Article L3133-1 · En vigueur

Article L3133-1 — Liste des 11 jours fériés légaux

L'article L3133-1 fixe la liste des 11 jours fériés légaux : 1ᵉʳ janvier, lundi de Pâques, 1ᵉʳ Mai, 8 Mai, Ascension, lundi de Pentecôte, 14 juillet, Assomption, Toussaint, 11 novembre et Noël. Seul le 1ᵉʳ Mai est obligatoirement chômé et payé pour tous les salariés.

Ce que dit l'article L3133-1

Texte officiel en vigueur depuis le 10/08/2016 :

Les fêtes légales ci-après désignées sont des jours fériés :

1° Le 1er Janvier ;

2° Le lundi de Pâques ;

3° Le 1er Mai ;

4° Le 8 Mai ;

5° L'Ascension ;

6° Le lundi de Pentecôte ;

7° Le 14 Juillet ;

8° L'Assomption ;

9° La Toussaint ;

10° Le 11 Novembre ;

11° Le jour de Noël.

Source : Légifrance

Nature
Partie législative
Partie I
Les relations individuelles de travail
Livre
Livre Ier
Titre
Titre III : Repos et jours fériés
Chapitre
Chapitre III : Jours fériés
Section
Section 1 : Fêtes légales

L'article L3133-1 du Code du travail dresse la liste exhaustive des 11 jours fériés légaux en France métropolitaine. Cette liste sert de référence universelle pour le calcul des congés, des heures supplémentaires, des ponts et des majorations de salaire. Attention : seul le 1ᵉʳ Mai est obligatoirement chômé et payé ; les 10 autres jours fériés ne sont pas obligatoirement chômés.

Texte officiel

« Les fêtes légales ci-après désignées sont des jours fériés :
1° Le 1er Janvier ;
2° Le lundi de Pâques ;
3° Le 1er Mai ;
4° Le 8 Mai ;
5° L'Ascension ;
6° Le lundi de Pentecôte ;
7° Le 14 Juillet ;
8° L'Assomption ;
9° La Toussaint ;
10° Le 11 Novembre ;
11° Le jour de Noël. »

En clair

Cette liste de 11 jours fériés est légale, mais elle ne dit pas si vous êtes obligé de les chômer. La règle, simplifiée :

  • Le 1ᵉʳ Mai (fête du travail) est le seul jour férié légalement chômé et payé pour tous les salariés (art. L3133-4 et L3133-5). Travailler le 1ᵉʳ Mai = double salaire (sauf nécessités d'activité ininterrompue).
  • Les 10 autres ne sont chômés que si la convention collective, un accord d'entreprise ou un usage le prévoit. Sinon, ils peuvent être travaillés sans majoration légale.

Calendrier 2026 des jours fériés

Jour fériéDate 2026Pont possible ?
1ᵉʳ JanvierJeudi 1ᵉʳ janvierVendredi 2 → week-end de 4 jours
Lundi de PâquesLundi 6 avrilWeek-end de 3 jours automatique
1ᵉʳ MaiVendredi 1ᵉʳ maiWeek-end de 3 jours automatique
8 MaiVendredi 8 maiWeek-end de 3 jours automatique
AscensionJeudi 14 maiVendredi 15 → week-end de 4 jours
Lundi de PentecôteLundi 25 maiWeek-end de 3 jours automatique
14 JuilletMardi 14 juilletLundi 13 → week-end de 4 jours
AssomptionSamedi 15 aoûtPas de pont (week-end)
ToussaintDimanche 1ᵉʳ novembrePas de pont (week-end)
11 NovembreMercredi 11 novembrePont possible jeudi-vendredi
NoëlVendredi 25 décembreWeek-end de 3 jours automatique

Calendrier civil 2026. Le lundi de Pentecôte reste férié depuis sa restauration par la loi du 16 avril 2008 (mais peut être désigné journée de solidarité — art. L3133-7).

Régimes locaux — jours fériés supplémentaires

Alsace-Moselle

Le Vendredi saint (vendredi avant Pâques) et le 26 décembre (Saint-Étienne) sont fériés et chômés en Bas-Rhin, Haut-Rhin et Moselle (loi du 1ᵉʳ juin 1924 maintenue par le Code du travail local).

Outre-mer

Chaque DROM ajoute la commémoration de l'abolition de l'esclavage : 22 mai (Martinique), 27 mai (Guadeloupe), 10 juin (Guyane), 20 décembre (La Réunion), 27 avril (Mayotte). Total : 12 jours fériés.

Rémunération des jours fériés

SituationRègle légaleArticle
1ᵉʳ Mai chôméRémunération maintenue (pas d'impact sur paie)L3133-5
1ᵉʳ Mai travailléSalaire double (salaire normal + indemnité égale)L3133-6
Autre férié chômé (mensualisé)Rémunération maintenue si 3 mois d'anciennetéL3133-3
Autre férié chômé (non mensualisé)Paiement non obligatoire par la loi
Autre férié travailléMajoration uniquement si convention collective ou accordL3133-3-1

Jeunes travailleurs de moins de 18 ans

Les apprentis et salariés mineurs ne peuvent pas travailler les jours fériés (art. L3164-6), sauf dérogations sectorielles (hôtellerie-restauration, boulangerie, spectacle, etc.). Cette interdiction est d'ordre public et ne peut être levée par accord.

Articles connexes

Vulgarisation à but informatif. Le régime des jours fériés (chômage, majoration) dépend très largement de votre convention collective. Consultez votre service RH ou un représentant du personnel pour connaître les règles applicables à votre entreprise.

