,78 % par rapport à la grille nationale. Un coefficient 100 y est ainsi garanti à environ 3 723 € brut mensuel au lieu de 3 622 €.

Attention à bien lire votre bulletin de paie : le minimum conventionnel s'apprécie par rapport à votre rémunération brute globale, et non au seul salaire de base. Mais si votre brut total est inférieur au minimum de votre coefficient, l'employeur doit régulariser — et le rappel de salaire est récupérable sur 3 ans.

Vérifiez votre minimum 2026

Sélectionnez votre coefficient pour afficher le salaire minimum conventionnel applicable depuis le 1ᵉʳ février 2026.

Minimum de base 3 622 €
Majorations + 0 €
Brut mensuel minimum 3 622 €
Net estimé (≈ 75 %) 2 717 €

Estimation indicative — avenant n° 78 du 19/01/2026, base 39 h. Net avant impôt sur le revenu.

Progression par coefficient

Minima mensuels bruts 2026 de la grille nationale, du coefficient 60 au coefficient 162.

Écart 60 → 162× 2,3
Revalo. 2026+ 1,20 %
Coefficients14
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4. Temps de travail : le forfait jours, régime roi des cadres du BTP

La grande majorité des conducteurs de travaux, ingénieurs et chefs d'agence du bâtiment ne pointent pas : ils sont au forfait annuel en jours. Ce régime, réservé aux cadres autonomes dans l'organisation de leur emploi du temps, remplace le décompte horaire par un décompte en journées travaillées. Il ne se présume jamais : il exige un accord d'entreprise (ou l'accord de branche BTP) et une convention individuelle écrite — une clause de votre contrat ou un avenant signé.

4.1. Le plafond : 218 jours, réduit avec l'ancienneté

Pour les conventions de forfait conclues depuis le 1ᵉʳ février 2013, le plafond annuel est de 218 jours, journée de solidarité incluse. Particularité du BTP souvent méconnue : ce plafond diminue avec l'ancienneté, ce qui se traduit par des jours de repos supplémentaires.

Ancienneté Plafond annuel Jours de repos 2026 (estimation)
Moins de 5 ans d'entreprise 218 jours ≈ 9 jours
5 à 10 ans d'entreprise (ou 10 à 20 ans de BTP) 216 jours ≈ 11 jours
Plus de 10 ans d'entreprise (ou plus de 20 ans de BTP) 215 jours ≈ 12 jours

Accord de branche BTP sur les forfaits en jours, applicable aux conventions conclues à compter du 1ᵉʳ février 2013. Estimation des jours de repos sur le calendrier 2026 : 365 jours − 104 samedis/dimanches − 25 jours ouvrés de congés − 9 jours fériés tombant en semaine = 227 jours travaillables.

4.2. La contrepartie financière : un minimum majoré de 10 %

Le forfait jours a un prix pour l'employeur : le cadre au forfait doit percevoir au minimum le salaire minimum conventionnel de son coefficient majoré de 10 %. Un conducteur de travaux principal au coefficient 120 et au forfait jours ne peut donc pas être payé moins de 4 560 € brut par mois en 2026 (4 145 € + 10 %). Vérifiez votre bulletin de paie : c'est l'un des manquements les plus fréquents du secteur.

4.3. Les garde-fous obligatoires

  • Repos quotidien de 11 heures consécutives entre deux journées de travail, et repos hebdomadaire de 35 heures consécutives ;
  • Suivi régulier de la charge de travail par l'employeur, avec un entretien annuel dédié à la charge de travail, à l'articulation vie professionnelle / vie personnelle et à la rémunération ;
  • Liberté de refus : le refus de signer une convention de forfait jours ne peut justifier ni un licenciement ni une sanction.
Forfait jours sans convention écrite = forfait nul

Si vous travaillez « comme un cadre au forfait » sans avoir signé de convention individuelle, ou si l'employeur ne tient aucun suivi de votre charge de travail, le forfait peut être privé d'effet par le juge. Conséquence : vos heures au-delà de 35 h redeviennent des heures supplémentaires majorées, récupérables sur 3 ans. Conservez agendas, plannings de chantier et courriels tardifs.

4.4. Combien vaut une journée au forfait ?

Comme le salaire au forfait est mensuel et forfaitaire, aucune retenue ne peut être faite pour une absence inférieure à une journée ou une demi-journée. Pour valoriser une journée — absence non rémunérée, entrée en cours d'année, régularisation —, la convention retient une règle simple : on divise la rémunération mensuelle par 22.

La formule conventionnelle

Valeur d'une journée = rémunération mensuelle forfaitaire ÷ 22. Exemple : un cadre au coefficient 120 et au forfait (4 559,50 € brut) voit chaque journée valorisée à environ 207 € brut.

