Convention Collective des Entreprises Artistiques et Culturelles 2026 (IDCC 1285) : Salaires, Cachets et Droits
Régisseur lumière d'une scène nationale, chargée de production d'un centre dramatique, musicien d'orchestre, artiste de chœur d'un opéra, technicien plateau intermittent d'un festival subventionné, comédienne payée au cachet : tous relèvent de la convention collective nationale pour les entreprises artistiques et culturelles du 1ᵉʳ janvier 1984 — la « CCNEAC », IDCC 1285, brochure 3226 —, le texte du spectacle vivant subventionné.
Cette page raconte d'abord une séquence que presque aucun comparateur ne date correctement. Après l'échec des négociations salariales de 2025, la grille est restée gelée sur ses valeurs de juin 2024 — si longtemps que le SMIC du 1ᵉʳ juin 2026 a fini par dépasser six minima conventionnels, l'un d'eux pour 98 centimes. Un accord de rattrapage a été signé le 1ᵉʳ juillet 2026, rectifié quinze jours plus tard pour une erreur matérielle sur la ligne du groupe 8, et il n'était toujours pas étendu à la mi-août 2026 : selon que votre employeur adhère ou non à une organisation patronale signataire, ce n'est pas la même grille qui s'impose. Les deux sont publiées ici, intégralement.
Vous trouverez aussi ce que la convention prévoit vraiment — et ce qu'elle ne prévoit pas : les cachets minimums des artistes discipline par discipline, la clause de passage en CDI des intermittents que l'article V-15 impose et que personne ne cite, une indemnité de licenciement au double du légal dès deux ans d'ancienneté, un maintien de salaire maladie de six mois, des congés familiaux revalorisés en 2023 — mais ni prime d'ancienneté, ni 13ᵉ mois, ni majoration nationale du dimanche. Chaque chiffre est daté et sourcé sur le texte officiel ou le PDF signé de l'accord.
ÉTAPE 0 : êtes-vous bien couvert par la CCNEAC ?
Le spectacle est éclaté entre plusieurs conventions, et l'erreur d'aiguillage est fréquente. La CCNEAC ne couvre que les entreprises de droit privé du spectacle vivant dites « du secteur public », c'est-à-dire subventionnées ou labellisées. Le critère n'est pas l'activité artistique en elle-même, mais le lien avec la puissance publique.
Le réflexe fiable : la convention applicable figure sur votre bulletin de paie et dans votre contrat. En cas de doute, c'est le champ d'application de l'article I-1 de la CCNEAC qui commande, pas l'intitulé du poste.
Sommaire
- 2024-2026 : gel, échec des NAO, rattrapage
- Grille 2026 du personnel (en attente d'extension)
- Grille 2024 étendue : le socle opposable
- Simulateur : votre salaire minimum
- Cachets et minima des artistes
- Simulateur : votre mois au cachet
- Classification, échelons et ancienneté
- CDD d'usage : la clause CDI des intermittents
- Temps de travail, nuit, dimanche, coupures
- Primes et défraiements réellement prévus
- Essai, préavis, licenciement, retraite
- Maladie, maternité, prévoyance
- Congés payés et congés familiaux
- Ce que nous ne publions pas
- FAQ
- Sources officielles
1. 2024-2026 : deux ans de gel, un rattrapage in extremis, une grille corrigée en urgence
Pour comprendre votre bulletin de paie de 2026, il faut remonter la séquence. La branche a l'habitude de revaloriser ses minima chaque année en négociation annuelle obligatoire. En 2024, l'accord du 2 mai a été signé puis étendu par arrêté du 23 juillet 2024 (Journal officiel du 9 août 2024) : sa grille s'impose depuis à tous les employeurs de la branche. En 2025, en revanche, les négociations ont achoppé — revendications syndicales d'un côté, refus patronal de l'autre, dans un contexte de coupes budgétaires des collectivités dans la culture — et se sont conclues par un procès-verbal de désaccord : aucune revalorisation, la grille de juin 2024 est restée seule en vigueur.
C'est là que la mécanique du SMIC a fait son œuvre. Le 1ᵉʳ juin 2026, le SMIC mensuel est passé à 1 867,02 € (12,31 €/h pour 151,67 h) et a dépassé six minima de la grille étendue : les échelons 1 et 2 des groupes 7, 8 et 9 — l'échelon 2 du groupe 7 pour 98 centimes. Un minimum conventionnel inférieur au SMIC est tout simplement inapplicable : sur ces six cases, c'est le SMIC qui est dû. Le 1ᵉʳ juillet 2026, les partenaires sociaux ont signé un accord de rattrapage, avec des hausses très différenciées : +0,50 % en haut de grille (groupes 1 et 2), jusqu'à +5,60 % au groupe 8 et +5,54 % au groupe 9, pour repasser tout le monde au-dessus du SMIC au 1ᵉʳ août 2026. Quinze jours plus tard, le 16 juillet, un avenant rectificatif corrigeait une « erreur matérielle » : toute la ligne du groupe 8 était fausse dans l'accord initial.
