IDCC 0787 · En vigueur

Convention collective nationale des cabinets d'experts-comptables et de commissaires aux comptes

L'IDCC 787 régit les salariés des cabinets d'expertise comptable et de commissariat aux comptes. Repères pratiques sur les diplômes, les heures supplémentaires en clôture et le forfait jours.

IDCC
0787
Secteur
Services
Date de création
09/12/1974

Convention complète disponible

Texte intégral, grilles de salaires, dispositions détaillées

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Présentation

La convention collective nationale des cabinets d'experts-comptables et de commissaires aux comptes (IDCC 787) a été signée le 9 décembre 1974. Elle régit les salariés des cabinets d'expertise comptable, de commissariat aux comptes et de leurs activités connexes (paie, juridique, conseil aux entreprises).

Champ d'application

  • les cabinets d'expertise comptable inscrits à l'Ordre des experts-comptables ;
  • les cabinets de commissariat aux comptes inscrits à la Compagnie nationale des commissaires aux comptes (CNCC) ;
  • les activités connexes couramment exercées dans ces cabinets : gestion de la paie, conseil social, conseil juridique, conseil en gestion d'entreprise.

Elle ne couvre pas les fonctions comptables exercées directement chez des entreprises de droit commun (qui relèvent de la convention de l'entreprise concernée), ni les avocats (statut spécifique des professions juridiques).

Catégories couvertes

Employés (assistants comptables, gestionnaires de paie, secrétaires), agents de maîtrise (collaborateurs comptables confirmés, responsables paie), cadres (chefs de mission, experts-comptables salariés, commissaires aux comptes salariés, directeurs de mission). Classification par coefficients fondée sur le niveau de qualification (BTS CG, DCG, DSCG, DEC), l'expérience et l'autonomie.

Spécificités notables

  • Professions réglementées : l'expertise comptable et le commissariat aux comptes sont des professions réglementées (Ordre des experts-comptables, CNCC, loi du 25 juillet 2003 et codes de déontologie) ;
  • Diplômes encadrant la carrière : DCG (bac+3), DSCG (bac+5), DEC (diplôme d'expertise comptable, bac+8), avec stage professionnel encadré ;
  • Pics d'activité saisonniers : forte intensité aux clôtures (mars-mai principalement, septembre-octobre pour certains exercices décalés), avec heures supplémentaires fréquentes ;
  • Forfait jours très utilisé pour les chefs de mission et cadres autonomes, encadré strictement par la jurisprudence ;
  • Secret professionnel et obligations déontologiques (LCB-FT, normes professionnelles d'audit) ;
  • Formation continue obligatoire pour les diplômés (40h/an, exigences ordinales) ;
  • Prévoyance et frais de santé de branche.

Pour les montants exacts, consultez la version en vigueur sur Légifrance.

Champ d'application

Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :

69.20Z

Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.

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Points clés

  • IDCC 787 : convention collective nationale des cabinets d'experts-comptables et de commissaires aux comptes, signée le 9 décembre 1974.
  • Champ couvert : cabinets d'expertise comptable (Ordre des experts-comptables), cabinets de commissariat aux comptes (CNCC), activités connexes (paie, juridique, conseil aux entreprises).
  • Professions réglementées : inscription à l'Ordre (experts-comptables) ou à la CNCC (CAC) obligatoire pour exercer.
  • Diplômes structurants : BTS CG, DCG (bac+3), DSCG (bac+5), DEC (bac+8 avec stage de 3 ans).
  • Catégories : employés (assistants, gestionnaires de paie), agents de maîtrise (collaborateurs confirmés), cadres (chefs de mission, experts-comptables et CAC salariés).
  • Pics saisonniers aux clôtures (mars-mai principalement), avec heures supplémentaires fréquentes.
  • Forfait jours très utilisé pour les chefs de mission et cadres autonomes, sous strict contrôle jurisprudentiel.
  • Secret professionnel et obligations LCB-FT (lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme).
  • Formation continue obligatoire pour les diplômés (40h/an, exigences ordinales).
  • Vérification du rattachement : bulletin de paie obligatoire mentionnant la convention (article R3243-1 du Code du travail).

