IDCC 1612 · En vigueur

Convention collective nationale relative au secteur de la coiffure et des professions connexes

L'IDCC 1612 est lié au secteur de la coiffure. La convention de référence en vigueur est l'IDCC 2596 (coiffure et professions connexes). Repères pratiques sur diplômes, risques chimiques et apprentissage.

IDCC
1612
Secteur
Services

Présentation

L'IDCC 1612 est référencé en lien avec le secteur de la coiffure et des professions connexes (esthétique, soins de beauté). Cette fiche présente les grands repères du secteur ; pour identifier précisément le texte applicable à votre salon, vérifiez l'IDCC mentionné sur votre bulletin de paie et consultez Légifrance.

⚠️ Convention de référence en vigueur : la coiffure relève principalement aujourd'hui de la convention collective nationale de la coiffure et des professions connexes (IDCC 2596, refondue le 10 juillet 2006). L'IDCC 1612 peut correspondre à un texte antérieur, à une convention voisine ou à une référence transitoire. Toujours vérifier le bulletin de paie.

Champ d'application typique du secteur coiffure

  • les salons de coiffure indépendants (artisans coiffeurs) ;
  • les chaînes de salons et franchises ;
  • les coiffeurs à domicile (sous statut salarié) ;
  • certaines activités connexes (soins de barbe, perruquerie, ondulation, défrisage).

L'esthétique et les soins de beauté relèvent d'une convention distincte (esthétique-cosmétique), de même que la parfumerie sélective. Vérifiez l'activité principale et le code NAF de votre employeur.

Catégories couvertes (cadre général)

Employés (coiffeurs débutants, coiffeurs qualifiés, coiffeurs hautement qualifiés, manucures), agents de maîtrise (chefs d'équipe, premiers d'atelier), cadres (gérants salariés). Classification par niveaux fondée sur les diplômes (CAP coiffure, BP coiffure, BM coiffure) et l'expérience.

Spécificités notables du secteur

  • Diplômes : CAP coiffure (niveau d'entrée), BP coiffure obligatoire pour s'installer à son compte, BM (brevet de maîtrise) pour les niveaux supérieurs ;
  • Risques chimiques : exposition aux colorations, décolorations, défrisants, produits de permanente — gants obligatoires, ventilation, prévention des allergies cutanées et respiratoires ;
  • TMS : station debout prolongée, gestes répétitifs aux poignets et épaules — prévention obligatoire au DUERP ;
  • Travail du samedi systématique, repos dominical et lundi habituel ;
  • Pourboires : ne se substituent pas au salaire minimum conventionnel ;
  • Apprentissage : voie majeure de recrutement, avec encadrement par un maître d'apprentissage qualifié.

Pour les montants exacts et l'identification précise du texte, consultez la liste officielle sur Légifrance.

Champ d'application

Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :

96.02A 96.02B

Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.

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Points clés

  • IDCC 1612 : référence ministérielle en lien avec la coiffure. La convention de référence du secteur en vigueur est l'IDCC 2596 (coiffure et professions connexes, refondue le 10 juillet 2006). Vérifier le bulletin de paie.
  • Champ couvert en général : salons de coiffure indépendants, chaînes, coiffeurs à domicile salariés, activités connexes (soins de barbe, perruquerie).
  • Hors champ : esthétique et soins de beauté (convention propre esthétique-cosmétique), parfumerie sélective.
  • Diplômes : CAP coiffure (entrée), BP coiffure (obligatoire pour s'installer), BM (brevet de maîtrise).
  • Catégories : employés (coiffeurs débutants à hautement qualifiés), agents de maîtrise, cadres.
  • Risques chimiques : colorations, décolorations, défrisants, permanentes. EPI (gants), ventilation, prévention obligatoire au DUERP.
  • TMS : station debout, gestes répétitifs poignets / épaules. Aménagement des postes et formation gestes et postures.
  • Pourboires : ne se substituent pas au salaire minimum conventionnel.
  • Apprentissage : voie majeure, encadrement par un maître d'apprentissage qualifié.

