Convention Collective du Spectacle Vivant Privé 2026 : Grille de Salaires, Cachets et Droits

Mise à jour : 25/09/2026 Convention collective IDCC 3090 · brochure JORF 3372

Numéro, brochure, codes NAF et texte officiel : voir la fiche technique IDCC 3090. Cette page décrypte les salaires, primes, préavis et droits de la convention.

Théâtres privés, tourneurs, cabarets, cirques, bals

Grille de l'avenant du 21 juillet 2025, étendue le 17 février 2026 : ce que la convention du spectacle vivant privé garantit vraiment en 2026

Cachets par jauge et par nombre de représentations, minima horaires des techniciens, échelons des administratifs, défraiements de tournée : tous les montants de cette page viennent du texte de l'avenant. Depuis le 1er juin 2026, le bas de la grille est passé sous le SMIC.

6
annexes par type de spectacle
22 700
salariés au 31/12/2023 (DARES)
11,88 €
plus bas minimum horaire, sous le SMIC de 12,31 €
105,99 €
défraiement journalier en tournée

Comédien d'un théâtre privé, musicien de tournée, danseuse de revue, régisseur de salle de concert, chargée de production, hôte d'accueil ou artiste de cirque : tous relèvent de la convention collective nationale des entreprises du secteur privé du spectacle vivant du 3 février 2012, dès lors que leur employeur est un entrepreneur de spectacles privé dont le spectacle vivant est l'activité principale.

C'est une convention à part. Elle ne comporte pas une grille, mais une mosaïque de grilles : un tronc commun pour les emplois techniques et administratifs, puis six annexes, une par grand type de spectacle, avec chacune ses propres cachets. Un artiste n'y est pas payé à l'heure mais à la représentation, et son cachet minimum varie selon la jauge de la salle et la longueur de la série. Un technicien, lui, n'a pas le même minimum dans un théâtre de 200 places et dans une salle de 600.

Cette page reprend l'intégralité des minima en vigueur, fixés par l'avenant du 21 juillet 2025, applicable depuis le 1er septembre 2025 et rendu obligatoire pour toute la branche par l'arrêté du 17 février 2026. Elle signale les lignes rattrapées par le SMIC du 1er juin 2026, explique la frontière avec la convention du secteur public, détaille les défraiements de tournée, les primes qui existent réellement, le préavis, la période d'essai et la maladie. Ce qui n'a pas pu être vérifié est listé à part, sans chiffre.

ÉTAPE 0 : spectacle vivant privé ou entreprises artistiques et culturelles ?

Deux conventions se partagent le spectacle vivant. Leur frontière a été tracée par un accord interbranche du 22 mars 2005 qui définit le secteur public et le secteur privé. La distinction ne tient ni au statut juridique (une association peut relever de l'une ou de l'autre), ni à la licence d'entrepreneur de spectacles, que les deux secteurs détiennent. Elle tient aux liens avec la puissance publique.

Secteur privé : cette convention Entreprises et associations de droit privé indépendantes de la puissance publique dans leurs orientations artistiques, pédagogiques, sociales, territoriales ou culturelles, dont l'activité principale est le spectacle vivant : théâtres privés, producteurs et tourneurs, salles de concert privées, cabarets, cirques, organisateurs de bals. L'accord de 2005 admet qu'elles bénéficient d'une convention pluriannuelle de financement si elles restent globalement indépendantes, économiquement comme artistiquement.
Secteur public : l'autre convention Une structure relève de la convention des entreprises artistiques et culturelles si elle remplit au moins un de ces critères : direction nommée par l'État ou une collectivité ; représentant de la puissance publique dans un organe de décision ; label décerné par l'État (structures conventionnées ou missionnées) ; subvention directe au titre d'une convention pluriannuelle ou d'une aide au projet.
Prestataires techniques : une troisième branche L'entreprise qui loue du son, de la lumière ou des structures avec ses techniciens n'est ni exploitant, ni producteur, ni diffuseur. Les statistiques de la branche la classent dans une troisième catégorie : la convention des entreprises au service de la création et de l'événement (IDCC 3252).
Disque, audiovisuel, organisateurs occasionnels Enregistrer un disque n'est pas du spectacle vivant : l'édition phonographique relève désormais de la convention de l'édition. La production audiovisuelle autonome a sa propre convention. Enfin, une mairie, un comité des fêtes ou un particulier qui organise un spectacle de temps en temps passe par le Guichet unique du spectacle occasionnel.

« Subventionné = public » : une simplification trompeuse

L'accord de 2005 contient les deux règles à la fois : la subvention directe dans le cadre d'une convention pluriannuelle figure parmi les critères du secteur public, mais une structure privée peut aussi bénéficier d'une convention pluriannuelle et rester dans le secteur privé si elle demeure globalement indépendante de la puissance publique. Il n'existe aucun seuil chiffré. En cas de doute, l'accord a institué une commission de conciliation paritaire. Quant au code NAF (90.01Z, 90.02Z, 90.04Z…), il n'est qu'un indice : la convention n'en cite aucun. Le réflexe fiable reste le bulletin de paie, qui doit mentionner la convention appliquée.

Numéro, brochure et état du texte : voir la fiche IDCC 3090.

1. Les six annexes : quelle grille pour quel spectacle

Le tronc commun de la convention (titres I à XVIII) fixe les règles applicables à tous : classification, contrats, durée du travail, congés, maladie, prévoyance. Mais les conditions de travail d'un comédien qui joue chaque soir dans le même théâtre n'ont rien à voir avec celles d'un musicien qui change de ville tous les jours. D'où six annexes, négociées secteur par secteur, qui portent l'essentiel des règles propres aux artistes et les grilles de cachets.

Annexe I
Dramatique, lyrique, chorégraphique, classique
Théâtre, opéra, danse, marionnettes, concerts classiques, et depuis l'accord du 8 novembre 2023 un titre dédié au théâtre musical, à la comédie musicale et à l'opérette.
Annexe II
Chanson, variétés, jazz, musiques actuelles
Concerts, comédies musicales de variétés, spectacles d'humour, spectacles sur glace ou aquatiques, cabarets sans revue.
Annexe III
Cabaret
Lieux où le spectacle s'accompagne d'une consommation avant, pendant ou après, avec une filière propre pour la salle, la cuisine et la plonge.
Annexe IV
Tournées
Spectacles présentés dans des lieux successifs, toutes disciplines sauf le cirque et les bals, plus les clauses générales sur les déplacements.
Annexe V
Cirque
Acrobatie, jonglerie, arts aériens, art clownesque, souvent en itinérance sous chapiteau.
Annexe VI
Bals
Bals publics ou privés, mariages, soirées dansantes, y compris quand l'organisateur est occasionnel ou un particulier.

Plusieurs types de spectacles ? C'est la programmation principale qui décide

L'article 2.4 rattache l'entreprise à l'annexe de sa programmation principale. Si elle a plusieurs activités, on compte le nombre de représentations des deux années précédentes. L'article 2.6 organise les passages entre annexes : les variétés en tournée appliquent des clauses identiques dans les annexes II et IV ; un spectacle de cabaret présenté dans au moins trois autres lieux pendant plus de quinze jours bascule dans l'annexe IV. Et contrairement à ce qu'on lit parfois, il n'existe pas d'annexe « spectacles musicaux » : le théâtre musical est dans l'annexe I, la comédie musicale de variétés dans l'annexe II.

