Convention collective nationale du commerce de gros
L'IDCC 1383 relève du commerce de gros. Plusieurs conventions coexistent dans ce secteur (notamment IDCC 573). Vérifiez l'identifiant exact sur votre bulletin de paie pour appliquer le texte adéquat.
Présentation
Identifiée par l'IDCC 1383, la convention collective nationale du commerce de gros régit certains salariés du secteur de l'intermédiation et de la distribution en gros, sous réserve du champ d'application précis publié sur Légifrance et de l'adhésion de l'employeur à l'organisation patronale signataire.
Champ d'application général du commerce de gros
Le commerce de gros recouvre une grande diversité d'activités d'achat et de revente professionnelle entre entreprises, sans transformation substantielle des produits. Cela inclut notamment :
- le commerce de gros de biens d'équipement industriel (machines, fournitures techniques) ;
- le commerce de gros de matériaux de construction, plomberie, chauffage, sanitaire ;
- le commerce de gros de produits chimiques, peintures, vernis ;
- le commerce de gros de biens domestiques, papeterie, fournitures de bureau ;
- le commerce de gros de matières premières agricoles et alimentaires.
Chacune de ces familles peut relever d'une convention collective distincte. Le rattachement réel dépend du code NAF et de l'organisation patronale dont relève l'entreprise.
Catégories professionnelles classiques du secteur
Les conventions du commerce de gros distinguent en général :
- les employés (manutentionnaires, magasiniers, préparateurs de commandes, télévendeurs, employés administratifs) ;
- les agents de maîtrise (chef de quai, chef magasinier) ;
- les cadres (commerciaux, managers, fonctions support).
Spécificités courantes
Les conventions du commerce de gros couvrent généralement les thématiques suivantes :
- l'organisation du temps de travail (horaires d'entrepôt, démarrages matinaux) ;
- les frais de déplacement et indemnités pour les commerciaux itinérants ;
- les rémunérations variables et primes commerciales (commissions, primes sur objectifs) ;
- les règles de sécurité au travail en entrepôt (port de charges, conduite de chariots élévateurs, CACES) ;
- la prévoyance et frais de santé propres à la branche.
Pour les montants exacts et l'identification précise du texte applicable, consultez la liste des conventions sur Légifrance et le dernier avenant salaires en vigueur.
Champ d'application
Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :
46.31Z 46.32A 46.33Z 46.34Z 46.36Z 46.37Z 46.38A 46.38B 46.39A 46.39B 46.41Z 46.42Z 46.43Z
Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.
Points clés
- IDCC 1383 : référence ministérielle d'une convention relevant du commerce de gros. Vérifier sur Légifrance le texte précis applicable.
- Pluralité de conventions : le secteur du commerce de gros est couvert par plusieurs conventions distinctes (dont la convention « Commerces de gros » étendue, IDCC 573). Le rattachement dépend de l'activité principale et de l'adhésion patronale.
- Catégories couvertes en général : employés (magasiniers, préparateurs, télévendeurs, administratifs), agents de maîtrise, cadres.
- Salariés en entrepôt : règles de sécurité au travail (port de charges, CACES, conduite chariot élévateur), prévention des troubles musculo-squelettiques.
- Commerciaux itinérants : indemnisation des frais de déplacement, primes sur objectifs, règles de temps de travail spécifiques (forfait jours possible pour les cadres autonomes).
- Horaires atypiques : démarrages matinaux courants dans l'expédition et la logistique de gros.
- Salaires minima conventionnels : grille par coefficient, renégociée par avenant. Vérifier le dernier avenant sur Légifrance.
- Vérification du rattachement : bulletin de paie obligatoire mentionnant la convention applicable (article R3243-1 du Code du travail). En cas d'erreur ou de doute, demander la rectification à l'employeur.
Cas pratiques
Cas n° 1 — Préparateur de commandes en cadence rapide
Un préparateur de commandes en entrepôt de gros travaille selon des cadences élevées (commandes vocales, pickings successifs). L'employeur a l'obligation d'évaluer les risques de troubles musculo-squelettiques dans son document unique d'évaluation des risques professionnels (DUERP, articles L.4121-1 et suivants du Code du travail), de mettre en place les protections nécessaires et de former les salariés. En cas de pathologie liée au port de charges ou aux gestes répétitifs, une reconnaissance en maladie professionnelle (tableaux n° 57, 98 du régime général) reste possible.
Cas n° 2 — Commercial itinérant et primes sur objectifs
Une commerciale itinérante est rémunérée sur la base d'un fixe complété par une prime sur objectifs. Le contrat doit définir précisément les modalités de calcul de la prime, les objectifs et leur caractère atteignable. La jurisprudence considère que les objectifs doivent être réalistes et que la suppression unilatérale ou la modification substantielle de la rémunération variable nécessite l'accord du salarié. À défaut, le salarié peut demander un rappel de prime et, en cas de désaccord persistant, saisir le conseil de prud'hommes.
Cas n° 3 — Confusion de convention applicable
Un magasinier découvre que son bulletin de paie mentionne une convention qui ne semble pas correspondre à l'activité réelle de l'entreprise. Il a le droit de demander à son employeur, par écrit, la convention collective applicable, et l'employeur est tenu d'y répondre. En cas de désaccord persistant, le salarié peut saisir l'inspection du travail. Le rattachement réel dépend de l'activité principale de l'entreprise, et non du seul code NAF déclaré.
Questions fréquentes
Page mise à jour le 26/05/2026.