Simulateur de salaire du contrat vendanges 2026

Le contrat vendanges est un CDD d'un mois au plus, ouvert aux salariés en congés payés et aux agents publics. Indiquez vos semaines de travail : l'outil donne le brut, l'indemnité de congés payés, les cotisations, le net avant impôt et le net après prélèvement à la source. Les cotisations salariales ne sont plus exonérées : le net est donc inférieur au brut de plus d'un cinquième.

Résultat

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Net avant impôt
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Net à payer après prélèvement à la source
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Brut total (congés payés inclus)
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Indemnité de congés payés
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Heures payées
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Net avant impôt par heure

Estimation indicative, hors complémentaire santé et prévoyance éventuelles. Le bulletin de paie de l'employeur fait foi. Barèmes en vigueur au 09/10/2026 (SMIC de 12,31 € depuis le 1er juin 2026).

1. Exemples rapides

2. Le salarié et l'employeur

Avant 18 ans, le minimum légal peut être réduit tant que le jeune n'a pas six mois de pratique dans la branche.
Part salariale en tranche 1. Pour un domaine ou une exploitation viticole : 3,93 %.

3. Le taux horaire brut

Le taux du contrat ne peut pas être inférieur au SMIC. Les minima conventionnels se trouvent dans la convention de la production agricole (IDCC 7024) et dans les accords territoriaux.

4. Les heures de travail, semaine par semaine

Comptez les heures de chaque semaine civile (du lundi au dimanche). Les heures au-delà de 35 h sont des heures supplémentaires.

25 % puis 50 % à défaut d'accord (code du travail, article L3121-36) ; une convention ou un accord peut fixer un autre taux, sans descendre sous 10 %.

5. Éléments de paie complémentaires

Repas, déplacement, logement : exclus de l'assiette dans les limites de la réglementation. Ajouté au net à payer.
Minimum légal : un dixième de la rémunération brute, versé à la fin du contrat si les congés ne sont pas pris (article L1242-16).
Pour une équipe : calcule les totaux bruts et nets à payer.

6. Prélèvement à la source

Avec le taux par défaut, un abattement de 766 € s'applique aux CDD de deux mois au plus (BOFiP).

7. Vérifier la durée du contrat (facultatif)

Un contrat vendanges dure un mois au plus, et deux mois au plus sur douze mois en cumulant plusieurs contrats.

Détail du calcul, ligne par ligne

RubriqueBaseTauxMontant
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Comment se calcule le salaire d'un vendangeur

  1. Le salaire de base : les heures de chaque semaine, payées au taux horaire du contrat, jamais en dessous du SMIC.
  2. Les heures supplémentaires : au-delà de 35 heures dans la semaine civile, avec les majorations de 25 % puis 50 % à défaut d'accord.
  3. L'indemnité de congés payés : 10 % de la rémunération brute du contrat, versée à la fin si les congés n'ont pas été pris.
  4. Les cotisations salariales du régime agricole, la CSG et la CRDS, retenues sur ce brut.
  5. Le prélèvement à la source, calculé sur le net imposable, avec le taux de l'avis d'impôt ou le taux par défaut.

Ce que le contrat vendanges change

  • Durée : un mois au plus, et deux mois au plus sur douze mois en cumulant plusieurs contrats avec un ou plusieurs employeurs (code rural, article L718-5). La MSA précise qu'aucun délai de carence n'est exigé entre deux contrats vendanges.
  • Congés payés et fonctionnaires : un salarié en congés payés et un agent public peuvent signer un contrat vendanges (article L718-6). France Travail le présente comme le seul contrat qui autorise le cumul avec un emploi principal en cours.
  • Pas d'exonération de cotisations salariales : elle est supprimée, selon la MSA. L'exonération de cotisations patronales dite TO reste ouverte à l'employeur.
  • Pas de prime de précarité en principe : l'indemnité de fin de contrat n'est pas due pour un contrat saisonnier, sauf disposition conventionnelle plus favorable (MSA).
  • Reconduction : les règles du code du travail propres aux contrats saisonniers (article L1244-2) ne s'appliquent pas aux contrats vendanges.