Source : convention collective nationale des entreprises du secteur privé du spectacle vivant du 3 février 2012, articles 2.4 et 2.6, en vigueur étendu ; accord du 8 novembre 2023 modifiant l'annexe I, étendu par arrêté du 27 juin 2025 (JORF du 9 juillet 2025).

2. Grilles 2026 du tronc commun étendues : un bas de grille rattrapé par le SMIC

Un seul avenant fixe tous les minima de la branche, tronc commun et annexes compris. Son préambule indique qu'il vaut négociation annuelle au titre de 2024. Signé en juillet 2025 et appliqué dès septembre, il a été étendu en février 2026. Depuis sa signature, le SMIC a été revalorisé deux fois, le 1er janvier puis le 1er juin 2026. Le plus bas minimum de la grille, 11,88 € de l'heure, correspondait au SMIC du moment de la signature. Il est inférieur au SMIC depuis le 1er janvier 2026, et l'écart s'est creusé le 1er juin.

  • 21 juillet 2025 : signature de l'avenant relatif aux salaires minimaux par trois organisations d'employeurs et onze organisations de salariés.
  • 1er septembre 2025 : entrée en vigueur prévue par l'avenant lui-même, pour les adhérents des organisations signataires.
  • 17 février 2026 : étendu par arrêté publié au Journal officiel du 24 février 2026, sous réserve des règles fixant le SMIC. La grille s'impose désormais à toutes les entreprises de la branche.
  • 1er juin 2026 : le SMIC passe à 12,31 € de l'heure, soit 1 867,02 € par mois pour 151,67 heures.
  • 25 septembre 2026 : aucun nouvel avenant salaires n'a été signé ni soumis à extension.

Aucune ligne de la grille ne suit le SMIC de juin 2026

Les montants barrés ci-dessous sont inférieurs au SMIC en vigueur. Pour ces emplois, c'est le SMIC qui est dû : 12,31 € de l'heure, 1 867,02 € par mois à temps plein. Aucune entreprise ne peut s'abriter derrière le minimum conventionnel pour payer moins.

Emplois techniques, communs à toutes les annexes (base 151,67 h)

Cette grille s'applique aux techniciens permanents et intermittents quand l'annexe ne prévoit pas de grille propre. Elle regroupe la filière du spectacle (régie, son, lumière, plateau, costumes, vidéo) et une filière « infrastructure » pour les emplois techniques non spécifiques au spectacle.

NiveauExemples d'emploisHoraireMensuel 151,67 h
Cadres groupe 2Directeur technique, régisseur général, concepteur et ingénieur du son, concepteur lumière, décorateur, scénographe, chef costumier, chef opérateur17,53 €2 658,78 €
Cadres groupe 3Conseiller technique15,57 €2 361,50 €
Agents de maîtriseRégisseur (son, lumière, plateau, scène), chef machiniste, chef électricien, pupitreur, cadreur, chef de la sécurité13,95 €2 115,80 €
Employés qualifiés G1Régisseur adjoint, technicien son, lumière ou vidéo, électricien, machiniste, accessoiriste, rigger, cintrier, maquilleur, perruquier, tailleur12,57 €1 906,49 €
Employés qualifiés G2Poursuiteur, peintre, cariste, technicien de plateau ou brigadier, habilleur-couturier, agent de sécurité, chauffeur12,01 €
12,31 €*
1 821,56 €
1 867,02 €*
EmployésGarçon ou fille de piste, soigneur d'animaux, personnel d'entretien, manutentionnaire, habilleur-repasseur, coursier11,88 €
12,31 €*
1 801,80 €
1 867,02 €*

Source : avenant du 21 juillet 2025 relatif aux salaires minimaux applicables au 1er septembre 2025, grille des emplois techniques ; étendu par arrêté du 17 février 2026 (JORF du 24 février 2026). Liste complète des emplois dans l'avenant. * Minimum conventionnel inférieur au SMIC en vigueur depuis le 1er juin 2026 : c'est le SMIC qui est dû.

Emplois administratifs et commerciaux : cinq échelons selon la présence

Ici, le minimum grimpe avec le temps passé dans l'entreprise et dans la fonction : moins de 5 ans, plus de 5, 10, 15 et 20 ans. Le salarié qui change de niveau de qualification démarre à l'échelon 2 du nouveau niveau, et les personnels d'accueil rémunérés au pourboire ne sont pas concernés par les échelons. La ligne des employés reste entièrement sous le SMIC, même après vingt ans : son échelon le plus haut, 1 822,90 €, était déjà inférieur au SMIC de janvier 2026.

NiveauEmplois (extraits)Éch. 1
moins de 5 ans
Éch. 2
plus de 5 ans
Éch. 3
plus de 10 ans
Éch. 4
plus de 15 ans
Éch. 5
plus de 20 ans
Cadres G1Directeur général, directeur, administrateur général, secrétaire général, directeur administratif et financier, directeur artistique, directeur musical3 578,18 € (montant unique)————
Cadres G2Directeur adjoint, administrateur, DRH, directeur de production, administrateur de tournées, directeur de la communication, directeur commercial2 833,28 €2 950,14 €3 067,04 €3 183,92 €3 300,81 €
Cadres G3Chef comptable, administrateur délégué, conseiller artistique, cadre commercial2 485,24 €2 602,15 €2 719,02 €2 835,90 €2 952,77 €
Agents de maîtriseComptable principal, secrétaire de direction, programmateur, chargé de production ou de diffusion, attaché de presse, responsable billetterie2 099,10 €2 175,07 €2 256,89 €2 323,53 €2 391,32 €
Employés qualifiés (1)Comptable, secrétaire comptable, collaborateur artistique, copiste, attaché de production, chef contrôleur, responsable placement1 906,82 €1 954,08 €2 010,45 €2 059,12 €2 119,90 €
Employés qualifiés (2)Aide-comptable, secrétaire, assistant administratif, agent informatique, chargé de réservation, attaché à l'accueil1 805,12 €
1 867,02 €*
1 834,57 €
1 867,02 €*
1 886,62 €1 888,86 €1 922,01 €
EmployésEmployé de bureau, standardiste, agent d'entretien, gardien, caissier, contrôleur, hôte d'accueil, vendeur de produits dérivés, afficheur, employé de catering1 801,80 €
1 867,02 €*
1 805,14 €
1 867,02 €*
1 811,07 €
1 867,02 €*
1 816,99 €
1 867,02 €*
1 822,90 €
1 867,02 €*

Source : avenant du 21 juillet 2025, grille des emplois administratifs et commerciaux, salaires bruts minima pour 151,67 heures. Les deux lignes « employés qualifiés » sont deux niveaux distincts dans le texte, sans libellé de groupe. * Minimum inférieur au SMIC depuis le 1er juin 2026 (1 867,02 €) : c'est le SMIC qui est dû.

