Convention collective nationale des sociétés financières
L'IDCC 478 régit les salariés des établissements de crédit spécialisés (crédit conso, leasing, factor) hors banques AFB. Repères pratiques sur la classification, le forfait jours, le recouvrement et la LCB-FT.
Présentation
La convention collective nationale des sociétés financières (IDCC 478) a été signée le 22 novembre 1968. Elle régit les salariés des établissements de crédit spécialisés et sociétés financières (hors banques AFB) : crédit à la consommation, crédit-bail, affacturage, financement spécialisé, gestion de moyens de paiement.
Champ d'application
- les établissements de crédit spécialisés dans le crédit à la consommation ;
- les sociétés de crédit-bail mobilier et immobilier (leasing) ;
- les sociétés d'affacturage ;
- les sociétés de financement spécialisé (automobile, équipement, etc.) ;
- certaines sociétés de gestion de moyens de paiement.
Les banques commerciales (AFB) relèvent de l'IDCC 2120, les Caisses d'épargne de l'IDCC 1480 (selon configuration), les sociétés d'assurance de l'IDCC 1672, les institutions de prévoyance de l'IDCC 1794, les mutuelles de l'IDCC 2128, le courtage de l'IDCC 2247.
Catégories couvertes
Employés (gestionnaires de comptes, conseillers crédit, téléconseillers, agents de recouvrement, employés administratifs), techniciens et agents de maîtrise (chargés de clientèle, gestionnaires de risques), cadres (managers, analystes financiers, juristes, encadrement). Classification par niveaux et coefficients.
Spécificités notables
- Réglementation prudentielle : Solvabilité, contrôle de l'ACPR, exigences de formation continue ;
- RGPD et LCB-FT : traitement de données financières sensibles, obligations de vigilance et déclaration TRACFIN ;
- Treizième mois conventionnel et primes diverses selon les avenants ;
- Forfait jours pour les cadres autonomes éligibles ;
- Télétravail développé dans les fonctions de gestion ;
- Recouvrement : règles spécifiques (déontologie, encadrement des pratiques, formation à la médiation) ;
- Prévoyance et frais de santé de branche.
Pour les montants exacts, consultez la version en vigueur sur Légifrance.
Champ d'application
Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :
64.91Z 64.92Z 64.99Z 66.19A 66.19B
Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.
Points clés
- IDCC 478 : convention collective nationale des sociétés financières, signée le 22 novembre 1968.
- Champ couvert : crédit à la consommation, crédit-bail (leasing), affacturage, financement spécialisé, gestion de moyens de paiement.
- Hors champ : banques commerciales AFB (IDCC 2120), sociétés d'assurance (IDCC 1672), institutions de prévoyance (IDCC 1794), mutuelles (IDCC 2128), courtage assurance (IDCC 2247).
- Catégories : employés (gestionnaires, conseillers, recouvrement), techniciens et agents de maîtrise, cadres (analystes, juristes, managers).
- Réglementation prudentielle : contrôle ACPR, exigences de formation continue.
- RGPD et LCB-FT : données financières sensibles, vigilance, déclaration TRACFIN.
- 13e mois conventionnel et primes diverses.
- Forfait jours pour les cadres autonomes éligibles.
- Recouvrement : déontologie, formation à la médiation.
- Vérification du rattachement : bulletin de paie obligatoire mentionnant la convention (article R3243-1 du Code du travail).
Cas pratiques
Cas n° 1 — Agent de recouvrement et déontologie
Un agent de recouvrement contacte des clients en retard de paiement. Les pratiques de recouvrement sont encadrées par le Code de la consommation et la déontologie professionnelle : horaires d'appel raisonnables, absence de pression abusive, respect du débiteur, non-divulgation à des tiers (secret professionnel). L'employeur doit former le personnel et superviser les pratiques. Tout abus peut entraîner une sanction disciplinaire et engager la responsabilité de la société (en plus de potentielles sanctions de l'ACPR).
Cas n° 2 — Formation prudentielle obligatoire
Une cadre risque doit suivre des formations liées à la réglementation prudentielle (Solvabilité, LCB-FT, RGPD). Ces formations, demandées et financées par l'employeur, constituent du temps de travail effectif. L'employeur a une obligation d'adaptation au poste (article L.6321-1 du Code du travail) et de maintien de l'employabilité face aux évolutions réglementaires. Un défaut de formation peut être invoqué par le salarié en cas de licenciement pour insuffisance professionnelle.
Cas n° 3 — Forfait jours d'un analyste financier
Un analyste financier en forfait jours subit une charge importante lors des clôtures et lors d'opérations critiques. La validité du forfait jours suppose un suivi effectif de la charge de travail (entretien annuel dédié, dispositif d'alerte) et le respect du droit à la déconnexion (article L.2242-17 du Code du travail). À défaut, la convention de forfait peut être déclarée privée d'effet, ouvrant droit au paiement rétroactif des heures supplémentaires accomplies.
Questions fréquentes
Page mise à jour le 29/05/2026.