Heures supplémentaires et durée du travail

Le code du travail s'applique aux salariés agricoles (code rural, article L713-2). La durée légale est de 35 heures par semaine civile ; les huit premières heures supplémentaires sont majorées de 25 % et les suivantes de 50 %, à défaut d'accord. Une convention ou un accord territorial peut retenir un autre taux, qui ne peut pas être inférieur à 10 % : modifiez les champs de majoration pour l'appliquer. France Travail rappelle les limites de 48 heures par semaine, de 10 heures par jour et de 11 heures de repos consécutives.

L'outil ne calcule pas la réduction de cotisations salariales sur les heures supplémentaires ni l'exonération d'impôt qui peut s'y attacher (fiche du décodeur de paie) : le net réel d'un salarié qui fait beaucoup d'heures supplémentaires peut être un peu plus élevé. Pour compter les majorations seules, le simulateur d'heures supplémentaires fait le détail.

Cotisations salariales prises en compte (2026)

CotisationTaux salariéAssiette
Maladie, chômage0 %—
Vieillesse déplafonnée0,40 %Salaire brut total
Vieillesse plafonnée6,90 %Brut dans la limite de 4 005 € par mois (plafond de la sécurité sociale)
Retraite complémentaire AGRICA, tranche 13,93 %Brut jusqu'à 4 005 € (production agricole, non cadre)
Contribution d'équilibre général, tranche 10,86 %Brut jusqu'à 4 005 €
Paritarisme agricole0,01 %Salaire brut total
CSG (dont 6,8 % déductible)9,2 %98,25 % du brut
CRDS0,5 %98,25 % du brut

Au-delà de 4 005 € de brut par mois, l'outil calcule aussi la tranche 2 de la retraite complémentaire (10,79 % pour la production agricole, 1,08 % de contribution d'équilibre général) et la contribution d'équilibre technique (0,14 %). Dans la production agricole, la répartition employeur-salarié de la retraite complémentaire est quasi égale (3,94 % / 3,93 % en tranche 1) et non de 60 % / 40 % (3,15 % pour le salarié), ce que l'outil applique par défaut.

Votre situation : congés payés, emploi, chômage, mineurs

  • En congés payés : le contrat est possible, la MSA conseille à l'employeur de demander une attestation sur l'honneur de l'accord de l'employeur habituel du salarié.
  • Agent public : l'article L718-6 le prévoit expressément ; les modalités propres à son administration sont à vérifier auprès d'elle.
  • Allocataire de l'assurance chômage : le salaire est à signaler à France Travail, seul compétent pour déterminer l'effet sur l'allocation selon ses règles de cumul. L'outil ne simule pas ce calcul.
  • Moins de 18 ans : le minimum légal peut être réduit à 11,08 € de l'heure à 17 ans et à 9,85 € à 16 ans et moins, sans six mois de pratique dans la branche. Les durées de travail et les travaux autorisés sont encadrés ; les jeunes de 14 et 15 ans ne peuvent en principe travailler que pendant les vacances scolaires, sous conditions (code du travail, article L4153-3). Renseignez-vous auprès de l'inspection du travail et de la MSA avant l'embauche.
  • Prestations sous conditions de ressources : l'effet de ce revenu se vérifie auprès de l'organisme versant la prestation, par exemple avec le simulateur de prime d'activité.