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3. Cachets et minima annexe par annexe

Pour les artistes, l'unité de paie est le cachet : une rémunération forfaitaire par représentation. Il baisse quand la série s'allonge (le 30e soir est moins payé que le premier) et augmente avec la jauge. Au-delà d'un certain volume, l'artiste bascule sur un salaire mensuel. Les techniciens des annexes ont, eux, des minima horaires qui dépendent souvent de la taille de la salle.

Lire la marque ‡

Certains salaires mensuels d'artistes sont exprimés pour un nombre de représentations (24 ou 30 par mois), pas pour 151,67 heures, et sont inférieurs à 1 867,02 €. Ils sont marqués ‡. La façon dont le SMIC s'applique à un artiste payé au cachet ou à la représentation n'a pas pu être établie sur une source primaire : nous ne calculons donc aucun plancher SMIC pour ces lignes.

Annexe 1 : théâtre, cachet de l'artiste dramatique

Le cachet dépend du nombre de représentations sur une période de trois mois ou 90 jours au plus. Le salaire mensuel s'applique quand l'engagement est prévu pour deux mois ou 60 jours au moins ; au-delà de 24 représentations dans le mois, chaque représentation supplémentaire vaut 1/24 du mensuel. Le cachet de répétition, pour un ou deux services dans la même journée, est de 84,00 €, et le service de répétition au taux horaire de 14,00 €.

JaugeJusqu'à 24 rep.25 à 48 rep.Plus de 48 rep.Mensuel (24 rep./mois)
Jusqu'à 200 places119,42 €101,20 €87,03 €2 024,00 €
Jusqu'à 300 places126,50 €107,27 €95,13 €2 210,21 €
301 à 600 places141,68 €120,43 €106,26 €2 477,38 €
Plus de 600 places156,86 €133,58 €117,39 €2 744,54 €

Annexe 1 : théâtre musical, comédie musicale, opérette

Emploi1 à 7 rep.8 à 16 rep.Exploitation continueMensuel 24 rep.Mensuel 151,67 h
Comédien 1er rôle / 1er chanteur soliste180,02 €166,31 €131,15 €2 992,46 €3 147,45 €
Comédien 2d rôle144,26 €128,76 €109,68 €2 302,17 €2 632,41 €
Comédien131,15 €119,22 €98,23 €2 051,80 €2 346,28 €
Artiste chorégraphique 1er rôle180,02 €162,14 €131,15 €2 920,93 €3 147,45 €
Artiste chorégraphique 2d rôle168,10 €147,83 €109,68 €2 606,18 €2 632,41 €
Artiste chorégraphique d'ensemble144,26 €128,76 €98,23 €2 302,17 €2 346,28 €
Artiste lyrique 1er emploi180,02 €166,31 €131,15 €2 920,93 €3 147,45 €
Artiste lyrique 2d emploi / chanteur144,26 €128,76 €109,68 €2 302,17 €2 632,41 €
Choristes de plateau101,73 €90,28 €82,78 €1 799,23 €‡1 935,71 €
Doublure101,73 €90,28 €80,66 €1 753,03 €‡1 935,71 €
Artiste de music-hall, illusionniste, numéro visuel180,02 €166,31 €119,22 €2 992,46 €2 861,32 €
1er assistant des attractions101,73 €90,28 €82,78 €1 799,23 €‡1 935,71 €
Autre assistant88,83 €82,42 €80,56 €1 799,23 €‡1 883,71 €

Annexe 1 : musiciens du théâtre musical

Le service de répétition des musiciens est payé 47,52 € au taux horaire. C'est dans ce tableau que se trouve le plus haut cachet de la convention : 262,29 € pour un chef d'orchestre sur une série de 1 à 7 représentations.

Emploi1 à 7 rep.8 à 16 rep.Plus de 16 rep.Mensuel 30 rep.Mensuel 151,67 h
Chef d'orchestre262,29 €214,59 €184,79 €3 695,86 €3 815,09 €
Musicien176,45 €155,09 €136,52 €3 004,10 €3 099,76 €
Musicien, orchestre de moins de 10 musiciens et chœurs176,45 €155,09 €136,52 €3 004,10 €3 099,76 €
Musicien, orchestre de plus de 10 musiciens et chœurs131,44 €131,44 €131,44 €2 635,88 €2 742,09 €
Chœurs d'orchestre131,44 €131,44 €131,44 €2 635,88 €2 742,09 €

Annexe 1 : techniciens des théâtres, selon la jauge

NiveauThéâtres de 200 places au plus201 à 500 placesPlus de 500 places
Cadres14,91 € / h
2 261,40 € / mois
19,01 € / h
2 883,25 € / mois
23,62 € / h
3 582,45 € / mois
Agents de maîtrise14,41 € / h
2 185,56 € / mois
15,63 € / h
2 370,60 € / mois
19,01 € / h
2 883,25 € / mois
Employés qualifiés13,11 € / h
1 988,39 € / mois
13,11 € / h
1 988,39 € / mois
15,14 € / h
2 296,28 € / mois
Employés12,24 €
12,31 €* / h
1 856,44 €
1 867,02 €* / mois
12,24 €
12,31 €* / h
1 856,44 €
1 867,02 €* / mois
12,81 € / h
1 942,89 € / mois

Le personnel d'habillage, de couture et de maquillage a sa propre grille dans l'annexe 1, et le personnel d'accueil (ouvreur-postier, contrôleur, caissier) est au minimum de 11,88 € de l'heure, soit 35,64 € le service de trois heures : un minimum désormais sous le SMIC.

NiveauEmploisHoraireMensuel
CadresCostumier-ensemblier, chef costumier, concepteur costumes, coiffure ou maquillage16,83 €2 552,61 €
Agents de maîtriseRéalisateur costumes, coiffure ou maquillage, responsable costumes, couture ou habillage, chef couturier, chef habilleur15,62 €2 369,09 €
Employés qualifiésCoiffeur-posticheur, couturier, maquilleur, modiste, perruquier, plumassier, tailleur, habilleur-couturier14,41 €2 185,56 €
EmployésHabilleur-repasseur, repasseur-lingère-retoucheur13,11 €1 988,39 €

Source : avenant du 21 juillet 2025, grilles de l'annexe 1. * Inférieur au SMIC depuis le 1er juin 2026. ‡ Mensuel exprimé pour 24 représentations : application du SMIC non vérifiée.

Annexe 2 : chanson, variétés, jazz, musiques actuelles

L'annexe 2 distingue les petites salles, d'environ 300 places, agréées par une commission paritaire, et les salles moyennes et grandes. Le salaire mensuel s'applique à partir du 22e jour travaillé ou de 24 représentations par mois. Un musicien qui joue de plusieurs instruments de familles différentes doit recevoir au moins 110 % du minimum.

