Convention Collective des Entreprises au Service de la Création et de l'Événement 2026 : Grille de Salaires, CDD d'Usage et Droits
Numéro, brochure, codes NAF et texte officiel : voir la fiche technique IDCC 3252. Cette page décrypte les salaires, primes, préavis et droits de la convention.
Technicien son ou lumière, rigger, régisseur, monteur de structures, loueur de chapiteaux, chef de projet en agence événementielle, étalonneur en postproduction, mannequin : tous relèvent désormais d'une seule convention, la convention collective nationale des entreprises au service de la création et de l'événement du 27 juin 2024. Étendue par arrêté du 13 mars 2025, elle s'applique depuis le 1er avril 2025 et porte le numéro IDCC 3252.
C'est une convention jeune, issue de la réunion de trois textes : celui des entreprises techniques du spectacle et de l'audiovisuel (IDCC 2717), celui des exploitants de chapiteaux (IDCC 2519) et celui des agences de mannequins (IDCC 2397). Beaucoup de bulletins de paie, de contrats et de sites affichent encore l'ancien numéro. La nouvelle convention garde une architecture propre au secteur : un tronc commun pour tous, puis six annexes, une par métier, avec leurs grilles, leurs horaires et leurs règles de CDD d'usage.
Vous trouverez ici la grille des dix niveaux, dont les deux premiers sont passés sous le SMIC le 1er juin 2026, les taux horaires des CDD d'usage du spectacle vivant et de l'événement, les conditions dans lesquelles un intermittent doit se voir proposer un CDI, les majorations réelles de nuit et de jours fériés (le dimanche, lui, n'est pas majoré dans le tronc commun), et les règles de rupture, nettement plus favorables que la loi pour le licenciement. Un point d'actualité domine tout le reste : un avenant salaires étendu s'applique au 1er octobre 2026, et son texte n'est pas encore en ligne. Ce que nous n'avons pas pu vérifier figure en clair dans une section dédiée.
Étape 0 : votre entreprise relève-t-elle de l'IDCC 3252 ?
L'article 1.1.1 retient un seul critère : l'activité principale de l'entreprise, commerciale ou associative, en métropole et dans les outre-mer régis par le code du travail. Le texte le dit lui-même : le code NAF attribué par l'Insee « ne constitue qu'une simple présomption ». Six secteurs sont couverts, chacun avec son annexe.
Les confusions les plus fréquentes
L'article 1.2 énumère les entreprises qui restent hors champ parce qu'elles relèvent d'une autre convention étendue. Les frontières les plus délicates sont celles du spectacle et de l'audiovisuel : c'est la nature de l'activité principale qui tranche, pas le métier du salarié.
| Activité de l'employeur | Convention applicable |
|---|---|
| Produire ou diffuser un spectacle (tourneur, producteur, salle privée) | Spectacle vivant privé (IDCC 3090) |
| Théâtre, compagnie, lieu subventionné | Entreprises artistiques et culturelles (IDCC 1285) |
| Produire un film ou une œuvre audiovisuelle | Production cinématographique (IDCC 3097) ou audiovisuelle (IDCC 2642) |
| Exploiter une salle de cinéma | Exploitation cinématographique (IDCC 1307) |
| Agence de publicité | Publicité (IDCC 86) |
| Organiser des foires, salons professionnels et congrès ; concevoir et agencer des stands ; fabriquer des structures métalliques ; sécurité et gardiennage, même spécialisés dans le spectacle | Expressément exclus du champ de l'IDCC 3252 (article 1.2) |
| Louer du son, de la lumière, des structures ou des chapiteaux ; fournir une équipe technique à un producteur | IDCC 3252 |
Le cas de la tournée
Une entreprise qui n'intervient sur une tournée que pour la mise en œuvre technique applique la convention 3252 aux CDD de cette tournée, même si le spectacle relève par ailleurs de la 3090 ou de la 1285 (article 1.3.2). Dans une entreprise à plusieurs activités, un salarié en CDD suit l'annexe de la prestation sur laquelle il travaille, un salarié permanent celle de l'activité principale (article 1.3.1). Le réflexe fiable reste la mention obligatoire du bulletin de paie (article R. 3243-1 du code du travail).
Numéro, brochure et texte officiel : voir la fiche technique IDCC 3252. Les anciennes conventions ont leur fiche historique : IDCC 2717 et IDCC 2397.
Sommaire
- Trois conventions devenues une
- Grille 2026 et les deux niveaux sous le SMIC
- Spectacle vivant et événement : taux horaires
- Simulateur : votre minimum conventionnel
- Classification : dix niveaux, trois critères
- CDD d'usage et intermittents
- Temps de travail et forfaits
- Nuit, fériés, astreintes, repas : ce qui est payé
- Essai, préavis, licenciement, retraite
- Congés et événements familiaux
- Maladie, prévoyance, frais de santé
- Mannequins : l'annexe V
- Ce que nous ne publions pas
- FAQ
- Sources officielles
1. Trois conventions devenues une : ce qui a changé le 1er avril 2025
Le regroupement n'est pas un choix de la branche : il découle de la politique de restructuration des branches professionnelles, qui pousse les petites conventions à fusionner. Le champ des chapiteaux a rejoint celui des entreprises techniques par un accord du 4 décembre 2018, celui des mannequins par un accord du 8 février 2019. Pendant cinq ans, les anciens textes ont coexisté sous un champ commun. La convention du 27 juin 2024 les remplace désormais « de plein droit » (article 11.2), sur le fondement de l'article L. 2261-33 du code du travail.
