IDCC 0573 · En vigueur

Convention collective nationale des commerces de gros

L'IDCC 573 régit les salariés du commerce de gros inter-entreprises (B2B). Repères pratiques sur la classification, la sécurité en entrepôt, la force de vente itinérante et le forfait jours des cadres.

IDCC
0573
Secteur
Commerce
Date de création
23/06/1970

Convention complète disponible

Texte intégral, grilles de salaires, dispositions détaillées

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Présentation

La convention collective nationale des commerces de gros (IDCC 573) a été signée le 23 juin 1970. Convention étendue couvrant un large éventail d'activités d'intermédiation et de distribution en gros (commerce inter-entreprises B2B), elle est l'une des conventions les plus appliquées du secteur tertiaire en France.

Champ d'application

La convention 573 s'applique aux entreprises dont l'activité principale est le commerce de gros, c'est-à-dire l'achat et la revente professionnelle à d'autres entreprises (industriels, artisans, distributeurs, collectivités), sans transformation substantielle des produits. Elle couvre notamment :

  • le commerce de gros de biens d'équipement industriel (machines, outillage, fournitures techniques) ;
  • le commerce de gros de matériaux et fournitures pour le bâtiment, la plomberie, le chauffage, l'électricité ;
  • le commerce de gros de produits chimiques, peintures, encres ;
  • le commerce de gros de biens domestiques et d'équipements de maison (mobilier, électroménager, hifi, papeterie) ;
  • le commerce de gros de matières premières et de produits intermédiaires ;
  • les plateformes logistiques de distribution en gros.

Certaines familles disposent de conventions spécifiques (commerces de gros alimentaires, fruits et légumes, vins, pharmaceutique). Vérifier le rattachement réel via le code NAF et l'adhésion patronale.

Catégories couvertes

La convention 573 distingue employés (manutentionnaires, magasiniers, préparateurs de commandes, télévendeurs, employés administratifs), techniciens et agents de maîtrise (chefs de quai, chefs magasiniers, technico-commerciaux confirmés), et cadres (commerciaux, managers, fonctions support). Grilles de classification par coefficients.

Spécificités notables

  • Horaires d'entrepôt : démarrages matinaux pour préparer les expéditions, fermetures tardives pour les inventaires ;
  • Force de vente itinérante : commerciaux en déplacement, indemnisation des frais de route, rémunération variable encadrée ;
  • Sécurité en entrepôt : port de charges, conduite d'engins de manutention (CACES R489, R485), prévention des TMS et des chutes ;
  • Travail posté sur certaines plateformes logistiques en flux continu ;
  • Forfait jours pour les cadres autonomes, dans les conditions prévues par la convention et la jurisprudence ;
  • Prévoyance et frais de santé de branche.

Pour les montants exacts, consultez la version en vigueur sur Légifrance.

Champ d'application

Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :

46.31Z 46.32A 46.33Z 46.34Z 46.36Z 46.37Z 46.38A 46.38B 46.41Z 46.42Z 46.43Z 46.44Z 46.45Z 46.46Z 46.49Z 46.51Z 46.52Z 46.62Z 46.63Z 46.64Z 46.65Z 46.66Z 46.69A 46.69B 46.69C 46.71Z 46.72Z 46.73A 46.73B 46.74A 46.74B 46.75Z 46.76Z 46.77Z 46.90Z

Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.

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Points clés

  • IDCC 573 : convention collective nationale des commerces de gros, signée le 23 juin 1970. Convention étendue, l'une des plus appliquées du commerce B2B en France.
  • Champ couvert : commerce inter-entreprises de biens d'équipement, matériaux, produits chimiques, biens domestiques, matières premières, plateformes logistiques B2B.
  • Hors champ : commerces de gros à prédominance alimentaire (IDCC 2216), vins et spiritueux, fruits et légumes, pharmaceutique — conventions distinctes.
  • Catégories : employés, techniciens et agents de maîtrise, cadres, avec grille par coefficient.
  • Horaires d'entrepôt : démarrages matinaux, possibles travaux postés sur certaines plateformes logistiques en flux continu.
  • Commerciaux itinérants : frais de route et indemnités spécifiques, rémunération variable encadrée par le contrat (objectifs et calcul).
  • Sécurité en entrepôt : CACES R489 (chariots) et R485 (gerbeurs), prévention TMS et chutes, EPI obligatoires.
  • Forfait jours ouvert aux cadres autonomes, avec suivi effectif de la charge de travail et entretien annuel.
  • Vérification du rattachement : bulletin de paie obligatoire mentionnant la convention (article R3243-1 du Code du travail).