Artistes en création et production : petites salles

Emploi1 à 7 rep.8 rep. et plusMensuel
Artiste soliste, groupe constitué d'artistes solistes, choriste ou danseur100,57 €91,93 €1 801,80 €‡

Artistes en création et production : salles moyennes et grandes

Emploi1 à 7 rep.8 à 15 rep.16 rep. et plusMensuel
Artiste soliste146,45 €130,09 €116,78 €2 335,62 €
Groupe constitué d'artistes solistes130,72 €117,34 €104,58 €1 817,24 €‡
Choriste dont la partie est intégrée au score128,26 €114,96 €102,76 €2 045,16 €
Choriste103,75 €92,56 €82,68 €1 801,80 €‡
Danseur103,75 €92,56 €82,08 €1 801,80 €‡

Musiciens

MusiciensMoins de 8 rep.8 à 15 rep.16 rep. et plusMensuel
Petites salles, premières parties (45 min au plus), spectacles promotionnels122,80 €107,30 €—2 026,77 €
Autres salles178,20 €156,66 €137,89 €3 034,14 €

Comédies musicales et orchestres de plus de 10 musiciens : cachet de 132,76 € pour un engagement de moins d'un mois, 2 635,88 € par mois au-delà.

Comédies musicales et spectacles de variétés, création et production

Emploi1 à 7 rep.8 à 15 rep.16 rep. et plusMensuel
1er chanteur soliste / 1er rôle180,02 €162,14 €146,04 €2 920,93 €
Chanteur soliste / 2d rôle144,26 €128,76 €115,04 €2 302,17 €
Choriste101,72 €90,28 €88,72 €1 801,80 €‡
1er danseur soliste / 1er rôle180,02 €162,14 €146,04 €2 920,93 €
Danseur soliste / 2d rôle168,10 €147,83 €130,55 €2 606,18 €
Artiste chorégraphique d'ensemble144,26 €128,76 €115,04 €2 302,17 €
Artiste de music-hall, illusionniste, numéro visuel180,02 €166,31 €149,63 €2 992,46 €
Artiste dramatique, comédien 1er rôle180,02 €166,31 €149,63 €2 992,46 €
Doublure101,72 €90,28 €80,66 €1 801,80 €‡
1er assistant des attractions98,71 €89,09 €82,78 €1 801,80 €‡
Autre assistant88,82 €82,43 €80,56 €1 801,80 €‡

Techniciens hors tournée (35 h hebdomadaires)

NiveauSalles de plus de 300 placesSalles de moins de 300 places
Cadres groupe 219,31 € / h
2 928,75 € / mois
17,53 € / h
2 658,78 € / mois
Agents de maîtrise16,33 € / h
2 476,77 € / mois
13,95 € / h
2 115,80 € / mois
Employés qualifiés G113,65 € / h
2 070,30 € / mois
12,57 € / h
1 906,49 € / mois
Employés qualifiés G212,82 € / h
1 944,41 € / mois
12,20 €
12,31 €* / h
1 850,37 €
1 867,02 €* / mois

Source : avenant du 21 juillet 2025, grilles de l'annexe 2. En tournée, les artistes de l'annexe 2 relèvent des mêmes cachets que l'annexe 4 (article 2.6 de la convention). * Inférieur au SMIC depuis le 1er juin 2026. ‡ Mensuel exprimé pour 24 représentations : application du SMIC non vérifiée.

Annexe 3 : cabarets

Le cabaret a ses codes : on y joue souvent deux représentations par soirée, et le cachet diffère selon que l'artiste fait plus ou moins de sept cachets dans le mois. Le tableau ci-dessous concerne la troupe constituée dans les salles d'environ 300 places au plus ; l'avenant prévoit une grille distincte, plus élevée, au-delà de 300 places (par exemple 120,39 € et 186,60 € pour un capitaine de niveau 1).

Emploi7 cachets ou moins
1 rep. / 2 rep.
Plus de 7 cachets
1 rep. / 2 rep.
Mensuel
26 à 30 rep.
Mensuel
52 à 56 rep.
Mensuel
26 soirées
Capitaine niveau 1112,35 € / 174,17 €109,46 € / 153,23 €2 772,62 €3 881,66 €3 327,14 €
Capitaine niveau 2102,99 € / 159,66 €100,32 € / 140,46 €2 541,57 €3 558,19 €3 049,87 €
Danseurs solistes et autres artistes solistes94,10 € / 145,84 €91,65 € / 128,31 €2 321,80 €3 250,53 €2 786,16 €
Danseurs de revue87,80 € / 136,07 €85,16 € / 119,72 €2 169,79 €3 037,72 €2 603,75 €
Autres artistes de revue85,29 € / 132,20 €83,09 € / 116,31 €2 107,08 €2 949,92 €2 528,51 €
Chanteur114,31 € / 177,17 €111,34 € / 155,86 €2 821,26 €3 949,77 €3 385,51 €
Attraction / artiste de variété114,31 € / 177,17 €111,34 € / 155,86 €2 821,26 €3 949,77 €3 385,51 €

Le musicien qui accompagne le dîner et deux shows perçoit 239,20 € dans les salles de 300 places au plus quand il fait sept cachets ou moins dans le mois. Le cabaret emploie aussi un personnel de salle, de cuisine et de plonge, avec sa propre grille :

NiveauÉchelonHoraireMensuel
Cadres groupe 1—20,77 €3 150,19 €
Agents de maîtriseÉchelon 112,60 €1 911,04 €
Employés qualifiés G2Échelon 112,04 €
12,31 €*
1 826,11 €
1 867,02 €*
Employés qualifiés G2Échelon 212,20 €
12,31 €*
1 850,37 €
1 867,02 €*
EmployésÉchelon 111,88 €
12,31 €*
1 801,80 €
1 867,02 €*
EmployésÉchelon 211,96 €
12,31 €*
1 813,97 €
1 867,02 €*

Source : avenant du 21 juillet 2025, grilles de l'annexe 3 (contrats de plus de 6 heures par semaine pour la salle et la cuisine). Les techniciens de cabaret ont une grille par jauge (moins de 300, 300 à 700, plus de 700 places) avec une colonne pour les heures de 0 h à 2 h : consultez l'avenant pour votre emploi. * Inférieur au SMIC depuis le 1er juin 2026.

Annexe 4 : artistes en tournée

Emploi1 à 7 rep.8 à 11 rep.12 à 15 rep.16 rep. et plusMensuel
Artiste dramatique, rôle principal197,91 €179,53 €160,92 €139,41 €2 975,50 €
Artiste dramatique, rôle de plus de 100 lignes176,76 €156,88 €141,24 €109,90 €2 402,93 €
Artiste dramatique, rôle de 1 à 100 lignes132,72 €118,11 €107,65 €96,75 €2 056,25 €
Figurant109,98 €103,86 €98,23 €90,74 €1 897,95 €
Diseur, conteur176,76 €156,88 €141,24 €109,90 €2 402,93 €
Artiste lyrique 1er rôle219,99 €202,26 €183,33 €154,19 €3 286,81 €
Artiste lyrique 2d rôle176,76 €156,88 €141,24 €109,90 €2 402,93 €
Chœurs121,90 €109,98 €99,72 €88,67 €1 894,18 €
Danseur soliste197,91 €179,53 €160,92 €139,41 €2 975,50 €
Danseur du ballet146,00 €129,90 €118,36 €105,96 €2 257,47 €
Marionnettiste135,54 €120,67 €109,92 €98,70 €2 094,16 €
Music-hall, illusionniste, numéro visuel219,99 €202,26 €183,33 €154,19 €3 293,31 €
1er assistant des attractions121,90 €109,98 €99,72 €96,64 €1 897,95 €
Autre assistant109,68 €96,81 €93,64 €91,72 €1 837,83 €‡
Artiste de cirque130,13 €118,75 €107,65 €96,75 €2 015,94 €

Orchestres symphoniques ou lyriques privés d'au moins 10 musiciens : cachet de représentation de 109,68 €, une heure de raccord comprise, journée de deux services de répétition à 94,77 € et salaire mensuel de 2 622,87 € pour 22 à 30 services. Cachet de répétition des autres artistes : 94,34 € pour un ou deux services de quatre heures dans la journée.