- 4 décembre 2018 — le champ des propriétaires exploitants de chapiteaux (IDCC 2519) est fusionné avec celui des entreprises techniques (IDCC 2717).
- 8 février 2019 — même opération pour les agences de mannequins (IDCC 2397).
- 27 juin 2024 — signature de la convention unique par le SYNPASE, la FICAM et LEVENEMENT côté employeurs, et par cinq organisations syndicales.
- 13 mars 2025 — étendue par arrêté publié au Journal officiel du 18 mars 2025, avec plusieurs exclusions et réserves.
- 1er avril 2025 — entrée en vigueur (« premier jour du mois suivant » la parution de l'arrêté).
- 1er janvier 2026 — application des articles sur le financement du paritarisme (3.6) et sur la santé et la prévoyance (8.4).
- 4 septembre 2026 — publication de l'arrêté d'extension de l'avenant salaires n° 7 du 1er juin 2026.
- 1er octobre 2026 — date d'effet de l'avenant n° 7 retenue par deux sources spécialisées ; son texte n'est pas encore consultable sur Légifrance.
Deux règles de transition à connaître
Les salariés déjà présents dans une entreprise de l'ex-IDCC 2717 conservent les anciennes règles de départ volontaire à la retraite (article 11.1 II 3°). Et dans les entreprises nouvellement couvertes, l'ancienneté qui déclenche les majorations du minimum de 3 % et 8 % se compte à partir de l'entrée en vigueur de la convention, et non de la date d'embauche (article 11.1 II 4°). Un salarié embauché en 2015 dans une telle entreprise n'atteindra donc les 3 ans qu'en avril 2028.
Source : article 11.1 et article 11.2 de la convention ; mention de fusion portée sur le conteneur de l'IDCC 2717, désormais « non en vigueur ».
2. Grille 2026 étendue : dix niveaux, dont deux rattrapés par le SMIC
La convention fixe un salaire minimum par niveau, identique pour toutes les fonctions d'un même niveau. La grille des fonctions communes (article 7.2) vaut pour les métiers transverses — administration, comptabilité, commercial, informatique, direction — et ses montants mensuels sont repris dans chaque annexe. La seule revalorisation publiée depuis l'entrée en vigueur est celle de l'avenant n° 3 du 22 avril 2025, qui a porté le niveau 1 de 1 801 € à 1 802 € : une mise en conformité plus qu'une hausse. Avec le SMIC du 1er juin 2026, le bas de grille a décroché.
Un avenant salaires s'applique au 1er octobre 2026 — texte non encore publié
L'avenant n° 7 du 1er juin 2026 relatif aux salaires minimaux de branche a été étendu par arrêté du 24 août 2026, publié au Journal officiel du 4 septembre 2026. Il prend effet le premier jour du mois suivant cette publication, soit le 1er octobre 2026 selon deux sources spécialisées concordantes. Au 29 septembre 2026, ni ses montants ni les grilles qu'il modifie ne sont consultables sur Légifrance, et les sources secondaires divergent sur son périmètre (grille des mannequins seule, ou toutes les grilles). Nous ne publierons ses montants qu'une fois le texte officiel en ligne. D'ici là, la grille ci-dessous est celle qui s'applique, avec le SMIC en plancher pour les niveaux 1 et 2.
Grille des fonctions communes — minimum mensuel brut, 35 heures
Les deux premières lignes sont barrées : leur minimum conventionnel est inférieur au SMIC mensuel de 1 867,02 €, qui s'y substitue de plein droit. La colonne de droite mesure l'écart au SMIC, niveau par niveau.
| Niveau | Qualificatif | Statut | Exemples de fonctions communes | Minimum mensuel | Écart au SMIC |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Basique | Non-cadre | Employé administratif, chargé d'accueil, gardien | 1 802 € 1 867,02 €* | − 65,02 € |
| 2 | Élémentaire | Non-cadre | Employé administratif spécialisé | 1 851 € 1 867,02 €* | − 16,02 € |
| 3 | Initial | Non-cadre | Secrétaire, comptable, chargé de planning, assistant communication | 2 007 € | + 139,98 € |
| 4 | Confirmé | Non-cadre | Gestionnaire administratif, technicien informatique | 2 222 € | + 354,98 € |
| 5 | Avancé | Non-cadre | Chargé de projets, graphiste, chargé de communication, technico-commercial | 2 420 € | + 552,98 € |
| 6 | Qualifié | Cadre | Chef de projets, juriste, développeur, chargé de prévention des risques | 2 535 € | + 667,98 € |
| 7 | Expérimenté | Cadre | Chef comptable, contrôleur de gestion, chargé d'affaires, responsable de site | 2 712 € | + 844,98 € |
| 8 | Expert | Cadre | Directeur clientèle, directeur du développement, préventeur | 2 937 € | + 1 069,98 € |
| 9 | Senior | Cadre | Superviseur informatique | 3 163 € | + 1 295,98 € |
| 10 | Directeur | Cadre | Directeur | 3 377 € | + 1 509,98 € |
Source : article 7.2 de la convention, version issue de l'avenant n° 3 du 22 avril 2025 (étendu par arrêté du 4 juin 2026, JORF du 12 juin 2026), grille lue deux fois sur Légifrance le 29 septembre 2026 ; qualificatifs de l'article 7.3. L'article 7.2 est étendu « sous réserve » des textes fixant le SMIC. * Niveaux 1 et 2 : minimum inférieur au SMIC en vigueur depuis le 1er juin 2026 (12,31 €/h, 1 867,02 €/mois pour 35 heures) — c'est le SMIC qui est dû. Écarts calculés par nos soins.
