IDCC 0454 · En vigueur

Convention collective nationale des téléphériques et engins de remontées mécaniques

L'IDCC 454 régit les salariés des exploitants de remontées mécaniques et domaines skiables. Repères pratiques sur la saisonnalité, les pisteurs-secouristes, le déclenchement d'avalanches et le damage de nuit.

IDCC
0454
Secteur
Services
Date de création
15/05/1968

Présentation

La convention collective nationale des téléphériques et engins de remontées mécaniques (IDCC 454) a été signée le 15 mai 1968. Elle régit les salariés des exploitants de remontées mécaniques et des domaines skiables : pisteurs-secouristes, conducteurs de remontées, dameurs, agents d'accueil et de billetterie, personnels techniques de maintenance.

Champ d'application

  • les exploitants de remontées mécaniques (téléphériques, télésièges, télécabines, téléskis, funiculaires) ;
  • les domaines skiables alpins et nordiques ;
  • certains parcs d'aventure et accrobranches intégrés aux domaines.

Les écoles de ski (ESF, ESI) et moniteurs indépendants ont des statuts propres. La restauration en station relève de l'IDCC 1979 (HCR). L'hôtellerie de plein air (campings) relève de l'IDCC 1631. Les offices de tourisme relèvent de l'IDCC 1909. Les commerces de sport relèvent de l'IDCC 1517.

Catégories couvertes

Pisteurs-secouristes, conducteurs de remontées mécaniques, dameurs (conducteurs d'engins de damage), nivoculteurs (production de neige de culture), agents d'accueil et de billetterie, agents de maintenance mécanique et électrotechnique, encadrement (chefs de secteur, directeurs d'exploitation). Classification par coefficients.

Spécificités notables

  • Saisonnalité très marquée : exploitation hivernale (décembre-avril selon stations), parfois activité estivale développée ; recours massif aux CDD saisonniers ;
  • Travail en altitude et conditions extrêmes : froid, vent, neige, soleil et UV — EPI thermiques, équipement obligatoire, surveillance médicale ;
  • Pisteur-secouriste : profession réglementée — diplôme spécifique (PSE, brevet de pisteur), formation aux premiers secours, déclenchement d'avalanches sous habilitation ;
  • Sécurité des remontées mécaniques : exploitation strictement encadrée (arrêté ministériel relatif à la sécurité des remontées mécaniques), vérifications quotidiennes, qualification des conducteurs ;
  • Damage de nuit : travail de nuit fréquent pour préparer les pistes, majorations et suivi médical renforcé ;
  • Risques avalanches : déclenchement préventif, intervention en cas d'événement ;
  • Reprise saisonnière : dispositif conventionnel de reconduction d'une saison à l'autre, priorité à l'embauche ;
  • Prévoyance et frais de santé de branche.

Pour les montants exacts, consultez la version en vigueur sur Légifrance.

Champ d'application

Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :

49.39C 93.29Z

Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.

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Points clés

  • IDCC 454 : convention collective nationale des téléphériques et engins de remontées mécaniques, signée le 15 mai 1968.
  • Champ couvert : exploitants de remontées mécaniques (téléphériques, télésièges, télécabines, téléskis, funiculaires), domaines skiables, parcs d'aventure intégrés.
  • Hors champ : moniteurs ESF/ESI (statut propre), restauration en station (IDCC 1979 HCR), hôtellerie plein air (IDCC 1631), offices de tourisme (IDCC 1909), commerces de sport (IDCC 1517).
  • Catégories : pisteurs-secouristes, conducteurs de remontées, dameurs, nivoculteurs, billetterie, maintenance, encadrement.
  • Saisonnalité forte : exploitation hivernale principalement (déc-avril), parfois activité estivale, recours massif aux CDD saisonniers.
  • Pisteur-secouriste : profession réglementée — diplôme spécifique (PSE, brevet), formation premiers secours, déclenchement avalanches sous habilitation.
  • Sécurité des remontées mécaniques : exploitation strictement encadrée, vérifications quotidiennes, qualification des conducteurs.
  • Damage de nuit : majorations et suivi médical renforcé.
  • Reconduction saisonnière : dispositif conventionnel, priorité à l'embauche.
  • Vérification du rattachement : bulletin de paie obligatoire mentionnant la convention (article R3243-1 du Code du travail).