Annexe 5 : cirque

La grille du cirque vaut pour tous les contrats, CDI, CDD et CDD d'usage. La journée de répétition de création est payée au moins 108,03 €, le service isolé 63,17 €, et le salaire mensuel de répétition est de 1 801,80 € pour 151,67 heures : un minimum rattrapé par le SMIC.

Artistes et musiciens de cirque1 à 7 cachets8 à 11 cachetsMensuel
En itinérance (chapiteau)118,64 €108,03 €1 938,27 €
En tournée hors chapiteau130,13 €115,79 €2 015,94 €
NiveauHoraireMensuel 151,67 h
Cadres groupe 123,67 €3 590,03 €
Cadres groupe 219,50 €2 957,57 €
Cadres groupe 315,26 €2 314,48 €
Agents de maîtrise14,29 €2 167,36 €
Employés qualifiés G112,75 €1 933,79 €
Employés qualifiés G212,08 €
12,31 €*
1 832,17 €
1 867,02 €*
Employés11,88 €
12,31 €*
1 801,80 €
1 867,02 €*

Annexe 6 : bals

Le musicien de bal est payé au service indivisible de quatre heures : 160,96 €. La figuration chorégraphique, assurée par des figurants sans formation initiale, est à 95,84 €. Le cachet de répétition (service de trois heures) est de 107,30 € pour les artistes de la musique et de la danse, et de 62,15 € pour la figuration. L'artiste associé à la création du spectacle (chorégraphie, scénographie, mise en scène) perçoit en outre au moins 238,45 € à la première représentation qui suit la création.

Source : avenant du 21 juillet 2025, grilles des annexes 4, 5 et 6. * Inférieur au SMIC depuis le 1er juin 2026.

4. Simulateur : votre minimum ou votre cachet

Choisissez la grille qui correspond à votre emploi, puis votre niveau. Pour un emploi payé à l'heure ou au mois, le simulateur applique le plancher du SMIC quand le minimum conventionnel est passé dessous. Pour un artiste payé au cachet, il multiplie le cachet de la colonne choisie par le nombre de cachets, sans plancher SMIC, faute de règle vérifiée.

Minimum conventionnel : avenant du 21 juillet 2025, étendu le 17 février 2026

Votre minimum brut
—

Constantes du 25/09/2026 : grilles de l'avenant du 21/07/2025 (effet 01/09/2025, étendu par arrêté du 17/02/2026, JORF du 24/02/2026) ; SMIC de 12,31 €/h et 1 867,02 €/mois depuis le 01/06/2026 ; base mensuelle de 151,67 h. Résultat indicatif, hors défraiements, primes et majorations.

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5. Tournées : défraiements, trajets et semaine de travail

La tournée est définie par l'annexe IV : des représentations isolées ou successives dans des lieux différents, qui obligent les salariés à séjourner hors de chez eux. C'est là que la convention est la plus détaillée, parce que c'est là que le salarié est le plus exposé : nuits à l'hôtel, repas pris dehors, heures de route, journées à rallonge. Les défraiements s'appliquent aux artistes, aux techniciens et aux administratifs.

105,99 €
indemnité journalière de déplacement en France
70,28 €
dont chambre et petit-déjeuner
17,85 €
par repas principal

Le montant journalier se décompose entre l'hébergement et les repas, et l'annexe IV organise son versement selon les horaires de la journée de tournée. Ces sommes remboursent des frais : elles ne sont pas du salaire, ne comptent pas dans la comparaison avec le minimum conventionnel et ne compensent jamais un salaire inférieur à la grille.

Techniciens en tournée : minima horaires

NiveauHoraireMensuel (35 h hebdomadaires)
Cadres groupe 220,27 €3 074,35 €
Agents de maîtrise17,28 €2 620,86 €
Employés qualifiés G114,91 €2 261,40 €
Employés qualifiés G213,71 €2 079,40 €

Heures supplémentaires et nuit

Heures supplémentaires majorées de 25 % de la 36e à la 43e heure, puis de 50 % à partir de la 44e. Heures de nuit majorées de 15 % entre 2 h et 6 h, ou entre 3 h et 7 h dans les festivals d'été en plein air. Quand l'amplitude de la journée dépasse 10 heures, les heures de travail effectif au-delà de la 8e sont majorées de 25 %, cette majoration venant en déduction d'une éventuelle majoration pour heures supplémentaires.

Semaine, repos et voyages

48 heures par semaine au plus et 46 heures en moyenne sur 12 semaines. Repos quotidien de 11 heures, qui peut être réduit à 9 heures en tournée contre un repos compensateur ou un demi-cachet. Pas plus de 9 heures de voyage par période de 24 heures, avec quatre dérogations par mois. Le trajet du domicile au point de départ de la tournée n'est pas du temps de travail.

Calculer une semaine de technicien en tournée

Ce second calculateur applique uniquement les règles de l'annexe IV citées ci-dessus : minimum horaire du niveau, majoration des heures supplémentaires, majoration de nuit et défraiements journaliers.

Salaire brut minimum de la semaine
—

Sources : annexe IV de la convention (articles 3.2.4, 3.2.6, 3.2.9, 3.2.10 et titre IV sur les déplacements) ; avenant du 21 juillet 2025 pour les montants.

6. Primes et indemnités : ce qui existe vraiment

La convention ne connaît pas les primes génériques qu'on trouve dans l'industrie. Ses compléments de salaire sont liés au spectacle lui-même : participer au jeu, s'habiller pour la scène, transporter un instrument, remplacer un capitaine de revue. Tous les montants ci-dessous sont ceux de l'avenant du 21 juillet 2025.

Indemnité de feu (annexe 1)
20,63 € / 27,89 €
Par représentation, pour le technicien ou le régisseur à qui l'on demande de participer au spectacle au-delà de sa fonction.
Restauration et bleu (annexe 1)
16,17 € / 1,11 €
Indemnité de restauration et indemnité journalière de bleu de travail.
Indemnité vestimentaire (annexe 4)
9,11 € / 12,61 €
Costume de ville ou tenue de soirée fournis par l'artiste dramatique en tournée, jusqu'à une rémunération journalière de 268,35 €.
Instruments (annexe 2)
12,59 € · 110 %
Transport d'un instrument volumineux par trajet aller-retour ; au moins 110 % du minimum pour plusieurs instruments de familles différentes.
Capitaine remplaçant (annexe 3)
18,16 € / 25,40 €
Niveau 1, pour une ou deux représentations, dans les salles de 300 places au plus (9,09 € et 12,70 € au niveau 2). Répétition d'entretien : 47,21 €.
Représentation retardée
+ 25 %
Du cachet, quand le spectacle commence plus de 75 minutes en retard et fait travailler l'artiste après 2 h du matin, hors festivals et force majeure (article 8.20).