- 2 mai 2024 — accord sur les salaires, effet au 1ᵉʳ juin 2024 ; étendu par arrêté du 23 juillet 2024 (JORF du 9 août 2024) : c'est le socle opposable à tous.
- NAO 2025 — échec des négociations, procès-verbal de désaccord : aucune revalorisation, la grille 2024 reste seule en vigueur.
- 1ᵉʳ juin 2026 — le SMIC passe à 1 867,02 € et dépasse 6 minima de la grille étendue (groupes 7, 8 et 9, échelons 1 et 2).
- 1ᵉʳ juillet 2026 — signature de l'accord sur les salaires 2026 : nouvelles grilles au 1ᵉʳ août 2026, indemnités revalorisées au 1ᵉʳ septembre 2026.
- 16 juillet 2026 — avenant rectificatif : la ligne du groupe 8 de la grille non artistique est corrigée (erreur matérielle).
- 15 août 2026 — l'accord 2026 et son avenant sont en attente d'extension : ils ne s'imposent qu'aux adhérents des organisations patronales signataires.
Qui doit appliquer quoi au 15 août 2026 ?
Votre employeur adhère au SYNDEAC, aux Forces Musicales, au SMA, à la FNAR, à la FSICPA ou à Scène Ensemble (la quasi-totalité des structures labellisées) : la grille du 1ᵉʳ août 2026 s'applique, par l'effet obligatoire de l'accord entre signataires.
Votre employeur n'est pas adhérent : seule la grille étendue de juin 2024 lui est opposable, avec le SMIC en plancher sur les six cases rattrapées. Dès la publication de l'arrêté d'extension au Journal officiel, la grille 2026 s'imposera à toute la branche — nous mettrons cette page à jour.
2. Grille 2026 du personnel non artistique signée, en attente d'extension
La grille des « emplois autres qu'artistiques » — administratifs, techniciens, personnel d'accueil — s'organise en 9 groupes (du groupe 1, direction, au groupe 9, employés) et 12 échelons d'ancienneté et de carrière, pour 151 h 40 de travail mensuel. Voici la grille de l'accord du 1ᵉʳ juillet 2026 telle que rectifiée le 16 juillet 2026 (ligne du groupe 8), applicable depuis le 1ᵉʳ août 2026 chez les employeurs adhérents des organisations signataires. Aucune case n'est sous le SMIC — le groupe 9 échelon 1 le dépasse de 1,65 € exactement.
| Groupe | Éch. 1 | Éch. 2 | Éch. 3 | Éch. 4 | Éch. 5 | Éch. 6 | Éch. 7 | Éch. 8 | Éch. 9 | Éch. 10 | Éch. 11 | Éch. 12 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| G1 | 3 513,35 | 3 618,75 | 3 724,15 | 3 829,55 | 3 934,95 | 4 040,35 | 4 145,75 | 4 251,15 | 4 356,55 | 4 461,95 | 4 567,35 | 4 672,75 |
| G2 | 2 748,58 | 2 831,04 | 2 913,50 | 2 995,96 | 3 078,41 | 3 160,87 | 3 243,33 | 3 325,79 | 3 408,24 | 3 490,70 | 3 573,16 | 3 655,62 |
| G3 | 2 547,66 | 2 624,09 | 2 700,52 | 2 776,95 | 2 853,38 | 2 929,81 | 3 006,24 | 3 082,67 | 3 159,10 | 3 235,53 | 3 311,96 | 3 388,39 |
| G4 | 2 359,38 | 2 430,16 | 2 500,94 | 2 571,72 | 2 642,50 | 2 713,28 | 2 784,07 | 2 854,85 | 2 925,63 | 2 996,41 | 3 067,19 | 3 137,97 |
| G5 | 2 037,24 | 2 098,36 | 2 159,48 | 2 220,60 | 2 281,71 | 2 342,83 | 2 403,95 | 2 465,06 | 2 526,18 | 2 587,30 | 2 648,42 | 2 709,53 |
| G6 | 1 921,51 | 1 979,15 | 2 036,80 | 2 094,44 | 2 152,09 | 2 209,73 | 2 267,38 | 2 325,02 | 2 382,67 | 2 440,31 | 2 497,96 | 2 555,60 |
| G7 | 1 904,09 | 1 961,21 | 2 018,33 | 2 075,45 | 2 132,58 | 2 189,70 | 2 246,82 | 2 303,94 | 2 361,07 | 2 418,19 | 2 475,31 | 2 532,43 |
| G8 | 1 884,35 | 1 940,88 | 1 997,41 | 2 053,94 | 2 110,47 | 2 167,00 | 2 223,53 | 2 280,06 | 2 336,59 | 2 393,12 | 2 449,65 | 2 506,18 |
| G9 | 1 868,67 | 1 924,73 | 1 980,79 | 2 036,85 | 2 092,91 | 2 148,97 | 2 205,03 | 2 261,09 | 2 317,15 | 2 373,21 | 2 429,27 | 2 485,33 |
Source : accord sur les salaires 2026 du 1ᵉʳ juillet 2026 (art. 1.2), tel que modifié par l'avenant rectificatif du 16 juillet 2026 — PDF signés des accords, applicables au 1ᵉʳ août 2026, en attente d'extension à la date du 15 août 2026. Montants bruts mensuels en euros pour 151 h 40 (conteneur Légifrance KALICONT000005635964).