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Cas pratiques

Cas 1 — Commerce ouvert le 1ᵉʳ Mai

Une supérette du quartier doit fermer le 1ᵉʳ Mai 2026 : la loi (art. L3133-4) impose le chômage de cette journée à tous les salariés, sans dérogation possible — sauf établissements et services dont le fonctionnement ne peut être interrompu (hôpitaux, transports, sécurité). Une infirmière de l'hôpital travaillant le 1ᵉʳ Mai perçoit son salaire habituel plus une indemnité égale = double rémunération.

Cas 2 — Boulangerie ouverte le 14 juillet

Une boulangerie ouvre le 14 Juillet, jour férié de la liste L3133-1 mais pas obligatoirement chômé. Sans accord collectif imposant la fermeture ou la majoration, le salarié est rémunéré comme un jour normal, sans heures supplémentaires automatiques. La convention boulangerie peut prévoir une majoration (souvent 50 % ou 100 %) : c'est ce texte qu'il faut vérifier.

Cas 3 — Pont du jeudi de l'Ascension

L'Ascension tombe un jeudi (en 2026, le 14 mai). De nombreuses entreprises imposent un « pont » et ferment le vendredi 15 mai. Ce pont n'est pas un jour férié légal : il doit être compensé soit par déduction sur les congés payés, soit par récupération d'heures, soit par fermeture avec rémunération maintenue (selon accord d'entreprise). Le salarié ne peut imposer ni refuser unilatéralement.

Cas 4 — Salarié en télétravail depuis l'Alsace

Un salarié d'une entreprise francilienne télétravaille depuis Strasbourg. Le Vendredi saint et le 26 décembre lui sont-ils dus comme fériés ? Oui, selon la Cour de cassation (Cass. soc. 8 déc. 2016, n° 15-12.182) : c'est le lieu d'exécution habituelle du travail qui détermine le régime, pas le siège social. L'employeur doit accorder ces deux jours fériés supplémentaires.

Cas 5 — Apprenti de 17 ans

Un apprenti de 17 ans dans le BTP : son employeur ne peut pas le faire travailler les jours fériés (art. L3164-6), même si l'activité du chantier le justifierait. Sauf dérogations sectorielles spécifiques (HCR, boulangerie, spectacle), cette interdiction est absolue. Sanction : amende prévue à l'art. R3164-2.

Cas 6 — Jour férié qui tombe un dimanche

L'Assomption 2026 tombe un samedi, la Toussaint un dimanche. Le Code du travail ne prévoit aucun report ni jour de compensation. Le salarié travaillant déjà du lundi au vendredi ne perd ni ne gagne rien. Toutefois, certaines conventions collectives (banque, BTP) imposent un jour de compensation : il faut les vérifier.

L'astuce pour bien gérer 2026

2026 est exceptionnelle : 7 fériés tombent en semaine (1ᵉʳ janvier jeudi, Pâques lundi, 1ᵉʳ mai vendredi, 8 mai vendredi, Ascension jeudi, Pentecôte lundi, 14 juillet mardi, 11 novembre mercredi, Noël vendredi) et 2 tombent un week-end (15 août samedi, 1ᵉʳ novembre dimanche). Le salarié mensualisé conserve son salaire intégral indépendamment de ces variations, et peut planifier 4 ponts naturels.

Questions fréquentes

11 jours fériés légaux selon l'article L3133-1 : 1ᵉʳ janvier, lundi de Pâques, 1ᵉʳ Mai, 8 Mai, Ascension, lundi de Pentecôte, 14 juillet, Assomption (15 août), Toussaint (1ᵉʳ novembre), 11 novembre, Noël (25 décembre). En Alsace-Moselle, ajout du Vendredi saint et du 26 décembre (13 fériés). En outre-mer, ajout de la commémoration de l'abolition de l'esclavage (12 fériés).

Seul le 1ᵉʳ Mai est obligatoirement chômé et payé pour tous les salariés (art. L3133-4 et L3133-5), sauf dans les établissements et services dont le fonctionnement ne peut être interrompu (hôpitaux, transports, sécurité). Les 10 autres jours ne sont chômés que si la convention collective, un accord d'entreprise ou un usage le prévoit.

Oui. L'article L3133-6 prévoit qu'en cas de travail le 1ᵉʳ Mai, le salarié perçoit, en plus de son salaire habituel, une indemnité égale à ce salaire. Soit un total de deux fois le salaire normal. Cette majoration est d'ordre public et ne peut être réduite par convention.

Le Code du travail ne prévoit aucun report ni jour de compensation. Le salarié travaillant du lundi au vendredi ne perd ni ne gagne rien. Certaines conventions collectives (banque, BTP, etc.) imposent toutefois un jour de compensation : il faut les vérifier.

Non. Les salariés de moins de 18 ans, y compris les apprentis, ne peuvent pas travailler les jours fériés (art. L3164-6), sauf dérogations sectorielles spécifiques (HCR, boulangerie, spectacle, traiteur, fleuriste, etc., listées par l'art. R3164-2).

Oui, il reste un jour férié de la liste L3133-1 depuis la loi du 16 avril 2008 qui a supprimé le caractère automatiquement non chômé. Toutefois, l'employeur peut désigner le lundi de Pentecôte comme journée de solidarité (art. L3133-7) : dans ce cas, le salarié travaille sans rémunération supplémentaire ce jour-là.
Cet article a une vocation pédagogique. Pour toute application concrète à votre situation, référez-vous au texte officiel sur Légifrance et, si nécessaire, consultez un professionnel du droit social.
Page mise à jour le 28/05/2026.