Pas de prime d'ancienneté, pas de 13e mois

Aucun article du tronc commun, aucune des six annexes et aucune ligne de l'avenant salaires ne prévoit de prime d'ancienneté ou de 13e mois. Le barème de 3, 6, 9 et 15 % publié par certains sites est inventé.

Le seul effet de l'ancienneté sur la paie passe par les cinq échelons de la grille administrative : un minimum plus élevé après 5, 10, 15 et 20 ans de présence dans l'entreprise et dans la fonction. C'est un plancher, pas un supplément : si votre salaire dépasse déjà le minimum de votre échelon, le passage à l'échelon suivant ne vous donne rien automatiquement.

Source : avenant du 21 juillet 2025 ; titre VI de la convention (articles 6.1 à 6.5) ; article 8.20.

7. Durée du travail, nuit, dimanche et 1er mai

Le spectacle se joue le soir, le week-end et les jours fériés : la convention l'assume. Elle autorise le travail du dimanche sans majoration dans le tronc commun, avance le début de la nuit à minuit, et réserve ses majorations à des situations précises. Les règles ci-dessous sont celles du tronc commun ; les annexes peuvent les compléter.

SujetRègle de la conventionArticle
Contingent d'heures supplémentaires220 heures par salarié et par an chez un même employeur, sauf disposition d'annexe, avec un maximum de 270 heures (250 heures dans l'annexe IV)8.6
Aménagement du temps sur plusieurs semaines35 heures en moyenne, 1 584 heures par an plus 7 heures de journée de solidarité, 14 heures au moins par semaine8.10
Forfait jours des cadres216 jours par an au plus, rémunération d'au moins 130 % du minimum conventionnel ou 110 % du salaire antérieur8.11
Période de nuitDe minuit à 7 h. Travailleur de nuit : au moins 3 heures de nuit deux fois par semaine, ou un seuil de 200 heures de nuit sur 12 mois, que certaines annexes portent entre 220 et 300 heures8.12
Repos des travailleurs de nuit1 jour de 300 à 360 heures de nuit dans l'année, 1,5 jour jusqu'à 460 heures, 2 jours jusqu'à 560 heures, 3 jours au-delà8.18
Nuit du personnel administratif hors planningCadres : + 10 % de 1 h à 2 h, + 25 % après 2 h. Non-cadres : + 20 % de 1 h à 2 h, + 30 % après 2 h8.20
DimancheTravail autorisé, interdit aux moins de 18 ans sauf dérogation ; aucune majoration dans le tronc commun8.9
Jours fériésPeuvent être travaillés. Administratifs non cadres : jours chômés, majoration de 15 % s'ils sont travaillés. Autres personnels : récupération ou rémunération selon l'annexe10.2

Le 1er mai des artistes de l'annexe I : payé double

Quand le 1er mai est chômé, l'artiste reçoit une indemnité égale à son cachet contractuel, sauf si ce jour tombe sur son repos hebdomadaire ou la relâche. Quand il est travaillé, il reçoit son cachet plus une indemnité du même montant. Une ancienne rédaction plafonnait cette indemnité : ce plafond a été écarté de l'extension dès 2013, parce qu'il contredisait l'article L. 3133-6 du code du travail, qui impose le doublement du salaire pour tout salarié qui travaille le 1er mai.

Pour les techniciens des annexes I, II, III et V, les majorations propres à chaque annexe n'ont pas pu être vérifiées article par article : elles ne sont pas publiées ici. Le taux légal de 25 % puis 50 % ne vaut qu'en l'absence d'accord fixant un autre taux : reportez-vous à l'annexe de votre employeur. Pour chiffrer vos heures, utilisez le calculateur d'heures de nuit et de dimanche.

Source : convention collective, titre VIII (articles 8.6 à 8.20) et article 10.2, en vigueur étendu ; annexe I, article 1.17 dans sa version étendue.

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8. CDD d'usage, intermittence et GUSO

Plus de huit salariés sur dix passés par une entreprise du spectacle vivant privé en 2024 l'ont été en CDD d'usage. Ce contrat est autorisé dans les spectacles par l'article D. 1242-1 du code du travail, mais la convention l'encadre : il n'est ouvert qu'aux artistes et à une liste fermée d'emplois techniques et administratifs (article 7.3). Un emploi qui n'y figure pas ne peut pas être pourvu en CDD d'usage.

Ce que doit contenir le contrat
Selon l'article 7.2 : la mention « contrat à durée déterminée d'usage », l'objet et le nom du spectacle, ce qui établit le caractère temporaire de l'emploi, la date de début ou la durée minimale, le planning des répétitions et des représentations, le salaire, et les caisses de retraite et de congés auxquelles l'employeur cotise. La période d'essai est limitée à un jour par semaine, dans la limite de deux semaines, pour un contrat de six mois au plus.
Intermittence : des règles hors convention
L'indemnisation chômage relève des annexes 8 (ouvriers et techniciens) et 10 (artistes) du règlement d'assurance chômage. Selon France Travail, il faut 507 heures de travail ou d'heures assimilées sur les 12 mois précédant la fin de contrat retenue. Le droit court jusqu'à une date anniversaire, 12 mois après cette fin de contrat, où la situation est réexaminée. Un cachet est compté pour 12 heures.

Un cachet vaut 12 heures pour le chômage, pas pour la paie

L'équivalence d'un cachet à 12 heures sert à compter les 507 heures d'ouverture des droits. Elle ne dit rien du salaire horaire de l'artiste et ne permet pas de comparer un cachet au SMIC. Les montants d'allocation ne sont pas repris ici : consultez France Travail. Le simulateur de chômage du site calcule l'allocation du régime général et ne gère pas les annexes 8 et 10.

Le Guichet unique du spectacle occasionnel (GUSO)

Le GUSO est réservé aux employeurs dont l'activité principale n'est pas l'exploitation de lieux de spectacles ni la production ou la diffusion de spectacles (article L. 7122-22 du code du travail) : une commune, une association, un comité des fêtes ou un particulier. Une entreprise de la branche n'y a donc pas recours. L'employeur occasionnel doit faire bénéficier les artistes et techniciens d'une convention collective du spectacle (article L. 7121-7-1) : selon le GUSO, c'est celle des entreprises artistiques et culturelles ou celle du spectacle vivant privé. L'annexe VI de cette dernière vise d'ailleurs expressément les organisateurs occasionnels de bals, particuliers compris.

Sources : convention collective, articles 7.2, 7.3 et 7.5 ; France Travail, régime des intermittents du spectacle et guide « Intermittents du spectacle » ; GUSO, informations réglementaires ; code du travail, articles L. 7122-22 et L. 7121-7-1.