Minimum mensuel de chaque niveau (barres) et SMIC mensuel du 1er juin 2026 (ligne). Les deux premières barres passent sous la ligne.
L'ancienneté relève le minimum, elle ne s'ajoute pas au salaire
L'article 7.2 prévoit qu'un salarié justifiant de 3 années de présence cumulées dans l'entreprise et dans le même poste ne peut être payé moins que le minimum de son niveau majoré de 3 %, et de 8 % après 8 années. Ce n'est pas une prime qui s'ajoute au salaire : c'est un plancher plus haut. Un salarié déjà payé au-dessus n'y gagne rien.
Exemple : au niveau 1, le minimum majoré de 3 % vaut 1 856,06 €, encore sous le SMIC, qui reste dû. À 8 ans, le minimum majoré de 8 % atteint 1 946,16 € et repasse au-dessus. Au niveau 4, les deux paliers donnent 2 288,66 € puis 2 399,76 €. Attention au critère du même poste : une promotion remet le compteur à zéro sur le nouveau poste.
3. Spectacle vivant et événement : les taux horaires des CDD d'usage
L'annexe II est celle des techniciens du spectacle et de l'événement, le cœur historique de l'ex-IDCC 2717. Elle reprend les montants mensuels de la grille commune, mais s'arrête au niveau 8, et ajoute pour les fonctions ouvertes au CDD d'usage un taux horaire minimum. C'est ce taux qui sert pour l'intermittent payé à l'heure ou à la journée sur un montage, un concert ou un salon.
| Niveau | Mensuel (35 h) | Horaire CDD d'usage |
|---|---|---|
| 1 | 1 802 € SMIC* | 12,35 € |
| 2 | 1 851 € SMIC* | 12,70 € |
| 3 | 2 007 € | 13,77 € |
| 4 | 2 222 € | 15,24 € |
| 5 | 2 420 € | 16,60 € |
| 6 | 2 535 € | 17,39 € |
| 7 | 2 712 € | 18,60 € |
| 8 | 2 937 € | pas de CDD d'usage |
Deux constats. D'abord, les taux horaires des CDD d'usage sont tous au-dessus du SMIC horaire de 12,31 €, y compris au niveau 1 : le décrochage ne touche que la grille mensuelle. Ensuite, ramené à l'heure sur 151,67 heures, le mensuel du niveau 3 donne 13,23 € : le taux du CDD d'usage, à 13,77 €, est plus élevé d'environ 4 %, et cet écart se retrouve à chaque niveau. C'est la contrepartie, modeste, de la discontinuité du contrat.
Rappel utile : l'indemnité de fin de contrat de 10 % du code du travail ne s'applique pas aux CDD d'usage (article L. 1243-10). La convention prévoit à la place une indemnité de fin de collaboration, dans des conditions précises (section 6).
Source : article 3.2 de l'annexe II, version issue de l'avenant n° 3 du 22 avril 2025, lue deux fois le 29 septembre 2026. Taux horaire du mensuel (mensuel ÷ 151,67) calculé par nos soins. * SMIC mensuel dû aux niveaux 1 et 2.
Quel niveau pour quel métier technique ?
L'annexe II classe les métiers du plateau sur huit niveaux. Les intitulés ci-dessous sont les principaux métiers repères cités par le texte ; une fonction absente se classe d'après les définitions générales des niveaux (article 7.1.2).
| Niveau | Métiers repères de l'annexe II |
|---|---|
| 1 | Road ou aide de scène, aide son, aide lumière, monteur de structures, aide vidéo, aide décors, magasinier, coursier |
| 2 | Assistant technicien de scène, assistant sonorisateur, poursuiteur, assistant rigger, artificier, assistant électricien de chantier, magasinier cariste, chauffeur |
| 3 | Technicien de scène ou plateau, technicien son, technicien lumière, rigger ou accrocheur, technicien vidéo, technicien de pyrotechnie, électricien de chantier, technicien laser |
| 4 | Régisseur ou régisseur de scène, chef sonorisateur, régisseur lumière, chef de tir, télépilote de drone, décorateur, chef costumier |
| 5 | Chargé de logistique, éclairagiste, pyrotechnicien, concepteur de motorisation asservie, concepteur laser |
| 6 | Concepteur technique, designer son, designer lumière, superviseur de chantier, responsable catering |
| 7 | Directeur technique, régisseur général, directeur de production, directeur logistique |
| 8 | Responsable de service technique |
Exemple chiffré : une semaine de montage en CDD d'usage
Un technicien lumière de niveau 3 est engagé en CDD d'usage pour 38 heures de montage, d'exploitation et de démontage sur un salon. Minimum : 38 × 13,77 € = 523,26 € brut, hors majorations. Si 4 de ces heures tombent entre minuit et 6 heures, elles sont majorées de 25 %, soit 4 × 13,77 € × 25 % = 13,77 € de plus. S'il travaille le 1er mai, chacune de ces heures est payée double. Et une préparation de moins de 4 heures en CDD d'usage est payée 4 heures (article 2 de l'annexe II).
