Convention collective nationale du caoutchouc
L'IDCC 45 régit les salariés de la transformation du caoutchouc (pneumatiques, pièces techniques, tuyaux). Repères pratiques sur le travail posté, la vulcanisation et les risques chimiques.
Convention complète disponible
Texte intégral, grilles de salaires, dispositions détaillées
Présentation
La convention collective nationale du caoutchouc (IDCC 45) régit les salariés des entreprises de transformation du caoutchouc : fabrication de pneumatiques, de pièces techniques en élastomère, de tuyaux, de joints, de revêtements et d'articles en caoutchouc.
Champ d'application
- la fabrication de pneumatiques et de chambres à air ;
- la fabrication de pièces techniques en caoutchouc (joints, soufflets, amortisseurs) pour l'automobile, l'industrie, le médical ;
- la fabrication de tuyaux et courroies en caoutchouc ;
- le rechapage de pneumatiques et la régénération du caoutchouc.
La transformation des plastiques relève d'une convention distincte (plasturgie, IDCC 292), de même que la chimie de base (IDCC 44).
Catégories couvertes
Ouvriers (opérateurs de mélange, de calandrage, de vulcanisation, mouleurs), techniciens et agents de maîtrise, cadres. Classification par coefficients combinant qualification et autonomie.
Spécificités notables
- Travail posté fréquent (feu continu pour la vulcanisation), avec primes spécifiques ;
- Risques chimiques : agents de vulcanisation, accélérateurs, noir de carbone, plastifiants — exposition à surveiller, certains classés CMR ; suivi médical renforcé ;
- Chaleur : procédés de vulcanisation à haute température, EPI adaptés ;
- Bruit et manutention : ateliers bruyants, port de charges (bobines, mélanges) ;
- Prime d'ancienneté et autres primes selon les avenants ;
- Prévoyance et frais de santé de branche.
Pour les montants exacts, consultez la version en vigueur sur Légifrance.
Champ d'application
Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :
22.11Z 22.19Z
Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.
Points clés
- IDCC 45 : convention collective nationale du caoutchouc.
- Champ couvert : pneumatiques, pièces techniques en élastomère, tuyaux, joints, courroies, rechapage et régénération du caoutchouc.
- Hors champ : plasturgie (IDCC 292), chimie de base (IDCC 44).
- Catégories : ouvriers (mélange, calandrage, vulcanisation, moulage), techniciens et agents de maîtrise, cadres.
- Travail posté fréquent (feu continu pour la vulcanisation), avec primes spécifiques.
- Risques chimiques : agents de vulcanisation, accélérateurs, noir de carbone (certains classés CMR). Suivi médical renforcé.
- Chaleur : vulcanisation à haute température, EPI adaptés.
- Bruit et manutention : ateliers bruyants, port de charges.
- Vérification du rattachement : bulletin de paie obligatoire mentionnant la convention (article R3243-1 du Code du travail).
Cas pratiques
Cas n° 1 — Exposition au noir de carbone
Un opérateur de mélange est exposé quotidiennement au noir de carbone et à divers additifs de vulcanisation. L'employeur doit évaluer le risque chimique au DUERP, mettre en place un captage à la source et une ventilation efficaces, fournir des EPI respiratoires adaptés, et organiser un suivi médical renforcé pour les agents exposés à des substances dangereuses (articles R.4412-1 et suivants du Code du travail). Certains additifs étant classés CMR, l'inscription au registre des expositions et la remise d'une attestation d'exposition sont obligatoires.
Cas n° 2 — Vulcanisation et travail à la chaleur
Un opérateur travaille à proximité des presses de vulcanisation, à températures élevées. Au titre de son obligation de sécurité (article L.4121-1 du Code du travail), l'employeur doit fournir des EPI thermiques, organiser des pauses dans une zone tempérée, mettre de l'eau à disposition et adapter l'organisation en cas de forte chaleur. Le non-respect peut engager sa responsabilité, notamment en cas de malaise ou d'accident.
Cas n° 3 — Travail posté en feu continu et repos
Une opératrice travaille en feu continu (5×8) sur une ligne de production. Le travail de nuit ouvre droit à des majorations et à un suivi médical renforcé. Le repos quotidien minimum (11 heures consécutives) et le repos hebdomadaire (35 heures consécutives) doivent être respectés. Les heures effectuées au-delà du cycle convenu sont des heures supplémentaires majorées ou compensées en repos, selon l'accord d'aménagement du temps de travail applicable.
Questions fréquentes
Page mise à jour le 26/05/2026.