Article L1243-10 · En vigueur

Article L1243-10 — Exclusions de l'indemnité de fin de contrat (prime de précarité)

L'article L1243-10 énumère les cas où l'indemnité de fin de contrat (prime de précarité de 10 %) n'est pas due : contrats saisonniers ou d'usage, jobs d'été des jeunes, refus d'un CDI équivalent, et rupture imputable au salarié (initiative, faute grave, force majeure).

Ce que dit l'article L1243-10

Texte officiel en vigueur depuis le 01/05/2008 :

L'indemnité de fin de contrat n'est pas due :

1° Lorsque le contrat est conclu au titre du 3° de l'article L. 1242-2 ou de l'article L. 1242-3, sauf dispositions conventionnelles plus favorables ;

2° Lorsque le contrat est conclu avec un jeune pour une période comprise dans ses vacances scolaires ou universitaires ;

3° Lorsque le salarié refuse d'accepter la conclusion d'un contrat de travail à durée indéterminée pour occuper le même emploi ou un emploi similaire, assorti d'une rémunération au moins équivalente ;

4° En cas de rupture anticipée du contrat due à l'initiative du salarié, à sa faute grave ou à un cas de force majeure.

Source : Légifrance

Nature
Partie législative
Partie II
Les relations collectives de travail
Livre
Livre II
Titre
Titre IV — Contrat de travail à durée déterminée
Chapitre
Chapitre III — Rupture anticipée, échéance du terme et renouvellement du contrat
Section
Section 2 — Échéance du terme du contrat et poursuite après échéance

L'article L1243-10 énumère les cas où l'indemnité de fin de contrat (la « prime de précarité » de 10 %) n'est pas due à l'issue d'un CDD : contrats saisonniers ou d'usage, jobs d'été des jeunes, refus d'un CDI, ou rupture imputable au salarié.

Ce que dit l'article L1243-10

Texte officiel en vigueur depuis le 1er mai 2008 :

L'indemnité de fin de contrat n'est pas due :
1° Lorsque le contrat est conclu au titre du 3° de l'article L. 1242-2 ou de l'article L. 1242-3, sauf dispositions conventionnelles plus favorables ;
2° Lorsque le contrat est conclu avec un jeune pour une période comprise dans ses vacances scolaires ou universitaires ;
3° Lorsque le salarié refuse d'accepter la conclusion d'un contrat de travail à durée indéterminée pour occuper le même emploi ou un emploi similaire, assorti d'une rémunération au moins équivalente ;
4° En cas de rupture anticipée du contrat due à l'initiative du salarié, à sa faute grave ou à un cas de force majeure.

Source : Légifrance

En clair, qu'est-ce que ça veut dire ?

À la fin d'un CDD, le salarié perçoit en principe une indemnité de fin de contrat égale à 10 % de la rémunération brute totale (article L1243-8). L'article L1243-10 dresse la liste des exceptions où cette prime n'est pas versée :

  • contrats saisonniers ou d'usage (3° de l'article L1242-2) et contrats spécifiques de l'article L1242-3, sauf accord plus favorable ;
  • jobs d'été des jeunes scolaires ou étudiants, pendant leurs vacances ;
  • refus d'un CDI proposé sur le même emploi ou un emploi similaire, à rémunération au moins équivalente ;
  • rupture imputable au salarié : à son initiative, pour faute grave, ou cas de force majeure.

À retenir : une convention collective peut prévoir le versement de la prime même dans les cas exclus (notamment pour les saisonniers). Vérifiez toujours votre accord de branche.

Qui est concerné ?

  • Les salariés en CDD, pour savoir s'ils ont droit à la prime de précarité.
  • Les employeurs, qui doivent identifier les cas d'exclusion.
  • Les jeunes en job d'été et les saisonniers, particulièrement concernés.

Ce que cela implique en pratique

SituationPrime de précarité
CDD « classique » arrivé à termeDue (10 %)
Contrat saisonnier ou d'usageNon due (sauf accord plus favorable)
Job d'été d'un jeune scolariséNon due
Refus d'un CDI équivalentNon due
Rupture par le salarié / faute grave / force majeureNon due

Bon à savoir

Le caractère limitatif de ces exclusions est important : en dehors des cas listés par l'article L1243-10, la prime de précarité reste due. Pour estimer le montant de l'indemnité de fin de contrat, un simulateur peut être utile.

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Cas pratiques

Cas n°1 — Job d'été d'un étudiant

Un étudiant travaille en CDD pendant ses vacances universitaires. En application du 2° de l'article L1243-10, l'indemnité de fin de contrat ne lui est pas due, ce contrat étant conclu sur une période comprise dans ses vacances scolaires ou universitaires.

Cas n°2 — Refus d'un CDI

À l'issue de son CDD, un salarié refuse une proposition de CDI portant sur le même emploi, avec une rémunération au moins équivalente. Conformément au 3° de l'article L1243-10, il perd le bénéfice de la prime de précarité.

Cas n°3 — Saisonnier et accord plus favorable

Un salarié saisonnier n'a pas droit à la prime au titre du 1° de l'article L1243-10. Toutefois, sa convention collective prévoit son versement : les dispositions conventionnelles plus favorables s'appliquent, et la prime lui est alors due.

Questions fréquentes

Pour les contrats saisonniers ou d'usage (3° de l'article L1242-2) et ceux de l'article L1242-3, les jobs d'été des jeunes scolaires ou étudiants, le refus d'un CDI sur le même emploi à rémunération au moins équivalente, et la rupture due à l'initiative du salarié, à sa faute grave ou à un cas de force majeure.

En principe non, au titre du 1° de l'article L1243-10. Mais une convention collective peut prévoir des dispositions plus favorables imposant son versement.

Oui, si le CDI proposé porte sur le même emploi ou un emploi similaire, assorti d'une rémunération au moins équivalente. Le refus du salarié l'exclut alors du bénéfice de l'indemnité.

Non. La rupture anticipée due à l'initiative du salarié, à sa faute grave ou à un cas de force majeure exclut le versement de l'indemnité de fin de contrat.

Oui. En dehors des cas listés par l'article L1243-10, l'indemnité de fin de contrat de 10 % (article L1243-8) reste due au salarié.
Cet article a une vocation pédagogique. Pour toute application concrète à votre situation, référez-vous au texte officiel sur Légifrance et, si nécessaire, consultez un professionnel du droit social.
Page mise à jour le 17/06/2026.