4. Simulateur : votre minimum conventionnel
Choisissez votre niveau et votre ancienneté dans le poste : le simulateur applique la grille de l'avenant n° 3, la majoration de 3 % ou 8 %, place le SMIC en plancher quand le minimum est passé dessous, et compare au salaire de base que vous saisissez. Pour un CDD d'usage de l'annexe II, choisissez le mode horaire.
Minimum conventionnel — grille de l'avenant n° 3, en vigueur au 29/09/2026
Saisissez le salaire de base, hors heures supplémentaires, majorations, paniers et indemnités de trajet : ils ne comptent pas dans la comparaison au minimum.
Constantes du 29/09/2026 : grille de l'article 7.2 et de l'annexe II (avenant n° 3 du 22/04/2025) ; SMIC 12,31 €/h et 1 867,02 €/mois depuis le 01/06/2026 ; net estimé avec un coefficient de 0,78. L'avenant n° 7, applicable au 01/10/2026, n'est pas intégré faute de texte publié. Résultat indicatif.
5. Classification : dix niveaux, trois critères, pas de coefficients
La convention a abandonné les coefficients et les catégories ouvrier, ETAM et cadre au sens classique. Elle range chaque fonction sur dix niveaux, qualifiés de « basique » à « directeur », et répute cadres toutes les fonctions à partir du niveau 6 (article 7.1.1). Au-dessus, un niveau « hors catégorie » couvre le management général. Il existe deux grilles : celle des fonctions communes, et une grille propre à chaque secteur, dans son annexe (article 7.1.3).
Responsabilité
« La (ou les) mission(s) confiée(s) par délégation au salarié sur un ou plusieurs domaines d'action. »
Autonomie
La latitude de décider et d'agir dont dispose le salarié dans l'exercice de ses missions.
Compétence
« L'ensemble des savoirs et savoir-faire techniques et d'encadrement requis. »
En pratique, la question à se poser est d'abord celle de la grille : un comptable d'une société de location de son se classe dans la grille commune, un technicien son de la même société dans celle de l'annexe II. Le niveau vient ensuite, d'après le métier repère le plus proche. Si votre fiche de poste ne correspond à aucun métier repère, ce sont les définitions des trois critères (article 7.3) qui départagent, et un désaccord se discute sur le contenu réel du poste, pas sur son intitulé.
Devenir cadre au niveau 6 : ce que ça change
Le passage au niveau 6 fait basculer le préavis à 3 mois (4 mois à partir de 50 ans), la période d'essai à 3 mois renouvelable, et la cotisation de prévoyance à la charge exclusive de l'employeur (0,79 % de la tranche 1). Le forfait jours, lui, est ouvert dès le niveau 4 : il n'est pas réservé aux cadres dans cette convention.
Source : article 7.1 et article 7.3 de la convention.
6. CDD d'usage et intermittents : un cadre plus strict qu'on ne le croit
Le spectacle, l'action culturelle, l'audiovisuel et la production cinématographique figurent dans la liste réglementaire des secteurs où le CDD d'usage est autorisé (article D. 1242-1 du code du travail, qui s'applique aux contrats visés par l'article L. 1242-2). La convention en encadre fortement l'usage : il ne suffit pas d'être dans le secteur, il faut que la fonction soit de celles pour lesquelles « il est d'usage constant de ne pas recourir au CDI » (article 4.3.1). Ces fonctions sont signalées une à une dans les grilles des annexes.
Les conditions cumulatives
- une fonction ouverte au CDD d'usage dans la grille de l'annexe ;
- une entreprise titulaire de la certification sociale exigée par la branche : CNCS pour le cinéma et l'audiovisuel, CNL pour les autres secteurs ;
- jamais de contrat de moins de 4 heures ;
- le salarié n'a pas besoin de relever des annexes VIII ou X de l'assurance chômage.
Les fonctions exclues
Administration et gestion, vente et représentation commerciale, tirage et développement photochimiques, restauration argentique et stockage, exploitation des régies de diffusion, fabrication de matériel pour le négoce, location de matériel au comptoir, maintenance et entretien courant du matériel, décoration d'intérieur. Pour ces postes, c'est le CDI ou le CDD de droit commun.
Période d'essai, CDI obligatoire, fin de collaboration
Trois mécanismes protègent l'intermittent qui travaille régulièrement pour la même entreprise. Le plus important est la proposition obligatoire de CDI : elle transforme une pratique d'embauche au contrat en une obligation chiffrée.
| Mécanisme | Règle de la convention | Article |
|---|---|---|
| Période d'essai du CDD d'usage | Aucune pour un contrat de moins d'une semaine ; 2 semaines d'une semaine à 6 mois ; 1 mois au-delà | 4.3.2 |
| Proposition de CDI | Obligatoire dans les 2 mois dès 152 jours de travail par an et 1 216 heures sur chacune des deux dernières années civiles ; réponse du salarié sous 15 jours calendaires | 4.3.3 |
| Fin de collaboration | Après 3 ans à ce rythme : prévenance d'un mois (ou un mois de salaire) et indemnité de 20 % du salaire mensuel moyen brut par année | 4.3.4 |
Source : articles 4.3.1 à 4.3.4 de la convention ; certification sociale : accord du 18 juin 2010, maintenu par l'article 11.2.
Congés payés et protection sociale des intermittents
Les salariés en CDD d'usage de l'annexe II sont affiliés à la Caisse des congés spectacles, qui leur verse l'indemnité de congés payés à la place de l'employeur. Et les intermittents relevant des annexes VIII et X sont exclus des régimes de santé et de prévoyance de la convention (article 8.4.1) : ils sont couverts par des accords interbranches propres au spectacle.