Vérifiez la ligne du groupe 8
L'accord signé le 1ᵉʳ juillet 2026 comportait une ligne groupe 8 erronée (1 882,56 € à l'échelon 1), remplacée le 16 juillet par la ligne rectifiée ci-dessus (1 884,35 €). Si votre service paie a paramétré la grille début juillet, l'écart — jusqu'à 2,37 € selon l'échelon — peut s'être glissé dans votre bulletin d'août.
3. Grille de juin 2024 étendue : le socle opposable à tous — rattrapé par le SMIC
Tant que l'accord 2026 n'est pas étendu, la seule grille qu'un salarié peut opposer à un employeur non adhérent reste celle de l'accord du 2 mai 2024, en vigueur depuis le 1ᵉʳ juin 2024 et étendue par arrêté du 23 juillet 2024. Or le SMIC du 1ᵉʳ juin 2026 l'a partiellement absorbée : sur les six cases barrées ci-dessous, le minimum conventionnel est devenu inférieur au SMIC et c'est donc 1 867,02 € qui est dû. Si vous êtes payé sur l'une de ces cases, vérifiez que votre brut de juin et juillet 2026 a bien été porté au SMIC.
| Groupe | Éch. 1 | Éch. 2 | Éch. 3 | Éch. 4 | Éch. 5 | Éch. 6 | Éch. 7 | Éch. 8 | Éch. 9 | Éch. 10 | Éch. 11 | Éch. 12 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| G1 | 3 495,87 | 3 600,75 | 3 705,62 | 3 810,50 | 3 915,37 | 4 020,25 | 4 125,13 | 4 230,00 | 4 334,88 | 4 439,75 | 4 544,63 | 4 649,51 |
| G2 | 2 734,91 | 2 816,96 | 2 899,00 | 2 981,05 | 3 063,10 | 3 145,15 | 3 227,19 | 3 309,24 | 3 391,29 | 3 473,34 | 3 555,38 | 3 637,43 |
| G3 | 2 522,44 | 2 598,11 | 2 673,79 | 2 749,46 | 2 825,13 | 2 900,81 | 2 976,48 | 3 052,15 | 3 127,83 | 3 203,50 | 3 279,17 | 3 354,85 |
| G4 | 2 324,51 | 2 394,25 | 2 463,98 | 2 533,72 | 2 603,45 | 2 673,19 | 2 742,92 | 2 812,66 | 2 882,39 | 2 952,13 | 3 021,86 | 3 091,60 |
| G5 | 1 991,44 | 2 051,18 | 2 110,93 | 2 170,67 | 2 230,41 | 2 290,16 | 2 349,90 | 2 409,64 | 2 469,39 | 2 529,13 | 2 588,87 | 2 648,62 |
| G6 | 1 870,99 | 1 927,12 | 1 983,25 | 2 039,38 | 2 095,51 | 2 151,64 | 2 207,77 | 2 263,90 | 2 320,03 | 2 376,16 | 2 432,29 | 2 488,42 |
| G7 | 1 811,69 1 867,02* | 1 866,04 1 867,02* | 1 920,39 | 1 974,74 | 2 029,09 | 2 083,44 | 2 137,79 | 2 192,14 | 2 246,50 | 2 300,85 | 2 355,20 | 2 409,55 |
| G8 | 1 784,42 1 867,02* | 1 837,95 1 867,02* | 1 891,49 | 1 945,02 | 1 998,55 | 2 052,08 | 2 105,62 | 2 159,15 | 2 212,68 | 2 266,21 | 2 319,75 | 2 373,28 |
| G9 | 1 770,58 1 867,02* | 1 823,70 1 867,02* | 1 876,81 | 1 929,93 | 1 983,05 | 2 036,17 | 2 089,28 | 2 142,40 | 2 195,52 | 2 248,64 | 2 301,75 | 2 354,87 |
Source : accord sur les salaires du 2 mai 2024 (art. 1.2), effet au 1ᵉʳ juin 2024, étendu par arrêté du 23 juillet 2024 publié au JORF du 9 août 2024 (JORFTEXT000050082056). * Cases marquées : minimum conventionnel inférieur au SMIC du 1ᵉʳ juin 2026 (1 867,02 €), qui s'y substitue — écarts de 0,98 € (groupe 7, échelon 2) à 96,44 € (groupe 9, échelon 1).
4. Simulateur : votre salaire minimum selon votre groupe, votre échelon et votre employeur
Ce simulateur applique la logique exposée plus haut : il calcule votre minimum selon la grille du 1ᵉʳ août 2026 si votre employeur adhère à une organisation signataire, et selon la grille étendue de 2024 avec le SMIC en plancher dans le cas contraire — au prorata de votre temps de travail. Renseignez votre salaire actuel pour obtenir un verdict de conformité. Il ne remplace pas l'analyse de votre bulletin : primes et indemnités du titre VII s'ajoutent au minimum, elles ne servent pas à l'atteindre.
