Article R4227-36 — Signal sonore d'\''alarme générale : caractéristiques et audibilité
L'article R4227-36 fixe les caractéristiques du signal sonore d'alarme générale incendie : non confondable avec d'autres signalisations, audible de tout point du bâtiment pendant l'évacuation, avec une autonomie minimale de cinq minutes.
Ce que dit l'article R4227-36
Texte officiel en vigueur depuis le 01/05/2008 :
Le signal sonore d'alarme générale est tel qu'il ne permet pas la confusion avec d'autres signalisations utilisées dans l'établissement. Il est audible de tout point du bâtiment pendant le temps nécessaire à l'évacuation, avec une autonomie minimale de cinq minutes.
L'article R4227-36 définit ce qui fait un bon signal d'alarme incendie : il doit être reconnaissable, audible partout dans le bâtiment, et fonctionner assez longtemps pour permettre l'évacuation — au moins cinq minutes d'autonomie.
Ce que dit l'article R4227-36
Texte officiel en vigueur au 1er mai 2008 :
Le signal sonore d'alarme générale est tel qu'il ne permet pas la confusion avec d'autres signalisations utilisées dans l'établissement. Il est audible de tout point du bâtiment pendant le temps nécessaire à l'évacuation, avec une autonomie minimale de cinq minutes.
En clair, qu'est-ce que ça veut dire ?
Une évacuation ne peut réussir que si l'alarme est comprise et entendue de tous. R4227-36 fixe trois exigences pour le signal sonore d'alarme générale :
- Pas de confusion possible : le signal doit se distinguer de toutes les autres signalisations sonores de l'établissement (sonneries, avertisseurs de machines…).
- Audible partout : de tout point du bâtiment, pendant le temps nécessaire à l'évacuation.
- Autonomie minimale de cinq minutes : le signal doit continuer à fonctionner même en cas de coupure, le temps de vider les locaux.
Ce signal est le déclencheur de tout le processus d'évacuation : c'est pourquoi les travailleurs doivent apprendre à le reconnaître lors des exercices d'évacuation (article R4227-39).
Qui est concerné ?
- Tous les établissements soumis aux règles de sécurité incendie du Code du travail.
- Les sites étendus ou bruyants (industrie, entrepôts), où l'audibilité est un enjeu.
- Les services HSE et de maintenance, chargés de l'installation et de la vérification du système d'alarme.
Ce que cela implique en pratique
- Choisir un signal distinctif, non confondable avec les autres sons du site.
- Dimensionner le système pour être audible de tout point (nombre et puissance des diffuseurs).
- Garantir l'autonomie (au moins 5 minutes, alimentation de secours).
- Vérifier et tester régulièrement le signal (essais périodiques, article R4227-39).
Cette exigence complète les dégagements et l'évacuation (article R4227-4) et s'inscrit dans l'obligation générale de sécurité de l'article L4121-1.
Risques en cas de non-respect
Un signal inaudible dans certaines zones, confondu avec un autre son, ou qui s'interrompt trop tôt peut retarder l'évacuation et coûter des vies. Le manquement peut donner lieu à une mise en demeure de l'inspection du travail puis à des poursuites (article L4741-1), et pèse en cas de sinistre.
Articles connexes du Code du travail
L'article R4227-36 se lit en lien avec :
- Article R4227-39 — les exercices et essais périodiques d'évacuation.
- Article R4227-4 — les dégagements et l'évacuation.
- Article L4121-1 — l'obligation générale de sécurité de l'employeur.
Cas pratiques
Cas n°1 — Atelier bruyant
Dans un atelier où les machines sont bruyantes, le signal d'alarme risque de se confondre avec les bruits ambiants. R4227-36 impose un signal distinctif et audible de tout point : l'employeur renforce le nombre et la puissance des diffuseurs, voire ajoute un signal lumineux complémentaire.
Cas n°2 — Coupure d'alimentation
Une panne électrique survient au moment d'un départ de feu. R4227-36 imposant une autonomie minimale de cinq minutes, le système d'alarme doit disposer d'une alimentation de secours lui permettant de continuer à sonner le temps de l'évacuation.
Cas n°3 — Signal confondu avec une sonnerie
L'alarme incendie utilise un son proche de la sonnerie de fin de poste. C'est contraire à R4227-36 : le signal ne doit pas prêter à confusion. L'employeur reparamètre l'alarme avec un son spécifique et l'explique lors des exercices d'évacuation.
Questions fréquentes
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Page mise à jour le 08/07/2026.