7. Temps de travail : des journées longues, mais bornées
Un montage de salon ou un concert ne s'organise pas en tranches de 7 heures. La convention l'admet et fixe des bornes précises. La durée de référence reste de 35 heures, avec un maximum de 48 heures sur une même semaine et de 44 heures en moyenne sur 12 semaines, et 10 heures par jour. Pour les fonctions signalées dans les grilles (continuité de service, direct, Fashion Week…), la journée peut aller jusqu'à 12 heures de travail effectif, et le repos quotidien descendre à 9 heures, au plus deux fois par semaine civile, avec une récupération équivalente.
| Thème | Règle conventionnelle | Article |
|---|---|---|
| Durées maximales | 10 h par jour (12 h pour les fonctions signalées), 48 h sur une semaine, 44 h en moyenne sur 12 semaines ; moins de 18 ans : 8 h par jour, 35 h par semaine | 5.1.1, 5.5.1 |
| Repos | 11 h consécutives par jour (9 h par dérogation, avec récupération) ; 35 h consécutives par semaine, en principe le dimanche | 5.1.2, 5.5.3 |
| Temps de disponibilité | Entre 12 h et 15 h d'amplitude : rémunération majorée d'au moins 50 % ou repos équivalent, au plus 2 jours par semaine civile | 5.5.4 |
| Heures supplémentaires | Contingent annuel de 230 heures ; majoration de 25 % de la 36e à la 43e heure, 50 % au-delà ; délai de prévenance de 48 h | 5.6.1, 5.6.2 |
| Au-delà du contingent | Contrepartie en repos de 30 min par heure jusqu'à 20 salariés, 1 h au-delà | 5.6.3 |
| Horaire collectif au-delà de 35 h | Jours de RTT : 6 jours à 36 h, 12 à 37 h, 18 à 38 h, 24 à 39 h | 5.7.1 |
| Annualisation | Seuil de 1 607 h, plafond de 46 h en haute période | 5.7.2 |
| Pause | 20 minutes consécutives dès 6 heures de travail, non rémunérées | 5.3.1 |
Source : titre V de la convention, notamment l'article 5.1.1 et l'article 5.6.2. Les majorations d'heures supplémentaires reprennent le barème légal de l'article L. 3121-36.
Forfaits en heures et en jours
Le forfait annuel en jours est ouvert dès le niveau 4, aux salariés autonomes, sur une base de 218 jours. Sa contrepartie est chiffrée : la rémunération ne peut être inférieure au minimum de la catégorie majoré de 20 %, et jamais au minimum du niveau 4 majoré de 20 %, soit 2 666,40 € brut par mois. Le salarié peut renoncer à des jours de repos jusqu'à 235 jours, avec une majoration d'au moins 10 %. Le forfait annuel en heures, également dès le niveau 4, se situe entre 1 607 et 1 787 heures. Enfin, le contrat sans référence horaire est réservé aux cadres dirigeants de niveau 10 ou hors catégorie payés plus de 140 % du minimum du niveau 10, soit plus de 4 727,80 € par mois.
Source : article 5.7.3 de la convention. Montants en euros calculés par nos soins sur la grille de l'avenant n° 3.
8. Nuit, fériés, astreintes, repas : ce que la convention paie, et ce qu'elle ne paie pas
C'est la section où circulent le plus d'idées fausses. Dans une branche où l'on travaille le soir, le week-end et les jours fériés par nature, la convention a fait des choix nets : elle majore la nuit profonde et trois jours fériés, elle indemnise l'astreinte et les longs trajets, mais elle traite le dimanche et la plupart des jours fériés comme des jours de travail ordinaires.
| Situation | Ce que prévoit la convention | Article |
|---|---|---|
| Heures de nuit | + 25 % pour les heures entre minuit et 6 h (travail de nuit occasionnel comme régulier). La période de nuit va de minuit à 7 h dans le spectacle, le cinéma et l'audiovisuel, de 22 h à 7 h ailleurs | 5.8.1 à 5.8.3 |
| Travailleur de nuit régulier | 2 jours de repos par tranche de 375 heures de nuit, pause de 30 min par 6 h | 5.8.3 |
| Dimanche | Aucune majoration dans le tronc commun ; + 25 % dans l'annexe I (cinéma, audiovisuel) seulement | 5.1.2 ; annexe I |
| Jours fériés | Jours normaux de travail, sauf 1er janvier, 1er mai et 25 décembre : + 100 %, pour tous les contrats | 6.2.2 |
| Astreinte | Indemnité d'au moins 25 % du salaire journalier brut de base ; demi-journée de repos tous les 2 jours d'astreinte ; prévenance de 2 semaines ; 5 jours consécutifs au plus | 5.5.5 |
| Panier repas | Au moins 9,90 € par repas pris hors des locaux, sauf repas fourni gratuitement ou titres-restaurant | 5.3.2 |
| Trajet vers un lieu inhabituel | Au-delà de 3 h de trajet cumulées dans la journée : indemnité égale au salaire minimum horaire par heure au-delà de 3 h, ou récupération, dans la limite de 8 h indemnisées par jour | 5.2.2 |
| Hébergement | À fournir si le retour n'est pas organisé et que le domicile est à plus de 50 km | 5.3.3 |
| Déplacement professionnel | Temps de travail effectif | 5.2.3 |
Source : titre V de la convention, article 5.8.3, article 5.3.2, article 5.2.2 et article 6.2.2.