Minimum conventionnel — personnel non artistique
Constantes du 15/08/2026 : grilles des accords du 01/07/2026 (rectifié le 16/07/2026, non étendu) et du 02/05/2024 (étendu) ; SMIC 1 867,02 € au 01/06/2026. Résultat indicatif, base 151 h 40.
5. Cachets et minima des artistes : discipline par discipline
Les artistes ont leurs propres grilles, distinctes des 9 groupes : un minimum mensuel pour les contrats longs, et un cachet minimum pour les engagements courts — avec une subtilité que les bulletins de paie traduisent mal : pour un artiste dramatique ou chorégraphique, le cachet journalier vaut 162,75 € s'il fait un ou deux cachets dans le mois, mais 141,63 € au-delà de deux. La revalorisation du 1ᵉʳ août 2026 a porté sur les cachets dramatiques et chorégraphiques (+2 %) et sur la plupart des cachets musiciens et lyriques, mais a laissé inchangés plusieurs minima mensuels, dont celui de l'artiste dramatique en CDI (2 143,56 €, figé depuis juin 2024). Les stagiaires dramatiques et chorégraphiques subissent un abattement de 30 % la première année et de 15 % la deuxième.
| Emploi et modalité | Au 01/08/2026 non étendu | Du 01/06/2024 au 31/07/2026 étendu |
|---|---|---|
| Artiste dramatique / chorégraphique — cachet jour (1 ou 2 cachets/mois) | 162,75 € | 159,56 € |
| Artiste dramatique / chorégraphique — cachet jour (plus de 2 cachets/mois) | 141,63 € | 138,85 € |
| Artiste dramatique / chorégraphique — service de répétition (CDD < 1 mois) | 61,05 € | 61,05 € |
| Musicien (ensemble sans nomenclature) — représentation, cas général | 166,75 € | 164,29 € |
| Musicien (ensemble sans nomenclature) — 7 représentations ou plus par 15 jours | 146,74 € | 144,57 € |
| Musicien (ensemble sans nomenclature) — journée de répétition (2 services, 6 h) | 166,75 € | 164,29 € |
| Musicien (ensemble à nomenclature) — cachet, service indivisible de 3 h | 116,34 € | 116,34 € |
| Musicien (musiques actuelles) — représentation, cas général | 166,75 € | 164,29 € |
| Musicien (musiques actuelles) — salle < 300 places, 1ʳᵉ partie ou plateau découverte | 118,09 € | 116,34 € |
| Musicien (autres entreprises, art. X.3.3.D) — service de 3 h | 118,09 € | 116,34 € |
| Artiste lyrique de chœur — représentation, cas général | 142,36 € | 140,95 € |
| Artiste lyrique de chœur — journée répétition + représentation | 230,57 € | 228,29 € |
| Artiste lyrique soliste — représentation, cas général | 165,93 € | 164,29 € |
| Artiste de cirque — exploitation, plateau ≤ 5 artistes (1 ou 2 cachets/mois) | 162,75 € | 159,56 € |
| Artiste de cirque — exploitation, plateau ≤ 5 artistes (plus de 2 cachets/mois) | 141,63 € | 138,85 € |
| Artiste de cirque — cachet de base par jour (répétitions / création) | 122,10 € | 122,10 € |
Source : accords sur les salaires du 1ᵉʳ juillet 2026 (art. 1.1.1 à 1.1.4, effet 01/08/2026, en attente d'extension) et du 2 mai 2024 (étendu par arrêté du 23/07/2024, JORF 09/08/2024, JORFTEXT000050082056). Montants bruts. Sélection des lignes les plus courantes — les grilles complètes (musiciens d'ensembles à nomenclature : tuttiste 3 250,97 €, soliste 3 364,52 €, chef de pupitre 3 580,29 € par mois ; garanties de service isolé ; périodes continues) figurent dans les accords.
Le cas particulier des artistes de chœur : l'ancienneté est dans la grille
Seuls les artistes lyriques de chœur en CDI ont un minimum qui progresse par paliers d'ancienneté : 2 165,00 € de la 1ʳᵉ à la 3ᵉ année, 2 214,45 € de la 4ᵉ à la 6ᵉ, 2 285,41 € de la 7ᵉ à la 9ᵉ, 2 358,87 € de la 10ᵉ à la 12ᵉ, 2 434,88 € de la 13ᵉ à la 15ᵉ, 2 502,33 € de la 16ᵉ à la 18ᵉ, puis +3 % tous les trois ans à partir de la 19ᵉ année (valeurs de l'accord du 1ᵉʳ juillet 2026). C'est le seul endroit de la convention où une « prime d'ancienneté » existe — et elle est intégrée à la grille.
6. Simulateur : votre mois au cachet
Sélectionnez votre situation et le nombre de cachets du mois : le simulateur calcule le minimum brut correspondant, dans la version 2026 (employeurs adhérents) comme dans la version étendue de 2024. Pour les artistes dramatiques, chorégraphiques et de cirque en exploitation, il applique de lui-même la bascule au-delà de deux cachets mensuels.
