IDCC 0184 · En vigueur

Convention collective nationale de l'imprimerie de labeur et des industries graphiques

L'IDCC 184 régit les salariés de l'imprimerie de labeur et des industries graphiques (livres, catalogues, brochures, imprimés commerciaux). Repères pratiques sur classification, travail posté et risques chimiques.

IDCC
0184
Secteur
Industrie
Date de création
29/05/1956

Présentation

La convention collective nationale de l'imprimerie de labeur et des industries graphiques (IDCC 184) a été signée le 29 mai 1956. Elle est l'une des plus anciennes conventions de l'industrie française et régit les salariés des entreprises de l'impression industrielle hors presse quotidienne et hebdomadaire.

Champ d'application

La convention 184 s'applique aux entreprises dont l'activité principale relève de l'impression et des activités graphiques associées, notamment :

  • l'impression de labeur (livres, catalogues, brochures, plaquettes, imprimés commerciaux) ;
  • l'impression sur supports spéciaux (étiquettes, emballages imprimés, supports publicitaires) ;
  • les activités de pré-presse (PAO, photogravure, flashage) et de finition (reliure, façonnage, conditionnement) ;
  • la sérigraphie et l'impression numérique de production.

Elle est distincte des conventions de la presse (quotidienne, hebdomadaire, magazine), de l'édition et de l'impression de presse.

Catégories couvertes

Ouvriers (conducteurs offset, opérateurs flexo et numérique, finition, façonnage), techniciens et agents de maîtrise (chefs d'équipe, contrôleurs qualité), cadres (responsables de production, fabrication, commerciaux). Classification par coefficients, fondée sur la qualification technique et l'autonomie.

Spécificités notables

  • Travail posté fréquent (2×8, 3×8) sur les chaînes d'impression et de finition ;
  • Risques chimiques liés aux encres, solvants, plaques (suivi médical renforcé pour certains produits) ;
  • Bruit et manutention : ateliers de production bruyants et manutention de bobines, palettes — EPI obligatoires (protections auditives, gants), prévention TMS ;
  • Mutation numérique du secteur : reconversion des conducteurs offset vers les machines numériques, accompagnement par la formation continue ;
  • Saisonnalité liée à certaines productions (catalogues, calendriers, supports événementiels) ;
  • Prévoyance et frais de santé de branche.

Pour les montants exacts, consultez la version en vigueur sur Légifrance.

Champ d'application

Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :

18.11Z 18.12Z 18.13Z 18.14Z

Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.

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Points clés

  • IDCC 184 : convention collective nationale de l'imprimerie de labeur et des industries graphiques, signée le 29 mai 1956.
  • Champ couvert : impression de labeur (livres, catalogues, brochures, imprimés commerciaux), pré-presse, finition, sérigraphie, impression numérique de production.
  • Hors champ : presse écrite (quotidienne, hebdomadaire, magazine) et édition — conventions distinctes.
  • Catégories : ouvriers (conducteurs offset, numérique, finition), techniciens et agents de maîtrise, cadres.
  • Travail posté : 2×8 et 3×8 fréquents, avec majorations et primes spécifiques.
  • Risques chimiques : encres, solvants, plaques. Suivi médical renforcé pour certains agents, EPI obligatoires.
  • Bruit et TMS : ateliers bruyants, manutention de bobines et palettes — prévention obligatoire au DUERP.
  • Reconversion numérique : accompagnement de la formation continue pour le passage offset → numérique.
  • Vérification du rattachement : bulletin de paie obligatoire mentionnant la convention (article R3243-1 du Code du travail).

Cas pratiques

Cas n° 1 — Conducteur offset reconverti au numérique

Un conducteur offset voit son atelier équipé de presses numériques en remplacement progressif des rotatives. La convention 184 et la loi imposent à l'employeur de mettre en place un plan d'accompagnement (formation, période d'adaptation, maintien de la classification le temps de la transition). En cas de transformation du poste, le salarié peut demander un entretien professionnel pour faire valider la cohérence entre ses nouvelles missions et sa classification. Si la modification est substantielle (changement de qualification, baisse de rémunération), elle nécessite l'accord exprès du salarié.

Cas n° 2 — Exposition aux solvants d'encres

Un opérateur de pré-presse manipule régulièrement des solvants de nettoyage. L'employeur a l'obligation d'évaluer le risque chimique (DUERP, articles R.4412-1 et suivants du Code du travail), de substituer si possible les produits dangereux, d'installer une ventilation efficace et de fournir les EPI adaptés. Un suivi médical renforcé est obligatoire pour les agents exposés à certains produits CMR. Une exposition non protégée peut donner lieu à des recours pour faute inexcusable et à la reconnaissance en maladie professionnelle.

Cas n° 3 — Heures supplémentaires en pic catalogue

Une imprimerie absorbe un pic de production pour le bouclage d'un catalogue commercial. Les heures effectuées au-delà de la durée légale (35 heures) ou conventionnelle constituent des heures supplémentaires donnant droit à majoration (25 % puis 50 % selon les seuils légaux) ou à un repos compensateur, sauf dispositions conventionnelles plus favorables. Le décompte du temps de travail doit être tenu par l'employeur. À défaut, le salarié peut conserver ses preuves et saisir le conseil de prud'hommes.

Questions fréquentes

L'IDCC 184 est l'identifiant ministériel de la convention collective nationale de l'imprimerie de labeur et des industries graphiques, signée le 29 mai 1956. Elle régit les salariés de l'impression de labeur (livres, catalogues, imprimés commerciaux), du pré-presse et de la finition.

Les entreprises de presse écrite (quotidienne, hebdomadaire, magazine) et d'édition relèvent de conventions distinctes. L'IDCC 184 ne s'applique qu'à l'imprimerie de labeur et aux activités graphiques associées (pré-presse, finition, sérigraphie, impression numérique de production).

Le travail en 2×8 ou 3×8 est fréquent sur les chaînes d'impression et de finition. Le travail de nuit et le travail dominical ouvrent droit à des majorations et à un repos compensateur, dans les conditions prévues par la loi et la convention. Un suivi médical renforcé pour les travailleurs de nuit est obligatoire.

Les salariés peuvent être exposés à des encres, solvants et produits de nettoyage. L'employeur doit évaluer le risque (DUERP), substituer si possible les produits dangereux, installer une ventilation efficace et fournir les EPI adaptés. Un suivi médical renforcé est obligatoire pour les agents exposés à certains CMR.

La transformation des ateliers (offset vers numérique) doit s'accompagner d'un plan de formation et d'adaptation. La modification substantielle des fonctions (qualification, rémunération) nécessite l'accord exprès du salarié. À défaut, le salarié peut demander un entretien professionnel et, en cas de litige, saisir le conseil de prud'hommes.

Oui. Toute heure effectuée au-delà de la durée légale (35 heures) ou conventionnelle constitue une heure supplémentaire ouvrant droit à majoration (25 % puis 50 % selon les seuils) ou à un repos compensateur, sauf dispositions conventionnelles plus favorables.
Cette fiche a une vocation informative. La convention collective réellement applicable à votre situation peut différer (accord d'entreprise, dérogation, multi-activité). Vérifiez la mention « Convention collective applicable » sur votre bulletin de paie (article R3243-1 du Code du travail) ou demandez-la à votre employeur. Pour le texte officiel en vigueur, référez-vous à Légifrance.
Page mise à jour le 26/05/2026.