Convention collective nationale du commerce de détail de l'horlogerie-bijouterie
L'IDCC 1487 régit les salariés des boutiques de détail d'horlogerie, bijouterie et joaillerie. Repères pratiques sur le travail du samedi, la sûreté, la formation des horlogers et les primes sur ventes.
Présentation
La convention collective nationale du commerce de détail de l'horlogerie-bijouterie (IDCC 1487) a été signée le 17 décembre 1987. Elle régit les salariés des magasins de vente au détail d'horlogerie, de bijouterie, de joaillerie, de cadeaux et de produits associés.
Champ d'application
- les boutiques d'horlogerie (vente et SAV de montres) ;
- les bijouteries et joailleries de détail ;
- les ateliers de réparation attachés aux commerces de détail ;
- certains commerces de cadeaux haut de gamme.
La fabrication industrielle de bijoux relève de l'IDCC 567. La haute joaillerie et l'orfèvrerie partagent ce périmètre IDCC 567 selon les configurations. Les commerces de gros relèvent en principe de l'IDCC 573. Les industries pétrolières, métallurgiques ou textiles ont leurs propres conventions.
Catégories couvertes
Vendeurs spécialisés (vendeuses, conseillers de vente, vendeurs experts en horlogerie ou en gemmologie), horlogers-réparateurs salariés, agents de maîtrise (responsables de boutique), cadres (directeurs, designers, acheteurs). Classification valorisant les diplômes (CAP horlogerie, BMA horlogerie, CAP bijouterie, gemmologie) et l'expérience.
Spécificités notables
- Travail du samedi systématique (chiffre d'affaires concentré le week-end), repos hebdomadaire généralement en début de semaine ;
- Pics saisonniers : fêtes de fin d'année (Noël), Saint-Valentin, fête des mères, fête des pères — recours aux CDD ;
- Sûreté : manipulation de valeurs importantes, protocoles d'ouverture/fermeture, dispositifs anti-vol (sas, vidéosurveillance, bouton d'alerte), formation à la gestion des incidents ;
- Réparations horlogères : profession qualifiée nécessitant des CAP/BMA, formation continue obligatoire face à la complexité croissante des mouvements (mécaniques et connectés) ;
- Risque visuel : travail de précision continue — éclairage adapté, surveillance ophtalmologique recommandée ;
- Rémunération variable : primes sur objectifs et commissions fréquentes ;
- Prévoyance et frais de santé de branche.
Pour les montants exacts, consultez la version en vigueur sur Légifrance.
Champ d'application
Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :
47.77Z 95.25Z
Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.
Points clés
- IDCC 1487 : convention collective nationale du commerce de détail de l'horlogerie-bijouterie, signée le 17 décembre 1987.
- Champ couvert : boutiques d'horlogerie et de bijouterie de détail, ateliers de réparation attachés, certains commerces de cadeaux haut de gamme.
- Hors champ : fabrication industrielle (IDCC 567), commerce de gros (IDCC 573).
- Catégories : vendeurs spécialisés, horlogers-réparateurs salariés, responsables de boutique, cadres (directeurs, designers, acheteurs).
- Diplômes : CAP horlogerie, BMA horlogerie, CAP bijouterie, gemmologie — structurent la classification.
- Travail du samedi systématique, repos hebdomadaire en début de semaine.
- Pics saisonniers : Noël, Saint-Valentin, fête des mères/pères — recours aux CDD.
- Sûreté : protocoles, sas, vidéosurveillance, formation gestion d'incidents.
- Rémunération variable : primes et commissions sur ventes.
- Vérification du rattachement : bulletin de paie obligatoire mentionnant la convention (article R3243-1 du Code du travail).
Cas pratiques
Cas n° 1 — Tentative de vol en boutique
Une vendeuse de bijouterie subit une tentative de vol avec intimidation. L'événement constitue un accident du travail à déclarer dans les 24 heures à l'employeur, qui le déclare à la CPAM dans les 48 heures. Au-delà des soins (suivi psychologique notamment), l'employeur doit avoir évalué le risque au DUERP, formé le personnel à la gestion des incidents, mis en place des dispositifs (sas, vidéosurveillance, bouton d'alerte), suivi des protocoles d'ouverture/fermeture. Un manquement peut être qualifié de faute inexcusable.
Cas n° 2 — Horloger-réparateur et formation continue
Un horloger-réparateur voit affluer dans son atelier des montres mécaniques complexes et des montres connectées. Sa formation initiale (CAP, BMA) ne couvre pas toutes les évolutions techniques. L'employeur a une obligation d'adaptation au poste (article L.6321-1 du Code du travail) et doit organiser et financer une formation continue. À défaut, le salarié peut invoquer le défaut d'adaptation en cas de licenciement pour insuffisance professionnelle.
Cas n° 3 — Prime sur objectifs modifiée unilatéralement
Un conseiller de vente expert en horlogerie haut de gamme perçoit une rémunération variable significative. Son employeur modifie unilatéralement les modalités de calcul de la prime en cours d'année. La rémunération variable étant un élément essentiel du contrat, sa modification substantielle nécessite l'accord exprès du salarié. À défaut, le vendeur peut exiger l'application de l'ancien dispositif et, en cas de désaccord persistant, saisir le conseil de prud'hommes pour rappel de prime.
Questions fréquentes
Page mise à jour le 03/06/2026.