Cas pratiques

Cas n° 1 — Coiffeuse exposée aux colorations

Une coiffeuse manipule quotidiennement des colorations et des décolorations. Plusieurs composants (paraphénylènediamine, persulfates) sont des sensibilisants cutanés et respiratoires reconnus. L'employeur doit évaluer le risque chimique au DUERP, fournir des gants nitrile à usage unique conformes, veiller à la ventilation du salon et tenir à disposition les fiches de données de sécurité (FDS). En cas de dermite ou de rhinite allergique, une reconnaissance en maladie professionnelle reste possible (tableaux du régime général). L'employeur engage sa responsabilité s'il a manqué à son obligation de sécurité.

Cas n° 2 — Apprentie coiffeuse et durée du travail

Une apprentie coiffeuse de 16 ans est en alternance avec un CFA. Les apprentis mineurs bénéficient de protections renforcées : 8 heures par jour maximum, 35 heures par semaine, pas plus de 4h30 d'affilée sans pause de 30 minutes, repos quotidien de 14 heures (moins de 16 ans) ou 12 heures (16-17 ans), deux jours consécutifs de repos hebdomadaire. Toute dérogation suppose l'autorisation de l'inspection du travail. Le maître d'apprentissage doit être qualifié et habilité.

Cas n° 3 — Pourboires et minimum conventionnel

Un salon laisse entendre que les pourboires des clients viennent compléter un salaire de base inférieur au minimum conventionnel. La jurisprudence et la loi posent que le minimum conventionnel doit être respecté indépendamment des pourboires perçus. Les pourboires ne peuvent se substituer au salaire de base. Si le minimum conventionnel n'est pas atteint, la salariée peut saisir le conseil de prud'hommes pour rappel de salaires sur la période de prescription (3 ans).

Questions fréquentes

L'IDCC 1612 est un identifiant ministériel en lien avec le secteur de la coiffure. La convention collective de référence en vigueur dans la coiffure est l'IDCC 2596 (refondue le 10 juillet 2006). Vérifiez la mention IDCC sur votre bulletin de paie pour identifier le texte applicable.

Le CAP coiffure constitue le niveau d'entrée. Le BP (brevet professionnel) coiffure est obligatoire pour s'installer à son compte. Le BM (brevet de maîtrise) sanctionne un niveau supérieur. Ces diplômes déterminent largement la classification et la rémunération.

Oui, pour la santé du coiffeur. Plusieurs composants (paraphénylènediamine, persulfates) sont des sensibilisants cutanés et respiratoires reconnus. L'employeur doit fournir des gants nitrile conformes, ventiler le salon, tenir les fiches de données de sécurité à disposition et prévenir les allergies. Une reconnaissance en maladie professionnelle reste possible.

Non. La jurisprudence et la loi posent que le minimum conventionnel doit être respecté indépendamment des pourboires. Les pourboires ne peuvent se substituer au salaire de base. En cas de non-respect, le salarié peut saisir le conseil de prud'hommes pour rappel de salaires.

Non. Les apprentis mineurs bénéficient de protections renforcées : 8 heures par jour, 35 heures par semaine, pause de 30 minutes après 4h30, repos quotidien de 12 à 14 heures selon l'âge, deux jours de repos hebdomadaire consécutifs. Toute dérogation requiert l'autorisation de l'inspection du travail.

Non. L'esthétique et les soins de beauté relèvent d'une convention propre (esthétique-cosmétique). La coiffure et ses professions connexes (barberie, perruquerie) relèvent de la convention coiffure. Vérifiez le bulletin de paie pour confirmer le rattachement de votre salon.
Cette fiche a une vocation informative. La convention collective réellement applicable à votre situation peut différer (accord d'entreprise, dérogation, multi-activité). Vérifiez la mention « Convention collective applicable » sur votre bulletin de paie (article R3243-1 du Code du travail) ou demandez-la à votre employeur. Pour le texte officiel en vigueur, référez-vous à Légifrance.
Page mise à jour le 26/05/2026.