Ce que l'outil ne calcule pas

  • Le coût pour l'employeur : il dépend de la réduction générale, de l'exonération TO, du taux d'accident du travail et de l'effectif. Le calculateur de réduction générale et la MSA donnent ces éléments.
  • La complémentaire santé et la prévoyance : elles dépendent de l'accord applicable et de l'employeur.
  • Les avantages en nature et les paniers conventionnels : à saisir en « prime » ou en « frais » selon leur nature.
  • Les salariés non domiciliés fiscalement en France, dont la maladie, la CSG, la CRDS et la retenue à la source suivent d'autres règles.
  • Les minima conventionnels : primes, jours fériés, dimanche et frais sont territoriaux dans la production agricole. La page de la convention IDCC 7024 détaille la grille nationale et la place des accords territoriaux.

Questions fréquentes

Un contrat vendanges est payé au moins au SMIC, soit 12,31 € brut de l'heure depuis le 1er juin 2026 (11,08 € à 17 ans et 9,85 € à 16 ans pour un jeune qui n'a pas six mois de pratique dans la branche). La convention collective applicable, le plus souvent territoriale, peut prévoir un minimum plus élevé. Exemple au SMIC, sur quatre semaines de 35 heures (140 heures) : 1 723,40 € de salaire, auxquels s'ajoutent 172,34 € d'indemnité compensatrice de congés payés, soit 1 895,74 € brut. Après les cotisations salariales d'une exploitation agricole, il reste environ 1 485,70 € net avant impôt, hors éventuelle complémentaire santé ou prévoyance.

Non. L'exonération de cotisations salariales qui était attachée au contrat vendanges est supprimée, comme le précise la MSA : le salaire supporte les cotisations salariales habituelles du régime agricole (vieillesse, retraite complémentaire) ainsi que la CSG et la CRDS. Le net est donc inférieur au brut de plus de 20 %. L'exonération de cotisations patronales dite TO, elle, reste ouverte à l'employeur : elle ne change pas le salaire du vendangeur.

Oui. L'article L718-6 du code rural ouvre expressément le contrat vendanges aux salariés en congés payés et aux agents publics, ce qu'aucun autre contrat ne permet. France Travail rappelle qu'il s'agit du seul contrat qui autorise le cumul avec un emploi principal en cours, dans les limites de durée du travail (48 heures par semaine, 10 heures par jour, 11 heures de repos consécutives). La MSA conseille à l'employeur de demander une attestation sur l'honneur de l'accord de l'employeur habituel du salarié.

Un contrat vendanges ne peut pas dépasser un mois (article L718-5 du code rural). Sans durée indiquée, il est réputé courir jusqu'à la fin des vendanges, dans cette limite. Un salarié peut enchaîner plusieurs contrats vendanges, avec un ou plusieurs employeurs, à condition de ne pas dépasser deux mois sur une période de douze mois. La MSA précise qu'aucun délai de carence n'est exigé entre deux contrats vendanges successifs.

L'indemnité compensatrice de congés payés est due à la fin du contrat si les congés n'ont pas été pris : elle ne peut pas être inférieure à un dixième de la rémunération totale brute perçue pendant le contrat (article L1242-16 du code du travail). L'indemnité de fin de contrat, souvent appelée prime de précarité, n'est en principe pas due pour un contrat saisonnier, sauf disposition conventionnelle plus favorable, selon la MSA. L'outil ajoute les 10 % de congés payés au brut et n'ajoute pas de prime de précarité.

Le code du travail s'applique aux salariés agricoles (article L713-2 du code rural). Les heures supplémentaires se comptent par semaine au-delà de 35 heures. À défaut d'accord, les huit premières sont majorées de 25 % et les suivantes de 50 % (article L3121-36) ; une convention ou un accord peut fixer un autre taux, qui ne peut pas être inférieur à 10 %. L'outil applique 25 % et 50 % et permet de modifier ces taux selon votre convention. Au-delà de 48 heures dans une semaine ou de 10 heures dans une journée, les limites légales sont dépassées.

Repères 2026

SMIC horaire12,31 €
SMIC mensuel (35 h)1 867,02 €
Plafond sécurité sociale4 005 €
Durée maximale1 mois
Cumul maximal2 mois sur 12
Congés payés10 %