Convention collective nationale du personnel des coopératives de consommateurs
L'IDCC 1278 régit les salariés des coopératives de consommateurs (magasins, groupements d'achat). Repères pratiques sur le statut coopératif (loi de 1947), l'ESS et les conditions de travail en distribution.
Présentation
La convention collective nationale du personnel des coopératives de consommateurs (IDCC 1278) régit les salariés des sociétés coopératives de consommation et de leurs structures associées : magasins coopératifs (alimentaires et non alimentaires), groupements d'achat coopératifs et leurs fonctions support. Les coopératives de consommateurs sont des sociétés où les clients-sociétaires détiennent le capital et participent à la gouvernance.
Champ d'application
- les magasins coopératifs de consommation (alimentaires et non alimentaires) ;
- les groupements d'achat et centrales coopératives ;
- les fonctions support mutualisées des coopératives.
La grande distribution alimentaire à prédominance (groupes commerciaux classiques) relève de l'IDCC 2216. Le commerce de gros relève de l'IDCC 573. Les SCOP (sociétés coopératives ouvrières de production) du BTP relèvent de l'IDCC 1077. Les coopératives agricoles relèvent du régime agricole MSA.
Catégories couvertes
Employés (hôtes de caisse, employés libre-service, conseillers de vente, employés administratifs), techniciens et agents de maîtrise (responsables de rayon, chefs de magasin), cadres (directeurs de magasin, fonctions support, encadrement). Classification par niveaux et coefficients.
Spécificités notables
- Statut coopératif : les sociétaires-consommateurs (clients) sont propriétaires de la coopérative et participent à la gouvernance selon le principe « un homme, une voix » (loi du 10 septembre 1947 portant statut de la coopération) ;
- Modèle de l'économie sociale et solidaire (ESS) : redistribution des excédents aux sociétaires-clients (ristournes), réinvestissement dans le projet coopératif ;
- Travail du samedi et de fin de journée : amplitude étendue (magasins ouverts le samedi), parfois travail dominical sur dérogation ;
- Saisonnalité : pics commerciaux (fêtes de fin d'année, soldes) ;
- Manutention et station debout prolongée — prévention TMS au DUERP ;
- Prévoyance et frais de santé de branche.
Pour les montants exacts, consultez la version en vigueur sur Légifrance.
Champ d'application
Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :
47.11D 47.11F 47.19B
Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.
Points clés
- IDCC 1278 : convention collective nationale du personnel des coopératives de consommateurs.
- Champ couvert : magasins coopératifs (alimentaires et non alimentaires), groupements d'achat coopératifs, fonctions support mutualisées.
- Hors champ : grande distribution alimentaire classique (IDCC 2216), commerce de gros (IDCC 573), SCOP du BTP (IDCC 1077), coopératives agricoles (régime agricole MSA).
- Catégories : employés (hôtes de caisse, libre-service, conseillers de vente), techniciens et agents de maîtrise, cadres (directeurs de magasin).
- Statut coopératif : loi du 10 septembre 1947 — sociétaires-consommateurs propriétaires, gouvernance « un homme, une voix », redistribution des excédents (ristournes).
- Modèle ESS : économie sociale et solidaire, réinvestissement dans le projet coopératif.
- Travail du samedi et amplitude étendue.
- Saisonnalité : pics commerciaux (fêtes, soldes).
- Manutention et station debout — prévention TMS au DUERP.
- Vérification du rattachement : bulletin de paie obligatoire mentionnant la convention (article R3243-1 du Code du travail).
Cas pratiques
Cas n° 1 — Salarié d'une coopérative et statut coopératif
Un salarié travaille pour une coopérative de consommateurs. Sa qualité de salarié relève intégralement du Code du travail (contrat de travail, droits sociaux). Il peut, par ailleurs, devenir sociétaire de la coopérative (en achetant une part sociale modique) et participer à l'assemblée générale selon le principe « un homme, une voix », indépendamment du nombre de parts détenues. Cette qualité de sociétaire est distincte de son statut salarié.
Cas n° 2 — Travail le samedi en magasin coopératif
Une hôte de caisse travaille systématiquement le samedi en magasin coopératif. Le travail du samedi est usuel dans la distribution et ne constitue pas un travail dominical. Le repos hebdomadaire de 35 heures consécutives doit néanmoins être respecté (article L.3132-2 du Code du travail), par un repos en début de semaine. Si le magasin est ouvert le dimanche (autorisations locales — zones touristiques, dimanches du maire), les contreparties (majorations, repos compensateur) prévues par la loi et la convention s'appliquent.
Cas n° 3 — Heures complémentaires d'une employée à temps partiel
Une employée libre-service à temps partiel effectue régulièrement plus que la durée prévue à son contrat. Les heures complémentaires sont strictement encadrées par le Code du travail : plafond par rapport à la durée contractuelle, majoration dès la première heure. En cas de récurrence durable, la salariée peut demander la révision à la hausse de son contrat. À défaut, elle peut saisir le conseil de prud'hommes pour requalification ou rappel de salaire.
Questions fréquentes
Page mise à jour le 04/06/2026.