Ce qui existe
La majoration du minimum de 3 % et 8 % à l'ancienneté, le forfait jours à + 20 %, la nuit à + 25 %, trois jours fériés à + 100 %, l'astreinte, le temps de disponibilité à + 50 %, le panier de 9,90 €, l'indemnité de trajet au-delà de 3 heures, l'indemnité de fin de collaboration des CDD d'usage.
Ce que nous n'avons trouvé dans aucun article
Ni 13e mois, ni prime de fin d'année, ni prime de vacances, ni prime d'ancienneté distincte du minimum, ni majoration du dimanche dans le tronc commun, ni congé d'ancienneté. Un accord d'entreprise ou le contrat peuvent en prévoir : vérifiez-les avant de conclure.
Pour chiffrer une nuit ou un dimanche travaillé à partir de votre taux horaire, le calculateur d'heures majorées applique les taux que vous saisissez : renseignez 25 % pour la nuit, 0 % pour le dimanche hors annexe I.
9. Essai, préavis, licenciement, retraite : une rupture mieux indemnisée que la loi
Sur la rupture du CDI, la convention est plus généreuse que le code du travail sur presque tous les points : préavis allongé après 50 ans, deux heures par jour pour chercher un emploi, indemnité de licenciement à 30 % de mois par année au lieu de 25 %, départ volontaire à la retraite ouvert dès 5 ans d'ancienneté.
Période d'essai du CDI
| Niveaux | Initiale | Renouvellement | Maximum |
|---|---|---|---|
| 1 et 2 | 1 mois | 1 mois | 2 mois |
| 3 à 5 | 2 mois | 2 mois | 4 mois |
| 6 et 7 | 3 mois | 3 mois | 6 mois |
| 8 à 10 | 4 mois | 3 mois | 7 mois |
Le renouvellement exige un écrit et l'accord des deux parties. Le texte prévoit de déduire les contrats conclus auparavant avec le salarié sur le même poste : un intermittent embauché en CDI sur le poste qu'il occupait en CDD d'usage voit son essai réduit d'autant. Les maxima légaux de l'article L. 1221-19 restent le plafond. Délai de prévenance : 24 h avant 8 jours de présence, 48 h jusqu'à un mois, puis 2 semaines et 1 mois pour une rupture par l'employeur.
Préavis de démission et de licenciement
| Statut | Âge | Ancienneté de moins de 2 ans | Ancienneté de 2 ans ou plus |
|---|---|---|---|
| Non-cadre (niveaux 1 à 5) | Moins de 50 ans | 1 mois | 2 mois |
| Non-cadre (niveaux 1 à 5) | 50 ans ou plus | 2 mois | 3 mois |
| Cadre (niveaux 6 à 10) | Moins de 50 ans | 3 mois | 3 mois |
| Cadre (niveaux 6 à 10) | 50 ans ou plus | 4 mois | 4 mois |
Les mêmes durées valent pour la démission et pour le licenciement. Pendant le préavis, le salarié dispose de deux heures par jour pour rechercher un emploi, sans réduction de salaire. Le préavis légal de l'article L. 1234-1 est donc dépassé dans tous les cas.
Source : article 4.1.2 (période d'essai, relu le 29/09/2026) et article 4.1.3 de la convention.
Indemnité de licenciement
L'indemnité est due dès 8 mois d'ancienneté ininterrompue, sauf faute grave ou lourde. Elle vaut 30 % d'un mois de salaire par année de la 1re à la 10e année, puis, à partir de la 11e, 50 % par année pour un licenciement économique et 40 % pour tout autre motif, avec un plafond de 12 mois. Le salaire de référence est le plus favorable entre la moyenne des 12 et des 3 derniers mois. Le barème légal de l'article R. 1234-2 prévoit un quart de mois par année jusqu'à 10 ans et un tiers au-delà.
Exemple chiffré
Une régisseuse licenciée pour motif personnel après 12 ans, avec un salaire de référence de 2 400 € : 10 × 30 % + 2 × 40 % = 3,8 mois, soit 9 120 €. Le barème légal donnerait 10 × 1/4 + 2 × 1/3 = 3,17 mois, soit 7 600 €. Pour un licenciement économique, la convention monte à 10 × 30 % + 2 × 50 % = 4 mois, soit 9 600 €.
Simulateur : indemnité conventionnelle de licenciement
Article 4.1.3 B de la convention ; barème légal R. 1234-2 pour la comparaison. Pas d'indemnité en cas de faute grave ou lourde. Résultat indicatif, hors cas particuliers.
Départ et mise à la retraite
Le salarié qui part volontairement à la retraite perçoit 1 mois de salaire de 5 à 14 ans d'ancienneté, 2 mois de 15 à 19 ans, 3 mois de 20 à 29 ans et 4 mois à partir de 30 ans. C'est nettement plus que le barème légal, qui ne démarre qu'à 10 ans avec un demi-mois et plafonne à 2 mois à 30 ans. Rappel : les salariés déjà présents dans une entreprise de l'ex-IDCC 2717 conservent leurs anciennes règles. L'employeur, lui, ne peut mettre un salarié à la retraite qu'à partir de 67 ans et avec son accord jusqu'à 70 ans ; il verse alors le préavis et l'indemnité de licenciement.