4.5. Cadres hors forfait : le décompte horaire

Les cadres qui ne disposent pas d'une réelle autonomie (souvent en position A, intégrés à un horaire collectif de bureau ou de chantier) restent au décompte horaire, sur la base conventionnelle de 39 heures. Leurs heures supplémentaires suivent les majorations légales :

Heures effectuéesMajoration
De la 36ᵉ à la 43ᵉ heure hebdomadaire+ 25 %
À partir de la 44ᵉ heure+ 50 %

5. Congés payés et prime de vacances de 30 %

Les cadres du bâtiment bénéficient de 30 jours ouvrables de congés payés par an, gérés — spécificité du BTP — par la caisse de congés payés du bâtiment (réseau CIBTP) : c'est la caisse, et non l'employeur, qui verse l'indemnité de congés.

L'ancienneté ouvre droit à des jours supplémentaires :

  • + 2 jours ouvrables entre 5 et 10 ans de présence dans l'entreprise (ou 10 à 20 ans de présence dans une ou plusieurs entreprises affiliées à une caisse de congés payés du BTP) ;
  • + 3 jours ouvrables au-delà de 10 ans dans l'entreprise (ou 20 ans dans le BTP).

S'y ajoute l'avantage emblématique du secteur : la prime de vacances, égale à 30 % de l'indemnité de congés correspondant aux 24 jours ouvrables du congé principal. Versée avec l'indemnité de congés au moment du départ en congé principal, elle représente concrètement l'équivalent d'environ un quart de mois de salaire supplémentaire chaque année. Ce n'est pas un geste de l'employeur : c'est un droit conventionnel.

Congés payés et prime de vacances : dispositions congés de la CCN cadres du bâtiment du 1ᵉʳ juin 2004, détaillées sur le Code du travail numérique.

Où vérifier votre prime de vacances

La prime apparaît sur le décompte de la caisse CIBTP qui accompagne le paiement de vos congés, pas toujours sur le bulletin de paie de l'entreprise. Si vous avez pris votre congé principal sans trace d'un versement à 30 %, réclamez le détail à votre caisse régionale.

6. Maladie, accident du travail et prévoyance

En cas d'arrêt de travail pour maladie ou accident, la convention organise l'un des maintiens de salaire les plus protecteurs du secteur privé : l'employeur verse au cadre l'intégralité de ses appointements pendant les 90 premiers jours d'arrêt, sous déduction des indemnités journalières de la Sécurité sociale (que le cadre reverse ou que l'employeur perçoit par subrogation).

SituationCondition d'anciennetéMaintien
Maladie ou accident de la vie courante 1 an dans l'entreprise (ou 5 ans dans des entreprises du BTP) 100 % pendant 90 jours
Accident du travail / maladie professionnelle Aucune 100 % pendant 90 jours
Congé maternité 1 an dans l'entreprise 100 % (sous déduction IJSS)

Au-delà du 90ᵉ jour, le relais est pris par le régime de prévoyance obligatoire du BTP : l'employeur doit avoir affilié ses cadres à un organisme de prévoyance (ou verser directement les prestations équivalentes). Ce régime sert des indemnités complémentaires en cas d'incapacité longue, des rentes d'invalidité et un capital décès. Les cadres bénéficient en outre, comme tous les cadres, de la cotisation patronale prévoyance minimale de 1,50 % de la tranche A héritée de la convention AGIRC de 1947, reprise par l'accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017.

Maintien de salaire : dispositions maladie de la CCN cadres du bâtiment, synthèse sur LégiSocial et texte intégral sur Légifrance.

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7. Rupture du contrat : préavis et indemnité de licenciement

7.1. Le préavis : 2 ou 3 mois, démission comme licenciement

La convention fixe des durées de préavis identiques pour la démission et le licenciement (hors faute grave) — point notable, car le Code du travail n'encadre pas le préavis de démission des cadres :

AnciennetéDémissionLicenciement
Moins de 2 ans2 mois2 mois
2 ans et plus3 mois3 mois

Pendant un préavis de licenciement, le cadre est autorisé à s'absenter pour rechercher un emploi à raison de 5 jours ouvrés ou 10 demi-journées par mois, fixés pour moitié à son choix et pour moitié à celui de l'employeur, avec maintien de la rémunération. Ces absences ne sont pas prévues en cas de démission. Enfin, la partie qui n'exécute pas le préavis doit à l'autre une indemnité égale au salaire correspondant à la durée restant à courir.

7.2. L'indemnité de licenciement : nettement au-dessus du légal

« Le montant de l'indemnité de licenciement est calculé, en fonction de l'ancienneté du cadre, à raison de 3/10 de mois par année d'ancienneté, à partir de 2 ans révolus et jusqu'à 10 ans d'ancienneté, et de 6/10 de mois par année d'ancienneté pour les années au-delà de 10 ans. L'indemnité ne peut dépasser la valeur de 15 mois. En cas de licenciement d'un cadre âgé de plus de 55 ans à la date d'expiration du préavis, le montant est majoré de 10 %. »

Article 7.5 de la convention collective nationale des cadres du bâtiment du 1ᵉʳ juin 2004 — texte intégral sur Légifrance.