Cas pratiques

Cas n° 1 — Heures supplémentaires pendant les clôtures

Une collaboratrice comptable effectue, pendant la période des clôtures (mars-mai), des semaines de travail bien au-delà de la durée légale. Les heures effectuées au-delà des seuils légaux ou conventionnels constituent des heures supplémentaires donnant droit à majoration (25 % puis 50 %) ou à un repos compensateur. L'employeur doit tenir un décompte précis du temps de travail. À défaut, en cas de litige, la salariée peut conserver ses preuves (relevés, échanges, logs informatiques) et saisir le conseil de prud'hommes dans le délai de prescription des salaires (3 ans).

Cas n° 2 — Forfait jours d'un chef de mission et suivi de charge

Un chef de mission en forfait jours estime que son cabinet ne respecte pas l'obligation de suivi effectif de la charge de travail. La Cour de cassation impose un dispositif effectif (entretien annuel dédié, dispositif d'alerte, contrôle régulier des amplitudes). À défaut, la convention de forfait peut être déclarée privée d'effet, ouvrant droit au paiement rétroactif des heures supplémentaires accomplies. Le salarié peut, en outre, invoquer un préjudice distinct lié à la surcharge.

Cas n° 3 — Stagiaire DEC et conditions de stage

Une stagiaire d'expertise comptable (en stage rémunéré dans le cadre du DEC) effectue son stage professionnel de 3 ans. Le stage est encadré par les règles de l'Ordre (livret de stage, contrôleur de stage). Au plan salarié, elle est titulaire d'un contrat de travail relevant de la convention 787 ; sa rémunération et ses droits suivent les dispositions conventionnelles. Tout manquement (heures non payées, refus de jours de présence en stage, défaut de contrôle pédagogique) peut être signalé à l'Ordre et donner lieu à une action prud'homale.

Questions fréquentes

L'IDCC 787 est l'identifiant ministériel de la convention collective nationale des cabinets d'experts-comptables et de commissaires aux comptes, signée le 9 décembre 1974. Elle régit les salariés de ces cabinets et de leurs activités connexes (paie, juridique, conseil aux entreprises).

Les principaux diplômes sont : le BTS Comptabilité Gestion, le DCG (Diplôme de Comptabilité et de Gestion, bac+3), le DSCG (Diplôme Supérieur de Comptabilité et de Gestion, bac+5) et le DEC (Diplôme d'Expertise Comptable, bac+8 incluant 3 ans de stage). L'inscription à l'Ordre ou à la CNCC est nécessaire pour exercer le titre d'expert-comptable ou de CAC.

Oui. Toute heure effectuée au-delà de la durée légale (35 heures) ou conventionnelle constitue une heure supplémentaire ouvrant droit à majoration (25 % puis 50 % selon les seuils) ou à un repos compensateur. L'employeur doit tenir un décompte précis. En cas de manquement, le conseil de prud'hommes peut être saisi (prescription : 3 ans).

Oui, pour les cadres autonomes éligibles. Sa validité suppose une convention individuelle écrite, un suivi effectif de la charge de travail (entretien annuel dédié, dispositif d'alerte) et le respect du droit à la déconnexion. À défaut, la convention de forfait peut être déclarée privée d'effet par les tribunaux.

La LCB-FT (lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme) impose aux experts-comptables et CAC, en tant que professions assujetties, des obligations de vigilance, de déclaration de soupçon à TRACFIN et de formation. Les salariés sont concernés directement dans leur pratique quotidienne.

Les experts-comptables et CAC ont une obligation de formation continue (typiquement 40 heures par an, dont une partie sur des thèmes obligatoires définis par l'Ordre et la CNCC). Cette formation s'ajoute aux dispositifs légaux de formation continue (CPF, plan de développement des compétences).
Cette fiche a une vocation informative. La convention collective réellement applicable à votre situation peut différer (accord d'entreprise, dérogation, multi-activité). Vérifiez la mention « Convention collective applicable » sur votre bulletin de paie (article R3243-1 du Code du travail) ou demandez-la à votre employeur. Pour le texte officiel en vigueur, référez-vous à Légifrance.
Page mise à jour le 26/05/2026.