Dernier point de la rupture : la clause de non-concurrence, si le contrat en prévoit une, est limitée à 18 mois sous le niveau 5 et 24 mois à partir du niveau 5, avec une contrepartie d'au moins 25 % du salaire de base (20 % au-delà de 18 mois). L'employeur peut la lever dans les 15 jours.
10. Congés et événements familiaux : un barème généreux, avec une exception récente
Pour les congés payés, la convention renvoie au code du travail : acquisition du 1er juin au 31 mai, prise obligatoirement incluse entre le 1er mai et le 31 octobre, report de 15 mois en cas d'arrêt maladie, sans jour supplémentaire conventionnel (article L. 3141-3 pour l'acquisition). Pour les événements familiaux, en revanche, elle améliore la loi sur plusieurs lignes, sans condition d'ancienneté.
| Événement | Convention (jours ouvrables) | Code du travail | Ce qui s'applique |
|---|---|---|---|
| Mariage ou PACS du salarié | 4 j | 4 j | 4 j |
| Mariage d'un enfant | 2 j | 1 j | 2 j (convention) |
| Mariage d'un frère ou d'une sœur | 1 j | — | 1 j (convention) |
| Naissance ou adoption | 3 j | 3 j | 3 j |
| Décès du conjoint, concubin ou partenaire de PACS | 5 j | 3 j | 5 j (convention) |
| Décès d'un enfant de moins de 25 ans, ou lui-même parent | 14 j | 14 j | 14 j |
| Décès d'un enfant de 25 ans ou plus | 12 j | 12 j | 12 j |
| Décès d'un parent, beau-parent, frère ou sœur | 3 j | 3 j | 3 j |
| Décès d'un petit-enfant ou d'un grand-parent | 1 j | — | 1 j (convention) |
| Annonce du handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer d'un enfant | 5 j | 10 j depuis le 14/06/2026 | 10 j (loi) |
| Déménagement (une fois tous les 5 ans) | 1 j | — | 1 j (convention) |
Source : article 6.3 de la convention ; article L. 3142-4 du code du travail dans sa version en vigueur depuis le 14 juin 2026 (loi n° 2026-492 du 12 juin 2026).
La convention est passée sous la loi sur une ligne
Depuis le 14 juin 2026, l'annonce d'un handicap, d'une pathologie chronique ou d'un cancer chez un enfant ouvre 10 jours au minimum légal, contre 5 dans la convention, signée avant cette réforme. C'est la loi, plus favorable, qui s'applique. Le congé pour enfant malade reste, lui, non rémunéré : 3 jours par an pour un ou deux enfants de moins de 16 ans, 5 jours à partir de trois (article 6.5). Le congé de paternité suit le régime légal : 3 jours ouvrés rémunérés, puis 4 et 21 jours calendaires.
11. Maladie, prévoyance, frais de santé : un maintien à 100 % dès un an
Le maintien de salaire en cas de maladie est l'un des points forts du texte. Dès un an d'ancienneté, le salarié est payé à 100 % après seulement 3 jours de carence, là où le minimum légal de l'article L. 1226-1 prévoit une carence de 7 jours et un complément de 90 % puis des deux tiers. Au-delà de 5 ans, la carence disparaît.
| Ancienneté | Carence | Maintien sur 12 mois |
|---|---|---|
| Moins d'1 an | — | Aucun maintien conventionnel |
| De 1 à 5 ans | 3 premiers jours de chaque arrêt | 60 jours à 100 %, puis 30 jours à 75 % |
| Plus de 5 ans | Aucune | 90 jours à 100 % |
| Accident du travail, maladie professionnelle | Aucune | 90 jours à 100 % |
Le maintien porte sur la rémunération brute mensuelle fixe, hors éléments variables, sous déduction des indemnités journalières de la Sécurité sociale et de la prévoyance, sans pouvoir dépasser le net qu'aurait perçu le salarié. La prévoyance prend le relais à partir du 91e jour.
Source : article 8.2.1 (relu le 29/09/2026 ; tableau étendu sous réserve des articles L. 1226-1, D. 1226-1 et D. 1226-2) et article 8.2.2 de la convention.
Frais de santé
Dès le premier jour de présence. Cotisation de 1,10 % du plafond mensuel de la Sécurité sociale (0,78 % en Alsace-Moselle), répartie à parts égales. Portabilité jusqu'à 12 mois.
Prévoyance
Incapacité : 100 % du 91e au 180e jour, 80 % ensuite. Invalidité : 80 % ou 45 %. Décès : capital de 200 %, + 25 % par enfant à charge. Cotisation sur la tranche 1 : 0,395 % salarié + 0,395 % employeur pour les non-cadres, 0,79 % employeur pour les cadres.
Fonds de solidarité
Financé par 2 % des cotisations santé et prévoyance, géré par Audiens Santé Prévoyance depuis le 1er juin 2025 (avenant n° 4 du 5 décembre 2025). Intermittents et mannequins sont hors de ces régimes.
Source : article 8.4.2, article 8.4.3 (relu le 29/09/2026) et article 8.4.4, applicables depuis le 1er janvier 2026. La formation professionnelle relève de l'AFDAS, opérateur de compétences unique de la branche (article 10.1.1).