Minimum brut du mois — artistes au cachet
Constantes du 15/08/2026 : cachets des accords du 01/07/2026 (non étendu) et du 02/05/2024 (étendu). Brut avant cotisations, hors indemnités du titre VII et hors droits à l'assurance chômage des annexes 8 et 10, qui relèvent de l'Unédic.
7. Classification, échelons et ancienneté : pas de prime, mais des droits automatiques
Le titre XI organise les emplois non artistiques en trois filières — administration-production, communication-relations publiques-action culturelle et technique — réparties en 9 groupes par critères classants (responsabilité, autonomie, technicité). Le groupe 1 correspond au directeur, le groupe 2 à l'administrateur, le groupe 3 au secrétaire général, au directeur technique ou de production, le groupe 4 au régisseur général et au chef-comptable, le groupe 5 aux chargés de production et régisseurs principaux, le groupe 6 aux attachés et régisseurs lumière, son et plateau, les groupes 7 à 9 aux techniciens qualifiés, machinistes, secrétaires et employés. Les groupes 1 à 4 correspondent aux cadres, 5 et 6 aux agents de maîtrise et techniciens, 7 à 9 aux employés et ouvriers.
À l'intérieur de chaque groupe, la carrière se joue sur 12 échelons : l'échelon 1 vaut coefficient 100 et chaque échelon ajoute 3 points, jusqu'au coefficient 133 à l'échelon 12 (art. X-4.1). Trois mécanismes remplacent la prime d'ancienneté qui n'existe pas dans cette branche — et ils sont opposables :
Ni prime d'ancienneté, ni 13ᵉ mois : méfiez-vous des fiches génériques
Le titre VII de la convention, qui liste les primes et indemnités, ne contient aucune prime d'ancienneté ni prime de fin d'année. Les sites qui annoncent l'une ou l'autre pour l'IDCC 1285 recopient des trames génériques. Si votre employeur en verse, elles relèvent d'un accord d'entreprise ou d'un usage — vérifiez leur fondement avant d'en réclamer le maintien.
8. CDD d'usage et intermittents : la clause de passage en CDI que personne ne cite
La branche est l'une des plus grosses utilisatrices de CDD d'usage (CDDU) de France : dans le dernier rapport de branche publié, ils représentaient 45 % de la masse salariale des associations du champ. L'article V-14 encadre strictement ce recours : le CDDU n'est possible que pour les artistes du spectacle et pour une liste limitative d'environ 65 fonctions techniques annexée à la convention (régisseur général, machiniste, cintrier, électricien, habilleur, maquilleur, technicien plateau ou HF, rigger, opérateur son et lumière…). Un poste administratif « classique » — comptable, chargé de communication — ne peut pas être pourvu en CDDU. Le contrat doit mentionner l'objet du recours, les éléments concrets établissant son caractère temporaire, la classification, le salaire de base et la caisse des congés spectacles.
Surtout, l'article V-15 — reproduction de l'accord interbranche du 24 juin 2008 — contient une garantie de transformation en CDI largement méconnue, y compris des employeurs :
Article V-15 : quand le CDDU doit devenir un CDI
- Règle des 75 % sur 2 ans : si un même salarié, employé régulièrement en CDDU sur le même emploi dans la même entreprise, a effectué en moyenne 75 % de la durée annuelle de travail sur deux années consécutives, l'employeur doit lui proposer un CDI de droit commun à temps complet, dans les deux mois, par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre. Le salarié a un mois pour répondre — son silence vaut refus. À défaut de proposition dans les deux mois, il dispose de quatre mois supplémentaires pour l'exiger.
- Règle des 100 % sur 24 mois : quand une succession de CDDU sur un même poste, même avec des salariés différents, couvre l'équivalent d'un temps complet pendant 24 mois, le poste doit être pourvu en CDI.
Deux précisions pour éviter les faux espoirs. D'abord, l'indemnité de fin de contrat de 10 % due au terme d'un CDD ordinaire n'est pas due pour un CDDU : c'est une exclusion prévue par la loi elle-même (art. L1243-10 du Code du travail), pas par la convention. Ensuite, les droits au chômage des annexes 8 et 10 (les « 507 heures ») relèvent de l'assurance chômage et de l'Unédic, pas de la CCNEAC : la convention régit le contrat de travail, pas l'indemnisation entre deux contrats. Les congés payés des CDDU, eux, passent par la Caisse des congés spectacles, gérée par Audiens, à laquelle l'employeur cotise obligatoirement.
La période d'essai d'un CDD ou CDDU est d'un jour par semaine de contrat dans la limite de deux semaines pour les contrats de six mois au plus, d'un mois au-delà (art. V-14). Et l'égalité de traitement joue : tous les salariés en CDD « sont rémunérés sur les mêmes bases que celles dont bénéficient les salariés titulaires de CDI » (art. X-4.2) — grille, minima et accessoires compris.
