Convention collective nationale du travail mécanique du bois, des scieries, du négoce et de l'importation des bois
L'IDCC 158 régit les salariés des scieries, du négoce et de l'importation de bois. Repères pratiques sur les risques mécaniques des scies, les poussières de bois CMR et l'exposition au bruit.
Convention complète disponible
Texte intégral, grilles de salaires, dispositions détaillées
Présentation
La convention collective nationale du travail mécanique du bois, des scieries, du négoce et de l'importation des bois (IDCC 158) a été signée le 28 novembre 1955. Elle régit les salariés de la première transformation du bois : scieries, séchage, négoce et importation de bois ronds et de produits sciés.
Champ d'application
- les scieries (sciage de grumes en planches, poutres, avivés) ;
- les activités de séchage et de rabotage du bois ;
- la fabrication d'emballages en bois (palettes, caisses, bobines) selon les configurations ;
- le négoce et l'importation de bois bruts et sciés ;
- certaines activités d'imprégnation et de traitement des bois.
La menuiserie de finition et la fabrication de meubles relèvent en principe d'autres conventions (industrie de l'ameublement). Le négoce de bois d'œuvre et produits dérivés à destination des professionnels du bâtiment relève de l'IDCC 1606. Les activités forestières (exploitation forestière) relèvent du régime agricole.
Catégories couvertes
Ouvriers (scieurs, classeurs, conducteurs d'engins, employés de quai, manutentionnaires), techniciens et agents de maîtrise (chefs d'équipe, chefs de scierie), cadres (responsables de production, qualité, commerciaux). Classification par coefficients.
Spécificités notables
- Risques mécaniques majeurs : scies (à ruban, circulaires, déligneuses), raboteuses, déchiqueteuses — protections obligatoires, formation à la sécurité, autorisation de conduite pour les engins de manutention (CACES R489) ;
- Bruit : ateliers très bruyants — protection auditive obligatoire au-delà des seuils réglementaires (articles R.4431-1 et suivants du Code du travail) ;
- Poussières de bois : classées cancérogènes (CMR) par certaines essences (bois durs notamment). Captage à la source, ventilation, EPI respiratoires, suivi médical renforcé, inscription au registre des expositions (articles R.4412-59 et suivants du Code du travail) ;
- Travail en extérieur sur les parcs à grumes : prévention des chutes d'objets, vêtements visibles, formation aux risques de manutention ;
- Saisonnalité liée à l'exploitation forestière en amont ;
- Prévoyance et frais de santé de branche.
Pour les montants exacts, consultez la version en vigueur sur Légifrance.
Champ d'application
Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :
16.10A 16.10B 16.21Z 16.22Z 16.23Z 16.24Z 16.29Z
Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.
Points clés
- IDCC 158 : convention collective nationale du travail mécanique du bois, des scieries, du négoce et de l'importation des bois, signée le 28 novembre 1955.
- Champ couvert : scieries, séchage, rabotage, fabrication d'emballages bois, négoce/importation de bois, imprégnation.
- Hors champ : ameublement (autres conventions), négoce de bois d'œuvre vers le bâtiment (IDCC 1606), exploitation forestière (régime agricole).
- Catégories : ouvriers (scieurs, classeurs, conducteurs d'engins), techniciens et agents de maîtrise, cadres.
- Risques mécaniques majeurs : scies, raboteuses, déchiqueteuses. Protections, formation, CACES R489.
- Bruit : protection auditive obligatoire au-delà des seuils (articles R.4431-1 et suivants du Code du travail).
- Poussières de bois CMR : captage à la source, EPI, suivi médical renforcé (articles R.4412-59 et suivants).
- Parcs à grumes : prévention chutes d'objets, vêtements visibles, formation manutention.
- Vérification du rattachement : bulletin de paie obligatoire mentionnant la convention (article R3243-1 du Code du travail).
Cas pratiques
Cas n° 1 — Poussières de bois et CMR
Un opérateur de scierie est exposé en permanence à des poussières de bois lors du sciage et du classement. Les poussières de bois sont classées cancérogènes (CMR) par inhalation, en particulier pour les bois durs. Les articles R.4412-59 et suivants du Code du travail imposent : substitution si possible, captage à la source, ventilation, EPI respiratoires adaptés, contrôles d'atmosphère réguliers, inscription au registre des expositions, suivi individuel renforcé et remise d'une attestation d'exposition à la fin du contrat. Un cancer des sinus de la face peut être reconnu en maladie professionnelle (tableau n° 47).
Cas n° 2 — Accident sur une scie à ruban
Un scieur se blesse à la main sur une scie à ruban dont le protecteur supérieur n'a pas été correctement abaissé. L'employeur a une obligation de sécurité de résultat sur l'utilisation des machines dangereuses (articles R.4321-1 et suivants du Code du travail) : équipements conformes, protecteurs en place et fonctionnels, formation, autorisation de conduite si nécessaire. Un accident dû à un défaut de prévention peut conduire à la reconnaissance de la faute inexcusable de l'employeur, ouvrant droit à une indemnisation complémentaire.
Cas n° 3 — Niveau sonore en atelier
Un conducteur d'engins de manutention en parc à grumes est exposé à un bruit dépassant régulièrement 85 dB(A). Le Code du travail (articles R.4431-1 et suivants) impose la mise à disposition de protections auditives à partir de 80 dB(A), leur port obligatoire à partir de 85 dB(A), une surveillance médicale renforcée et des actions de réduction du bruit à la source. La surdité professionnelle est reconnue au tableau 42 du régime général. L'employeur doit mesurer l'exposition et inscrire les résultats au DUERP.
Questions fréquentes
Page mise à jour le 29/05/2026.