Cette formule est plus favorable que l'indemnité légale (1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans, 1/3 au-delà) : un conducteur de travaux licencié après 15 ans avec 4 500 € de salaire de référence perçoit environ 27 000 € au barème conventionnel, contre environ 18 750 € au barème légal. L'indemnité est due à partir de 2 ans d'ancienneté, sauf faute grave, et n'est pas versée au cadre ayant atteint 65 ans.

Simulateur d'indemnité de licenciement (art. 7.5)

Estimation au barème conventionnel : 3/10 de mois par année (de 2 à 10 ans), 6/10 au-delà, plafond 15 mois, majoration de 10 % après 55 ans.

Mois d'indemnité 2,4 mois
Indemnité brute estimée 10 080 €

Estimation indicative. Le salaire de référence et l'ancienneté sont définis aux articles 7.5 et 7.13 de la convention. Indemnité non due en cas de faute grave.

8. Départ et mise à la retraite

La convention distingue deux situations, avec deux barèmes différents — tous deux calculés à partir de 2 ans d'ancienneté révolus :

Situation De 2 à 10 ans Au-delà de 10 ans Plafond
Départ volontaire à la retraite (à l'initiative du cadre) 1,5/10 de mois / an 3/10 de mois / an 8 mois
Mise à la retraite par l'employeur 2/10 de mois / an 5/10 de mois / an 12 mois

Articles 7.6 à 7.10 de la CCN cadres du bâtiment — article 7.7 sur Légifrance. Le préavis applicable au départ à la retraite est de 3 mois.

Exemple : un chef d'agence partant volontairement à la retraite après 30 ans dans la même entreprise, avec 5 000 € de salaire de référence, perçoit 1,5/10 × 10 ans + 3/10 × 20 ans = 7,5 mois, soit 37 500 € brut — juste sous le plafond de 8 mois.

9. Points de vigilance pour votre paie

Au fil des contentieux prud'homaux du secteur, quelques manquements reviennent régulièrement. Voici les quatre vérifications qui prennent cinq minutes et peuvent rapporter gros :

  • Minimum + 10 % au forfait jours : comparez votre brut au minimum de votre coefficient majoré de 10 %. Un coefficient 108 au forfait ne peut pas gagner moins de 4 210 € brut en 2026.
  • Coefficient sous-évalué : des fonctions de position B payées au coefficient d'entrée de la position A représentent plusieurs centaines d'euros d'écart mensuel, récupérables sur 3 ans.
  • Prime de vacances oubliée : vérifiez le décompte CIBTP de votre congé principal — les 30 % doivent y figurer.
  • Forfait jours sans entretien de charge : sans suivi effectif de la charge de travail, le forfait est fragile et les heures supplémentaires peuvent être réclamées.
Hiérarchie des normes : ce qui prime

Votre contrat de travail et les accords d'entreprise peuvent toujours prévoir plus favorable que la convention (salaire réel supérieur au minimum, 13ᵉ mois, véhicule de fonction…). En revanche, sur les minima de salaire et la classification, la branche verrouille : aucun accord d'entreprise ne peut descendre en dessous de la grille IDCC 2420.

10. Sources officielles

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11. Questions fréquentes

Non. Le forfait jours exige une convention individuelle écrite (clause du contrat ou avenant signé). Votre refus ne peut justifier ni licenciement ni sanction. Si vous refusez, vous restez au décompte horaire — mais vous perdez la majoration de 10 % du minimum conventionnel réservée aux cadres au forfait.

Non, pas de prime mensuelle automatique comme pour les ouvriers ou les ETAM. L'ancienneté des cadres est valorisée autrement : congés supplémentaires (+ 2 puis + 3 jours ouvrables), réduction du plafond du forfait jours (218 → 216 → 215 jours) et barèmes d'indemnités de rupture croissants avec les années.

Non : contrairement aux ouvriers et aux ETAM, les minima des cadres sont fixés au niveau national. Une seule exception : le Nord et le Pas-de-Calais, où la grille est majorée de 2,78 %. Partout ailleurs, un coefficient 100 a le même minimum conventionnel à Brest, Lyon ou Marseille.

La période d'essai est de 3 mois, renouvelable une fois pour une durée maximale de 6 mois. Le renouvellement doit être prévu au contrat et accepté expressément par le cadre avant la fin de la période initiale.

Après les 90 jours de maintien intégral par l'employeur, le régime de prévoyance obligatoire auquel votre entreprise doit vous avoir affilié prend le relais : indemnités complémentaires d'incapacité, puis rente d'invalidité si l'arrêt se prolonge. Demandez à votre service RH les coordonnées de l'organisme de prévoyance et la notice du contrat — leur remise est obligatoire.

Non. Les absences autorisées pour recherche d'emploi — 5 jours ouvrés ou 10 demi-journées par mois, rémunérées — sont réservées au préavis de licenciement. En cas de démission, elles ne s'appliquent pas, sauf accord de votre employeur.
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