9. Temps de travail : nuit à +15 %, dimanche sans majoration nationale, coupures indemnisées
Le spectacle vivant travaille quand les autres se reposent, et la convention l'assume avec des règles propres — parfois moins généreuses qu'on ne l'imagine. La durée de référence est de 35 heures hebdomadaires, avec une annualisation possible sur la base de 1 575 heures par an. La durée quotidienne peut atteindre 10 heures, portée à 12 heures en tournée, en festival, pendant les quinze jours précédant une première ou lors des montages et démontages (art. VI-6). Toute convocation vaut au minimum 3 h 30 consécutives de travail payé (2 heures pour les caissiers, personnels d'accueil, contrôleurs, employés de bar, de nettoyage et gardiens).
Pour les jours fériés, les salariés hors annualisation qui travaillent l'un des onze jours fériés légaux reçoivent un jour de congé supplémentaire ou son paiement ; un férié tombant pendant les congés payés donne un jour de récupération (art. IX-2). Enfin, le CDI intermittent (art. V-13), réservé à des emplois d'accueil et de projection limitativement listés, impose un planning annuel remis un mois avant la période et des plannings mensuels : toute modification annoncée moins de 7 jours à l'avance paie les heures déplacées à 110 %, avec droit de refus protégé, et le salarié perçoit une indemnité spécifique de 10 % de son salaire annuel de base, versée mensuellement.
10. Primes et défraiements réellement prévus par la convention
Le titre VII liste des indemnités liées aux conditions concrètes du plateau, dont les montants sont renégociés à chaque NAO. Elles s'ajoutent au salaire minimum — elles ne peuvent jamais servir à l'atteindre. Voici les montants en vigueur, avec la revalorisation du 1ᵉʳ septembre 2026 prévue par l'accord du 1ᵉʳ juillet 2026 (applicable chez les employeurs adhérents tant que l'extension n'est pas parue) :
| Indemnité ou prime | Montant en vigueur | Au 01/09/2026 (accord non étendu) | Condition (article) |
|---|---|---|---|
| Indemnité de panier | 10,76 € | 10,76 € (inchangée) | Pause repas réduite à moins d'une heure par nécessité de service, ou travail après 1 h du matin (avec pause de 30 min comptée comme travail effectif) — art. VII-1 |
| Indemnité journalière de déplacement (tournées) | 115,70 € | 119,40 € | Ventilée : 20,70 € par repas principal (21,40 € au 01/09), 74,30 € chambre et petit déjeuner (76,60 €), 7,30 € petit déjeuner seul (7,50 €) — art. VIII |
| Prime de feu habillé | 13,30 € | 13,30 € (inchangée) | Salarié non artistique paraissant à vue du public en tenue qu'il fournit et entretient — art. VII-4 |
| Prime de participation au jeu | 17,51 € | 17,51 € (inchangée) | Participation au spectacle au-delà du simple exercice de sa fonction — art. VII-4 |
| Prime de feux des artistes de chœur | 61,14 € | 61,75 € | Art. XVI-5 |
| Indemnité d'équipement (CDD) | 1,59 €/jour | 1,59 € (inchangée) | Art. VII-3.3 |
| Indemnité de double résidence | ≥ 50 % de l'indemnité journalière de déplacement | Pendant la période d'essai, sur justification de la double résidence — art. VII-5 | |
Sources : accord du 2 mai 2024 (montants en vigueur, étendu par arrêté du 23/07/2024) et accord du 1ᵉʳ juillet 2026, art. 2 et 3 (montants au 01/09/2026, en attente d'extension) ; texte de la CCNEAC, titre VII et art. VIII (Légifrance).
À noter aussi : le salarié qui assure l'intérim d'un poste de groupe supérieur pendant plus d'un mois perçoit une indemnité au moins égale à la différence entre les deux minima (art. V-6 bis, dans la limite de trois mois, après quoi le poste doit être réglé définitivement). Et l'employeur cotise à hauteur de 1,25 % des salaires bruts au FNAS, le fonds national d'activités sociales des entreprises artistiques et culturelles, qui finance des activités sociales mutualisées pour les salariés — permanents comme intermittents.
11. Essai, préavis, licenciement, retraite : l'indemnité au double du légal
C'est le grand avantage silencieux de cette convention, et il tombe dans une période où les budgets culture des collectivités se resserrent : en cas de licenciement, l'article V-11 accorde un demi-mois de salaire par année d'ancienneté — le double du barème légal — dès un an de présence pour un motif économique, et dès deux ans de présence quel que soit le motif. Seule zone où la convention est moins bonne que la loi : le licenciement non économique entre un et deux ans d'ancienneté, crédité d'un cinquième de mois seulement — le barème légal d'un quart de mois s'applique alors, car le salarié bénéficie toujours du plus favorable.
| Ancienneté (salaire de référence 2 500 €) | Barème légal | CCNEAC (art. V-11) | Gain |
|---|---|---|---|
| 5 ans | 3 125,00 € | 6 250,00 € | +3 125,00 € |
| 10 ans | 6 250,00 € | 12 500,00 € | +6 250,00 € |
| 15 ans | 10 416,67 € | 18 750,00 € | +8 333,33 € |
Exemples calculés pour un salaire de référence de 2 500 € bruts : barème légal = 1/4 de mois par année jusqu'à 10 ans puis 1/3 (art. R1234-2 du Code du travail) ; barème conventionnel = 1/2 mois par année (art. V-11, à partir de 2 ans de présence tout motif, dès 1 an pour un motif économique). Salaire de référence : moyenne des 12 derniers mois, ou des 3 derniers si plus favorable. L'ancienneté s'apprécie sur toutes les périodes d'activité dans l'entreprise, quelle que soit la nature du contrat — les années de CDDU comptent.
