Convention collective nationale de la pâtisserie
L'IDCC 1267 régit les salariés des pâtisseries artisanales (pâtisseries, chocolateries-confiseries, salons de thé). Repères pratiques sur les diplômes, le travail matinal, la saisonnalité et l'apprentissage.
Présentation
La convention collective nationale de la pâtisserie (IDCC 1267) a été signée le 30 juin 1983. Elle régit les salariés des pâtisseries artisanales (pâtisseries de quartier, salons de thé attachés à la pâtisserie, chocolateries-confiseries artisanales avec fabrication sur place).
Champ d'application
- les pâtisseries artisanales avec fabrication sur place et vente directe au consommateur ;
- les chocolateries et confiseries artisanales attachées à la pâtisserie ;
- les salons de thé attenants à une pâtisserie ;
- certaines glaciers artisanaux selon leur activité principale.
La boulangerie-pâtisserie artisanale relève de l'IDCC 2335 (quand le pain est la production principale). La pâtisserie industrielle relève de l'IDCC 2480. La restauration relève de l'IDCC 1979 (HCR) ou 1501 (restauration rapide).
Catégories couvertes
Ouvriers (pâtissiers, chocolatiers, confiseurs, tourriers, glaciers, apprentis), vendeurs (vendeuses, caissières, employées de salon de thé), agents de maîtrise et cadres dans les structures plus importantes. Classification par coefficients fondée sur les diplômes (CAP pâtissier, BTM, BM) et l'expérience.
Spécificités notables
- Diplômes structurants : CAP pâtissier (niveau d'entrée), CAP chocolatier-confiseur, BTM pâtissier-confiseur-glacier-traiteur, BM ;
- Travail matinal : démarrages tôt (4h-5h) pour la fabrication, en particulier le week-end ;
- Travail le dimanche et jours fériés : ouvertures fréquentes, dérogation au repos dominical pour le commerce alimentaire de détail ;
- Saisonnalité forte : pics à Noël, Pâques, fête des mères, Saint-Valentin — recours aux CDD ;
- Risques mécaniques : robots pâtissiers, laminoirs, batteurs, fours — formation à la sécurité, protections ;
- Chaleur et froid : pétrissage et cuisson chauds, chambres froides pour les crèmes et chocolats ;
- Hygiène alimentaire : règles HACCP, formation obligatoire à la manipulation des denrées ;
- Avantages en nature : produits pris sur place valorisés selon les barèmes URSSAF ;
- Apprentissage : voie de recrutement majeure.
Pour les montants exacts, consultez la version en vigueur sur Légifrance.
Champ d'application
Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :
10.71D 47.24Z
Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.
Points clés
- IDCC 1267 : convention collective nationale de la pâtisserie, signée le 30 juin 1983.
- Champ couvert : pâtisseries artisanales, chocolateries-confiseries artisanales, salons de thé attenants, certains glaciers artisanaux.
- Hors champ : boulangerie-pâtisserie artisanale (IDCC 2335, quand le pain est la production principale), pâtisserie industrielle (IDCC 2480), restauration (HCR 1979 ou rapide 1501).
- Catégories : ouvriers (pâtissiers, chocolatiers, glaciers, apprentis), vendeurs, agents de maîtrise, cadres.
- Diplômes : CAP pâtissier, CAP chocolatier-confiseur, BTM pâtissier, BM — structurent la classification.
- Travail matinal et dominical : démarrages tôt, ouverture le dimanche (dérogation alimentaire de détail).
- Saisonnalité forte : Noël, Pâques, fête des mères, Saint-Valentin — recours aux CDD.
- Risques mécaniques : robots, laminoirs, fours — formation à la sécurité.
- Hygiène alimentaire : HACCP, formation obligatoire à la manipulation des denrées.
- Vérification du rattachement : bulletin de paie obligatoire mentionnant la convention (article R3243-1 du Code du travail).
Cas pratiques
Cas n° 1 — Travail le dimanche pendant les fêtes
Une vendeuse en pâtisserie travaille tous les dimanches pendant la période des fêtes. La pâtisserie bénéficie d'une dérogation permanente au repos dominical pour le commerce alimentaire de détail. Le repos hebdomadaire de 35 heures consécutives doit être respecté, par roulement avec une journée de récupération en semaine. Les heures effectuées le dimanche peuvent ouvrir droit à des majorations selon la convention et les accords applicables.
Cas n° 2 — Démarrage de fabrication à 4h du matin
Un pâtissier commence son service à 4h pour les fabrications du matin. Selon la définition légale, le travail de nuit court en principe de 21h à 6h. Le travail effectué sur la plage de nuit ouvre droit à des contreparties (majorations conventionnelles ou repos compensateur) et à un suivi médical renforcé (article L.3122-11 du Code du travail) pour les travailleurs de nuit réguliers. Le repos quotidien minimum de 11 heures consécutives doit être respecté.
Cas n° 3 — Accident avec un laminoir
Un apprenti se blesse à la main en utilisant un laminoir à pâte. Les machines à fonction de cisaillement ou d'écrasement (laminoirs, batteurs avec accès aux pièces mobiles) sont des machines dangereuses dont l'utilisation par un mineur est soumise à dérogation préalable de l'inspection du travail. L'employeur doit fournir une formation à la sécurité, des protections (carters, dispositifs d'arrêt d'urgence) et organiser une surveillance par le maître d'apprentissage. Un manquement engage la responsabilité de l'employeur.
Questions fréquentes
Page mise à jour le 29/05/2026.