12. Mannequins : l'annexe V, un régime à part
Les agences de mannequins sont entrées dans la convention avec leur propre logique : des rémunérations à l'heure et à la journée selon la catégorie de prestation, et une protection sociale spécifique. Les mannequins relèvent exclusivement de l'annexe V (article 1.1.2) ; les salariés permanents des agences, eux, suivent le tronc commun. L'ancienne convention des mannequins, l'IDCC 2397, n'est plus en vigueur.
| Prestation (mannequins adultes) | À l'heure | À la journée |
|---|---|---|
| Essayages techniques | 81,05 € | 405,25 € |
| Catégorie 1 | 111,75 € | 558,75 € |
| Catégorie 4 | 218,40 € | 1 092 € |
Source : avenant n° 2 du 22 janvier 2025 (revalorisation de 1,3 % pour les adultes et de 2 % pour les moins de 16 ans), en vigueur au 1er juin 2025 selon Légifrance. Trois lignes extraites de la grille ; les autres catégories ne sont pas publiées ici.
Deux textes récents complètent l'annexe. L'avenant n° 6 du 17 décembre 2025, en vigueur au 1er septembre 2026, organise un versement santé proportionnel aux heures travaillées, puisque les mannequins sont exclus du régime de frais de santé de la branche. L'avenant n° 5 du même jour crée une reconnaissance du mannequin régulier à partir de 150 heures par an, avec effet au 1er janvier 2027. Enfin, selon une source spécialisée, l'avenant salaires n° 7 applicable au 1er octobre 2026 porterait sur la grille de l'annexe V : c'est précisément le point que le texte officiel devra confirmer.
13. Ce que nous ne publions pas, et pourquoi
Une grille de salaires ne s'estime pas : elle est publiée par avenant, ou elle ne s'écrit pas. Voici ce que nous n'avons pas pu vérifier sur une source primaire au 29 septembre 2026, et que nous préférons signaler plutôt que deviner.
- Les montants et le périmètre de l'avenant n° 7 du 1er juin 2026 : étendu, applicable au 1er octobre 2026, mais absent de Légifrance. Cette page sera mise à jour dès sa publication.
- Le détail des grilles des annexes I, III, IV et VI fonction par fonction, et la grille complète des mannequins : seuls les montants mensuels communs et les taux de l'annexe II sont publiés ici.
- Le temps partiel : l'article 5.9.1 a été exclu de l'extension comme contraire à l'article L. 3123-19, et les articles suivants n'ont pas été vérifiés.
- Les indemnités de grand déplacement au-delà du panier et de l'hébergement, et la contribution conventionnelle de formation.
- La frontière avec les prestataires de services du tertiaire, les traiteurs et le tourisme, que la convention ne traite pas expressément.
- L'absence de 13e mois : aucun des articles lus n'en prévoit, mais la recherche plein texte de Légifrance était indisponible lors de notre vérification.
FAQ — Convention création et événement
Les sept questions les plus posées sur l'IDCC 3252, avec des réponses datées du 29 septembre 2026.
Sources officielles
Toutes les valeurs de cette page ont été vérifiées le 29 septembre 2026 sur les documents suivants :
- Convention collective nationale des entreprises au service de la création et de l'événement du 27 juin 2024 (IDCC 3252) — texte de base. Signée par le SYNPASE, la FICAM et LEVENEMENT côté employeurs, par le SFA CGT, le SYNPTAC CGT, la FASAP FO, la F3C CFDT et le SNAJ CFTC côté salariés.
- Extension : arrêté du 13 mars 2025 (JORF du 18 mars 2025), avec exclusion de l'article 5.9.1 et réserves sur les articles 1.2, 3.2.5, 4.1.3 D, 6.4.1 A, 6.4.2 A, 8.1.3 et 8.2.1. Entrée en vigueur au 1er avril 2025.
- Avenant n° 3 du 22 avril 2025 (grilles, niveau 1 porté à 1 802 €), étendu par arrêté du 4 juin 2026 (JORF du 12 juin 2026) ; grilles de l'article 7.2 et de l'article 3.2 de l'annexe II, lues deux fois.
- Arrêté du 24 août 2026 portant extension de l'avenant n° 7 du 1er juin 2026 relatif aux salaires minimaux de branche (JORF n° 0206 du 4 septembre 2026, BOCC 2026/28).
- Avenant n° 2 du 22 janvier 2025 (salaires des mannequins) ; avenants n° 4 (fonds de solidarité), n° 5 et n° 6 (mannequins) du 5 et du 17 décembre 2025.
- Articles lus : 1.1.1, 1.1.2, 1.2, 1.3.1, 1.3.2 (champ) ; 4.1.2 à 4.1.4, 4.3.1 à 4.3.4 (contrats) ; 5.1 à 5.8 (temps de travail) ; 6.1 à 6.5 (congés) ; 7.1 à 7.3 (classification, salaires) ; 8.2 à 8.4 (maladie, prévoyance, santé) ; 10.1.1 (formation) ; 11.1 et 11.2 (entrée en vigueur, conventions remplacées).
- Conventions remplacées : IDCC 2717 et IDCC 2397, affichées « non en vigueur » sur Légifrance.
- SMIC : arrêté du 22 mai 2026 (JORF du 24 mai 2026), 12,31 €/h et 1 867,02 €/mois au 1er juin 2026.
- Code du travail pour les comparaisons légales : articles L. 1221-19, L. 1234-1, R. 1234-2, L. 1226-1, L. 3121-36, L. 3142-4 et D. 1237-1 (indemnité de départ à la retraite).
- code.travail.gouv.fr — ministère du Travail, fiche de la convention.