Cas pratiques

Cas n° 1 — Saisonnier reconduit d'année en année

Un dameur enchaîne plusieurs saisons hivernales chez le même exploitant. La convention 454 prévoit un dispositif de reconduction saisonnière (priorité à l'embauche, ancienneté cumulée des saisons). Le contrat saisonnier reste un CDD distinct chaque saison, mais l'enchaînement régulier ouvre des droits (ancienneté, formation, etc.). Les saisonniers sont en principe exclus de l'indemnité de fin de contrat de 10 % (article L.1243-10 du Code du travail), sauf disposition conventionnelle plus favorable.

Cas n° 2 — Pisteur-secouriste et déclenchement d'avalanches

Un pisteur-secouriste participe au plan de déclenchement d'avalanches préventif. Cette activité est strictement encadrée : qualification spécifique (formation au déclenchement par moyens pyrotechniques), habilitation, autorisation préfectorale, périmètres de sécurité, plan d'intervention. L'employeur engage sa responsabilité s'il fait intervenir un agent non habilité. Le pisteur peut, de son côté, exercer son droit de retrait s'il estime que les conditions d'intervention présentent un danger grave et imminent (article L.4131-1 du Code du travail).

Cas n° 3 — Damage de nuit en station

Un conducteur d'engin de damage travaille de nuit pour préparer les pistes avant l'ouverture matinale. Le travail de nuit ouvre droit à des majorations conventionnelles, à un repos compensateur et à un suivi médical renforcé (article L.3122-11 du Code du travail). Le travail en montagne par temps froid et de nuit impose la fourniture d'EPI thermiques et l'organisation de procédures de sécurité spécifiques (communication radio, intervention en duo en cas de risque). Le repos quotidien minimum de 11 heures consécutives doit être respecté.

Questions fréquentes

L'IDCC 454 est l'identifiant ministériel de la convention collective nationale des téléphériques et engins de remontées mécaniques, signée le 15 mai 1968. Elle régit les salariés des exploitants de remontées mécaniques et des domaines skiables alpins et nordiques.

Non. Les moniteurs de ski (ESF, ESI) exercent en général en libéral ou sous statut spécifique et ne relèvent pas de la convention 454. L'IDCC 454 ne couvre que le personnel salarié des exploitants de remontées mécaniques. La restauration en station relève de l'IDCC 1979 (HCR).

La convention 454 prévoit un dispositif de reconduction saisonnière donnant aux salariés saisonniers une priorité à l'embauche pour la saison suivante, et permettant le cumul d'ancienneté entre les saisons. Le contrat saisonnier reste néanmoins un CDD distinct chaque saison.

Le pisteur-secouriste exerce une profession réglementée. Il doit être titulaire de qualifications spécifiques : brevet national de pisteur-secouriste (BNPS), Premier secours en équipe (PSE), formation au déclenchement d'avalanches sous habilitation. L'employeur doit vérifier les qualifications avant chaque saison.

L'exploitation des remontées mécaniques est strictement encadrée par les arrêtés ministériels relatifs à la sécurité (vérifications quotidiennes avant ouverture, contrôles périodiques, qualifications des conducteurs, plans de maintenance). Le défaut de conformité expose l'exploitant à l'arrêt administratif de l'installation.

Oui. Le damage des pistes se fait souvent de nuit. Le travail de nuit ouvre droit à des majorations conventionnelles, à un repos compensateur et à un suivi médical renforcé (article L.3122-11 du Code du travail). L'employeur doit fournir des EPI thermiques et organiser des procédures de sécurité spécifiques (communication radio, binôme).
Cette fiche a une vocation informative. La convention collective réellement applicable à votre situation peut différer (accord d'entreprise, dérogation, multi-activité). Vérifiez la mention « Convention collective applicable » sur votre bulletin de paie (article R3243-1 du Code du travail) ou demandez-la à votre employeur. Pour le texte officiel en vigueur, référez-vous à Légifrance.
Page mise à jour le 03/06/2026.