9. Congés payés et caisse des Congés Spectacles

Un intermittent peut travailler pour dix employeurs dans l'année : aucun d'eux ne pourrait lui organiser des congés. C'est pourquoi les artistes et techniciens qui ne sont pas employés de façon continue depuis douze mois relèvent d'une caisse des Congés Spectacles, gérée par Audiens, à laquelle l'employeur cotise et qui verse l'indemnité. Les permanents, eux, prennent leurs congés dans l'entreprise, au rythme légal.

15,50 %
taux de cotisation à la caisse du 1er janvier 2026 au 31 mars 2027, sur le salaire brut
× 3
plafond de l'assiette : trois fois le minimum conventionnel, pour tous les artistes (article 10.1)
2,5 jours
ouvrables par mois de travail pour les salariés hors caisse, du 1er juin au 31 mai

La convention prévoit aussi des congés pour événements familiaux (article 10.4). Les minima légaux ont été relevés depuis 2012 : c'est toujours la durée la plus favorable, légale ou conventionnelle, qui s'applique. Aucun congé supplémentaire lié à l'ancienneté n'existe. Pour compter vos jours, utilisez le simulateur de congés payés.

Sources : convention collective, titre X ; Audiens, paramètres 2026 et fiche des plafonds conventionnels (mise à jour de juillet 2025).

10. Période d'essai, préavis, indemnité de licenciement

Pour les salariés en CDI, la convention fixe l'essai et le préavis par catégorie. Sur l'indemnité de licenciement, en revanche, elle ne fait que reprendre la loi : aucun salarié de la branche ne touche plus que le minimum légal à ce titre. La rupture conventionnelle doit respecter au moins ce même montant.

Période d'essai du CDI (article 7.4)

CatégorieDuréeRenouvellement
Artistes-interprètes2 mois de travail effectifNon
Employés, employés qualifiés G22 moisNon
Employés qualifiés G12 mois+ 2 mois
Agents de maîtrise3 mois+ 1 mois
Cadres G2 et G34 mois+ 2 mois
Cadres G14 moisUne fois

Préavis, démission et licenciement (article 7.7)

CatégorieJusqu'à 2 ansAprès 2 ans
Artistes-interprètes1 mois2 mois
Employés et employés qualifiés1 mois2 mois
Agents de maîtrise2 mois2 mois
Cadres3 mois3 mois

Et par rapport à la loi ?

Les durées d'essai respectent les plafonds de l'article L. 1221-19 et de l'article L. 1221-21 : 4 mois renouvellement compris pour les employés, 6 pour les agents de maîtrise, 8 pour les cadres. Le préavis de licenciement est égal au minimum de l'article L. 1234-1 pour les employés ayant plus de six mois d'ancienneté ; il est plus favorable avant six mois, et pour les agents de maîtrise et les cadres. Le CDD a sa propre règle d'essai : un jour par semaine dans la limite de deux semaines jusqu'à six mois de contrat, un mois au plus au-delà.

Indemnité de licenciement : exactement le minimum légal

L'article 7.8 accorde l'indemnité au salarié en CDI licencié après 8 mois d'ancienneté ininterrompue, hors faute grave : un quart de mois de salaire par année pour les dix premières années, un tiers à partir de la onzième. Le salaire de référence est le plus favorable entre la moyenne des douze derniers mois et le tiers des trois derniers. C'est exactement le barème de l'article R. 1234-2. Le calculateur ci-dessous l'applique ; pour un cas complet, utilisez le simulateur d'indemnité de licenciement et de rupture conventionnelle.

Indemnité minimale de licenciement
—

Source : convention collective, articles 7.4 à 7.8, en vigueur étendu ; code du travail, articles L. 1221-19, L. 1221-21, L. 1234-1, L. 1234-9 et R. 1234-2.

11. Maladie, prévoyance, santé au travail et formation

Sur la maladie, la convention fait mieux que la loi sur un point décisif : le délai de carence. Pour le reste de la protection sociale, deux mondes coexistent. Les permanents relèvent des régimes de branche négociés dans la convention, les intermittents d'accords interbranches communs à tout le spectacle, gérés par Audiens.

Maladie : 3 jours de carence au lieu de 7
Après un an d'ancienneté et avec une prise en charge par la Sécurité sociale, l'article 11.2 garantit 90 % de la rémunération nette pendant 30 jours, puis 66,66 % pendant 30 jours, à partir du 4e jour d'arrêt, avec un allongement selon l'ancienneté. Le code du travail prévoit 7 jours de carence (article L. 1226-1 et suivants).
Accident du travail et maladie professionnelle
L'article 11.4 prévoit 100 % du salaire net pendant 30 jours, puis 90 % pendant 30 jours, sans délai de carence.
Prévoyance et complémentaire santé des permanents
Le titre XII institue une prévoyance (décès, incapacité, invalidité) pour les salariés permanents, cadres dès l'embauche et non-cadres après un an. La désignation initiale d'un assureur n'est plus opposable depuis la décision du Conseil constitutionnel de 2013 : l'employeur choisit son organisme. La complémentaire santé des salariés hors intermittents relève de l'accord du 19 juillet 2024, en vigueur étendu : 1,29 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale, 1,74 % pour l'annexe II, dont la moitié au moins à la charge de l'employeur.
Médecine du travail : le CMB est devenu Thalie Santé
La convention désigne le Centre médical de la Bourse pour le suivi des intermittents. Ce service a fusionné le 1er août 2021 avec le Centre médical de la publicité et de la communication pour former Thalie Santé, compétent à titre exclusif pour les intermittents et les enfants du spectacle. Formation : l'Afdas, désigné en 2012 comme organisme collecteur, est l'opérateur de compétences de la culture depuis le 1er avril 2019.

Sources : convention collective, titres XI, XII et XIV ; accord du 19 juillet 2024 sur les frais de santé ; Thalie Santé ; arrêté du 29 mars 2019 portant agrément de l'Afdas (Journal officiel).

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12. Cas pratiques chiffrés

Quatre situations courantes, calculées uniquement avec les montants de l'avenant du 21 juillet 2025 et le SMIC du 1er juin 2026. Ce sont des minima bruts : un contrat peut toujours prévoir davantage.

Hôte d'accueil, échelon 1, temps plein

Minimum de la grille administrative : 1 801,80 €. Il est inférieur au SMIC : l'employeur doit le SMIC, soit 65,22 € de plus par mois. Même à l'échelon 5, après vingt ans (1 822,90 €), le SMIC reste dû.

1 867,02 € brut par mois
Comédien, théâtre de 250 places

Engagement de cinq semaines, donc au cachet : 20 représentations dans la colonne « jusqu'à 24 », salle jusqu'à 300 places (20 × 126,50 € = 2 530,00 €), et 10 journées de répétition à 84,00 € (840,00 €).

3 370,00 € brut au minimum
Technicien lumière en tournée, semaine de 40 heures

Employé qualifié G1 à 14,91 € de l'heure : 35 heures à 14,91 € (521,85 €) plus 5 heures supplémentaires majorées de 25 % (5 × 18,6375 €, soit 93,19 €). S'y ajoutent 5 jours de défraiements à 105,99 €, soit 529,95 €, qui ne sont pas du salaire.

