Convention collective nationale des industries textiles
L'IDCC 18 régit les salariés des industries textiles (filature, tissage, ennoblissement, textiles techniques). Repères pratiques sur le travail posté, les risques chimiques et les poussières de coton.
Présentation
La convention collective nationale des industries textiles (IDCC 18) est l'une des plus anciennes conventions de l'industrie française, signée le 1er février 1951. Elle régit les salariés des entreprises de production textile : filature, tissage, ennoblissement (teinture, impression, apprêt), fabrication de textiles techniques et non-tissés.
Champ d'application
- la filature (transformation des fibres en fils) ;
- le tissage et le tricotage ;
- l'ennoblissement textile (teinture, impression, apprêts, finition) ;
- la fabrication de textiles techniques, non-tissés et textiles à usage industriel ;
- la moulinage et la préparation des fibres.
La confection et l'habillement (couture, prêt-à-porter) relèvent en principe de conventions distinctes (industries de l'habillement). La maille et certaines activités spécifiques peuvent disposer de textes propres.
Catégories couvertes
Ouvriers (fileurs, tisserands, teinturiers, conducteurs de machines), techniciens et agents de maîtrise (chefs d'atelier, contrôleurs qualité), cadres (responsables de production, R&D, qualité). Classification par coefficients.
Spécificités notables
- Travail posté fréquent (continu sur certaines lignes de filature et tissage), avec primes spécifiques ;
- Risques chimiques en ennoblissement : teintures, solvants, apprêts — captage, ventilation, EPI, suivi médical renforcé ;
- Bruit et poussières : ateliers de filature et tissage bruyants et empoussiérés (poussières de coton, byssinose historique), protection auditive et respiratoire ;
- Chaleur et humidité dans certains procédés (teinture) ;
- Secteur en mutation : forte concurrence internationale, recentrage sur le textile technique et haut de gamme, accompagnement par la formation ;
- Prévoyance et frais de santé de branche.
Pour les montants exacts, consultez la version en vigueur sur Légifrance.
Champ d'application
Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :
13.10Z 13.20Z 13.30Z 13.91Z 13.92Z 13.93Z 13.94Z 13.95Z 13.96Z 13.99Z
Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.
Points clés
- IDCC 18 : convention collective nationale des industries textiles, signée le 1er février 1951.
- Champ couvert : filature, tissage, tricotage, ennoblissement (teinture, impression, apprêts), textiles techniques et non-tissés.
- Hors champ : confection et habillement (conventions distinctes), certaines activités de maille spécifiques.
- Catégories : ouvriers (fileurs, tisserands, teinturiers), techniciens et agents de maîtrise, cadres.
- Travail posté fréquent (continu sur filature et tissage), avec primes spécifiques.
- Risques chimiques en ennoblissement (teintures, solvants, apprêts) : captage, ventilation, EPI, suivi médical renforcé.
- Bruit et poussières : protection auditive et respiratoire (poussières de coton, risque historique de byssinose).
- Secteur en mutation : recentrage sur le textile technique et haut de gamme.
- Vérification du rattachement : bulletin de paie obligatoire mentionnant la convention (article R3243-1 du Code du travail).
Cas pratiques
Cas n° 1 — Teinturier exposé aux produits chimiques
Un opérateur d'ennoblissement manipule des colorants et des produits d'apprêt. L'employeur doit évaluer le risque chimique au DUERP, mettre en place captage à la source et ventilation, fournir les EPI adaptés (gants, protection respiratoire), tenir à disposition les fiches de données de sécurité et organiser un suivi médical renforcé pour les agents exposés à des substances dangereuses (articles R.4412-1 et suivants du Code du travail). Certaines pathologies (dermatoses, allergies) peuvent être reconnues comme maladies professionnelles.
Cas n° 2 — Poussières de coton et risque respiratoire
Une ouvrière de filature travaille dans une atmosphère chargée en poussières de coton. L'exposition prolongée peut entraîner des troubles respiratoires (la byssinose est une maladie professionnelle historiquement reconnue, tableau 66 bis du régime général). L'employeur doit mesurer l'empoussièrement, mettre en place une aspiration efficace, fournir des protections respiratoires et organiser une surveillance médicale. L'inscription des résultats au DUERP et la traçabilité des expositions sont obligatoires.
Cas n° 3 — Travail posté en continu et repos
Un conducteur de machine travaille en équipes successives sur une ligne de tissage en continu. Le travail de nuit ouvre droit à des majorations conventionnelles et à un suivi médical renforcé (article L.3122-11 du Code du travail). Les repos quotidien (11 heures consécutives) et hebdomadaire (35 heures consécutives) doivent être respectés. Les heures effectuées au-delà du cycle convenu sont des heures supplémentaires majorées ou compensées en repos selon l'accord d'aménagement applicable.
Questions fréquentes
Page mise à jour le 26/05/2026.