Quel type de contrat choisir : CDI, CDD ou intérim ?
Cas de recours, durée du besoin, gestion : déterminez en quelques questions le type de contrat adapté à votre situation d'employeur.
Le contrat à durée indéterminée (CDI) est la forme normale et générale de la relation de travail (article L1221-2 du Code du travail). Le CDD et l'intérim ne peuvent être conclus que pour l'exécution d'une tâche précise et temporaire, dans des cas de recours limitativement énumérés (articles L1242-2 et L1251-6), et ne peuvent jamais avoir pour objet de pourvoir durablement un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise.
Cet assistant vous oriente vers le contrat adapté. Il ne remplace pas l'analyse d'un conseil RH ou juridique.
Toutes les réponses possibles
Le CDI s'impose
Pour un emploi durable lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise, le CDI est la forme appropriée et de droit commun (article L1221-2). Il offre de la stabilité, facilite la fidélisation et évite le risque de requalification. Un CDI peut être conclu à temps plein ou à temps partiel, et comporter une période d'essai.
Sans cas de recours valable, le CDI est obligatoire
Un CDD ou un contrat d'intérim conclu en dehors des cas de recours autorisés, ou pour pourvoir durablement un emploi permanent, expose l'employeur à une requalification en CDI par le conseil de prud'hommes, assortie d'indemnités. En l'absence de motif temporaire clairement identifié, privilégiez le CDI.
Le CDD paraît adapté
Le CDD convient à un besoin temporaire relevant d'un cas de recours autorisé, lorsque vous souhaitez recruter directement. Il doit être écrit, mentionner le motif précis, un terme (ou une durée minimale), et respecter les règles de durée et de renouvellement. À son issue, une indemnité de fin de contrat (prime de précarité, en principe 10 %) est due, sauf exceptions (CDD saisonnier ou d'usage, refus d'un CDI, embauche en CDI à l'issue, etc.).
L'intérim paraît adapté
L'intérim (travail temporaire) convient à un besoin temporaire lorsque vous préférez déléguer le recrutement et la gestion à une entreprise de travail temporaire, qui reste l'employeur. Il repose sur deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l'agence et vous) et un contrat de mission (entre l'agence et le salarié). Le salarié intérimaire perçoit notamment une indemnité de fin de mission (IFM, en principe 10 %) et une indemnité compensatrice de congés payés.