IDCC 2583 · En vigueur

Convention collective nationale des sociétés concessionnaires ou exploitantes d'autoroutes ou d'ouvrages routiers

L'IDCC 2583 régit les salariés des sociétés concessionnaires d'autoroutes et exploitants d'ouvrages routiers à péage. Repères pratiques sur les agents de péage, la sécurité sur chaussée et la reconversion liée au flux libre.

IDCC
2583
Secteur
Transports
Date de création
27/06/2006

Présentation

La convention collective nationale des sociétés concessionnaires ou exploitantes d'autoroutes ou d'ouvrages routiers (IDCC 2583) a été signée le 27 juin 2006. Elle régit les salariés des sociétés d'autoroutes privées concessionnaires (SCA, ASF, APRR, Sanef, Cofiroute, etc.) et des exploitants d'ouvrages routiers à péage : agents de péage, patrouilleurs, agents d'entretien, techniciens, encadrement.

Champ d'application

  • les sociétés concessionnaires d'autoroutes (SCA, sociétés sous contrat de concession avec l'État) ;
  • les exploitants d'ouvrages routiers à péage (tunnels, ponts) en concession ;
  • les aires de repos et de service exploitées directement par la société concessionnaire (sinon : autres conventions HCR, distribution, etc.).

Le transport routier de marchandises relève de l'IDCC 16. Les transports publics urbains relèvent de l'IDCC 1424. Le personnel des aires de service exploitées par des tiers (restauration, station-service) relève de leur convention propre. Les travaux publics (construction routière) relèvent des IDCC 1702, 2614 et 3212.

Catégories couvertes

Agents d'exploitation (agents de péage, agents d'intervention, patrouilleurs, opérateurs PC sécurité), techniciens (techniciens patrimoine, électricité, signalisation), agents de maîtrise (chefs d'équipe, chefs de district), cadres (responsables d'exploitation, ingénieurs trafic, directeurs). Classification par niveaux et coefficients.

Spécificités notables

  • Activité 24/7 : exploitation continue (péage, dépannage, viabilité), travail posté, de nuit, week-end et jours fériés — majorations spécifiques ;
  • Sécurité des intervenants sur autoroute : balisage strict, véhicule d'intervention équipé, formation aux interventions sur chaussée — risque routier majeur ;
  • Astreintes pour les techniciens et patrouilleurs en cas d'événement (accident, intempéries) ;
  • Évolution technologique : passage au télépéage et au flux libre (sans barrière), automatisation, reconversion des agents de péage ;
  • Risques liés au public : agressions verbales et physiques aux barrières de péage, risques psychosociaux ;
  • 13e mois et primes diverses selon les avenants ;
  • Prévoyance et frais de santé de branche (généralement protecteurs).

Pour les montants exacts, consultez la version en vigueur sur Légifrance.

Champ d'application

Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :

52.21Z 42.11Z

Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.

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Points clés

  • IDCC 2583 : convention collective nationale des sociétés concessionnaires ou exploitantes d'autoroutes ou d'ouvrages routiers, signée le 27 juin 2006.
  • Champ couvert : sociétés concessionnaires d'autoroutes (ASF, APRR, Sanef, Cofiroute, etc.), exploitants d'ouvrages routiers à péage (tunnels, ponts).
  • Hors champ : transport routier marchandises (IDCC 16), transports urbains (IDCC 1424), aires de service exploitées par tiers (autres conventions selon activité), travaux publics (IDCC 1702/2614/3212).
  • Catégories : agents de péage, patrouilleurs, opérateurs PC sécurité, techniciens (patrimoine, électricité, signalisation), agents de maîtrise, cadres.
  • Activité 24/7 : exploitation continue, travail posté, de nuit, week-end, jours fériés — majorations spécifiques.
  • Sécurité intervenants : balisage strict, véhicule équipé, formation — risque routier majeur.
  • Astreintes : techniciens et patrouilleurs en cas d'événement.
  • Évolution : télépéage, flux libre, automatisation, reconversion des agents de péage.
  • Risques RPS : agressions aux barrières de péage.
  • Vérification du rattachement : bulletin de paie obligatoire mentionnant la convention (article R3243-1 du Code du travail).