La période d'essai des CDI est d'un mois pour les employés-ouvriers, deux mois pour les agents de maîtrise, trois mois pour les cadres, renouvelable une fois par accord exprès (art. V-4, issu de l'accord du 18 juin 2009) — des durées plus courtes que les maxima légaux. Les artistes ont des règles propres fixées par les titres qui leur sont consacrés. Le préavis (art. V-8) est d'un mois pour les employés-ouvriers (deux mois après deux ans d'ancienneté), deux mois pour les agents de maîtrise et trois mois pour les cadres — avec une particularité rare : un mois de plus si le salarié licencié a entre 40 et 50 ans, deux mois de plus entre 50 et 60 ans. Pendant le préavis, le salarié dispose de deux heures par jour, cumulables, pour rechercher un emploi.
Départ en retraite : de 1/10 de mois par an à 4,5 mois
L'indemnité de fin de carrière (art. V-12), identique pour le départ volontaire et la mise à la retraite, vaut 1/10 de mois par année entre 2 et 5 ans d'ancienneté, puis 1 mois après 5 ans, 1,5 mois après 10 ans, 2,5 mois après 15 ans, 3,5 mois après 20 ans, 4 mois après 25 ans et 4,5 mois après 30 ans. Pour un départ volontaire, c'est nettement mieux que le légal (0,5 mois à 10 ans, 1,5 mois à 20 ans). Pour une mise à la retraite par l'employeur, en revanche, la loi garantit au moins l'indemnité légale de licenciement, souvent supérieure à ce barème : le salarié perçoit le plus favorable des deux. Préavis réciproque de trois mois par lettre recommandée.
12. Maladie, maternité, prévoyance : six mois de maintien, sans carence exprimée
L'article X-4.6 organise un maintien de salaire favorable : en cas de maladie justifiée, le salarié bénéficie de la subrogation (l'employeur verse le salaire et récupère lui-même les indemnités journalières) et du maintien de son salaire brut — un mois à 100 % puis un mois à 75 % entre six mois et un an d'ancienneté, et trois mois à 100 % puis trois mois à 75 % au-delà d'un an. Le texte n'exprime aucun jour de carence conventionnel. Les indemnisations déjà perçues au cours des douze mois glissants s'imputent sur ces durées : un salarié arrêté plusieurs fois dans l'année ne repart pas de zéro à chaque arrêt.
En cas d'accident du travail ou de trajet reconnu, la protection est encore meilleure : le salaire brut est intégralement garanti pendant toute la durée de versement des indemnités journalières (art. X-4.7), et le salarié est réintégré dans son emploi à l'issue de l'arrêt. La maternité est couverte au salaire intégral pendant le congé légal, l'employeur récupérant les indemnités de la sécurité sociale (art. IX-5).
Côté régimes collectifs, la branche est adossée au groupe Audiens : retraite complémentaire (titre XII), prévoyance mutualisée incapacité-invalidité-décès issue de l'accord du 26 juin 2008, et frais de santé — un accord du 25 mai 2023 a révisé les cotisations santé, et un accord du 30 janvier 2026 sur les garanties et cotisations était en cours d'extension à la date de rédaction. Nous ne publions pas les taux de cotisation, dont les valeurs à jour ne sont pas vérifiables sur une source officielle (voir la section « ce que nous ne publions pas »).
13. Congés payés et congés familiaux : un tableau remis à niveau en 2023
Les congés payés sont de 25 jours ouvrés (5 semaines), acquis sur la période de référence du 1ᵉʳ juin au 31 mai, avec un congé principal de plus de 10 jours ouvrés à prendre entre le 1ᵉʳ mai et le 31 octobre — la cinquième semaine se prenant entre le 1ᵉʳ novembre et le 31 mai, calendrier de saison oblige (art. IX-1). Les intermittents en CDDU, eux, perçoivent leurs congés via la Caisse des congés spectacles gérée par Audiens. La convention ne prévoit pas de jours de congés supplémentaires d'ancienneté.