615,04 € brut + 529,95 € de défraiements
Artiste lyrique 1er emploi, le 1er mai

Annexe 1, série de 8 à 16 représentations : cachet de 166,31 €. Le 1er mai travaillé, il perçoit son cachet plus une indemnité du même montant.

332,62 € brut pour la représentation

13. Ce que nous ne publions pas, et pourquoi

Les points ci-dessous existent dans le texte ou circulent ailleurs, mais nous n'avons pas pu les établir de façon fiable. Plutôt qu'un chiffre approximatif, nous indiquons où chercher.

  • Les majorations propres aux techniciens des annexes I, II, III et V (heures supplémentaires, nuit, dimanche, jours fériés) : seules celles de l'annexe IV et du tronc commun ont été vérifiées.
  • La façon dont le SMIC s'applique aux artistes payés au cachet : aucune comparaison cachet / SMIC n'est calculée sur cette page.
  • Les taux de cotisation de prévoyance en 2026 : les taux d'origine de 2012 sont connus, mais nous n'avons pas pu vérifier s'ils ont été modifiés depuis, en particulier dans l'annexe II.
  • Les durées exactes du maintien de salaire selon l'ancienneté au-delà de la base de 30 jours à 90 % et 30 jours à 66,66 %.
  • La formule de l'indemnité de mise à la retraite et sa comparaison avec le barème légal actuel, ainsi que la durée du renouvellement de l'essai des cadres du groupe 1.
  • Les congés pour événements familiaux en nombre de jours : à comparer, article par article, aux minima légaux actuels.
  • Les montants d'allocation chômage des intermittents en 2026 : seule la condition d'ouverture de droits est reprise.
  • La ligne de partage précise avec la production audiovisuelle quand un spectacle est capté (titre XVIII de la convention).
  • Le nombre d'entreprises et de salariés annoncé par certains sites (45 000 salariés, 10 800 salariés…) : nous retenons la DARES, soit 22 700 salariés et 4 130 entreprises au 31 décembre 2023. Les 155 272 personnes employées en 2024 selon les données d'Audiens mesurent autre chose : tous ceux qui ont eu au moins un contrat dans l'année, dont 133 310 en CDD d'usage.

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FAQ : convention collective du spectacle vivant privé

Les sept questions les plus posées sur cette convention, avec des réponses datées du 25 septembre 2026.

C'est celle de l'avenant du 21 juillet 2025 relatif aux salaires minimaux, applicable depuis le 1er septembre 2025 et étendu par arrêté du 17 février 2026 publié au Journal officiel du 24 février 2026. Un seul document fixe les minima du tronc commun et des six annexes. Pour les emplois techniques communs, les minima vont de 11,88 € à 17,53 € de l'heure, soit de 1 801,80 € à 2 658,78 € par mois. Pour les emplois administratifs, ils vont de 1 801,80 € pour un employé à l'échelon 1 jusqu'à 3 578,18 € pour un cadre du groupe 1. Aucun avenant n'a suivi la hausse du SMIC du 1er juin 2026 : toutes les lignes à 11,88 € de l'heure, et plusieurs autres, sont désormais inférieures au SMIC de 12,31 € de l'heure, soit 1 867,02 € par mois, qui s'applique à leur place.

Il dépend de l'annexe, de l'emploi, de la jauge de la salle et du nombre de représentations. Au théâtre, un artiste dramatique touche au minimum 119,42 € par représentation dans une salle de 200 places au plus et 156,86 € au-delà de 600 places, tant que la série ne dépasse pas 24 représentations sur trois mois ; le cachet de répétition est de 84 €. En chanson et variétés, un artiste soliste en salle moyenne ou grande perçoit au moins 146,45 € de la 1re à la 7e représentation. En tournée, le rôle principal d'une pièce est payé au moins 197,91 € pour une série de 1 à 7 représentations. Le plus haut minimum est celui du chef d'orchestre en théâtre musical, à 262,29 € par représentation pour une série de 1 à 7 dates. Tous ces montants sont ceux de l'avenant du 21 juillet 2025.

La frontière est fixée par l'accord interbranche du 22 mars 2005. Relève du secteur public, donc de la convention des entreprises artistiques et culturelles, une structure qui remplit au moins un critère : direction nommée par l'État ou une collectivité, représentant de la puissance publique dans un organe de décision, label décerné par l'État, ou subvention directe dans le cadre d'une convention pluriannuelle ou d'une aide au projet. Relèvent du secteur privé, donc du spectacle vivant privé, les entreprises et associations de droit privé indépendantes de la puissance publique dans leurs orientations. L'accord précise qu'une structure privée peut bénéficier d'une convention pluriannuelle de financement et rester dans le secteur privé si elle demeure globalement indépendante. Il n'existe aucun seuil chiffré, et le code NAF n'est qu'un indice.

L'article 7.7 fixe le même préavis en cas de démission et de licenciement, sauf faute grave ou lourde. Les artistes-interprètes, les employés et les employés qualifiés ont un mois de préavis jusqu'à deux ans d'ancienneté, puis deux mois au-delà. Les agents de maîtrise ont deux mois et les cadres trois mois, quelle que soit leur ancienneté. Pour le licenciement, ces durées sont égales au minimum légal après six mois d'ancienneté pour les employés, et plus favorables avant six mois ainsi que pour les agents de maîtrise et les cadres.

Non. Ni le tronc commun, ni les six annexes, ni l'avenant salaires du 21 juillet 2025 ne prévoient de prime d'ancienneté ou de 13e mois. Le barème de 3, 6, 9 et 15 % publié par certains sites n'a aucune base dans ce texte. Le seul effet de l'ancienneté sur la rémunération passe par les cinq échelons de la grille administrative : le salaire minimum augmente selon la présence dans l'entreprise et dans la fonction, par paliers de moins de 5 ans, plus de 5, 10, 15 et 20 ans. Ce sont des minima, pas une prime qui s'ajoute au salaire.

L'avenant du 21 juillet 2025 fixe l'indemnité journalière de déplacement en France à 105,99 €, applicable aux artistes, aux techniciens et aux personnels administratifs en tournée. Elle se décompose en 70,28 € pour la chambre et le petit-déjeuner et 17,85 € pour chaque repas principal. Ces défraiements ne sont pas du salaire. Les artistes dramatiques en tournée perçoivent aussi une indemnité vestimentaire de 9,11 € pour un costume de ville et de 12,61 € pour une tenue de soirée, due jusqu'à une rémunération de 268,35 € par jour.

Elles ne relèvent pas de la convention collective mais des annexes 8 et 10 du règlement d'assurance chômage : l'annexe 8 pour les ouvriers et techniciens, l'annexe 10 pour les artistes. Selon France Travail, il faut justifier d'au moins 507 heures de travail ou d'heures assimilées au cours des 12 mois qui précèdent la fin de contrat retenue. Le droit court jusqu'à une date anniversaire fixée 12 mois après cette fin de contrat, date à laquelle la situation est réexaminée. Pour l'ouverture des droits, un cachet est compté pour 12 heures, quelle que soit la qualification. Cette équivalence vaut pour l'assurance chômage, pas pour le calcul du salaire.
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Sources officielles

Toutes les valeurs de cette page ont été vérifiées le 25 septembre 2026 sur les documents suivants :

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