Cas pratiques

Cas n° 1 — Patrouilleur sur autoroute

Un patrouilleur intervient pour sécuriser un véhicule en panne sur la bande d'arrêt d'urgence. Le travail sur chaussée est particulièrement dangereux (risque d'être heurté par un véhicule en circulation). L'employeur doit fournir un véhicule d'intervention équipé (signalisation lumineuse, balisage), des EPI haute visibilité (gilet, vêtements rétro-réfléchissants), former à la sécurité (procédures de balisage, distance, alerte) et organiser les interventions en binôme dans les zones à risque. Un accident dû à un défaut de prévention peut conduire à la faute inexcusable.

Cas n° 2 — Agent de péage et reconversion (flux libre)

Une agente de péage voit son métier disparaître avec le passage au flux libre (sans barrière). L'employeur a une obligation d'adaptation au poste (article L.6321-1 du Code du travail) et doit organiser une formation et une reconversion (téléassistance, opérateur PC, maintenance, fonctions support). Toute modification substantielle du poste (changement de qualification, baisse de rémunération) nécessite l'accord exprès du salarié. Un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) peut être déclenché en cas de suppression collective de postes.

Cas n° 3 — Agression aux barrières et accident du travail

Un agent de péage subit une agression verbale et physique d'un usager mécontent. L'événement constitue un accident du travail à déclarer dans les 24 heures à l'employeur, qui le déclare à la CPAM dans les 48 heures. L'employeur doit avoir évalué le risque RPS au DUERP, formé le personnel à la gestion des conflits, mis en place des dispositifs (vidéosurveillance, bouton d'alerte) et organiser un soutien psychologique. Un manquement à la prévention peut être qualifié de faute inexcusable.

Questions fréquentes

L'IDCC 2583 est l'identifiant ministériel de la convention collective nationale des sociétés concessionnaires ou exploitantes d'autoroutes ou d'ouvrages routiers, signée le 27 juin 2006. Elle régit les salariés des sociétés d'autoroutes privées (ASF, APRR, Sanef, Cofiroute, etc.) et exploitants d'ouvrages routiers à péage.

Le transport routier de marchandises relève de l'IDCC 16. Les transports publics urbains (bus, tramway, métro) relèvent de l'IDCC 1424. Les travaux publics (construction routière) relèvent des IDCC 1702 (ouvriers), 2614 (ETAM), 3212 (cadres). L'IDCC 2583 couvre uniquement l'exploitation autoroutière en concession.

Le travail sur chaussée présente un risque routier majeur. L'employeur doit fournir un véhicule d'intervention équipé (signalisation lumineuse), des EPI haute visibilité, former à la sécurité (procédures de balisage, distance, alerte) et organiser les interventions en binôme dans les zones à risque. Un accident dû à un défaut de prévention peut conduire à la faute inexcusable.

Le flux libre (péage sans barrière, en cours de déploiement) entraîne effectivement la disparition progressive du métier d'agent de péage. L'employeur a une obligation d'adaptation au poste (article L.6321-1 du Code du travail) et doit organiser la reconversion (téléassistance, opérateur PC, maintenance). Un PSE peut être déclenché en cas de suppression collective de postes.

Oui. L'exploitation autoroutière étant 24/7, le travail de nuit ouvre droit à des majorations conventionnelles spécifiques et à un suivi médical renforcé (article L.3122-11 du Code du travail). Les repos quotidien (11h consécutives) et hebdomadaire (35h consécutives) doivent être respectés ou reportés.

L'agression constitue un accident du travail à déclarer dans les 24 heures. L'employeur doit avoir évalué le risque au DUERP, formé le personnel à la gestion des conflits, mis en place des dispositifs (vidéosurveillance, bouton d'alerte) et organiser un soutien psychologique. Un manquement à la prévention peut être qualifié de faute inexcusable.
Cette fiche a une vocation informative. La convention collective réellement applicable à votre situation peut différer (accord d'entreprise, dérogation, multi-activité). Vérifiez la mention « Convention collective applicable » sur votre bulletin de paie (article R3243-1 du Code du travail) ou demandez-la à votre employeur. Pour le texte officiel en vigueur, référez-vous à Légifrance.
Page mise à jour le 05/06/2026.