Article L4132-4 · En vigueur

Article L4132-4 — Saisine de l'\''inspecteur du travail en cas de désaccord sur un danger grave

L'article L4132-4 prévoit qu'à défaut d'accord entre l'employeur et la majorité du CSE sur les mesures face à un danger grave et imminent, l'inspecteur du travail est saisi immédiatement et met en œuvre une mise en demeure (L4721-1) ou un référé (L4732-1 et L4732-2).

Ce que dit l'article L4132-4

Texte officiel en vigueur depuis le 01/01/2018 :

À défaut d'accord entre l'employeur et la majorité du comité social et économique sur les mesures à prendre et leurs conditions d'exécution, l'inspecteur du travail est saisi immédiatement par l'employeur.

L'inspecteur du travail met en oeuvre soit l'une des procédures de mise en demeure prévues à l'article L. 4721-1, soit la procédure de référé prévue aux articles L. 4732-1 et L. 4732-2.

Source : Légifrance

Nature
Partie législative
Partie IV
Santé et sécurité au travail
Livre
Livre Ier
Titre
Titre III — Droits d'\''alerte et de retrait
Chapitre
Chapitre II — Conditions d'\''exercice des droits d'\''alerte et de retrait

L'article L4132-4 fixe l'issue d'un désaccord sur un danger grave et imminent : si l'employeur et le CSE ne s'accordent pas sur les mesures à prendre, l'inspecteur du travail est saisi immédiatement et peut recourir à la mise en demeure ou au référé.

Ce que dit l'article L4132-4

Texte officiel en vigueur au 1er janvier 2018 :

À défaut d'accord entre l'employeur et la majorité du comité social et économique sur les mesures à prendre et leurs conditions d'exécution, l'inspecteur du travail est saisi immédiatement par l'employeur.

L'inspecteur du travail met en oeuvre soit l'une des procédures de mise en demeure prévues à l'article L. 4721-1, soit la procédure de référé prévue aux articles L. 4732-1 et L. 4732-2.

Source : Légifrance

En clair, qu'est-ce que ça veut dire ?

Lorsqu'un représentant du personnel signale un danger grave et imminent, l'employeur doit mener une enquête et prendre des mesures. Mais que se passe-t-il en cas de désaccord entre l'employeur et le CSE sur les mesures à adopter ? L4132-4 apporte la réponse : l'inspecteur du travail est saisi immédiatement par l'employeur.

L'inspecteur dispose alors de deux leviers :

  • la mise en demeure (article L4721-1), qui impose à l'employeur de régulariser dans un délai ;
  • le référé devant le juge (articles L4732-1 et L4732-2), procédure d'urgence permettant d'ordonner toutes mesures pour faire cesser le risque (jusqu'à l'arrêt de l'activité).

Cet article ferme la procédure d'alerte pour danger grave et imminent : il garantit qu'un blocage entre employeur et CSE ne laisse pas les salariés exposés, en confiant l'arbitrage à l'inspection du travail.

Qui est concerné ?

  • Les employeurs, tenus de saisir l'inspecteur en cas de désaccord.
  • Les membres du CSE, à l'origine de l'alerte pour danger grave et imminent.
  • L'inspection du travail, qui arbitre et peut agir (mise en demeure, référé).

Ce que cela implique en pratique

  • Mener l'enquête conjointe après une alerte pour danger grave et imminent.
  • En cas de désaccord avec la majorité du CSE, saisir immédiatement l'inspecteur du travail.
  • Se préparer à une mise en demeure ou à un référé, et à mettre en œuvre les mesures ordonnées.

Cet article prolonge le droit d'alerte et de retrait (article L4131-1) et s'articule avec les pouvoirs de l'inspection (article R4721-1).

Risques en cas de non-respect

Ne pas saisir l'inspecteur en cas de désaccord, ou ignorer la situation de danger grave et imminent, expose l'employeur à des poursuites (article L4741-1) et, en cas d'accident, à la reconnaissance d'une faute inexcusable. Le référé peut aboutir à l'arrêt de l'activité dangereuse.

Articles connexes du Code du travail

L'article L4132-4 se lit en lien avec :

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Cas pratiques

Cas n°1 — Désaccord sur les mesures

Après une alerte pour danger grave et imminent, l'employeur et la majorité du CSE ne s'accordent pas sur les mesures à prendre. Conformément à L4132-4, l'employeur saisit immédiatement l'inspecteur du travail, qui arbitrera la situation.

Cas n°2 — Mise en demeure de l'inspecteur

Saisi, l'inspecteur du travail opte pour une mise en demeure (article L4721-1) : l'employeur doit régulariser la situation dangereuse dans le délai imparti, sous peine de suites contentieuses.

Cas n°3 — Référé et arrêt d'activité

Face à un risque sérieux, l'inspecteur engage la procédure de référé (articles L4732-1 et L4732-2). Le juge peut ordonner en urgence toutes mesures pour faire cesser le danger, y compris l'arrêt de l'activité concernée, comme le permet L4132-4.

Questions fréquentes

À défaut d'accord entre l'employeur et la majorité du CSE sur les mesures à prendre, l'inspecteur du travail est saisi immédiatement par l'employeur.

Mettre en œuvre soit une procédure de mise en demeure (article L4721-1), soit une procédure de référé devant le juge (articles L4732-1 et L4732-2).

L'employeur, immédiatement, dès lors qu'aucun accord n'est trouvé avec la majorité du CSE sur les mesures et leurs conditions d'exécution.

Oui. Dans le cadre du référé (L4732-1 et L4732-2), le juge peut ordonner en urgence toutes mesures pour faire cesser le risque, y compris l'arrêt de l'activité dangereuse.

Ignorer un danger grave et imminent ou ne pas saisir l'inspecteur expose à des poursuites (article L4741-1) et, en cas d'accident, à la reconnaissance d'une faute inexcusable.
Cet article a une vocation pédagogique. Pour toute application concrète à votre situation, référez-vous au texte officiel sur Légifrance et, si nécessaire, consultez un professionnel du droit social.
Page mise à jour le 08/07/2026.