Les congés pour événements familiaux ont été entièrement réécrits par l'avenant du 21 septembre 2023, étendu par arrêté du 22 mars 2024 (JORF du 3 avril 2024) — un cas d'école de convention ancienne remise à niveau après les lois de 2020 et 2023 sur le deuil d'enfant. Le régime est favorable et, surtout, ouvert sans condition d'ancienneté et quel que soit le contrat, CDDU compris (dans la limite des périodes sous contrat), avec maintien du salaire net :
| Événement | Jours ouvrés rémunérés (CCNEAC, avenant du 21/09/2023) |
|---|---|
| Mariage ou Pacs du salarié | 5 jours |
| Mariage ou Pacs d'un enfant | 1 jour |
| Décès du conjoint, partenaire de Pacs ou concubin | 5 jours |
| Décès d'un enfant de moins de 25 ans, ou d'une personne de moins de 25 ans à charge effective | 14 jours + 8 jours ouvrables de congé de deuil cumulables |
| Décès d'un enfant lui-même parent, quel que soit son âge | 14 jours |
| Décès d'un enfant de 25 ans ou plus, non parent | 12 jours |
| Décès des parents, beaux-parents, frères et sœurs | 3 jours |
| Annonce d'un handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant | 5 jours |
| Maladie d'un enfant de moins de 1 an | 4 jours rémunérés + 1 jour non rémunéré par an |
| Maladie d'un enfant de 1 à moins de 10 ans | 4 jours rémunérés par an |
| Maladie d'un enfant de 10 à moins de 16 ans | 3 jours non rémunérés par an (5 si trois enfants de moins de 16 ans ou plus) |
Source : avenant du 21 septembre 2023 relatif aux congés exceptionnels (art. IX-3.1 réécrit), étendu par arrêté du 22 mars 2024 publié au JORF du 3 avril 2024 (KALITEXT000048953893). Jours assimilés à du travail effectif pour les congés payés, salaire net maintenu par subrogation. Les congés de naissance et de paternité suivent le régime légal.
Autre disposition au-dessus de la loi : pendant un congé de solidarité familiale (accompagnement d'un proche en fin de vie), le salaire est intégralement maintenu pendant les deux premières semaines (art. IX-3.2), là où la loi n'impose aucune rémunération.
14. Ce que nous ne publions pas — et pourquoi
Cette page ne contient que des valeurs relues sur le texte officiel de la convention, les PDF signés des accords ou les arrêtés d'extension. Les points suivants circulent ou existent, mais nous ne les publions pas en l'état — c'est à faire confirmer par votre employeur, vos représentants du personnel ou les textes eux-mêmes :
- La date de l'arrêté d'extension de l'accord 2026 : rien n'était paru au Journal officiel au 15 août 2026. Tout site qui présente la grille du 1ᵉʳ août 2026 comme opposable à toute la branche anticipe.
- Les taux de cotisation prévoyance, santé et retraite complémentaire : les taux figurant dans le texte consolidé datent d'avant la fusion Agirc-Arrco de 2019 et les accords santé de 2023 et du 30 janvier 2026 n'ont pas pu être lus dans leur version en vigueur — nous ne publions que le principe des régimes Audiens.
- Les règles de préavis et de rupture propres à chaque catégorie d'artistes (titres XIII à XVII) : elles varient par discipline et l'article XV-1.4 (musiciens) est exclu de l'extension par l'arrêté du 23 décembre 2009 — nous renvoyons au titre applicable à votre discipline.
- Le détail du régime des tournées (équivalences des temps de voyage, jour de repos en tournée) : nous n'en avons vérifié que les principes, pas les barèmes — seule l'indemnité journalière de déplacement, chiffrée dans les accords NAO, est publiée.
- La date exacte du procès-verbal de désaccord des NAO 2025 : l'échec est établi (aucun accord 2025 n'existe parmi les textes de la branche), mais la date précise ne repose que sur une source syndicale unique.
- Les effectifs actuels de la branche : le dernier rapport de branche publié porte sur l'exercice 2020 (plus de 108 000 personnes salariées, 10 087 employeurs, 813 millions d'euros de masse salariale, année marquée par la crise sanitaire) — nous ne reprenons aucun chiffre plus « frais » faute de source.
FAQ — Convention des entreprises artistiques et culturelles
Les huit questions les plus posées sur la CCNEAC, avec des réponses datées du 15 août 2026.
Sources officielles
Toutes les valeurs de cette page ont été vérifiées le 15 août 2026 sur les documents suivants :
- Convention collective nationale pour les entreprises artistiques et culturelles du 1ᵉʳ janvier 1984 (IDCC 1285, brochure 3226), étendue par arrêté du 4 janvier 1994 (JORF du 26 janvier 1994) — Légifrance, conteneur KALICONT000005635964.
- Accord sur les salaires 2026 du 1ᵉʳ juillet 2026 et avenant rectificatif du 16 juillet 2026 (grille du groupe 8) — PDF signés publiés par les organisations de la branche, applicables au 1ᵉʳ août 2026 (salaires) et au 1ᵉʳ septembre 2026 (indemnités), en attente d'extension au 15 août 2026.
- Accord sur les salaires du 2 mai 2024, effet au 1ᵉʳ juin 2024 — étendu par arrêté du 23 juillet 2024 (JORF du 9 août 2024).
- Avenant du 21 septembre 2023 relatif aux congés exceptionnels, étendu par arrêté du 22 mars 2024 (JORF du 3 avril 2024).
- Texte consolidé de la CCNEAC (titres V à XII : essai, préavis, indemnités de rupture, CDD d'usage, temps de travail, primes, congés, rémunération, classification, retraite et prévoyance), lu article par article.
- Site paritaire de la branche (ccneac.fr) — textes et accords, rapport de branche 2021 (exercice 2020).
- code.travail.gouv.fr — ministère du Travail (fiche IDCC 1285, barèmes légaux de comparaison).