Convention collective nationale des ingénieurs et cadres de la métallurgie
L'IDCC 650 était la convention des ingénieurs et cadres de la métallurgie. Elle est remplacée depuis le 1er janvier 2024 par l'IDCC 3248. Repères sur la transition et le reclassement.
Convention complète disponible
Texte intégral, grilles de salaires, dispositions détaillées
Présentation
La convention collective nationale des ingénieurs et cadres de la métallurgie (IDCC 650), signée le 13 mars 1972, a longtemps constitué le statut de référence des cadres de la métallurgie française. Elle a été remplacée le 1er janvier 2024 par la nouvelle convention collective nationale de la métallurgie (IDCC 3248), qui unifie l'ensemble des catégories de salariés de la branche.
Contexte historique
Pendant plus de cinquante ans, la métallurgie a été régie par une architecture conventionnelle complexe :
- une convention nationale des ingénieurs et cadres (IDCC 650, dite « CCN cadres ») applicable sur tout le territoire ;
- des conventions territoriales (régionales ou départementales) pour les ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise (OETAM).
Cette dualité a été supprimée par la refonte de 2022, entrée en vigueur en 2024.
Ce qui a changé avec l'IDCC 3248
- Classification unique en 18 classes d'emploi fondée sur l'analyse de l'emploi tenu (et non plus sur les positions et coefficients de l'ancienne CCN cadres) ;
- Grille de rémunération nationale unique, remplaçant les anciens barèmes ;
- Dispositions unifiées sur le temps de travail, les congés, la prévoyance et la rupture du contrat ;
- Maintien des avantages acquis : des mécanismes de transition ont été prévus pour éviter les baisses individuelles de rémunération lors du passage à la nouvelle convention.
Pour les dispositions applicables aujourd'hui, consultez la fiche IDCC 3248 et la nouvelle convention de la métallurgie sur Légifrance.
Champ d'application
Cette convention concerne principalement les entreprises classées sous les codes NAF suivants :
24.10Z 25.11Z 28.11Z 28.41Z 29.10Z 30.30Z
Liste indicative — votre convention réelle peut différer selon l'activité principale réellement exercée et les éventuels accords d'entreprise.
Points clés
- IDCC 650 : ancienne convention collective nationale des ingénieurs et cadres de la métallurgie, signée le 13 mars 1972.
- État : REMPLACÉE depuis le 1er janvier 2024 par l'IDCC 3248 (nouvelle convention de la métallurgie).
- Ancien rôle : statut national des ingénieurs et cadres, complété par des conventions territoriales OETAM (ouvriers, employés, techniciens, agents de maîtrise).
- Refonte 2022/2024 : suppression de la dualité national/territorial, unification de toutes les catégories dans l'IDCC 3248.
- Classification : remplacement des positions et coefficients de l'ancienne CCN cadres par 18 classes d'emploi.
- Maintien des acquis : mécanismes de transition pour éviter les baisses individuelles de rémunération.
- À consulter aujourd'hui : la fiche IDCC 3248 pour les dispositions en vigueur.
- Vérification du rattachement : le bulletin de paie doit désormais mentionner l'IDCC 3248. Si l'IDCC 650 figure encore, demander la mise à jour à l'employeur.
Cas pratiques
Cas n° 1 — Bulletin de paie mentionnant encore l'IDCC 650
Un ingénieur constate que son bulletin de paie mentionne toujours l'IDCC 650 en 2026. Depuis le 1er janvier 2024, la convention applicable est l'IDCC 3248. L'employeur doit mettre à jour la mention de la convention collective sur le bulletin (article R3243-1 du Code du travail). Le salarié peut demander cette rectification par écrit. Cette mise à jour n'est pas qu'un détail formel : elle conditionne l'application des nouvelles règles de classification et de rémunération.
Cas n° 2 — Reclassement dans les 18 classes d'emploi
Un cadre relevant auparavant de l'ancienne CCN cadres (position III, coefficient donné) doit être repositionné dans l'une des 18 classes d'emploi de l'IDCC 3248. Le reclassement repose sur l'analyse de l'emploi réellement tenu (6 critères classants). Le salarié peut demander à son employeur les éléments ayant conduit à son positionnement et, en cas de désaccord, mobiliser les instances internes de recours prévues par la nouvelle convention, puis le conseil de prud'hommes.
Cas n° 3 — Maintien de la rémunération lors de la transition
Lors du passage de l'ancienne à la nouvelle convention, un cadre craint une baisse de sa rémunération. La refonte de la métallurgie a prévu des mécanismes de garantie pour éviter les baisses individuelles de rémunération effective lors de la bascule. Si une baisse est constatée, le salarié peut demander à son employeur le détail du calcul comparatif ancien/nouveau régime et, en cas de litige, saisir le conseil de prud'hommes.
Questions fréquentes
Page mise à jour le 26/05/2026.