Cas pratiques

Cas n° 1 — Cariste sans CACES en règle

Un magasinier conduit un chariot élévateur sans formation CACES à jour. L'employeur a l'obligation de fournir une autorisation de conduite délivrée sur la base d'une formation théorique et pratique adéquate, d'un examen d'aptitude médicale et d'une connaissance des consignes de sécurité de l'établissement (article R.4323-55 du Code du travail). En cas d'accident, l'absence de CACES valide engage la responsabilité civile et pénale de l'employeur, et peut conduire à la reconnaissance de la faute inexcusable.

Cas n° 2 — Commercial itinérant et prime variable révisée

Un commercial itinérant se voit notifier en cours d'année une révision unilatérale des modalités de calcul de sa prime variable. La rémunération variable étant un élément essentiel du contrat de travail, sa modification substantielle nécessite l'accord exprès du salarié. À défaut, le salarié peut refuser la modification et exiger l'application de l'ancienne formule, ou demander un rappel de prime devant le conseil de prud'hommes.

Cas n° 3 — Cadre en forfait jours et droit à la déconnexion

Une responsable commerciale en forfait jours reçoit régulièrement des sollicitations professionnelles en soirée, le week-end et pendant ses congés. La convention 573 et le Code du travail (article L.2242-17) imposent à l'employeur de garantir le droit à la déconnexion et de mettre en place un dispositif effectif de suivi de la charge de travail. À défaut, la convention de forfait peut être déclarée privée d'effet, et la salariée peut demander le paiement rétroactif des heures supplémentaires accomplies.

Questions fréquentes

L'IDCC 573 est l'identifiant ministériel de la convention collective nationale des commerces de gros, signée le 23 juin 1970. Convention étendue, elle régit les salariés du commerce inter-entreprises (B2B) dans de nombreuses familles d'activités.

Les commerces de gros à prédominance alimentaire relèvent de l'IDCC 2216. Le commerce de gros pharmaceutique, des vins et spiritueux et des fruits et légumes disposent de conventions propres. Vérifiez l'IDCC mentionné sur votre bulletin de paie pour identifier le texte applicable.

Oui, en pratique. Le Code du travail (article R.4323-55) impose une autorisation de conduite délivrée par l'employeur, fondée sur une formation adéquate, un examen d'aptitude médicale et la connaissance des consignes. Les CACES R489 (chariots) et R485 (gerbeurs) sont la norme pour valider la formation.

Non. La rémunération variable étant un élément essentiel du contrat, sa modification substantielle nécessite l'accord exprès du salarié. À défaut, vous pouvez refuser la nouvelle formule et exiger l'application de l'ancienne, ou saisir le conseil de prud'hommes pour rappel de prime.

Oui. Le Code du travail (article L.2242-17) impose à l'employeur de garantir le droit à la déconnexion et de mettre en place un suivi effectif de la charge de travail. À défaut, la convention de forfait peut être déclarée privée d'effet, ouvrant droit au paiement des heures supplémentaires.

L'employeur doit évaluer les risques au DUERP (chutes, port de charges, conduite d'engins), fournir des EPI adaptés (chaussures de sécurité, gilet réfléchissant), former à la sécurité, organiser la circulation entre piétons et engins, et garantir le respect des règles de gerbage et de stockage.
Cette fiche a une vocation informative. La convention collective réellement applicable à votre situation peut différer (accord d'entreprise, dérogation, multi-activité). Vérifiez la mention « Convention collective applicable » sur votre bulletin de paie (article R3243-1 du Code du travail) ou demandez-la à votre employeur. Pour le texte officiel en vigueur, référez-vous à Légifrance.
Page mise à jour le 26/05/2026.